La critique par les Frisettes Brother’s de : « Le Nez » et « Le Manteau » deux nouvelles de Nicolas Gogol.

Christophe Christophevitch et Benoid Benoidvitch dit, les Frisettes Brot (frère en russe !), ont lu les deux nouvelles de Nikolaï Vassileivitch Gogol : « Le Nez » et « Le Manteau » qui ont été précédemment présentés par Monsieur Cyclopède.

Ils ont aussi lu le dossier très complet qui suit… Oui chers lecteurs !!! Vos parrains des Voyages de l’absurde,  ont tout lu ! Tout ! Jusqu’au dernier mot de la page 168 qui est… (À vous de compléter si vous lisez tout !).

Donc, les Frisette Brot, tiennent à saluer le courage des petits fonctionnaires russes du 19ème siècle qui n’ont  pas une vie très funcky. En même temps, ces fonctionnaires ou artisans, ne sont pas très cools : ils ne désirent que l’apparence du pouvoir, ils ne pensent qu’à boire et à humilier leurs subalternes vivant dans la misère.

Imaginez, ce pauvre Akaki Akakiévitch (qui a un nom qui ressemble à un éternuement !) qui, après une vie d’économie et d’ennui, découvre enfin la joie d’avoir un manteau tout neuf (parce que, faut pas croire, mais il fait froid à Saint Péterbourg au 19ème siècle !!!). Eh bien, ce pauvre Akaki Akakiévitch (à vos souhaits !) finit par se le faire voler, sans que personne ne lui vienne en aide… Sauvageons, hein ?

Le petit bémol des Frisettes :

Selon nous, il s’agit de nouvelles fantastiques (un évènement de l’histoire est irrationnel) avec une petite teinte d’ironie mordante dans la narration, et non pas de nouvelles absurdes. Alors certes, habiller un nez en conseiller d’état c’est absurde. Nez en moins (hi hi hi), tous les autres personnages restent dans une normalité de vie. En refermant le livre, nous nous sommes demandés si ce « nez », comme le fantôme dans « le manteau », étaient réels ou imaginaires.

Pour conclure,  voici une phrase de métatextualité (c’est la preuve qu’on a lu le dossier final) du Nez page 44/45 :

« Non cela ne tient pas debout, je ne le comprends absolument pas…  Mais ce qu’il y a de plus étrange, de plus extraordinaire, c’est qu’un auteur puisse choisir de pareils sujets… je l’avoue, cela est, pour le coup, absolument inconcevable, c’est comme si… non, non, je renonce à comprendre. Premièrement, cela n’est absolument d’aucune utilité pour la patrie ; deuxièmement… mais deuxièmement non plus, d’aucune utilité. Bref, je ne sais pas ce que c’est que ça… »

Ps : le dernier mot de la page 168 est : « Pourquoi? ».

Une réflexion au sujet de « La critique par les Frisettes Brother’s de : « Le Nez » et « Le Manteau » deux nouvelles de Nicolas Gogol. »

  1. Je trouve également ce nom de « Akaki Akakiévitch » absolument sublime !!! Et je suis d’accord pour reconnaitre à Nicolas Gogol un sens aigu de l’ironie, un talent redoutable pour parvenir à nous amuser avec le tragique le plus déprimant. Son regard sur ses personnages est d’un réalisme glacial et sans concessions et en même temps tellement tendre et charitable… voire plein d’espérance ?
    Au final, merci les Frisettes Brot pour votre billet très subtil et documenté. On sent que vous avez bien accroché avec ce nez et ce manteau 😉
    Et vous avez bien raison, on est plus dans le fantastique que dans l’absurde. Mais quoi de plus fantastique que l’absurde… Et réciproquement ?

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