Etape 5 : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson

Pour cette 5 ème étape, nous partons à la rencontre de nos voisins scandinaves. Eh oui ! le paysage littéraire nordique ne se limite pas aux polars, l’humour scandinave existe bel et bien comme le prouve le premier roman de Jonas Jonasson, auteur suédois qui a vendu son livre « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » à plus de 700 000 exemplaires.

Alors c’est quoi l’humour scandinave?

  • un titre accrocheur
  • une couverture…surprenante et très originale (est-ce un pyjama ou une grenouillère ?)
  • une histoire rocambolesque et des personnages déjantés

Allan Karlsson vient d’avoir 100 ans. Le jour de son anniversaire, il décide de s’enfuir de la maison de retraite dans laquelle il vit depuis quelques mois. Chaussé de ses belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes  à son cou. Commence alors une cavale infernale à travers la Suède… et la rencontre de personnages aussi farfelus que lui. Parralèlement à cette histoire, l’auteur raconte quelle a été la vie de ce centenaire, une vie palpitante puisque ses talents en matière d’explosifs lui ont permis de rencontrer les grands noms du XXème siècle.

Laissez-vous porter par cette histoire, les auteurs nordiques sont d’exellents conteurs…

 

« Ceux qui ne savent raconter que la vérité ne méritent pas qu’on les écoute, répondait mon grand-père. » (extrait de l’épigraphe de ce livre)

 

10 réflexions au sujet de « Etape 5 : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson »

  1. Inégal.
    J’ai beaucoup aimé les 200 ières pages au style fluide, inventives et savoureuses. On y rit parfois. On y sourit beaucoup. J’ai bien apprécié aussi cet humour décalé et cette équipée d’électrons libres fantasques, bons vivants que sont les compagnons du héros. Dommage que la partie concernant ses aventures à travers le siècle ne soient pas de la même veine.Un petit rappel historique des évènements importants du XXème siècle, je ne suis pas contre, au contraire .Mais, il y manque , dans les descriptions souvent longues et poussives , le charme des ières pages et j’ai failli abandonner à plusieurs reprises.
    Mes pages préférées, les 368 et 402 décrivent les affres du procureur, face aux journalistes, pour garder la face ( à lire dans le contexte évidemment )
    Ca reste un conte . J Jonasson a d’ailleurs repris une des structures des contes de randonnée pour enfant, la chaîne de rencontres successives. D’Allan,seul d’abord le groupe se constitue progressivement jusqu’à dix. Mes enfants et petits enfants ont adoré ce genre qu’on peut retrouver entre autres dans  »La magie du conte » de Lily Boulay et dans des contes russes classiques comme  »La moufle » et  »Le gros navet » plus simples.

  2. Je viens de finir ce livre et il a été très fidèle à mon attente. C’est une histoire amusante, qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, avec un peu d’humour noir (on tue les gens très facilement dans cette histoire), un peu d’histoire mondiale et beaucoup de malice.
    L’histoire suit le chemin de la cavale et de la vie d’ Allan jusqu’à ce que les deux histoires se rejoignent, avec une fin heureuse et ouverte vers de nouvelles aventures comme on s’y attendait et c’est tant mieux. Les histoires se juxtaposent ou s’emboîtent avec cocasserie. Le narrateur nous prend par la main sur les pas de ce vieux (qui n’est d’ailleurs centenaire que dans la moitié du livre) avec une ironie bienveillante et une lecture fluide un peu dans le style du petit Nicolas ou des livres de Roald Dahl : « La seule réponse qu’il obtint fut qu’il ferait mieux de s’abstenir de poser autant de questions s’il ne voulait pas prendre une claque. Allan n’avait pas plus envie de prendre des claques que n’importe quel autre petit garçon ; il laissa tomber l’affaire. »
    On voit aussi l’influence du cinéma et du road-movie et on ne peut oublier l’ombre de Forrest Gump.
    Pour les descriptions même si les paysages scandinaves sont présents, ils ne sont pas omniprésent et même si on parle de bombe atomique et d’histoire mondiale, la situation est rapidement posé.
    Ainsi malgré ces 500 pages ce livre se lit très facilement grâce notamment à des chapitres courts, des idées très amusantes comme celle de l’homme qui est a passé sa vie à étudié et qui est donc presque-médecin presque-linguiste ect… ou la description du voyou qui revient à chaque fois comme un « jeune homme dégingandé aux cheveux blonds longs et gras, à la barbe clairsemée et portant une veste en jean avec dans le dos l’inscription Never Again ».
    Mais l’intérêt majeur du livre c’est évidemment le personnage principal qui a pour devise « Les choses sont ce qu’elle sont » et qui vit sa vie comme elle vient sans jamais de stress, de peur ou de colère (sauf une fois) et qui partage sa vie avec les grands du monde uniquement dans le but de boire un coup ou d’aider ; si ça peut faire plaisir!
    C’est donc un livre qui n’est ni hilarant ni d’un grand style mais qui mets un petit sourire aux lèvres et c’est déjà très bien.

    1. Merci Magdalena pour votre analyse. Je partage votre avis sur le fait que le personnage principal ressemble étrangement à Forrest Gump. A noter que les droits du livre ont été achetés pour une adaptation au cinéma…à suivre

  3. On n’arrête pas le marketing! Pour relancer les ventes de ce best-seller, Pocket réédite ce livre avec une nouvelle couverture « spéciale plage » et des « stickers inclus » (sic)…
    Pauvre vieux…
    http://livre.fnac.com/a5553617/Jonas-Jonasson-Le-vieux-qui-ne-voulait-pas-feter-son-anniversaire?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&mckv=6g3LjhkH&pcrid=14636482103&Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS

  4. Après le vieux, les vieilles!!!
    Un très grand succès de librairie (enfin, surtout de supermarché) : « Les vieilles » de Pascale Gautier. Ce livre a eu le prix Renaudot du livre de poche (oui, ce prix existe) et nous rappelle un peu notre vieux : passé un certains âge, on se lâche, on critique les jeunes, on a ses petites obsessions et puis on râle.
    Néanmoins, ce livre est plus court : 214 pages, moins redondant et plus caustique. Sous l’humour et les clichés, se cache un bilan et une philosophie de vie. Elles ont choisit dans leur jeunesse soit l’amour, la foi, la famille, la boisson, la docilité et quand viens le quatrième âge, il est bien difficile de changer… pour le meilleur ou pour le pire…
    (Alerte spoiler!!!) Par contre, que viens-faire cette météorite ?

  5. Parité oblige, j’ai aussi lu  » Les vieilles  » de Pascale Gautier. Dur d’avoir à vieillir avec autant de regrets ! Dur, dur d’être les enfants de ces Vieilles ! Caricature , bien sûr mais plus prêt de la réalité que  » Le vieux qui ne voulait pas ….  » et qui, finalement , par comparaison, prend bien des allures de conte. Ce bon vieux était autrement plus sympathique que le seul rescapé masculin des  »Vieilles » : affreux jojo, macho, un brin Sarko dans son short bleu en leitmotiv.
    La météorite ? Moi, c’est plutôt le prix Renaudot qui m’étonne …

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