Etape 10 : « A se tordre » d’Alphonse Allais

 

« Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux » Alphonse Allais

                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

 

Alphonse Allais est reconnu aujourd’hui comme le père spirituel de beaucoup d’humoristes français. Raymond Queneau, Pierre Dac, Pierre Desproges et bien d’autres ont trouvé leur inspiration dans son œuvre.

Célèbre à la Belle époque et connu pour sa plume acerbe  et son humour absurde, il appartient à la marginalité des auteurs dits « humoristiques » et « populaires ». Pourtant, il mettra du temps à se faire connaître comme « écrivain » auprès de ses pairs.

Né en 1854, dans le Calvados, Alphonse Allais, fils d’un pharmacien, se destine à la même carrière que son père. Mais très rapidement, il termine ses études de pharmacie et s’essaye au métier de journaliste en publiant des chroniques loufoques dans diverses revues parisiennes. Il devient collaborateur puis directeur en 1886 du journal Le chat noir. C’est grâce à ses récits humoristiques et à ses nouvelles écrites au jour le jour qu’il connaît le succès. En 1897, il devient rédacteur en chef d’un journal humoristique, Le Sourire. Ses œuvres courtes sont reprises dans des recueils : « A se tordre » (1891), « Vive la vie » (1892), « Ne nous frappons pas » (1900) et « Le Captain Cap » (1902) qui deviendra son personnage le plus célèbre incarnant le goût de l’absurde.

Pendant un quart de siècle, il ne cesse de publier dans la presse, des récits, chroniques, contes (plus de 1600 en 25 ans) et poèmes en tout genre. Ses contemporains le surnomment « la vache Allais ». Il devient célèbre et populaire grâce à son écriture légère, irrespectueuse et à son humour déplacé.

Il décède en 1905 d’une embolie pulmonaire après, dit-on, l’avoir prédit la veille.

Publié en 1891, « A se tordre » est un recueil de 45 histoires tirées du journal Le chat noir. Ces récits brefs visent à surprendre le lecteur par l’exploitation de nouveaux personnages, de situations inopinées ou encore de procédures narratives qui déroutent.

Une publication dans une collection de « classiques » qui le fait entrer dans le Panthéon des Lettres et le consacre premier comique du XIXème siècle.

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