Vivement la rentrée littéraire

Le nouveau roman de la romancière américaine

Laura Kasischke sort le 22 août

Esprit d’hiver

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

7 réflexions au sujet de « Vivement la rentrée littéraire »

  1. Difficile de refermer le livre en descendant du bus face aux mille questions qui arrivent en même temps ! J’ai envie de le reprendre pour reconstruire le fil de la tension dramatique amenée par l’écriture fascinante de Laura Kasischke. Bouleversant.

  2. C’est un huis clos. Mais on en sort – tout au moins dans la 1ère moitié du livre – pour des aller – retours dans la Sibérie inquiétante avec les espoirs, l’enthousiasme, le ravissement, l’impatience de l’héroïne et – fugitif, enfoui – ce ‘ ‘ quelque chose qui les avait suivis de Russie ‘ ‘ .
    C’est vrai qu’on ne peut être qu’admirative devant l’écriture de l’auteure et la construction du récit. Distillant des indices dans le quotidien et des fausses pistes, tel un polar, tout en abordant les relations mères/filles, la transmission ( et la non transmission ), le rôle et les conditions de l’écriture.
    Elle multiplie interrogations et répétitions, suggérant la déstabilisation , l’angoisse latente et finalement la résurgence des fantômes du passé.
    C’est mon 1er livre de Laura Kasischke. Avant de lire LES REVENANTS , je suis quand même curieuse de savoir sous quel angle, J C Oates, a traité le sujet de l’adoption dans MUDWOMAN . Et curieuse aussi de lire MRS DALLOWAY de Virginia Woolf ‘ ‘ … le plus grand choc littéraire de ma vie ‘ ‘ disait Laura Kasischke dans Télérama.
    Avec la rentrée littéraire, l’hiver risque de ne pas être assez long.

    1. Captivant. Je l’ai lu rapidement comme un excellent polar. 587 pages, d’une écriture dense mais fluide. Laura Kasischke a l’art de créer dès le début une atmosphère particulière. L’art aussi d’intégrer subtilement tous les aspects de la mort – thème principal du livre – dans le microcosme du campus américain – où la jeunesse inconsciente joue à la frôler .
      C’est passionnant du début à la fin . Et pourtant, c’est Esprit d’Hiver qui m’a le plus marqué. Peut être pour l’originalité du sujet qui est aussi traité de manière plus suggestive que dans Les Revenants.

  3. Je viens d’achever la lecture d’esprit d’hiver…je suis encore sous le choc.
    Les deux thèmes de l’adoption et de l’adolescence sont ici remarquablement traités .
    L’amour , l’inquiétude , la colère , la difficulté de compréhension et de communication.
    Au fil du récit nous avons bien la perception que tout se « déglingue » rien ne va plus…
    Pour en savoir plus bonne lecture.

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