Deux chefs-d’oeuvre de la littérature japonaise


Le Dit du Genji 
qui a inspiré le roman dévoilé la semaine dernière, est une œuvre majeure de la littérature japonaise du XIème siècle, tout comme son contemporain Note de chevet.

Le Dit du Genji

Le Genji est un titre donné à un fils d’empereur qui ne peut prétendre au trône. Il est donc à l’origine d’une nouvelle branche  impériale.

Le Dit du Genji, se présente comme un récit véridique et  raconte la vie d’un de ces princes impériaux, d’une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes.

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Cet ouvrage est considéré pour beaucoup comme le premier roman psychologique du monde. Le caractère intemporel des relations humaines y est pour beaucoup et si les us et coutumes de la cour peuvent nous être étrangers, les problèmes que rencontrent les personnages sont bien plus familiers. Par bien des aspects, l’œuvre est une critique incisive et complète des mœurs décadentes de la cour de Heian mais avec un regard intérieur, intime car après tout l’auteur est elle-même un membre de la cour. Si on prend en compte la date de l’œuvre, les sujets abordés sont très en avance sur leur temps. Il y a là la femme bafouée, le mari jaloux, la courtisane, le séducteur impénitent, la fascination du pouvoir, les différentes classes sociales, l’argent.

Note de chevet

La deuxième œuvre majeure de la littérature japonaise est Note de Chevet de Sei
Shōnagon, elle aussi dame de la cour et contemporaine de Murasaki Shikibu.

pillow book-sei shonagonCette œuvre est une collection de listes, de poésies, de complaintes, d’anecdotes, de réflexions et d’observations glanées tout au long de son séjour à la cour.

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