La consolation des grands espaces de Gretel Ehrlich

Aujourd’hui, découvrons l’Etat le moins peuplé des Etats-Unis, le Wyoming, au travers d’un roman beau et contemplatif : La Consolation des grands espaces.

consolationgrandsespaces

À la suite d’un deuil, Gretel Ehrlich, scénariste à Hollywood, part à la recherche d’un lieu où abriter sa douleur. Ce sera le Wyoming. De cette existence au cœur d’une nature presque intacte, en compagnie de bergers et de cow-boys auprès desquels elle va redonner un sens à sa vie, est née La Consolation des grands espaces. À la manière de Walden ou la Vie dans les bois de Thoreau ou de Pèlerinage à Tinker Creek d’Annie Dillard, cette peinture d’une Amérique insoupçonnée est aussi le récit d’une expérience essentielle, d’une renaissance bouleversante, vécue dans le souffle vivifiant d’espaces vierges où l’auteur découvre enfin le sentiment de faire partie d’un tout.

Et voici un extrait pour amorcer le voyage :

« Ce que dissimule ce laconisme, c’est de la timidité. Il n’y a pas de mots pour exprimer les sentiments. Ce n’est pas de l’inhibition, car toujours on perçoit un solide caractère sous cette réserve, comme si le vent qui laboure la terre du Wyoming avait emporté les voix de ses habitants, mais que tout le reste s’était fortifié dans l’épreuve.J’ai passé des heures dans un pick-up qui montait à un campement, à l’aube, sans qu’aucune parole ne soit échangée ; j’ai connu des repas où les seuls mots prononcés étaient : « Merci, m’dame » marmonnés à la fin du dîner. Le silence est profond. Plutôt que des paroles, c’est un regard que l’on partage. Observé avec intensité, le monde se transforme. »

Bonne Lecture !

Calamity

(Crédit photo : Falkenpost – pixabay / Couverture : Electre)

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