De l’orphelinat au N°5

 

Voilà encore un surprenant destin que nous offre la très belle collection « Grands Destins de Femmes » chez Naïve, ici réalisé par Pascale Frey et Bernard Ciccolini.

coco

La vie de Gabrielle Chanel  est  déroutante tant elle est marquée par des rebondissements heureux ou tragiques. Abandonnée par son père, Gabrielle est élevée dans un couvent  avec ses deux sœurs. C’est ici qu’elle fera ses premières armes de couturière. Plus tard, elle trouve du travail comme commise chez un marchand de trousseaux à Moulins, où elle se fait déjà une petite réputation. Trop douée sans doute, elle se fait renvoyer par son patron.

Avec son amie de toujours,  Adrienne, elle commence à chanter dans les cafés-concerts, où elle prend le surnom de Coco. Elle y fait la rencontre d’Etienne Balsan qui l’introduit dans un monde de luxe.  Installée chez lui, elle aime porter ses vêtements et les détourner à sa façon.

Elle n’aura de cesse au cours de sa vie de vouloir libérer le corps des femmes. Elle-même se coupe les cheveux courts, ce qui à l’époque est peu courant. Elle trouve l’inspiration au gré de ses rencontres et de ses amants. Arthur Capel, surnommé Boy, orphelin lui aussi, l’aide à s’installer et à ouvrir ses premières boutiques. De là, elle rencontre le succès qu’on lui connaît.

On découvre, grâce à cette biographie en bande-dessinée, une femme exigeante et complexe, parfois dure avec elle-même et avec ses proches. Paradoxale, elle qui a voulu une mode adaptée au corps des femmes, elle peut se montrer rétive au changement, comme on peut le voir dans cette interview  datant de 1969.

Pour terminer, je ne peux pas résister au plaisir de partager avec vous le souvenir de cette mythique publicité, ici commentée par son réalisateur, Jean-Paul Goude.

Célia

[Sources ill. :Pixabay (Hans)-Electre]

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