La Patagonie par Isabelle Autissier

Bonjour chers Voyageurs,

Voyageurs, j’espère que vous l’êtes aujourd’hui, car à l’instar des navigateurs du Vendée Globe qui se rapprochent du Cap Horn (allez voir cette carte pour voir le positionnement de chacun), nous partons pour la région de la Patagonie. Nous vous avions déjà emmené en Patagonie il n’y a pas si longtemps, mais aujourd’hui qui de mieux pour nous conduire qu’une ancienne skippeuse du Vendée Globe ?

Vous l’aurez compris, nous partons sur le bateau d’Isabelle Autissier avec son roman L’Amant de Patagonie.

amantpatagonie

L’Amant de Patagonie, c’est l’histoire d’Emily, orpheline écossaise de 16 ans, qui part en Patagonie pour devenir la gouvernante des enfants d’un pasteur. Elle se retrouve alors projetée dans un monde radicalement éloigné du sien, où pourtant elle découvre une nouvelle culture qui la bouleverse autant que les paysages grandioses qui l’entourent. Il ne faut pas être un fin détective pour se douter, grâce au titre de l’oeuvre, qu’elle découvrira dans cette nouvelle contrée l’amour. Mais cette histoire d’amour est vouée au malheur…

Isabelle Autissier, dont nous avions déjà parlé sur le blog, fait preuve d’un grand talent d’auteur. Elle arrive à communiquer dans cette histoire son amour et son émerveillement pour cette contrée magnifique tout en montrant l’affrontement de deux mondes qui s’opposent. A défaut de pouvoir vous y rendre, ce roman vous permettra de découvrir, avec Emily, un monde à la beauté ravageuse.

En voici un court extrait :

Voilà mon pays ! Je me sens aussi intimidée qu’excitée à imaginer ce qui m’attend sur cette terre nouvelle. Je ne sais pas seulement combien d’années j’y passerai. Est-ce vraiment important ? Je l’ai choisie, j’ai voulu y venir, j’y suis.

Depuis deux jours il fait meilleur, même beau. Le vent est passé au nord et nous glissons sur une mer grise, parcourue seulement de trouées de lumière qui fusent entre les nuages. Des albatros aux yeux délicatement soulignés de noir nous accompagnent, furetant dans le sillage en quête de nourriture. Délivrée de l’ignoble mal de mer qui m’a tenue au lit pendant la descente depuis le Rio de La Plata, je reste sur le pont toute la journée pour fuir l’odeur de moisi de ma cabine. L’air me semble chargé d’une indéfinissable énergie, une vivacité qui m’emplit les poumons, me donne envie de chanter, conforte ce choix déraisonnable de venir fixer ici une partie de ma vie.

Alors laissez-vous embarquer pour un voyage aussi dépaysant qu’émouvant !

Corisande

(Crédits photos : Rodolfo_Llanos – Pixabay / Electre)

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