La différence invisible : pour mieux comprendre le syndrome d’Asperger

Je vais vous parler d’une bande dessinée autobiographique que j’ai lu il y a plusieurs mois, et qui m’a fait une grande impression. Son intelligence et sa sensibilité ont marqué mon esprit depuis. Il s’agit de la Différence invisible de la scénariste Julie Dachez et de de l’illustratrice Mademoiselle Caroline.

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Le roman graphique m’a fait comprendre en douceur le parcours d’une jeune femme de 27 ans, Madeleine (ou Julie Dachez, si vous préférez),  qui lutte contre des inconforts permanents, contre une incompréhension de la vie en société, c’est une femme qui cherche des réponses et qui va les trouver.

Je n’ai plus le document entre mes mains, j’espère pouvoir vous donner, à vous aussi, envie de lire cette bande dessinée subtile et bienveillante. Peut-être vous fera-t-elle comprendre que nous sommes tous différents, que la différence est une richesse, que tout le monde ne peut pas vivre ou travailler de la même manière. Peut-être comprendrons-nous que la société devrait s’accorder aux individus et non l’inverse …

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Le syndrome d’Asperger est très bien expliqué tout au long de la bande dessinée, j’ai compris qu’il s’agissait d’une hypersensibilité sensorielle : le son (le bruit en général qui empêche la concentration, qui paralyse), le toucher (le pull qui n’est pas assez doux), la vue … C’est aussi une difficulté à comprendre les relations humaines, le second degré particulièrement. La vie en open space est une torture permanente, les sollicitations diverses ne cessant jamais. Les rituels sont apaisants aussi, ils apportent du réconfort, la récurrence est une méthode efficace pour réduire le stress et l’anxiété.

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Madeleine, notre héroïne, comprend que ses particularités ne sont pas les symptômes d’une névrose, comme le suggère son psychologue. Elle va chercher elle-même les réponses, elle se fera diagnostiquer Asperger enfin, une délivrance qui lui permettra d’avancer en mettant un mot  sur un aspect de son identité.

Pour tout ceux qui penseront, … mais je suis comme ça aussi (je m’inclus dedans bien sûr, surtout pour le bruit qui me dérange horriblement, le reste me gêne moins), ne soyez pas trop rapides à vous auto-diagnostiquer, Julie Dachez l’explique très bien dans sa vidéo : nous ne vivons pas les difficultés quotidiennes avec la même intensité que les « Aspies ».

Si vous avez, vous aussi, des bandes dessinées qui vous ont marqué, n’hésitez pas à nous les conseiller !

Bastet

[sources : le site de Delcourt et le blog de Julie Dachez « emoiemoietmoi « ]

 

 

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