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Histoire dessinée de La guerre d’Algérie de Benjamin Stora et Sébastien Vassant

 

En croisant archives, portraits et témoignages, cette bande dessinée richement documentée apporte au lecteur une vision globale et pertinente des grands événements de cette guerre restée longtemps « sans nom ».

Les planches de Sébastien Vassant illustrent et complètent efficacement les propos à la fois synthétiques et précis de Benjamin Stora, historien et spécialiste du sujet.

L’histoire dessinée de La guerre d’Algérie est un ouvrage idéal pour découvrir ou redécouvrir l’une des pages les plus troubles de notre histoire contemporaine.

(source photo : Electre)

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Tony Hawk’s Pro Skater 2 sur Playstation

 

Voici une webradio :

Cet enchaînement de titres vous évoque quelque chose?

Si au tournant des années 2000, vous avez pratiqué le skateboard (avec plus ou moins de talent et quelques égratignures) et étiez détenteur de l’emblématique Playstation (dont le coût a été largement amorti par les après-midi de jeux passés entre copains), cette sélection doit vous rappeler une série de jeu vidéo…

Pas n’importe laquelle, la série de jeu dédiée au célèbre skateur Tony Hawk et plus particulièrement le deuxième opus : Tony Hawk’s Pro skater 2 ! Le titre ultime sur console, pour tous les amateurs de sport de glisse et de freestyle !

Sorti en 2000, ce jeu nous proposait d’incarner à tour de rôle quelques unes des plus grandes figures mondiales du skateboard de l’époque (parmi lesquelles Tony Hawk, Rodney Mullen, Steve Cabarello, Kareem Campbell…).

Le principe du jeu est simple : amener chacun des 13 personnages à devenir le meilleur skateur pro en accomplissant une succession de défis et de compétitions de plus en plus ardus.

Un skater est né pour rider ! Alors lorsque les options de jeu le permettent (c’est à dire lorsque vous amassez assez de dollars), vous pouvez améliorer le potentiel du personnage (équilibre, vitesse…) et débloquer de nouveaux tricks (figures). La prise en main devient plus simple et les performances sont accrues. Cette progression est nécessaire sans quoi votre personnage ne peut remporter les ultimes défis et atteindre tous les « scores déments »…

Mais pas de panique ! En usant et abusant du Manual et d’enchaînement de Flip, Grab et autres Slide, tout devient possible sur THPS2 !

Seulement, faut-il déjà manier avec aisance la si reconnaissable manette de Playstation. Le joueur novice confondant encore les touches R1 et L1, le O et la X aura certainement du mal à réaliser le moindre Ollie (la honte, c’est la figure de base, même en réalité c’est faisable).

Une démonstration s’impose :

Image de prévisualisation YouTube

 

THPS2 a été l’un des jeux les plus populaires sur la Playstation première du nom. A sa sortie, il a reçu un très bon accueil critique de la part du public mais également de la presse spécialisée. Par souci de réalisme, les développeurs du jeu ont utilisé la numérisation à l’aide de capteurs pour enregistrer et reproduire les mouvements de chaque skateur pro. Le recours à ce procédé était novateur à l’époque, il a grandement participé à la renommé du jeu.

De Venice Beach au Bowl de Marseille, en passant par New York et la Pennsylvanie, THPS2 nous entraîne dans des univers ludiques offrant de belles possibilités de jeu et d’enchaînements. Rares sont les joueurs pouvant se vanter d’avoir ridé chaque muret, atteint le potentiel de chaque spot et réalisé autant de Wall ride que de mûr!

Mais TPHS2, c’est aussi une bande son excellente, à la croisée du Punk rock californien et du Hip hop avec quelques morceaux tout simplement inoubliables (« You » de Bad Religion, « No cigar » de Millencolin…)! A chaque session, une nouvelle chanson.

Cette sélection reflétait parfaitement l’état d’esprit et l’environnement culturel du skateur. De plus, elle apporte de la densité au jeu et rythme furieusement chaque partie!

Nous sommes plusieurs de ma génération je pense, à avoir inspecter le jeu à la recherche des titres des morceaux pour ensuite acheter les albums ! A défaut de pouvoir reproduire les enchaînements des skateurs pro, au moins on écoutait la même musique…

Malgré toutes ces années, THPS2 a conservé sa vivacité et son côté vraiment « fun ».

Et que dire de l’intro du jeu et de sa musique…

Image de prévisualisation YouTube

« Guerilla radio » de Rage Against The Machine, extrait de l’album « The Battle of Los Angeles » !

Indémodable!

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(source photos : Wikipedia)

Nirvana et Nevermind

 

Cette semaine, focus sur l’un des groupes de rock les plus populaires au monde, un groupe qui a traversé les années 90 telle une comète, irradiant de son aura toute une génération de rockeurs  avant de s’éclipser tragiquement  un certain 5 avril 1994 avec  la mort de son leader charismatique Kurt Cobain…

Nirvana donc…

Nirvana, un groupe de rock populaire ??? Un qualificatif plutôt inapproprié ! La célébrité, Nirvana n’en voulait pas. Ses membres méprisaient les codes, le star system, le jeu mesquin que peuvent entretenir  les « stars » avec les médias et parfois le public.

Nirvana n’avait qu’une seule raison d’être : jouer du grunge, un rock à la fois brutal et sincère, tourmenté et sans concessions… et le faire avec talent !

Le grunge, un style musical à l’image de Kurt Cobain, le chanteur principal et guitariste du groupe.  A travers ses chansons, Kurt Cobain révélait les diverses facettes, complexes et ténébreuses de sa personnalité. Son mal-être et ses espoirs transparaissaient dans ses paroles… qui s’achevaient bien souvent dans un cri, viscéral.

Nirvana, c’est en quelque sorte la confession de Kurt…

Pour découvrir l’histoire personnelle de Kurt Cobain et la génèse du groupe Nirvana, je vous conseille le comics « When I was a alien ».

 

Un titre évocateur pour tous les fans du groupe (écoutez le morceau « Territoiral Pissings », vous comprendrez…)!

Planches après planches, les auteurs nous font pénétrer dans l’intimité de Kurt. On y découvre les rencontres déterminantes, les événements décisifs qui ont conduit le jeune garçon  timide d’Aberdeen à devenir une icône intemporelle du rock, symbole de toute une génération.

Pour lui la célébrité fut une épreuve, un calvaire. Parce qu’il était leader du groupe, il se trouva dans l’oeil du cyclone médiatique. Rongé par ses démons, accro à diverses substances, il représentait une cible de choix pour des tabloïds qui ne l’ont pas épargné. Un acharnement dont il s’est inspiré pour écrire. Au lendemain de son suicide, beaucoup diront que l’industrie du spectacle, les pressions des maisons de disques, la promotion des albums l’ont achevé et poussé jusqu’au bout…

Non Nirvana n’est pas un groupe de musique populaire et pourtant, la sortie du deuxième album intitulé Nevermind, ébranla le petit monde prétentieux et vaniteux de la pop music.

Avec ce titre notamment « Smells like teens spirit » 

Si Nirvana est une comète, Smells like teens spirit est un raz de marée qui déferla sur les ondes à partir de 1991 aux USA et 1992 en Europe. Inutile de vérifier, je connais par cœur la durée : 5min01.

Smells like teens spirit, une chanson ravageuse, un hymne à la révolte juvénile. Ce single est le plus grand tube de Nirvana mais aussi sa plus grande malédiction. Le public, les médias, tout le monde le réclamait. Le groupe l’a joué jusqu’au dégoût…

Ce titre déclencha une nouvelle mode dans les cours de récré à l’époque, la mode « grunge ». Cheveux longs, jeans troués, baskets aux pieds, le grunge et Nirvana étaient devenus « tendance ».

Vicieux coup du sort pour un groupe qui fuyait toute forme de reconnaissance ? Ou vision de génie d’un public qui  s’identifiaient là à de véritables artistes?

Difficile à dire. Une chose est sûre, avec ces chansons et notamment Smells like teens spirit, Nirvana touchait juste.

L’expérience Nirvana fut déterminante dans l’histoire du rock, elle ouvrit la voie à une multitude de groupes plus ou moins reconnus aujourd’hui et a permis au mouvement punk-rock de revenir sur le devant de la scène .

Après Nevermind, Nirvana enregistra un dernier album intitulé In utero en 1993, certainement le plus abouti et le plus sombre du groupe.

Pour conclure, je vous propose deux derniers clips, celui de « Come as you are », autre single emblématique de Nevermind et « sappy », une chanson qui n’apparaît sur aucun album de Nirvana mais que j’adore !

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(source photos : Wikipedia, Electre)

 

L’Histoire mondiale de la France dirigé par Patrick Boucheron

L’Histoire mondiale de la France

Voilà un titre quelque peu déroutant mais qui résume pourtant clairement la démarche des 120 auteurs à l’initiative cet ouvrage : proposer une histoire de France sous un angle global, révéler comment certaines interactions avec l’extérieur ont façonné la France d’aujourd’hui.

A travers 146 courts chapitres, tous dédiés à une date précise, les auteurs (parmi lesquels Florian Mazel, Pierre Singaravélou…) vont tour à tour présenter un moment clé de notre histoire. L’enjeu ici n’est pas d’évoquer une énième histoire de France avec son lot de dates académiques mais plutôt d’identifier quelques connexions avec l’extérieur, déterminantes mais néanmoins méconnues, ayant participées à la l’élaboration d’une conscience collective.

L’Histoire de France n’est pas ici le fruit d’une destinée nationale linéaire et inéluctable. Notre pays est plutôt révélé comme une entité façonnée au gré des rencontres et des confrontations entre communautés, puissances territoriales, courants de pensées et influences diverses qu’elles soient politiques, économiques, sociales ou religieuses.

Un espace englobé qui, au fil des siècles, s’est défini et structuré comme un territoire à part entière, tantôt rayonnant, tantôt périphérique d’un « Monde » en constante mutation depuis la Préhistoire…

(source photo : Seuil)

 

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Steve McQueen : The Man & Le Mans

 

Steve McQueen : The Man & Le Mans est un documentaire consacré à la genèse et la réalisation d’un long métrage tourné il  y a plus de quarante ans…

Alors qu’il est à l’apogée de sa gloire en 1970, Steve McQueen concrétise son rêve ultime :  produire « le film » sur Les 24 heures du Mans, l’épreuve automobile la plus prestigieuse au monde.

Ce film sera tout simplement intitulé Le Mans.

Le Mans devait être l’oeuvre de sa vie, lui qui se considérait avant tout pilote puis acteur et cinéaste. En évoquant son film Steve McQueen disait :

« Je doute qu’un coureur puisse expliquer pourquoi il court, mais il peut vous montrer »

« On a tenu à montrer ces images plutôt que d’expliquer pourquoi un homme court. Les sentiments qu’il éprouve, une grande sensation de liberté, c’est une sorte de trip »

Le projet était ambitieux :  plonger le spectateur dans la réalité de la course automobile, le faire vibrer au son des moteurs flat 12, v12 Porsche ou Ferrari, lui faire ressentir le plus justement possible ce qu’un pilote éprouve sur piste : l’adrénaline, la peur, la tension, l’extase, la rage de vaincre… Plus qu’une simple fiction romanesque sur fond d’asphalte et de chicanes, Le Mans devait être un témoignage crédible de la discipline sportive réalisé par l’un de ses plus grands passionnés.

Pour cela, Steve McQueen trouva l’argent nécessaire (une somme colossale à l’époque), fit engagé des pilotes professionnels pour jouer et filmer les séquences de course sur le circuit manceau à ses côtés.  Bien sûr, lui aussi pilotait et risquait sa vie. Le danger était omniprésent. La captation des séquences sur piste était parfois réalisée à près de 350km/h… (certaines d’entre elles ont été tournées durant l’édition de 1970 des 24 heures du Mans). Mais l’équipe de tournage n’avait pas froid aux yeux et était persuadée de réaliser un film hors-norme malgré l’absence de scénario…

Pourtant le rêve du « King of cool » a bien failli virer au cauchemar. Le tournage était très éprouvant pour tous, parfois chaotique et tragique pour certains. Steve McQueen, très impliqué dans la réalisation du film, n’a plus jamais été le même par la suite.

A sa sortie, Le Mans ne convainquit pas la critique… La promotion du film par l’équipe fut laborieuse. Steve McQueen n’était même pas présent à l’avant-première… A partir de cette époque, son engouement pour les sports mécaniques s’estompa… Une page de sa vie était définitivement tournée…

Pourtant Le Mans n’est pas tombé dans l’oubli, loin de là. Il est aujourd’hui considéré comme un véritable hommage cinématographique dédié à la course automobile et aux pilotes. L’histoire importe peu mais les séquences sur piste sont tout simplement bluffantes de réalisme et d’authenticité… Les prises de vues sont uniques.

Aucun film n’a depuis atteint un tel degré d’immersion sur piste. Avec Le Mans, Steve McQueen a finalement atteint son objectif :

« dépasser le mûr du film ».

The Man & Le Mans rend un bel hommage à ce film en dévoilant des rushs que l’on croyait détruits. Les images de ces pellicules sont fascinantes. Elles nous renvoient à l’âge d’or de la course automobile, aux véhicules légendaires d’alors comme la fameuse Porsche 917. La présentation de ces archives est ponctuée d’interviews de proches et de collaborateurs de Steve McQueen. Ces séquences très intéressantes et parfois émouvantes nous aident à mieux cerner cet acteur et pilote talentueux qui nourrissait une passion dévorante pour la course automobile et Les 24 heures du Mans… L’ivresse de la course à tout prix…

Pour visionner la bande annonce de The Man & Le Mans, cliquez ici

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(sources photos : Allociné, OuestFrance)

Dans l’ombre du « Chevalier noir »

batman

 

Cette illustration ne vous intrigue pas ?

Pourtant elle devrait, si vous connaissez un peu le personnage de Batman ! En principe Bruce Wayne alias Batman n’utilise jamais d’arme à feu et les déteste comme personne…

 

Et pour cause, c’est l’une d’entre elle qui est à l’origine du plus grand malheur de son existence : la mort de ses parents. D’ailleurs je vous mets au défi de me montrer une autre image de Batman en train de tirer ! (Bon, il en existe quelques-unes, mais très rares !).

L’histoire remonte à son enfance, lorsqu’un soir, alors qu’ils sortent du cinéma en famille, ses parents sont agressés par un bandit. L’affaire tourne mal, des coups de feu retentissent… ses parents en sang s’écroulent sur le sol, le tireur s’enfuit dans la nuit… Le garçon qui n’a rien pu faire, reste seul, vivant, le poids de la mort de ses parents sur la conscience…

Hanté par cette scène et par la culpabilité, le jeune Bruce Wayne fait alors le serment de dédier sa vie à combattre le crime, quoi qu’il en coûte…

Le personnage de Batman naît cette nuit-là, d’un fait divers tragique, dans un rue sordide de Gotham City (plus tard baptisée « Crime Alley »)…

batman. les chroniques de BatmanBatman est certainement l’un des super héros les plus intéressants, en tout cas pour ma part (soyons honnête, c’est mon préféré !). Il est différent de ses congénères. Pour lui, point de super-pouvoir dû à la science ou au surnaturel. Batman puise sa force dans sa détermination à mener un combat juste. Bien sûr, il bénéficie de toute une panoplie de gadgets Hi Tech, d’une force hors du commun mais là n’est pas l’essentiel du personnage et le plus important dans ses récits.

Batman, c’est avant tout un grand détective, et une volonté d’agir… qui peut paraître illusoire ou pathétique tant il y aurait à faire à Gotham City. Il en est conscient et sait qu’il n’y a qu’une seule issue possible à cette lutte effrénée contre le crime : la mort…

Oui, tôt ou tard il y laissera la vie… Qu’importe la justice, sa justice doit être rendue, même si pour cela il doit agir en dehors du cadre légal.

Et c’est là toute l’ambiguïté du personnage, de quel côté est-il vraiment ? Batman est-il du côté de la justice ou assouvit-il une vengeance ? Est-il du côté du bien ou du mal ? Est-il un héros ou un fou ? Difficile de trancher, les avis divergent selon les auteurs, les récits, les adaptations…

Il existe pourtant une grande différence entre lui et ses ennemis. Une règle qui a fait de lui le défenseur de Gotham et son plus grand justicier. Une règle qu’il ne doit à aucun moment transgresser, au risque de rejoindre le rang des criminels psychopathes de la ville : ne pas utiliser d’arme à feu et ne pas tuer ses ennemis intentionnellement !

Même si la mort est bien souvent présente dans ses aventures, ce n’est pas délibéré, Batman n’est pas un exécuteur.
joker brian bollanUn criminel, son pire ennemi, l’a bien compris et va tenter par tous les moyens (généralement les pires) de le pousser à franchir ce point de non-retour et à commettre l’acte irréparable. Son nom, le Joker… On ne sait grand chose de lui à part qu’il est complètement dément et imprévisible…

A maintes reprises, le Batman sera tenté, et aura l’opportunité d’en finir avec le Joker, de manière définitive…

Il ne l’aurait jamais fait, enfin jusqu’à maintenant…*

*Le roman graphique « Killing Joke », un classique des aventures du justicier (par Alan Moore et Brian Bolan s’il vous plait), laisse le lecteur dans le doute quant à cette éventualité…

 

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Une chanson que je n’oublie pas : Mala vida de La Mano Negra

 

Aujourd’hui j’enrichis la rubrique récemment créée par Bastet d’un nouveau billet, cette fois-ci dédié à La Mano Negra et leur fameux titre Mala vida.

Quel souvenir m’évoque cette chanson? Et bien à vrai dire, je n ‘en sais rien. En fait, je l’adore depuis toujours. C’est d’ailleurs l’une des rares car bien souvent au fil des années, on s’identifie à des artistes ou styles musicaux pour finalement les délaisser, les jugeant démodés ou en décalage avec notre état d’esprit du moment.

Mais pas avec Mala vida! Cette chanson a toujours tenu une place à part dans mes références musicales.

Enfin quoi ! La Mala vida, c’est la Mala vida !

Pour être honnête ce que j’apprécie franchement dans cette chanson, c’est l’énergie et la vitalité qu’elle dégage. Le mélange des sonorités (rock, ska, fanfare), le rythme endiablé, les paroles en espagnol participent à faire de Mala vida, un morceau enthousiaste teinté de chaleur et de soleil, un brin rétro, dépaysant en tout cas! Un condensé d’influences pour une chanson vraiment festive !

On reconnait bien là l’univers musical de cette incroyable formation qu’était La Mano Negra!

Je ne sais pas pour vous, mais quand j’écoute Mala vida, je n’imagine pas vraiment un univers triste et terne. Quant aux paroles, elles parlent d’amour évidemment, les voici (c’est le moment de ressortir le dictionnaire français/espagnol rangé au fond du tiroir depuis le lycée…)

Tu me estás dando mala vida                                                                                                                                   Yo pronto me voy a escapar                                                                                                                                Gitana mía por lo menos date cuenta                                                                                                                Gitana mía por favor tu no me dejas ni respirar                                                                                               Tu me estás dando mala vida

Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                               Dime tu porque te trato yo tan bien                                                                                                                     Cuando tu me hablas como a un cabrón                                                                                                   Gitana mía mi corazón está sufriendo                                                                                                             Gitana mía por favor sufriendo malnutrición                                                                                                  Me estás dando m’estás dando mala vida

Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                       Dime tu porque te trato yo tan bien                                                                                                                 Cuando tu me hablas como a un cabrón                                                                                                           Me estás dando me estás dando Ché                                                                                                                   Mi corazón

Soleil

Tu me estás dando mala vida                                                                                                                                     Yo pronto me voy a escapar                                                                                                                               Gitana mía por lo menos date cuenta                                                                                                           Gitana mía por favor tu no me dejas ni respirar                                                                                              Tu m’estás dando m’estás dando mala vida

Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                         Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                        Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                            Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                           Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                                 Cada día se la traga mi corazón                                                                                                                       Cada día se la traga mi corazón

Pour visionner le clip de cette chanson cliquez ici

Si vous souhaitez découvrir quelques uns des meilleurs titres de La Manon Negra, je vous conseille d’écouter les albums suivant : Patchanka, Puta’s fever et King of the Bongo.

Et puis, si jamais le cœur vous en dit, faites donc un pause-lecture avec l’excellente BD de Frantz Duchazeau intitulée La main heureuse.

L’auteur raconte le périple mouvementé qu’il a effectué avec un copain pour assister à un concert La Mano Negra à la fin des années 80. « La Mano » à Bordeaux?? Impossible de rater un tel événement pour les deux ados, quitte à faire 100Km à deux sur une mobylette!

 

Je conclue ce billet avec une dernière chanson de La Mano que j’apprécie particulièrement, elle est intitulée Salga la luna

Elias
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(sources photos : Casterman – Amazon)

Peaky Blinders de Steven Knight

 

Depuis quelques années déjà, les séries télévisées connaissent un regain de popularité. Avec des moyens dignes des plus grandes productions hollywoodiennes et des scénarios de qualité, certaines d’entre elles rivalisent clairement avec les meilleurs longs-métrages.

Parmi les séries incontournables du moment, il y en a une que j’apprécie tout particulièrement. Elle est britannique et se nomme Peaky Blinders.

A mi chemin entre le film de gangsters et le film historique, cette série nous plonge dans les bas-fonds de la ville de Birmingham en Angleterre au lendemain de la Première Guerre mondiale…

Birmingham est une ville cosmopolite où se croisent des communautés des quatre coins du monde. La plupart des gens y mènent une vie laborieuse et discrète. Mais d’autres individus moins respectables, sont résolus à enfreindre toutes limites pour survire et s’enrichir.

A vrai dire, il ne fait pas bon vivre dans les quartiers populaires de Birmingham à cette époque… La rue est aux mains des gangs qui y mènent une lutte acharnée pour en assurer le contrôle et développer leurs affaires douteuses.

Parmi ces gangs, il y a celui des Peaky Blinders dirigé par la famille Shelby. C’est un drôle de nom que l’on pourrait traduire par « aveugleurs à visière ». Ce sobriquet fait référence à l’un des accessoires fétiches de ces criminels : une casquette avec des lames de rasoirs cousues dans la visière. Cette simple casquette en apparence devient une arme redoutable lors des combats de rue.

En clair, les Peaky Blinders ne sont pas des enfants de chœur…

Cette série nous raconte leur histoire et leur essor au sein du crime organisé.

Qu’importe les intrigues politiques, les mises en garde de certains puissants, les positions de la Couronne, les Peaky Blinders n’ont de comptes à rendre à personne.

Bien qu’ils se considèrent affranchis de toute forme d’autorité, les Peaky Blinders sont pourtant rattrapés par les grands événements de l’époque (montée en puissance de l’IRA, Guerre civile russe…). Une actualité explosive qui semble les dépasser…

Enfin rien n’est moins sûr, car Thomas Shelby le chef de gang est un homme d’affaire avisé, déterminé et ambitieux. Il sort toujours sa famille des situations les plus délicates.

Les affaires sont les affaires, Birmingham sera bientôt aux mains des Peaky Blinders ! Ils se sont battus à coup de poing dans les rues pour asseoir leur autorité. Demain s’il le faut, ils poursuivront leur ascension dans les soirées mondaines auprès des gens « respectables ».

Au fil des épisodes, la famille Shelby va s’attirer bien des ennuis et se faire de nombreux ennemis… Bientôt les casquettes avec lames de rasoir vont paraître bien illusoires face aux nouveaux périls, quoique…

…Les gars de Birmingham sont des enragés, ils ne tomberont pas sur le pavé sans décrocher un dernier coup…

Bref,

Peaky Blinders une série vraiment captivante portée par des acteurs talentueux(Cillian Murphy, Annabelle Wallis, Tom Hardy…). La B.O. est étonnante, tout à fait originale car complètement anachronique! Des morceaux d’artistes aussi divers que Nick Cave, The White Stripes, Arctic Monkeys rythment les différentes scènes. Les choix musicaux participent à faire de Peaky Blinders, une série à la fois originale et moderne.

Pour avoir un petit aperçu de la série, cliquez ici

Elias
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(sources photos : sites.arte.tv – wikipedia)