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The autobiography of me too de Guillaume Bouzard

 

Si vous êtes amateur de bande dessinée, la sortie du tout nouvel album de Lucky Luke en janvier dernier ne vous a certainement pas échappé.

Entre nous, se voir confier l’une des aventures de « L’homme qui tire plus vite que son ombre » ne doit pas être une mince affaire pour un auteur de BD ! Mieux vaut avoir une bonne expérience du métier, quelques albums de qualité à son actif et du talent (au moins un peu)!

Pas de doute Guillaume Bouzard, la référence de la BD underground française, était l’homme de la situation ! Dans son album Jolly Jumper ne répond plus, il nous offre une vision inédite et drôle de Lucky Luke. On y retrouve la touche personnelle de l’auteur, son style bien à lui. Mais quel est-il ?

Réponse, le style de Guillaume Bouzard c’est :

-Un style graphique moderne et spontané

-Une bonne dose d’humour (dans le scénario et le dessin). Un humour inspiré, absurde, présent à chaque case et super efficace!

-des références rock de -ci de-là (et que du bon : Motörhead, The Ramones…)

Pour découvrir un peu plus l’univers de Guillaume Bouzard, je vous conseille la lecture de The autobiography of me too :

C’est une trilogie en trois volumes (ce qui est tout à fait cohérent) dans laquelle Guillaume Bouzard nous confie les péripéties de son quotidien, le tout avec beaucoup d’humour et de dérision !

A noter la présence incroyable d’un chien doué de la parole nommé Floppi !!!

Bref, un moment de lecture bien sympathique !

Elias

« Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone

 

Voici une scène extraite de  » Il était une fois dans l’Ouest » et pas n’importe laquelle, celle de l’affrontement final entre L’homme à l’harmonica et Franck. Cette scène mythique se focalise sur un règlement de compte, à quelques minutes de la fin du film (qui dure environ 3 heures…).

Pour visionner cette scène cliquez ici

Au fil des séquences (jusqu’à cette scène), le spectateur réalise progressivement que ces personnages ont un sérieux différent, un lourd secret que l’un des deux va payer. L’homme à l’harmonica est arrivé dans la région pour régler ses comptes… L’affrontement parait inévitable et promet d’être formidable. La tension palpable tout au long du film, est sur le point d’éclater…

En découvrant cette scène, le spectateur n’est pas déçu. La confrontation est à la hauteur des espérances, les deux protagonistes sont prêts à en découdre, mais sait-on seulement pourquoi L’homme à l’harmonica défie Franck?

Le thème musical dédié au personnage à la tonalité inquiétante et fascinante, que l’on entend dès le début de la scène, nous donne un indice… L’harmonica, l’instrument est la clé du mystère…

La mélodie jouée avec cet instrument, est la marque d’une vengeance. L’homme à l’harmonica l’échafaude depuis des années… depuis son enfance…

Le morceau « L’Homme à l’harmonica » introduit donc cette scène, rythmant le jeu des deux acteurs dans une danse funèbre. Effectivement, on a réellement l’impression qu’ils entament une danse. L’alternance des plans renforce cette impression. La tension est à son comble, les regards graves nous le rappellent constamment. La musique semble porter les deux protagonistes même si les mouvements paraissent très lents et mesurés.

A deux reprises, des flash-back éclairent le spectateur sur le passé de L’homme à l’harmonica et sur les origines de sa rancœur.

L’issue est fatale pour Franck qui s’écroule à terre, une balle en plein cœur…. En portant son instrument à la bouche de Franck, L’Homme à l’harmonica révèle sa véritable identité.

Le spectateur réalise alors que cette mélodie récurrente, « sa mélodie » est intimement liée à sa vie privée. Franck le comprend aussi alors qu’il rend son dernier soupir…

Evidemment les compositions musicales d’Ennio Morricone occupent une place centrale dans la compréhension de ce film. La musique semble jouer une rôle, introduisant chacun des personnages avec un thème qui lui est propre. Bien souvent dans ce long métrage, les paroles et répliques deviennent superflus, la musique et le silence prennent alors le pas et raconte l’histoire.

Dans cette scène, les images associées à la musique nous révèlent enfin qui est L’homme à l’harmonica…

Cette scène est très certainement l’une de mes préférées, tous films confondus. Je vous conseille donc vivement de découvrir ou redécouvrir le chef-d’oeuvre de Sergio Leone et sa bande-originale signée Ennio Morricone!

Elias

(source photo : Allociné)

« L’os à moelle », le journal de Pierre Dac.

 

Cette semaine, nous mettons une nouvelle fois à l’honneur le talent comique de l’excellent Pierre Dac. Pour ceux qui ont oublié les précédents billets (ou pire! pour ceux qui ne les auraient pas lu !), cliquez ici pour découvrir un autre article consacré à Pierre Dac.

N’y voyez surtout pas un manque d’inspiration, non, non, bien au contraire !

journauxLa carrière du » maître du loufoque » a été longue! Nous n’avons pas tout dit à son sujet. Il est de notre devoir de rectifier le tir en vous proposant un nouvel ouvrage sur une période très intéressante de sa vie !

On le savait animateur d’émissions de radio et interprète de sketchs avec son ami Francis Blanche mais Pierre Dac a également été rédacteur en chef d’un journal ! Il était intitulé L’os à moelle, organe officielle des loufoques et a été publié à partir de 1938. Son nom donne le ton du contenu. Ce journal se voulait humoristique, décalé, profondément anti-fasciste et parodiait avec bonne humeur les journaux d’informations  !

Il disparaîtra d’ailleurs aux premières heures du second conflit mondial… Mais il sera relancé à plusieurs reprises par la suite !

Chaque vendredi, le lecteur avait le plaisir de découvrir une nouvelle sélection d’articles déjantés et de petites annonces complètement farfelues dans ses colonnes.

Même si L’os à moelle est tombé quelque peu dans l’oubli depuis, les articles de Pierre Dac et des autres rédacteurs nous sont parvenus jusqu’à aujourd’hui. Ils sont même réédités dans un recueil intitulé :

« L’os à moelle : 13 mai 1938 – 7 mai 1940 »

pierre-dac

Dans cet ouvrage, vous découvrirez une sélection d’articles et contenus des plus mémorables de L’os à moelle sur cette période. En introduction de chaque numéro, un bref rappel du contexte historique permet de mieux les appréhender.

En voici un petit avant goût…

Conseils pratiques : Pour détruire les fourmis.

L’expérience démontre que, jusqu’à présent, toutes les méthodes chimiques de destruction des fourmis s’avèrent sinon inopérantes, du moins insuffisamment efficaces. Il faut procéder par ruse et de la manière suivante :

Sur une porte de placard, mettez une pancarte ainsi libellée:

Cinéma réservé aux fourmis – Spectacle permanent

Les fourmis, qui adorent le cinématographe, se précipiteront en foule pour voir le film qu’elles espèrent ; quand votre placard en sera rempli, mettez-y le feu, et vous serez débarrassé à tout jamais de ces bestioles,intelligentes, certes, mais indésirables à tous égards.

Des contenus idéales pour réaliser des lectures lors de vos soirées en bibliothèques !

Elias

(sources photos : ChristopherPluta-Pixabay, Electre)

Julio Popper : le dernier roi de Terre de Feu

 

Dans un précédent billet, je vous ai présenté un ouvrage compilant plusieurs récits d’explorateurs en Patagonie intitulé « Fous de Patagonie : quatre découvreurs du bout du monde ». Les expéditions relatées datent du XIXème siècle. A cette époque la Patagonie et la Terre de Feu étaient quasiment inexplorées et inconnues des occidentaux et n’avaient pas encore révélé leurs secrets et leurs paysages grandioses (même si aujourd’hui encore, ces espaces conservent bien des mystères).

Cette semaine, je vous propose de découvrir une autre histoire, fascinante elle aussi, se déroulant à la même époque et dans la même région du monde. C’est une bande dessinée cette fois-ci, elle est intitulée:

« Julio Popper : le dernier roi de Terre de Feu » de Matz et Chemineau.

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Julio Popper est un personnage d’exception à plus d’un titre. Avant de s’aventurer aux confins de la Patagonie à 29 ans, il a parcouru les quatre coins du monde. Originaire de Roumanie, il achève ses études à Paris en obtenant son diplôme d’ingénieur. Il part ensuite pour l’Asie puis l’Amazonie en 1885. C’est là qu’il apprend qu’une ruée vers l’or débute en Terre de Feu. Son choix est fait, il décide d’y tenter sa chance. Dans un premier temps, il prospecte tout en effectuant un travail de cartographie de la Patagonie.

Pour assouvir ses ambitions, il joue de ruse et d’ingéniosité, fréquentant les élites savantes et politiques d’Argentine. Son entreprise prospère et son pouvoir s’étend dans cette région tant et si bien qu’il va jusqu’à frapper monnaie et éditer ses propres timbres. Mais progressivement, son influence et sa soif de pouvoir dérangent… Il est finalement arrêté et meurt peu de temps après dans des circonstances obscures…

Une vie à la fois tragique, mouvementée, riche en actions et en découvertes, bref une vie d’aventurier et pas n’importe laquelle, celle du dernier roi de Patagonie !

Le scénariste Matz propose ici un récit de vie passionnant à la rencontre de ce personnage difficile à saisir, au comportement complexe et énigmatique. Le dessin de Léonard Chemineau transcrit merveilleusement bien l’immensité et la rudesse de cette région du monde.

Bonne lecture!

Elias

(source photo : Electre)

Le grand livre des Monty Python

 

Pour achever cette année sur une note joviale et détendue, je vous propose de pénétrer dans l’univers délirant et absurde de la fameuse troupe anglo-saxonne de comiques : les Monty Python !

john-cleeseDurant vingt ans, de 1969 à 1989, ils ont donné à l’humour britannique un nouvel élan et un ton résolument moderne pour la plus grande joie des sujets de la Couronne britannique!

Sketchs, télévision, chansons, long-métrages… Les Monty Python se sont essayés à tout! Leur talent paraissait sans limite! Puis en 1989, l’aventure a pris fin…

Mais les Monty Python, passés à la postérité, continuent encore aujourd’hui  d’inspirer les humoristes et marquent de leur empreinte bien des films et sketchs. Au Royaume-Uni et ailleurs bien-sûr!

De l’autre côté de la Manche (le bras de mer, pas la pièce de tissu) les Nuls, Kad et Olivier, les Robins des Bois ou plus récemment le Palmashow se sont revendiqués de cet humour « pythonesque »!

Chacun d’entre nous garde en mémoire un petit quelque chose des Monty Python (sauf les malheureux qui ne les connaissent pas évidemment!). Pour ma part, j’apprécie vraiment le film Sacré Graal ! Pour les amateurs d’humour absurde, c’est une référence incontournable! Comme oublier les chevaliers qui disent Ni et l’effrayant lapin tueur???!

Bref le talent incontestable des Monty Python méritait bien que quelques auteurs y consacrent des livres. C’est justement l’un d’entre eux que je vous propose de découvrir aujourd’hui:

Le grand livre des Monty Python aux éditions du Cherche-Midi.

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Ce document propose un large aperçu de l’oeuvre de la troupe mythique à travers une sélection de textes, de répliques et d’illustrations tirée de leurs sketchs, de leurs livres et de leurs disques.

Bonne lecture! Et bonne année 2017!

Elias

(sources photos : dassel-Pixabay, Electre)

3h10 pour Yuma

 

affiche-3h10-pour-yumaCette semaine, place à un très bon western et chose notable, il ne date pas de l’âge d’or du genre (années 50 et 60). Non le film 3h10 pour Yuma de James Mangold a été réalisé en 2007. Pour la petite histoire, c’est un remake du film homonyme datant de 1957.On y retrouve deux pointures d’Hollywood, Christian Bale (The Dark Knight) et Russell Crowe (Gladiator).

3h10 pour Yuma est une confrontation entre deux modes de vies radicalement différents que l’univers du Far West a engendré, d’un côté l’humble paysan qui s’épuise à subvenir aux besoins de sa famille et de l’autre, le dangereux hors la loi prêt à tout pour assouvir sa soif d’or et de liberté…

Christian Bale incarne le rôle du fermier Dan Evans et Russell Crowe, celui du bandit Ben Wade. Deux esprits que tout oppose, si ce n’est la quête d’une rédemption…

3h10 pour Yuma est un film sobre, rythmé, efficace, bien interprété et surtout captivant jusqu’à la dernière seconde! Voici le synopsis :

mexico-79215_960_720Rien ne pouvait préparer Dan Evans à cette rencontre inoubliable. Alors qu’il s’occupe de son bétail avec ses fils, il assiste, impuissant à l’attaque d’une diligence. La bande de Ben Wade vient encore de frapper. Le coup est une réussite. Pourtant, peu de temps après son forfait, le chef de bande est interpellé par le Shérif. L’arrestation n’est pas dû au hasard, c’est Dan Evans, homme de principe et loyal, qui alerte les autorités et participe à sa capture.

Malgré cet acte, la situation du fermier est toujours aussi misérable. Il doit de l’argent, beaucoup d’argent. Il a beau se tuer à la tâche, ses terres ne rapportent rien. Acculé et méprisé de toute part, Dan est dans l’impasse. Même au sein de sa famille, la situation se complique. Son fils se détourne de lui et sa femme ne le regarde plus vraiment…

Malgré tout, cette arrestation peut changer la donne…

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C’est officiel, Ben Wade sera pendu à la prison du comté. Pour cela, une escorte est constituée au pied levé pour conduire le bandit à la gare de Yuma. Une récompense en dollar est promise à chacun. Dan Evans se porte volontaire sans hésitation même si l’aventure s’annonce bien trop dangereuse pour un simple paysan, estropié qui plus est… L’argent l’intéresse bien sûr, mais là n’est pas le plus important. Cette affaire est devenue un affaire d’honneur et de dignité pour lui.

Il veut montrer à son fils qu’il est un homme courageux et valeureux et jusqu’où il est capable d’aller pour assurer une vie décente à sa famille…

Mais la route à destination de Yuma est longue et Ben Wade n’a pas dit son dernier mot… Il n’y a pas de temps à perdre…

Le moindre retard du « 3h10 à destination de Yuma » pourrait être fatal!

Cliquez ici pour accéder à la bande annonce.

Elias

(sources photos : allociné, Skeeze-Pixabay, tpsdave-Pixabay)

 

M’enfin ?! Le cas Gaston Lagaffe

 

portrait-gastonC’est par une belle et paisible journée de l’année 1957 qu’un certain Gaston arriva aux bureaux du Journal de Spirou.

Personne n’a jamais su pourquoi il se présenta ce jour là… lui non plus d’ailleurs… Pour un poste semble-t-il… Un grand mystère entourait alors son recrutement. Qui était-il vraiment? Quels étaient ses qualifications?  Connaissait-il personnellement M. Dupuis. Mystère et boule de gomme…

Quoi qu’il en soit, Gaston est employé au Journal de Spirou depuis ce jour…

Ho! bien sûr Gaston a souvent travaillé  avec des individus méfiants et rigides qui n’ont pas su percevoir en lui le génie créatif!

Ne jetons pas la pierre sur messieurs Fantasio et Prunelle (pour ne citer qu’eux). La fatigue, le stress des parutions hebdomadaires ont souvent rendu ces agents quelque peu irritables et tendus avec le pauvre Gaston…

gaston_fauteuilPour être clair, on lui a souvent reproché son manque de professionnalisme et son extravagance…

M’enfin ??!!

Ces attaques sont un peu (trop) faciles selon moi et révèlent plutôt un soupçon de jalousie à l’encontre de l’employé de bureau le plus populaire des éditions Dupuis!

album-8Même si son assiduité au travail n’a pas toujours été exemplaire (personne n’est parfait), on peut tout de même reconnaître à Gaston, un esprit d’innovation détonnant, une incroyable faculté à inventer toutes sortes de « machins » bien souvent inutiles et dangereux mais toujours ingénieux et remarquables!

Gaston est un phénomène ! Les lecteurs de ses albums ne peuvent pas dire le contraire!

L’avalanche de gags qu’il a su provoquer quotidiennement dans les locaux du Journal de Spirou est une véritable prouesse. Gaston est un héros, il est même plus que cela, il est un anti-héros!

Soyons honnête, en terme d’efficacité il n’est pas le plus fort, mais que dire de son inefficacité! C’est le champion toutes catégories ! Pour preuve, malgré les multiples tentatives et sa bonne volonté naturelle, il a toujours réussi à faire échouer la signature des contrats avec M. De Mesmaeker !!! Involontairement bien sûr!

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Il faut reconnaître que Gaston est très sympathique et qu’il a un incroyable talent : celui de trouver le « truc » pour nous faire rire en toute situation!

Derrière Gaston se cache bien entendu Franquin, son créateur. C’est un personnage qu’il affectionnait particulièrement. Après toutes ces années d’activités, Gaston est devenu l’une des références incontournables du 9ème art. Il a inspiré bon nombre d’auteurs et d’artistes et rendu riches bien des vendeurs d’espadrilles…

Finalement Gaston Lagaffe, c’est un peu le collègue de travail que l’on rêve de côtoyer…

Mais pas trop près de son bureau quand même…

Elias

(sources photos : bpi.fr – gastonlagaffe.com  – Electre – Franquin.com)

 

Carnets de voyage de Walter Salles

 

« Ceci n’est pas un récit d’exploits impressionnants, c’est un fragment de vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de chemin ensemble, partageant les mêmes aspirations et les mêmes rêves. Notre vision fut-elle trop étroite? Trop partiale? Trop précipitée? Nos conclusions furent-elles trop rigides? Peut-être. Mais cette errance à travers notre Amérique m’a transformé plus que je ne croyais. Moi, je ne suis plus moi. Du moins, je ne suis plus le même qu’avant… »

affiche Carnets de voyageCes paroles sont celles d’Ernesto dit « Fuser » le personnage principal de l’excellent film de Walter Salles intitulé Carnets de voyage. Elles sont prononcées à la toute fin du film en guise de conclusion…

Ernesto est argentin, tout comme son ami Alberto. Ils sont jeunes et ne désirent qu’une chose : découvrir l’Amérique du Sud! Pour cela, ils décident d’entreprendre un périple de plusieurs milliers de kilomètres au tracé improbable avec une vieille Norton 500! L’histoire se déroule en 1952 et cette entreprise un peu folle, inquiète les proches d’Ernesto!

Au cours de cette aventure Fuser et Alberto découvrent des paysages magnifiques, de la Patagonie à La Cordillère des Andes, du Machu Picchu à la ville de Valparaiso…

paysan colombienMais là n’est pas le plus important… A plusieurs reprises, les deux amis sont confrontés à un monde qu’ils n’imaginaient pas. Un monde brutal dans lequel les populations indiennes sont dénigrées et exploitées. La détresse et la misère qu’ils ressentent au contact de certaines communautés les marquent à jamais… Partagés entre espoir et indignation, les deux hommes aspirent désormais à de nouveaux rêves…

A l’issue du voyage, les deux amis se séparent. Alberto Granado devient médecin à Caracas pour un temps tandis que Fuser, de son vrai nom Ernesto Guevara de la Serna, emprunte un autre chemin… Une voie qui le mènera à devenir l’une des personnalités les plus marquantes du XXème siècle… Un symbole de la révolte populaire…

Cette aventure est donc celle d’Ernesto Guevara. Le scénario du film est librement inspiré de ses carnets de voyage rédigés entre 1951 et 1952 et du livre d’Alberto Granado intitulé « Sur la route avec Che Guevara ».

Cependant, Carnets de Voyage n’est pas un film sur le « Che » mais bien sur Ernesto dit « Fuser », cet étudiant en médecine insouciant qui décide à 23 ans d’entreprendre un voyage en Amérique du Sud…

Entre paysages grandioses et rencontres inoubliables, ce film nous propose un voyage captivant au cœur du continent américain et nous invite à suivre une aventure humaine hors du commun portée par des acteurs talentueux. La bande originale est également très réussie (vous la connaissez j’en suis sûr).

Bref du très bon cinéma !

Pour visionner la bande annonce cliquez ici.

Elias

(sources photos : Diaphana Films, Herney-Pixabay, capobleu2a-Pixabay)