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Contes des sages cuisiniers

Avec Les Contes des sages cuisiniers, Pascal Fauliot et Patrick Fischmann nous entraînent à la découverte de 25 contes de tous les pays, tous reliés à la cuisine. 

Dans cet ouvrage, le lecteur découvre des traditions et des savoir-faire culinaires à travers les continents et les époques. Grâce à ces contes, il se retrouve aussi bien autour d’une table princière que dans un camp nomade ou une chaumière. Il visite les traditions de l’Inde, de l’Afrique, du Maghreb.

Un réel dépaysement, une ouverture sur des traditions gourmandes et des cultures variées.

Chaque conte est superbement illustré par une iconographie soignée et une frise différente pour chacun.

Quelques titres de contes vont vous donner l’eau à la bouche :
– les petits pains de l’impératrice
– un festival d’aubergines
– le chant du couscous
– le dîner des prétendants
– etc.

Voici un extrait magnifique qui vous fera penser à votre marché :

« Le grand bonheur de Ch’hâ consistait à déambuler au milieu des étals du vieux marché. Il s’extasiait devant les poivrons et les tomates, il les soupesait et les levait vers le soleil, choisissant ceux qui étaient gorgés de lumière. Gourmand, il jouait avec les gousses d’ail et les gros oignons blancs, dénichait dans les couches de peau des saveurs dissimulées au profane, faisait grande provision de citrons et d’olives marinés aux herbes et aux piments. »

Partez à la découverte d’autres contes de la collection Contes de sages au Seuil.

(source image :  Electre)

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Les bonbons : douceurs et délices

Place à la poésie avec un poème de Roland Topor tout en gourmandise, Les bonbons. Le recueil Poèmes de notre enfance rassemble des poèmes aux thématiques variées : famille, nuit, travail, animaux, mais aussi gourmandises.


Voici une poésie du XIXe siècle qui nous rappelle notre enfance :

Les bonbons 

J’aime mieux les bonbons
que le gigot de mouton.

J’aime mieux la cannelle
que les vermicelles.

J’aime mieux les gâteaux
que la soupe aux poireaux.

J’ai des confitures
sur toute la figure
et du chocolat
du haut jusqu’en bas.
Moustache de chat
filet de foie gras.

(source images : Pixabay-Skeeze / Pixabay-Daria Yakovleva)

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La Propriété de Rutu Modan

Née en 1966, Rutu Modan est une auteure israélienne de bandes dessinées qui a publié en 2013 chez Actes Sud le roman graphique La Propriété. Elle a reçu le Prix spécial du jury du Festival d’Angoulême de 2014 pour cet ouvrage.

Suite au décès de son fils, Régina Segal décide de se rendre à Varsovie. Cette femme juive a fui la Pologne il y a 70 ans et elle repousse ce voyage depuis de nombreuses années. Désormais, elle doit régler avec le notaire ses droits concernant une propriété dont ses parents ont été spoliés lors de la seconde guerre mondiale. Pour ce retour aux sources, la vieille femme est accompagnée de Mica, sa petite fille.

Ce voyage va se révéler riche en surprises et en découvertes puisque certains visages du passé réapparaissent. De plus, des secrets enfouis depuis longtemps resurgissent… Ce voyage dans le temps sera peut-être l’occasion pour Mica d’en découvrir plus sur ses origines et ainsi de se rapprocher de sa grand-mère…

Vous pouvez lire les premières pages ici.

Dans ce roman graphique, Rutu Modan crée un scénario très riche et très bien écrit autour
de la notion de mémoire : comment retrouver ses racines lorsque sa famille a traversé la seconde Guerre Mondiale ?

On retrouve bien sûr le côté tragique du retour dans son pays d’origine mais l’auteur a su créer des situations cocasses puisque Régina fait marcher sa petite-fille plusieurs fois au cours de ce voyage. C’est un ouvrage touchant qui m’a fait penser au film La Femme au tableau où une vieille dame souhaite récupérer un tableau du Gustav Klimt qui appartenait à sa famille au moment de l’invasion nazie.

Découvrez ici une interview très intéressante de Rutu Modan lors de la sortie de La Propriété.

(sources : Electre et Wikipedia)

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Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Partons à présent à la découverte des dorayaki, célèbre pâtisserie japonaise, avec Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa, une ode à la cuisine et à la vie.

Sentarô, le personnage principal, gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser une dette.
Seul dans sa petite échoppe, en face d’un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki, une des plus anciennes pâtisseries du Japon. Il accepte d’embaucher Tokue, une vieille femme aux doigts déformés, en qui il n’a pas vraiment confiance.

Tokue est experte en cuisine et elle l’initie à l’art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés. La clientèle afflue mais le rêve va tourner court. La vieille femme cache un secret et disparaît du jour au lendemain.

En lisant ce roman, on entre dans un autre monde plein de délicatesse et de poésie. L’histoire s’articule autour de trois personnages extrêmement attachants, Sentarô, Tokue et une adolescente. On découvre également tout un pan méconnu de l’histoire du Japon.

Ce roman a été adapté au cinéma dans un film remarquable réalisé par Naomi Kawase en 2015.  On y retrouve tout la douceur et la simplicité présentes dans le roman.

Cliquez ici pour voir la bande annonce !

Pour les gourmands, voici la recette des dorayaki (pour 6 dorayaki de 9 cm de diamètre)

Préparation: 25 minutes.

Ingrédients :
2 œufs
100 g de sucre
1 ½ cuillère à soupe miel
1 cuillère à soupe d’huile
1/3 cuillère à café de bicarbonate de soude (mélangé à autant d’eau)
1 cuillère à soupe de mirin
150 g de farine
40-60 cc d’eau
300 g d’azuki en boîte

  1. Battez à la main les œufs dans un saladier et ajoutez y progressivement le sucre, miel, l’ huile, le bicarbonate de soude et enfin le mirin.
  2. Ajoutez la farine tamisée en deux fois en remuant bien.
  3. Ajoutez de l’eau en mélangeant jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.
  4. Recouvrez avec un film et laissez reposer 15 minutes dans le frigo.
  5. Chauffez la poêle à feu moyen, une fois la poêle chaude, retirez la et baissez le feu. Une fois la poêle refroidie, remettez la au feu et huilez à l’aide une serviette.
  6. versez 2/3 de louche de pâte dans la poêle en forme de rond. Couvrez immédiatement.
  7. Cuire à feu doux jusqu’à ce que des bulles apparaissent sur la surface de la pâte.
  8. Tournez la pâte et cuire l’autre face.
  9. Mettez 50 g d’azuki entre deux pâtes.

Bonne dégustation

(source image : Electre, wikipédia)

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Anecdotes historiques et gourmandes

Mais au fait, savez-vous comment se crée une recette ? Comment les soeurs Tatin on inventé la tarte du même nom ? Comment Rossini composa son tournedos ? D’où vient la pêche Melba ? Vous découvrirez tout cela et bien d’autres anecdotes gourmandes encore dans le livre Petites histoires de derrière les fourneaux de Florence Noiville. 

 

Entrée : le vol-au-vent
On doit l’invention du vol-au-vent au brillant pâtissier Antonin Carême (1783-1833).
Alors qu’il est au service du prince de Condé, particulièrement gourmand de tartes, Antonin se met à la recherche d’une pâte légère. Il fait plusieurs essais puis met au four deux cercles de pâte réunis par un ruban de pâte feuilletée. Une fois enfournée, la pâte s’élève dans les airs. Un cuisinier dit « Antonin, regarde ! Ta tourte vole au vent. » Ainsi est née la croûte du vol-au-vent. Après, il suffit de la garnir de champignons.
Ensuite, Antonin Carême poursuit son ascension et devient cuisinier personnel de la famille Rothschild.

 

Plat : le poulet Marengo
Marengo est une petite ville située au nord-ouest de l’Italie. Nous sommes en 1800 et la bataille fait rage entre les Autrichiens et les Français emmenés par Bonaparte. Le combat s’enlise puis on finit par donner la charge : voici les Autrichiens en déroute. Mis en appétit, Bonaparte demande un repas fastueux mais catastrophe : les fourgons de ravitaillement sont lien derrière.
Le cuisinier décide d’utiliser tout ce qu’il pourra réquisitionner sur place : poulets, tomates, champignons, huile d’olive, persil, herbes. Il arrose le tout d’un vin blanc récupéré chez les Italiens. On dit que Bonaparte trouva ce repas délicieux. C’est depuis ce jour devenu un classique.

 

Dessert : la pêche Melba
Avant de désigner un dessert, la Melba était d’abord une femme, une grand cantatrice : Nelly Melba, connue pour interpréter superbement les opéras de Wagner. En 1893, un soir, elle rentre dans son hôtel à Londres et le célèbre cuisinier de l’époque, Escoffier, a préparé un grand dîner en son honneur. Comme il est question d’un cygne dans l’opéra qu’elle vient d’interpréter, il a voulu reproduire l’animal avec une demi-pêche dans de la glace à la vanille, le tout nappé d’une purée de framboises légèrement sucrées. Ainsi, la pêche Melba était née.

 

Et vous, vous connaissez d’autres anecdotes gourmandes ?

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(sources images : Electre, vol au vent : Cuisine AZ, poulet : Pixabay/RitaE, pêche : Flickr)

Avant d’aller dormir de S.J. Watson

Avec le roman Avant d’aller dormir, S.J. Watson nous emmène dans une histoire incroyable. 

Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise. En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit. Elle se réveille chaque matin se croyant étudiante célibataire alors qu’elle est mariée et a 47 ans.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…

Son psychologue lui conseille alors de tenir un journal intime qu’elle lit ensuite au long de la journée. Elle y découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.

Watson nous livre ici un roman noir et sombre où l’héroïne cherche dans les tréfonds de sa mémoire ce qui pourrait ressembler à une vie. On découvre avec elle les révélations découvertes au fil des jours, les secrets bien cachés, les souvenirs bien enfouis qui remonteront à la surface.
Et, chaque matin, tout comme Christine, on remet tout en place, on essaie de reconstruire son puzzle pour ainsi former quelque chose de cohérent qui ait un sens.

L’histoire est très bien ficelée et terriblement prenante et haletante. Ce premier roman est très réussi : on y trouve également une formidable tension qui va crescendo pour terminer sur un final bluffant.

Ce thriller psychologique a reçu le Prix SNCF du polar en 2012. Il a également été adapté au cinéma en 2014 avec Nicole Kidman dans le rôle de Christine. Voici la bande-annonce ici.

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(source images : Electre)

Certaines n’avaient jamais vu la mer

Dans de nombreux romans, la mer apparaît comme une passerelle pour aller vers une nouvelle vie. Avec le roman Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka nous raconte comment des milliers de Japonaises ont quitté leur pays pour épouser aux Etats-Unis un homme qu’elles n’avaient pas choisi.

 

 

En 1919, des milliers de Japonaises partent rejoindre aux Etats-Unis des compatriotes auxquels elles sont promises. C’est après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leur futur mari. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
Bercées d’illusions, elles vont endurer de cuisantes déceptions face à des maris brutaux, la xénophobie, un travail harassant, la barrière de la langue.

Dans ce roman, on ne trouve pas une héroïne mais de nombreuses voix qui interpellent, qui bouleversent terriblement. L’émotion est réellement présente tout au long du livre, servie par une écriture tout en finesse, puissante et poétique.

Formidable écrivain, Julie Otsuka a présenté Certaines n’avaient jamais vu la mer lors de sa venue en France à l’occasion du Festival America 2012.

 

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(source images : Electre)

Bienvenue dans le Wyoming

 

Nous évoquons depuis quelques semaines les grands espaces américains. Arrêtons-nous un instant sur l’état du Wyoming !

Carte d’identité du Wyoming 

Capitale : Cheyenne
Nombre d’habitants : 563 000
Superficie : 250 000 m² (soit la moitié de la France)
Date d’entrée dans l’Union : 10/07/1890 (44ème état)

 

Des espaces naturels d’exception

C’est une grande région aux paysages magnifiques à la jonction des Hautes Plaines et des rocheuses. Sur ces territoires très variés, le climat est capricieux. Aride ou montagneux, il offre peu de place à l’agriculture. Le ranching (méthode d’élevage avec une faible densité d’animaux), la production de foin, de betteraves à sucre, de céréales et de laine sont les seules activités terriennes.

Le premier monument national y est consacré : Devil’s Tower. En 1872, la création du Parc National de Yellowstone marqua la naissance du concept de Parc National dans le monde. Il est le deuxième plus grand parc des Etats-Unis (presque 9000 km²). Véritable temple des phénomènes géothermiques, on peut y apprécier la beauté de presque 10 000 geysers et sources chaudes. Avec un peu de chance, on y fait la rencontre de quelques mythiques mammifères : ours noirs, élans, wapitis, grizzlis… Quelques photos ici.

Parmi les autres sites majeurs, le Parc National de Grand Teton est composé d’une impressionnante cuvette glaciaire et de nombreux lacs où l’on aperçoit des pélicans et des wapitis.

Des particularités multiples

Son nom, Wyoming, vient d’une contraction du mot indien Mecheweamiing qui signifie « Les Grandes Plaines ».

Par ailleurs, le Wyoming fut le premier état américain à accorder le droit de vote aux femmes en 1869. Il fut aussi à l’avant-garde en élisant une femme gouverneur en 1925.

Cheyenne, la capitale, est considérée comme la capitale de l’Ouest Sauvage, qui produit chaque année le plus grand rodéo du monde. On y trouve également Cody, ville mythique fondée par « Buffalo Bill », célèbre homme de spectacle.

Le Wyoming comme source d’inspiration

On connaît cet état pour ses histoires de cow-boys, trappeurs, guerres indiennes et caravanes de pionniers. Ces récits romanesques et la nature particulière inspirent fortement les artistes, écrivains et cinéastes. On le voit réellement à travers tous les documents présentés sur ce blog.

D’autres informations ici sur le site de l’Office de tourisme des Etats-Unis.

 

Epona

(sources images : une : Pixabay/tpsdave, carte et images billet : Wipikedia)