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Le nez de Nicolas Gogol

Nous vous proposons à présent un petit voyage dans le temps, au cœur de la Russie du XIXème siècle, qui a vu émerger l’un de ses auteurs les plus influents : Nicolas Gogol.

D’origine ukrainienne, né en 1809 et décédé en 1852, Gogol passa une partie de son existence en Russie et dans les principales capitales européennes, sans cesse en mouvement, recherchant l’inspiration partout au gré de ses voyages.

Son œuvre, imposante, teintée de scandale, sanctionnée à plusieurs reprises par la censure, est considérée généralement comme une forme de satire sociale et politique du régime tsariste, ce qui semble-t-il, n’était pas l’intention de l’auteur qui s’est, d’ailleurs, toujours considéré comme incompris…

Parmi ses écrits, une nouvelle, au ton résolument absurde : « Le nez ».


Cette nouvelle fantastique rédigée au cours des années 1830 est finalement publiée en 1843 dans le recueil des « Nouvelles de Pétersbourg » issu des Œuvres complètes de Nicolas Gogol.

Nous y découvrons une histoire édifiante, celle de M. Kovaliov, assesseur du collège à Pétersbourg, découvrant avec stupeur, un matin, que son nez a disparu. Aucunes cicatrices, aucunes traces ne peuvent témoigner d’une amputation. Il faut se rendre à l’évidence, le nez s’est volatilisé…

Au même moment, à l’autre bout de la ville, Ivan Yakovlévitch découvre avec étonnement dans son pain au petit déjeuner, un nez… Effrayé par cette vision, il tente de s’en débarrasser…

M. Kovaliov, désemparé, entreprend alors des démarches pour retrouver son nez. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il entrevoit au détour d’une rue, son nez, en uniforme brodé d’or !

Ce récit est totalement déroutant ! Les événements, aussi loufoques qu’improbables d’ailleurs, s’enchaînent sans que l’on puisse en dégager un sens, une logique !

Bref, un petit chef d’œuvre de littérature absurde !

A lire absolument !

(sources images : Electre)

Monsieur Cyclopède et Epona

Epona

« La cité de la peur » : Un film de les Nuls

A l’instar de « Autant en emporte le vent », « La fureur de vivre », « A bout de souffle » ou encore « La soupe aux choux », « La cité de la peur » de les Nuls est devenu le film culte de toute une génération de cinéphiles, et de gens, qui aiment bien rigoler…

Mais avant de vous présenter ce film, quelques mots sur le groupe d’humoristes à qui l’on doit la genèse de ce chef-d’oeuvre :

Les Nuls!

Ils sont un mythe du petit écran ! L’humour absurde et décapant des Nuls a marqué bien de téléspectateurs (j’en fais parti) ! Leur bonne humeur et leur enthousiasme étaient communicatifs ! C’est toujours un plaisir de revoir Alain Chabat, Bruno Carette, Chantal Lauby et Dominique Farrugia côte à côte dans un sketch ! Des images qui ne replongent quelques années en arrière…

C’est en 1987, que les Nuls débarquent sur Canal+ avec leur série parodiant Star Trek : « Objectif Nul ». L’originalité du ton, des situations et des personnages imaginés par les Nuls rencontrent très rapidement un grand succès auprès du public. Ce qui permet au quatuor (Malheureusement Bruno Carette disparaît en décembre 1989) de proposer d’autres programmes, sketchs et parodies aussi loufoques et drôles qu’improbables : Le JTN, Les Nuls : l’émission, ABCD Nuls…

Bon bien sûr (c’est évident) tout le monde se souvient de quelques « fausses pubs » des Nuls comme : « Le chat », « Kwiskas », « Robert Tripoux, c’est possible », « Royal Rabbin », « Wishfish » ou bien encore « Magnum choucroute »…

Malgré leur très grande popularité les Nuls décident de tourner la page et cessent les réalisations pour la télévision en 1992…

Par la suite, les Nuls feront quelques apparitions ensemble, notamment dans le film d’Alain Berbérian « La cité de la peur » en 1994!!!

Alors « La cité de la peur« , c’est un film super avec :

Plusieurs acteurs, des décors de cinéma, des effets spéciaux, des chats, un gars qui ressemble à Eddy Mitchell, un cours de suédois, des cascades un peu dangereuses, un commissaire qui se prend pour Rick Hunter, une faucille, un marteau, un record de saut en longueur, une grille d’arbre, une tapette géante et un tueur à la saucisse de morteau…

Voilà!

La cité de la peur

Cliquez ici ou pour visionner la bande annonce et accéder à une présentation correcte du film.

Bon film!

Elias

Elias
Elias

« Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » de Jerome K. Jerome

Pour faire simple, « Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » c’est le récit d’un voyage. Celui-ci n’échappe pas à la règle. Avant de partir à l’aventure, il faut conclure les préparatifs…

« Puis Harris emballa la confiture de fraises au-dessus d’une tomate qui s’écrabouilla, et ils durent enlever la tomate à la petite cuiller. Ce fut ensuite le tour de Georges, qui marcha sur le beurre. (…) Lorsque Georges l’eut décollé de sa pantoufle, ils s’avisèrent de l’introduire dans une bouilloire. il refusa d’y entrer, et ce qui avait réussi à s’insinuer dedans refusait d’en sortir. Ils finirent par l’extraire en le raclant, et le déposèrent sur une chaise. Harris s’assit dessus, le beurre se colla à lui, et ils le cherchèrent dans toute la pièce… »

Ces trois jeunes gens vous paraissent déraisonnables… et pas très malins…

Cela ne fait aucun doute, en effet!!!

Cependant ces joyeux compères ne sont pas dépourvus d’idées audacieuses comme celle d’entreprendre un voyage sur la Tamise, de Kingstone à Londres, pour selon eux, retrouver la santé… (oui, ils sont également, un petit peu, hypocondriaques…)

A travers « Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » Jerome K. Jerome nous entraine dans une escapade fluviale à la fois drôle et pittoresque, riche en rebondissements, en anecdotes et en pitreries…

Ce voyage va être l’occasion pour nos trois amis (sans oublier le chien, bien sûr) de donner libre cours à leur manque de bon sens, de logique, à leur oisiveté et à leur bêtise!!!

Jerome K. Jerome (1859-1927)

Publié en 1889 en Grande Bretagne, ce titre devient rapidement un best-seller, même si les critiques littéraires de l’époque reprochent à l’auteur, un style d’écriture jugé trop « populaire ».

C’est bien grâce à cet ouvrage, considéré aujourd’hui, comme un classique de l’humour anglais, que Jerome K. Jerome rencontre le succès et la célébrité à la toute fin du XIXème siècle…

Par la suite l’auteur produira une dizaine de romans, et ce, jusqu’en 1926. L’année suivante il disparaît, à l’âge de 68 ans, emporté par une hémorragie intra-cérébrale…

Elias

(sources photos : Electre, littératureaudio.com)

« Grammaire française et impertinente » de Jean-Louis Fournier

Vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les principales règles de grammaire française en vous amusant ?

Grâce à un manuel accessible, hilarant…et politiquement incorrect ?

Un manuel vous permettant de dire et écrire correctement bêtises et grossièretés ?

Et bien cet ouvrage de Jean-Louis Fournier est fait pour vous !!!

Collaborateur de Desproges pour la réalisation de l’émission « la minute de Mr Cyclopède », Jean-Louis Fournier, à partir des années 90, confirme son talent et sa créativité dans le domaine de l’humour décalé en publiant plusieurs essais : « la grammaire française et impertinente » en 1992, « l’arithmétique appliquée et impertinente » en 1993, notamment. On l’associe fréquemment à son confrère Jean-Loup Chiflet, avec qui il partage ce sens de la dérision et du comique, ce goût des mots de la langue française. En 1999, dans un autre registre, il aborde l’alcoolisme de son père dans « Il a jamais tué, personne, mon papa » et obtient le prix Femina 2008 pour « Où on va papa ? », un témoignage du handicap de ses fils.

A travers cet ouvrage, Jean-Louis Fournier nous propose une grammaire impertinente qui montre souvent le mauvais exemple, mais toujours la bonne règle ! Des personnages inhabituels dans un livre de grammaire – un condamné à mort, un gangster, un commandant de bord aveugle… – nous enseignent l’usage des prépositions et des conjonctions et conjuguent avec aisance le subjonctif imparfait des verbes les plus délurés !

Un humour efficace et savoureux, tout à fait absurde, qui n’est pas sans rappeler les jeux de mots d’un certain Raymond Devos !

Vous désirez découvrir cet ouvrage sans plus attendre, et bien voici un petit extrait :

« La ponctuation

La virgule (,)

Sépare certains éléments à l’intérieur de la phrase. C’est le signe de ponctuation le plus faible. Elle marque une pause assez courte.

Exemple : Pour ne pas briser la glace, les éléphants ont traversé le lac gelé sur la pointe des pieds.

Les éléphants, voyant le lac gelé, se sont concertés très rapidement, puis, après une pause assez courte, ont décidé de traverser le lac sur la pointe des pieds.

Les deux points  :

Annoncent une citation, une énumération ou un développement explicatif.

Exemple : Un sourire de béatitude irradiait le visage du pape : il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper.

Pourquoi le pape avait-il un sourire de béatitude ? Parce qu’il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper. Il s’agit ici d’un développement explicatif.

Les points de suspension(…)

Indiquent que la pensée reste inachevée.

Exemple : Jonas a eu une nuit agitée, sa baleine avait le hoquet…

On a tous compris qu’il est malaisé de dormir dans une baleine qui a le hoquet (la pensée peut rester inachevée) . »

Un autre exemple sur la fonction du sujet nous est donné ici, par Jean-Louis Fournier en personne…

Célia

[Source Photo : AlexanderStein-Pixabay- Couv. : Electre]

« L’erreur est humaine » de Woody Allen

Vous connaissez certainement Woody Allen comme acteur, scénariste ou encore réalisateur. Nous vous proposons de le découvrir en tant qu’écrivain avec son livre « L’erreur est humaine » publié en 2007.

Dix-huit nouvelles loufoques (et le mot est faible), composent cet ouvrage. Nous avons choisi de vous faire écouter la première nouvelle de ce recueil qui s’intitule « Recalé ». Vous pouvez retrouver cet enregistrement sur France Inter dans l’émission « Micro fiction ».

Nous attendons vos commentaires!

police« Sans foi ni matelas » est l’une des nouvelles. Je vous invite vivement à découvrir cette histoire irrésistiblement drôle aux allures d’enquêtes policières!

Tous les éléments d’un bon polar s’y trouvent : un couple en cavale, des policiers perspicaces, des victimes inconsolables, un témoin qui a plein de choses à raconter et un crime… complètement absurde !!!

En voici un extrait…

A la seconde où la gouvernante entra dans la chambre principale, elle sut qu’il manquait quelque chose. Soudain, elle comprit – elle n’en crut pas ses yeux ! Quelqu’un s’en était pris au matelas et avait découpé l’étiquette portant la mention :  » La loi interdit formellement aux personnes n’étant pas propriétaires de l’article d’en retirer l’étiquette. » Un frisson parcourut Tobias. Ses jambes se dérobèrent sous elle, elle eut envie de vomir.

Elias

(sources photos : Electre et gra3s-Pixabay)

Quand on anime un Voyage sur l’humour

Maintenant que notre voyage touche à sa fin nous saisissons l’occasion de vous dévoiler à notre manière les coulisses des Voyageurs du Soir.

La rencontre avec les partenaires :

Quand on apprend que les partenaires du voyage seront les bibliothécaires du Pays de Pouzauges…

Quand on rencontre notre parrain : les Frisettes Brothers…

La sélection des livres :

Quand on sélectionne les livres du voyage…

Quand on a travaillé toute une journée sur des textes d’Alexandre Vialatte, Alphonse Allais, Nicolas Gogol et Raymond Queneau…

Quand les Fristettes Brothers lisent « Tout Desproges »…

La rédaction des articles du blog :

Quand on a une idée de génie pour notre prochain article …

Quand on rédige un article à la dernière minute…

 Les soirées :

Quand on fait des répétitions avant les soirées

 Quand on s’apprête à monter sur scène…

Les adieux :

Quand on lit l’ultime billet des Frisettes Brothers…

Quand on a terminé la rédaction du dernier billet…

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à ce voyage : Les bibliothécaires et bénévoles du Pays de Pouzauges, Les Frisettes Brother’s et la compagnie Mise en Pièce, et bien sûr vous, lecteurs et bloggeurs.

À l’instar de nos parrains, nous n’avons pas pu résister à l’envie de vous dire au revoir en chanson !

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« Fin de chaîne » de Michel Galvin

Il y a de cela quelques semaines, l’ultime ouvrage de notre sélection était dévoilé sur ce blog… Tel un chant du signe, ce billet semblait signifier pour vous (comme pour nous d’ailleurs) une chose lourde de conséquence:

Le Voyage « Le monde à l’envers », c’est fini !!!

Nous imaginions avec beaucoup de tristesse et d’amertume votre désarroi face à cette terrible nouvelle. Nous ne pouvions pas en rester là!!!

Notre sélection a été dévoilée en intégralité, certes. Eh bien soit ! Nous allons continuer à vous proposer, tout au long de l’été, de découvrir ou redécouvrir des auteurs, comiques et autres personnalités à l’humour définitivement absurde!!! Cette semaine nous vous proposons une BD de Michel Galvin ( pour les bloggeurs assidus, ce nom doit vous dire quelque chose!) intitulée : Fin de chaîne.

 Fin de chaîne

Voici le résumé : Une colonie de dindes du désert se fait méthodiquement exterminer par un mystérieux assassin. Comment savoir s’il s’agit d’actes de barbarie sordides ou tout simplement d’une série d’accident isolés à répétition ? Les oiseaux se ressemblent tous et ne parviennent pas à se distinguer mutuellement. Partagés entre lucidité et bêtise abyssale, ils contribuent au destin cruel et pathétique de leur espèce isolée, inutile et condamnée à disparaître…

Si vous avez apprecié le style graphique et le ton bien décalé de la bande dessinée « West Terne », « Fin de chaîne » vous plaira à coup sûr !!!

Gardez le sourire c’est l’été !

Fini la morosité ambiante !!! Voilà l’été!!!

Après de longs mois de grisaille, tristes et ternes, minés par le vent et la pluie, enfin, l’hiv… euh… l’été !!! (Et franchement ! Le boulversement climatique depuis hier est frappant !).

Alors, il est temps pour toi ! Fidèle bloggeur de t’aérer l’esprit ! Eteins ton ordinateur, quitte ton canapé dans lequelle tu étais affalé ! Descends dans ton jardin, régale toi du chant mélodieux des cigales et des ragondins, profite de cet air chaud et vivifiant ! Entame une belle promenade par delà les sentiers, les prairies, les ruisseaux de notre belle campagne ensoleillée !

Mais ne gambade pas trop loin tout de même et profite de l’une de tes escales bien méritées pour assister au Festival « L’air d’en rire » à Saint Denis la Chevasse, qui nous propose des journées riches en animations et en amusements!

Toutes les infos sur le site internet du festival !!!

Bon vent à toi fidèle bloggeur et surtout : n’oublie pas ta crème solaire!!! hihi!!! et ta capuche !!!