Voyage: Des femmes et des arts

Des femmes et des arts : du talent au génieBelles, talentueuses, créatives, osant l’impossible! Ainsi pourrait-on décrire ces femmes françaises du XXe siècle, telles Colette, Coco Chanel ou encore Marguerite Duras. Du talent au génie, il n’y a qu’un pas pour ces destins extraordinaires, ayant bouleversé les codes au féminin.Courageuses et audacieuses, elles sont devenues incontournables dans le monde des arts. Ces femmes artistes ont su imposer leur créativité, modifiant ainsi l’univers artistique et culturel de la société.

Amélie les crayons, artiste entre mélodies poétiques et historiettes loufoques

L’artiste Amélie les crayons vient de sortir son 6ème album « Mille Ponts ». C’est l’occasion de découvrir de plus près cette chanteuse. 

Née en 1978, Amélie-les-crayons sort d’une formation à l’art dramatique et au théâtre de rue quand elle commence à se mettre à l’écriture de chansons en 1999. Les spectacles s’enchaînant, elle crée le personnage d’Amélie-les-crayons et est rejointe par trois musiciens : Michel Caroline (accordéon, chœurs), Heiko Wilhelm (piano, clarinette, tuba, chœurs) et Laurent Fellot (contrebasse, basse, chœurs). Elle met en place un univers qui privilégie les décors et les personnages, comme au théâtre, plutôt qu’un simple spectacle de chansons.

Autour du spectacle « Le chant des coquelicots », le groupe sort une première démo en 2002 (Le chant des coquelicots), puis un premier album « Et pourquoi les crayons ? » en 2004.

https://soundcloud.com/neomme/lescrayons

En 2007 c’est un nouveau spectacle qui est créé, « La porte plume » associé à un album de même titre, récompensé par le grand prix de l’académie Charles Cros en octobre 2007. Pour ce spectacle, Amélie est entourée d’Olivier Longre (guitare, mandoline, percus, clarinette, flûte, glockenbassn’ spiel, Guillaume Clary (flûtes, clarinette, glock, percussions, chœurs) et Antoine Amigues (piano, guitares, chœurs, percussions).

En 2012, elle sort l’album « Jusqu’à la mer » que vous pouvez écouter sur musicMe via la médiathèque numérique emedia. Ce troisième album à nouveau associé à une tournée de deux ans est cette fois-ci, un spectacle plus simple, intimiste où la qualité des instrumentations et la diversité des instruments joués sont impressionants. Un album extrêmement personnel, où la poésie légère d’Amélie se teinte cette fois-ci de surréalisme et d’ésotérique. Si l’album n’a pas eu le succès immédiat des deux précédents, il prend doucement une place à part dans le coeur des fans, comme un coffret mystérieux dont on découvre les secrets au fil du temps.

Amélie-les-crayons a pris l’habitude de chouchouter son public. En 2014, c’est tout simplement un nouvel album « Méli-Mélo » qui sort sans prévenir ! Un CD en édition limitée de plus d’une heure de musique ! 18 titres revisités, certains en concert, d’autres remodelés à la maison, remontés, réenregistrés, rechantés !

Et enfin, en 2017 « Mille Ponts » : Energie formidable par la danse, le rythme et l’amour des autres : se rejoindre, se parler, se coller, voilà le principe de cette nouvelle aventure chanson portée par Amélie et ses comparses de scène. Retrouvez une vidéo sur laquelle vous pourrez admirer ces pas de danse rythmés. Bonne découverte.

Image de prévisualisation YouTube

Plus d’informations sur son site internet : http://www.amelielescrayons.com/

Les albums : Et pourquoi les crayons, La porte plume, Jusqu’à la mer et Milles Ponts sont disponibles à la Bibliothèque départementale (788 AME).

« Marguerite Duras » de Laure Adler

 

Cet ouvrage de Laure Adler édité chez Flammarion retrace la vie de Marguerite Duras, écrivaine française majeure du  XXème siècle en 5 chapitres passionnants. Largement illustré, vous y découvrirez des manuscrits, photos de cette femme de lettres hors du commun, engagée et qui ne cessera d’écrire.

Au fil du temps, l’écriture amène Marguerite Duras dans l’univers du cinéma et du théâtre. Son livre « Le barrage contre le Pacifique » est  adapté au cinéma et c’est en 1984 qu’elle obtient la consécration avec le prix Goncourt pour son livre « L’Amant ».

Marguerite Duras livre

1914-1932 : Les racines de l’enfance
Née en Indochine en 1914, Marguerite est élevée par une mère lui rappelant sans cesse qu’elle « peut mieux faire ».

« J’ai n’ai eu ni maison familiale, ni jardins connus, ni greniers, ni grands-parents, ni livre, ni camarades qu’on voit grandir. Rien de tout cela. Vous vous demandez ce qu’il reste ? Il reste ma mère. Pourquoi me le cacher ? »

1933-1947 : Temps de guerre
C’est une période où Marguerite devient une intellectuelle engagée, adhère au premier parti de France, allant vendre L’Humanité sur les marchés le dimanche.

« Dans cette période-là de ma première solitude, j’avais déjà découvert que c’était écrire qu’il fallait que je fasse. J’en avais déjà été confirmée par Raymond Queneau. Le seul jugement de Raymond Queneau, cette phrase-là : ‘Ne faites rien d’autre que ça, écrivez.' » 

1948-1963 : La reconnaissance
Marguerite accepte d’écrire le scénario « Hiroshima mon amour », commandé par Alain Resnais, qu’il lui permet ainsi d’obtenir la reconnaissance des milieux intellectuels et artistiques.

 « Je crois que j’ai recherché dans mes films ce que j’ai recherché dans mes livres. En fin de compte, il s’agit d’une diversion et seulement de ça, je n’ai pas changé d’emploi. Les différences sont très petites, jamais décisives. » 

1964-1979 : L’effervescence de la créationmarguerite duras
Marguerite ne cesse d’écrire mais aussi de tourner. Elle se met en scène dans Le Camion, au côté d’un jeune acteur, inconnu du grand public, Gérard Depardieu.

« Mon premier film est La Musica. L’histoire était déjà écrite, il suffisait de la tourner. J’ai eu envie de faire du cinéma parce que les films qu’on faisait avec mes romans étaient pour moi insoutenables. » 

1980-1996: La consécration
Le roman « L’Amant » rencontre un succès populaire avant d’obtenir le prix Goncourt en 1984, prix qu’elle ne viendra pas chercher.

« Mon écriture est la même depuis toujours. Ici, tout au plus, je me laisse aller sans crainte. Les gens n’ont plus peur de ce qui, en apparence en tout cas, semble incohérent. […] L’Amant est un livre tellement plein de littérature qu’elle semble paradoxalement très loin. On ne la voit pas. On ne doit pas voir l’artifice. C’est tout. […] »

 

logolitterature

 

Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait que ce qu’elle veut

Avec sa belle couverture orange flamboyant, le tome 2 des Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, écrit et illustré par Pénélope Bagieu, est paru le 26 janvier dernier aux éditions Gallimard Bande dessinée. Tout comme le premier tome (à la belle couverture bleu azur), publié en septembre 2016, nous découvrons quinze portraits de femmes « culottées », à la personnalité bien trempée et au destin peu ordinaire. L’occasion de mettre en lumière leur auteure, Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait elle aussi que ce qu’elle veut.

 

©Mathilde Chicaud

Il était une fois…

Une vocation précoce

Pénélope Bagieu est née le 22 janvier 1982 dans le 14e arrondissement de Paris. Elle commence à dessiner dès qu’elle est en âge de tenir un crayon et se lance dans l’écriture de livres qu’elle confectionne de A à Z (jusqu’à la reliure au scotch ou à l’agrafeuse). Son avenir est déjà clairement défini : elle sera dessinatrice (elle ne divergera de cet objectif qu’entre 5 et 6 ans, en rêvant de devenir reine d’Amérique, souhait vite enterré pour revenir à ses premières amours graphiques…).

Une histoire de nez

Après des études à l’École nationale supérieur des arts décoratifs de Paris, puis au Central Saint Martins College of Art and Design, elle trouve rapidement un agent, sans doute subjugué par ses nombreux talents. La jeune femme possède en effet de nombreuses cordes à son ar[t], du dessin à l’animation en passant par le graphisme. Tout l’inspire : de la marque de produits surgelés à la lingerie, en passant par son quotidien qu’elle relate sur son blog « Ma vie est tout-à-fait fascinante », sous le pseudonyme de Pénélope Jolicoeur. Mais elle aime surtout croquer l’être humain dans sa diversité, par des personnages hauts en couleurs. Petit détail amusant : elle commence toujours par dessiner leur nez… un cap à passer sans doute… (« C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! ») !

Des culottées

Ses personnages sont à son image : modernes, pimpantes et déterminées à se battre pour s’émanciper des préjugés et des diktats, de Joséphine à Charlotte, en passant par le florilège des Culottées… Ces culottées, des femmes qui ont comme point commun d’avoir pris en main leur destin malgré les nombreux obstacles qui se sont dressés sur leur chemin, au-delà de leur époque, de leur culture, de leur nationalité, de leur métier. Des artistes, des impératrices, certes, mais aussi des gardiennes de phare, des travailleuses sociales, des gynécologues. Le tome 1 s’ouvre ainsi avec Clémentine Delait, femme à barbe née au XIXe siècle, ce qui introduit bien le propos selon l’auteure : des femmes qui ont des c… se considèrent à juste titre aussi libres que les hommes.

Ce projet, à l’origine sous la forme d’un blog hébergé par LeMonde.fr, lui a demandé des mois de documentation, de la lecture d’épaisses biographies au mince filet dans la presse locale. Autour, il a fallu broder une histoire, la mettre sur papier, sur quelques pages, en images. S’imaginer confrontée aux mêmes situations, se transporter dans un contexte parfois très différent de la sienne, incarner le personnage. Un exercice de taille, mais qui fait écho aux propres combats de Pénélope Bagieu. Armée de sa plume et de son bagou, elle n’hésite en effet pas à dénoncer le sexisme dans la profession et dans la société en général, la surexploitation des ressources terrestres ou encore le racisme. Sa plus grande fierté est de donner envie d’apprendre, d’en savoir plus, comme dans ses chroniques dynamiques promouvant la bande dessinée sur le site MadmoiZelle.com. En 2013, elle est ainsi nommée Chevalier des arts et des lettres lors du festival d’Angoulême par la ministre de la Culture. Parions que dans quelques années, quelques pages lui seront consacrées dans le dernier tome des Culottées !

Pour aller plus loin :

Le blog des Culottées
Pénélope Bagieu sur Twitter

Source des premières de couverture : Electre

 

Mathilde Chicaud
Mathilde l’Arbre-en-ciel

 

 

Les rêves dansants

Aujourd’hui partons à la rencontre de Pina Bausch, une  grande dame de la danse contemporaine qui inventera un nouveau genre le « Tanztheater », mêlant la danse à une mise en scène très  proche du théâtre.

Une pièce créée en 1978 jouée par des adolescents

Le documentaire d’Anne Linsel et de Rainer Hoffmann  Les rêves dansants  relate le montage d’une pièce intitulée Kontakthof  créée en 1978 et reprise ici en 2008.

L’audace de Pina Bausch réside dans l’idée de faire jouer cette pièce par un groupe d’adolescents néophytes de 14 à 18 ans. Ceux-ci déploient tant de grâce et d’élégance dans ce qui représente un défi, parfois une épreuve,  qu’ils nous subjuguent. Ils ne connaissaient pas auparavant cette grande artiste, mais ils vont ressortir grandis de cette expérience et c’est magique de voir ces adolescents devenir adultes.

Les répétiteuses font preuve de beaucoup de finesse et de délicatesse pour amener ces jeunes à oser montrer leur corps, car dans cette pièce, il y a de l’agressivité et aussi une infinie tendresse (que l’on devine être celle de Pina Bausch pour le genre humain).Il est également très émouvant de voir l’appréhension et l’excitation de ces jeunes avant leur rencontre avec la chorégraphe et à lui montrer leur travail.

De la chrysalide au papillon

On suit le parcours -initiatique- de certains d’entre eux. Les répétitions sont entrecoupées d’interviews  où les adolescents expriment les sentiments qui les traversent et font écho à la pièce : l’amour, la famille, la mort…Pina Bausch nous touche aussi car elle ne met pas en scène des danseurs correspondant aux canons esthétiques habituels du ballet, mais des corps adolescents, imparfaits, elle qui avait déjà fait jouer cette pièce par des « seniors ».

Le jour de la représentation arrive, on assiste aux essayages, au stress montant et on est avec eux. Pina Bausch elle, garde un calme olympien.Pour vous donner une idée de cette merveille, faites un saut de chat sur ce lien.

Célia

[Sources ill : Jour2fête-Pixabay/avantrend]

Lotte, ne vois-tu rien venir ?

Les aventures du Prince Ahmed

Une pionnière :

Aujourd’hui, voyageons dans le passé, en 1926, dans l’univers de Lotte Reiniger, précurseure dans le cinéma d’animation. Onze ans avant Blanche-Neige et soixante-douze ans avant  Princes et Princesses  de Michel Ocelot, elle utilise le procédé des silhouettes découpées dans le papier.

Je vous invite donc à découvrir un monde féérique avec Les aventures du Prince Ahmed, plongée dans les Contes des Mille et une Nuits, adaptés avec le talent de Lotte Reiniger et d’Edmond Dulac, illustrateur de livres pour enfants à qui l’on doit les superbes couleurs à l’encre.

En voici le synopsis :

Dans un royaume d’Orient, le jour de l’anniversaire du calife, son fils Ahmed enfourche le cheval ailé d’un sorcier africain. L’animal entraîne le jeune prince dans une grande aventure, loin de son pays d’origine, sur l’île de Wak-Wak. Subjugué par sa beauté, le jeune homme enlève la souveraine des lieux. Mais les démons de l’île, comme le sorcier africain, ont juré sa perte. Capturée par le mage, la belle princesse est vendue à l’empereur de Chine. Ahmed, aidé par une sorcière, tente d’organiser son évasion…

Un trésor de créativité et de poésie :

Le film d’une heure et quelques minutes est découpé en cinq actes. Il regorge de détails somptueux plus impressionnants les uns que les autres. Il aura fallu trois ans à Lotte Reiniger pour rassembler les 100 000 images nécessaires à la réalisation de ce film. Pour la technique, vous trouverez plus de  détails ici.

L’histoire est assez farfelue, mais après tout c’est bien  la moindre des choses pour un conte…Elle foisonne de personnages, de monstres, reprend les codes des contes orientaux (un calife, des palais, Aladin et sa lampe, un  tailleur amoureux d’une princesse…) tout en ajoutant des éléments sortis de l’imagination de Lotte Reiniger : la sorcière et son Royaume de la Montagne en flamme, le mage africain, une excursion en Chine…Tout est fin et délicat dans cette œuvre exigeante et dont on aurait tort de se priver.

Si vous n’en avez pas assez le DVD propose cinq courts-métrage en bonus !

Célia

[Source ill : Carlotta films et Pixabay-strecosa]

Juliette, c’est nous.

 

Après l’excellent Rosalie Blum, superbe roman graphique de Camille Jourdy, adapté à l’écran par Julien Rappeneau (avec dans les rôles titres Noémie Lvovsky et Khyan Kojandi), cette auteure signe un  second très beau roman graphique tout en finesse et sensibilité.juliette

Juliette,  graphiste à Paris, rentre dans sa famille en province où elle séjourne chez son père et en profite pour rendre visite à sa sœur, Marylou.

Les deux sœurs sont très différentes. L’une mène sa vie de famille avec enthousiasme, tout en ayant une liaison avec le vendeur de costumes local.

L’autre, Juliette, plus douce et réservée, se démène avec ses angoisses qui refont surface. Heureusement pour elle et pour nous elle rencontre un gentil garçon.  Tous deux se prennent d’affection pour un petit caneton perdu qui pourrait symboliser leur solitude. Les deux nouveaux amis se comprennent et s’écoutent sans se juger.

Les deux sœurs profitent de ces instants partagés en famille pour régler leurs comptes. Juliette souhaite se débarrasser de cette image de fille « fragile » et Marylou voudrait ne plus être « la plus forte » à qui l’on confie toutes les responsabilités.

Juliette et Marylou font également face à des parents vieillissants et séparés, rejouant leur divorce à la moindre occasion. La grand-mère suit de loin entre deux échappées dues à sa maladie d’Alzheimer.

Camille Jourdy met en scène dans ce magnifique roman graphique des scènes de la vie quotidienne qu’on est tous amenés à rencontrer un jour ou l’autre. Elle en parle avec tendresse, humour et bienveillance et ça fait du  bien.

Le dessin est presque enfantin, les couleurs vives, le tout s’apprécie comme des bonbons colorés, dont on se ressert sans pouvoir s’arrêter…C’est jouissif, une véritable bulle de bonheur qu’on n’a pas envie de voir s’éclater.

Pour mieux connaître l’auteure et son travail, Laurence Le Saux signe un beau portait de Camille Jourdy ici.

Vous avez de la chance, vous qui n’avez pas encore lu ce petit bijou !

Celia

Connaissez-vous vraiment Fred Vargas ?

Rien de tel qu’un petit quizz pour tester vos connaissances sur l’auteur incontournable Fred Vargas !

1- Fred Vargas est
– un homme
– une femme

2- Fred Vargas est un pseudonyme. A quoi fait-il référence ?
– à Valentina Vargas, actrice chilienne
– à Mario Vargas Llosa, écrivain péruvien
– à Maria Vargas, personnage joué par l’actrice Ava Gardner

3- Quel est son véritable nom ?
– Frédérique Ardouin-Rousseau
– Frédérique Audoin-Rouzeau
– Frédérique Bardouin-Rousseau

4-Quel est le premier métier de Fred Vargas ?
– avocate
– architecte
– archéologue

5- Comment s’appelle l’enquêteur récurrent de ses romans ?
– Adam Dalgliesh
– Jean-Baptiste Adamsberg
– Fabio Montale

6- Le commissaire vit une histoire d’amour compliquée avec une femme, Camille Forestier. Quel est son métier ?
– pâtissière – zingueur
– musicienne – plombier
– cuisinière – soudeuse

7- Quel est le 1er roman de la série du Commissaire Adamsberg ?
– Sous les vents de Neptune
– L’Homme aux cercles bleus
– Dans les bois éternels

8- Lequel de ses romans a été adapté au cinéma ?
– Temps glaciaires
– Sous les vents de Neptune
– Pars vite et reviens tard

A vous de jouer ! J’attends vos réponses !

Epona

De Vargas aux jeux de l’amour et de la mort

Bonjour à tous,

Aujourd’hui nous allons parler d’une icône féminine du polar. Avec son premier roman paru en 1986, Fred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau est une figure inconditionnelle du polar français. Ce pseudonyme a été choisi en référence à Maria Vargas joué par l’actrice Ava Gardner dans le film La Comtesse aux pieds nus. C’est donc sous le titre Les jeux de l’amour et de la mort qu’elle signe sont son premier roman où elle met en scène une enquête policière dans le domaine de l’art.

Tom, jeune peintre débutant, cherche à faire ses preuves dans le métier mais ne sait pas comment s’y prenre. Il va alors tenter d’approcher le plus grand artiste de son époque, R.S Gaylor, lors d’une soirée de gala afin de lui soumettre ses premières esquisses de peinture. Mais son plan tombe à l’eau lorsqu’il bute sur un cadavre alors qu’il pénétrait dans le bureau du peintre sans y avoir été invité…jeu-amour

Tom est un héros sympathique, attachant et loufoque: un grand artiste distrait. Suspecté de meurtre, il ne fera rien pour se disculper, enchaînant gaffes sur gaffes, au grand désespoir de l’inspecteur Galtier

D’une apparence plutôt classique, ce policier nous passionne par son histoire tortueuse. En suivant tantôt les réflexions et les actions de Tom, tantôt celles de Galtier, tantôt celles de Jeremy, l’auteur nous perd sur différentes pistes, avec plusieurs scénarios plausibles, mais sans que l’on devine jamais quelle pourrait être la vérité.  Et si tout le monde avait fait fausse route depuis le début ?

Dans ce roman j’ai surtout aimé l’interaction entre les deux personnages principaux : Tom et Galtier. Leurs échanges sont un mélange entre la curiosité et l’énervement, ils sont tous les deux intrigués par l’autre sans arriver à se déchiffrer

Une lecture fluide et agréable : je conseille ce roman pour quiconque veut se lancer dans le genre policier !

(Source images: couverture du livre : Electre; livre en cœur : Pixabay) 

Sunray