Voyage: Du vent du sable et des étoiles…

Du vent, du sable et des étoiles…Découvrir les écrits de Saint-Exupéry, c’est s’offrir un voyage d’une infinie richesse.

Un fabuleux voyage….

Chers voyageurs,

Ce voyage Du vent, du sable et des étoiles, nous a permis de nous immerger dans la vie et l’oeuvre de Saint-Exupéry durant toute la saison. Ses écrits, ses pensées, ses dessins ont, nous l’espérons, contribué à l’épanouissement de chacun.

 

 Ce voyage saisissant, riche, étonnant et animé reste en ligne sur ce blog. Merci à tous les voyageurs qui ont contribué à l’enrichissement de cette saison et immense merci à notre marraine Delphine Lacroix pour ses épisodes passionnants.

Restez connectés et allez visiter le site de la Succession Antoine de Saint-Exupéry, véritable mine d’informations pour connaître encore mieux cet homme incroyable qu’était Saint-Exupéry :

                                                                                                                                             Pique la lune

Saint-Exupéry près de chez vous

Chers amis,

Le voyage « Du vent, du sable et des étoiles… » peut continuer dans votre bibliothèque. En effet, du matériel peut être mis à disposition :

– une exposition de 24 panneaux qui retrace, époque après époque, la vie et les réalisations de l’écrivain-pilote Antoine de Saint-Exupéry : son enfance, l’Aéropostale, l’Argentine, l’écrivain, l’inventeur, Le Petit Prince…

– une sélection d’ouvrages qui présente Saint-Exupéry : l’homme, l’aviateur, l’illustrateur…

– des immenses bâches, des sacs postaux… 

Nous sommes à votre écoute pour développer avec vous et votre bibliothèque un projet pour continuer de découvrir Saint-Exupéry, sa vie, son oeuvre, ses réflexions…

« Ça, c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans. »

Le coup de crayon de Saint-Ex

Chers voyageurs,

Profitez de l’été pour vous laisser emporter par les dessins de Saint-Exupéry. Cet ouvrage rassemble esquisses, dessins et croquis réalisés tout au long de la vie de l’auteur du Petit Prince. Tous ces documents ont été receuillis par des collectionneurs du monde entier.

Notons que ce magnifique catalogue, édité chez Gallimard en 2006, a été établi et présenté par Delphine Lacroix, notre marraine.

N’hésitez plus et voyagez à travers ses dessins d’une infinie richesse !

Bon été !!

L'exposition Petit Prince en Corée !

Depuis la fin du mois de juin, une exposition Petit Prince est présentée à Séoul jusqu’à la fin de l’été.
Les coréens connaissent Le Petit Prince depuis de nombreuses années car les traductions du texte sont nombreuses (au moins 30 !).
Frians de la culture française, les coréens apprécient tout particulièrement le livre.
Le bâtiment qui abrite l’exposition est un nouveau lieu qui sera complètement terminé en 2013. Il s’agit du Dongdaemun Design Plaza and Park.
Voici quelques images et un lien qui vous en dira plus ainsi qu’un article, mais en coréen !

Site officiel de l’exposition.

Antoine de Saint-Exupéry en Argentine

C’est en novembre 1928 qu’Antoine de Saint-Exupéry apprend, par Didier Daurat, chef d’exploitation de la Compagnie Aéropostale, son affectation en Amérique du Sud, mais ce n’est qu’en septembre de l’année suivante qu’il reçoit la confirmation de son départ pour l’Argentine. Il part de Bordeaux le 9 septembre 1929 sur un cargo des Chargeurs Réunis, fait une escale à Lisbonne le 12, passe par Dakar et arrive à Buenos Aires le 12 octobre, après 18 jours de traversée. Ses amis Guillaumet, Reine et Mermoz l’attendent sur le quai et l’accompagnent au Majestic Hotel sur l’avenida de Mayo, un grand boulevard de Buenos Aires. Il réside ensuite calle Florida, une des rues les plus animées de la ville, dans un immeuble de quinze étages, ce qui le change de sa cabane de Cap Juby.
Peu attiré par la vie trépidante de la capitale, qui comptait plus de deux millions d’habitants, il s’envole avec Paul Vachet, chef d’exploitation de l’Aeroposta Argentina, une filiale de l’Aéropostale. Tous deux partent vers le sud sur plus de 900 km jusqu’à Comodoro Rivadavia. Le 17 octobre, ils retournent à Buenos Aires avec le courrier.  Avec Bernardo Artigau — sur le terrain de Bahia Blanca — et Rufino Luro Cambaceres — sur celui de San Antonio Oeste —, Vachet avait déjà étudié l’extension de la ligne jusqu’à Comodoro Rivadavia.
Le 25 octobre, Saint-Exupéry est nommé pour remplacer Paul Vachet et ouvre la ligne de Patagonie. Son nouveau poste implique de superviser toute l’exploitation argentine, d’engager du personnel, de gérer les équipements et de surveiller les aéroports. Le 1er novembre, Mermoz inaugure officiellement la ligne de Patagonie et relie Buenos Aires à Comodoro Rivadavia sur un Laté 28.
Marcel Bouilloux-Lafont, homme d’affaire français qui s’était installé au Brésil et avait racheté la Compagnie Latécoère en 1927, avait étendu le réseau de l’aviation commerciale en Argentine, en Uruguay, au Paraguay, au Brésil, au Chili et au Pérou. En moins de trois ans, près de 20 aéroports étaient en service. Mermoz, qui était une légende vivante dans toute l’Amérique du Sud, avait ouvert les nouvelles lignes tel un « défricheur », comme se plaisait à le nommer Saint-Exupéry.
Le service de nuit entre Rio de Janeiro et Buenos Aires est inauguré le 1er janvier 1929. En février 1930, la ligne se poursuivait jusqu’en Terre de Feu, dont les escales sont Bahia Blanca, San Antonio Oeste, Trelew, Comodoro Rivadavia, Puerto Deseado, Puerto San Julian, Puerto Santa Cruz et Rio Gallegos, situé à 80 km au nord du Détroit de Magellan.
La grande difficulté de cette aventure était le vent. Il commençait à San Antonio et se renfonçait progressivement vers le sud, jusqu’à atteindre des vitesses extrêmes de 200 km/h, dépassant la vitesse des avions ! Saint-Exupéry raconte une des aventures les plus surhumaines qu’il ait vécue dans un chapitre de l’édition américaine de Terre des hommes, paru dans Marianne en 1939 et repris dans la Œuvres complètes sous le titre « Le pilote et les puissances naturelles » [Pléiade, p. 287 à 296].

« D’abord, je n’avançais plus. Ayant obliqué sur la droite, pour corriger une dérive soudaine, je vis le paysage s’immobiliser peu à peu, puis s’enrayer définitivement. Je ne gagnais plus de terrain. Mes ailes ne mordaient plus sur le dessin du sol. Cette terre je la voyais basculer, pivoter, mais sur place : l’avion dérapait désormais comme un engrenage usé. »

L’autre difficulté était la nuit. Et c’est pendant son séjour argentin qu’il rédige Vol de nuit.
Fin mars 1930, la ligne Buenos Aires-Rio Gallegos est ouverte au service régulier et c’est en mai que Mermoz effectue la première traversée de l’Atlantique sud sans escale, avec sa charge de courrier. Un mois plus tard, en juin 1930, Guillaumet survit à son terrible accident dans la Cordillère des Andes et dont l’aventure sera immortalisée dans Terre des hommes.

Enfin, c’est en septembre que Saint-Exupéry rencontre Consuelo Suncin, dont il tomba éperdument amoureux et qu’il épousera l’année suivante.

Le séjour de Saint-Exupéry en Argentine fut donc riche d’aventures et de rencontres. Bien qu’il se montre parfois un peu nostalgique, en particulier dans sa correspondance avec sa mère, ces années sont parmi les plus belles, comme il le dit dans une lettre à son ami argentin (et compagnon pilote) Rufino Luro Cambaceres. Malgré les déboires de l’Aéropostale et de ses problèmes politico-financiers, les souvenirs restent vifs dans sa mémoire. Voici la lettre qu’il rédige vers 1934-1936 et qui reflète ses pensées. Enfin, pour faire durer ce voyage en terre argentine, on recommande la lecture d’un article de Clara Rivero, « Tina, un chapitre inachevé », ainsi que l’épisode des « princesses argentines », le chapitre 5 de Terre des hommes intitulé « Oasis ».

Antoine de Saint-Exupéry aux USA

Saint-Exupéry s’est rendu plusieurs fois aux États-Unis où il était connu grâce à son roman Vol de nuit paru sous le titre Night Flight qui est rapidement un best-seller et dont la traduction anglaise est élue Book of the Month Club, une importante distinction littéraire outre-Atlantique. L’adaptation cinématographique en 1933, de Clarence Brown, avec Clark Gable, John et Lionel Barrymore, est aussi un succès.

Saint-Exupéry, après son raid Paris-Saigon (qui se termine dans le désert dit de Libye, fin 1935, et dont il racontera l’incroyable aventure dans Terre des hommes), décide de tenter un nouveau Raid, New York-Terre de Feu, avec son nouveau Simoun. Il embarque donc avec son avion à bord du bâteau transatlantique Île-de-France au début de 1938.
Le 15 février 1938, Saint-Exupéry et Prévot prennent le départ de New York avec l’intention d’atteindre Punta Arenas. Ils parcourent 5 500 km jusqu’à Guatemala City où ils font le plein de carburant le 16 février. Ils ignorent ou peut-être oublient que le gallon guatémaltèque de 4,5 litres est différent de celui américain qui ne fait que 3,8 litres et charge trop les réservoirs. Trop lourd, l’avion ne parvient pas à décoller et s’écrase en bout de piste. Par miracle il ne prend pas feu. Prévot s’en sort avec une jambe cassée. Plus sérieusement atteint de huit fractures, Saint-Exupéry est hospitalisé plus d’un mois au Guatemala avant de poursuivre sa convalescence à New York. C’est alors qu’il reprend les divers articles publiés dans les années 1930 et rédige une bonne partie de Terre des hommes, sollicité par Reynal & Hitchcock, ses éditeurs américains.

Saint-Exupéry repartira à New York avec son ami Guillaumet à bord de l’impressionnant hydravion Lieutenant-de-Vaisseau-Paris en juin 1939, puis reviendra en juillet, par bateau cette fois, pour faire la promotion de Terre des hommes dont le succès à New York est considérable.

Mais la guerre en Europe l’oblige à rentrer fin août, où il est immédiatement appelé pour servir son pays en tant qu’officier de réserve. La guerre est déclarée début septembre 1939.

Mais le plus long séjour de Saint-Exupéry aux USA se fera après l’armistice et la défaite de la France. Il y restera de janvier 1941 jusqu’en avril 1943, alors qu’il n’avait prévu d’y rester que quelques semaines. Il embarque à bord du Siboney, le 21 décembre 1940, de Lisbonne, désespéré par la situation internationale et meurtri par la mort de son ami Guillaumet, abattu en novembre 1940, aux commandes de son avion. Il souhaite convaincre les américains de rentrer en guerre du côté des Alliés car il est persuadé que la victoire contre le nazisme ne sera possible qu’avec l’aide de la puissance américaine.
Regrettant de devoir quitter les siens et la France, il éprouvera ce long séjour comme un exil, malgré l’accueil extraordinaire de ses amis américains et français (ses éditeurs, son traducteur Lewis Galantière et quelques amis français residant à New York, dont ses grands amis Bernard Lamotte et Annabella).
Malgré des soucis de santé (il sera opéré à Los Angeles suite à des montées de fièvres inexpliquées dues à ses nombreux accidents dont le plus grave fut celui à Guatemala City), cette terre d’accueil sera pour lui un temps très dense d’écriture puisqu’il rédigera Pilote de guerre, Le Petit Prince et la Lettre à un otage.
Cette riche période de création littéraire sera contrebalancée par des querelles aux sein des exilés français, dont il souffrit beaucoup, sans oublier le poids qu’il ressent à se sentir éloigné de la France, de la bataille, de ses amis et de sa famille et des « quarante millions d’otages » qu’il évoque dans ce court et sublime texte qu’est la Lettre à un otage. Il décide de reprendre le combat avec ses camarades du II/33 et part sur un bateau de guerre américain pour l’Afrique du Nord en avril 1943, quelques jours après la publication du Petit Prince.

Les États-Unis ont donc considérablement marqué la vie de Saint-Exupéry ainsi que son œuvre littéraire. Il est très impressionné par le mode de vie américain quoique sceptique mais il ne cache pas, dans ses correspondances, les sentiments de solitude et de tristesse qui l’habite pendant cette période de guerre (malgré ses amitiés féminines qui lui apporte du réconfort et la présence de Consuelo qui le rejoint en 1942). Il sent que sa place est dans la reprise du combat avec ses camarades et qu’il ne retrouvera pas de paix intérieure tant que la guerre ne sera pas terminée, Paix qu’il ne connaîtra pas.

 

 

 

Retour sur le colloque Pilote de guerre

Colloque Antoine de Saint-Exupéry-Pilote de guerre

Le jeudi 28 juin après-midi et vendredi 29 juin toute la journée, s’est tenu dans la salle des fêtes de Saint-Maurice-de-Rémens, un colloque consacré à l’auteur de Pilote de guerre.

Pilote de guerre est sorti aux États-Unis en février 1942 et en France, en novembre, puis fut rapidement interdit par les forces d’Occupation. Ce colloque a permis d’éclairer l’engagement singulier de Saint-Exupéry pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous avons ainsi pu mieux comprendre son combat et ses prises de position, ses questions et même ses doutes grâce aux historiens qui ont replacé le débat et les enjeux dans cette époque troublée.

Alors que le 6 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de la guerre, Saint-Exupéry rejoint la base de Toulouse-Francazals, bataillon de l’air n° 101, avec le grade de capitaine, il se voit doté d’un poste d’instructeur de navigation, mais vit difficilement cette charge, se sentant éloigné de l’action véritable. Il demande à être affecté à la chasse mais le poste lui est refusé. Il ne souhaite pas non plus piloter des bombardiers ou transporter des ministres et des généraux.

Un paragraphe de Pilote de guerre résume sa situation : «Laissez-vous affecter ici ou là. Là est votre place. Vous y serez plus utile qu’en escadrille. Les pilotes, on peut en former par milliers.” La démonstration était péremptoire. Toutes les démonstrations sont péremptoires. Mon intelligence approuvait mais mon instinct l’emportait sur l’intelligence. Pourquoi ce raisonnement m’apparaissait-il comme illusoire alors que je n’avais rien à lui objecter? Je me disais: “Les intellectuels se tiennent en réserve, comme des pots de confitures, sur les étagères de la Propagande, pour être mangés après la guerre…” Ce n’était pas une réponse  !»

Mais c’était son instinct et Saint-Exupéry suit toujours son instinct, parfois à son détriment, mais toujours en suivant une ligne de conduite, fondée sur quelques vérités essentielles que la guerre exacerbe.

Grâce à de multiples interventions auprès des autorités civiles et militaires, à de longues supplications pour « participer », il obtient d’être affecté au Groupe de Reconnaissance Aérienne II/33, le 26 novembre 1939. Il rejoint son escadrille à Orconte (Haute-Marne) le 3 décembre, enfin dans sa fonction, enfin pilote de guerre. Son expérience au sein du II/33 lui fait redécouvrir des vérités simples qu’il s’efforcera d’exprimer dans trois publications, sa trilogie de la guerre :Pilote de guerreLe Petit Prince et la Lettre à un otage. Et peut-être Le Petit Prince n’est-il véritablement compréhensible qu’à partir du chaos total où il est né. À cette trilogie s’ajoute les indispensables Écrits de guerre, somme éditée sous la direction de Nelly de Vogüé, en 1982, chez Gallimard.

Les intervenants, issus d’horizons divers, ont éclairé par leur regard, leurs connaissances, leurs questionnements et leurs analyses, l’engagement singulier de Saint-Exupéry dans la guerre. Nous avons donc pu mieux comprendre et interroger ses écrits et sa vie, ses sentiments, ses arguments et ses prises de position. Dans un premier temps, grâce au contexte historique, aux réalités militaires, au GR II/33 (son quotidien, sa fonction et ses missions), et à l’approche d’autres démarches de résistance.  Et dans un second temps, grâce à l’histoire éditoriale du livre (son enthousiasme outre-Atlantique et les manipulations dont il a été victime en France — ce qui laisse supposer que Saint-Exupéry est peut-être toujours un peu mal compris), grâce aux liens qui se tissent entre histoire et littérature (réception, enjeux, implications, querelles, exclusions, censures, violences,…), grâce aux images enfin.

Saint-Exupéry pense que « c’est toujours dans les caves de l’oppresseur que naissent de nouvelles vérités.» Il a malgré tout essayé de nous en transmettre. À nous de les écouter.

 

JEUDI 28 JUIN 2012

Pierre Laborie, «De l’événement au trou de mémoire : l’effondrement de la France en mai et juin 1940»
Philippe Garraud, «La défaite de 1940 : contexte et logiques»
Claude Carlier, «1940 – Saint-Exupéry dans la tourmente : Vie et destin des pilotes de guerre»
Laurent Israël, «Souvenirs de mon père et du GR II/33»
Fabienne Federini, «De la nécessité de penser la singularité : le cas exemplaire des intellectuels engagés dans la résistance armée»

VENDREDI 29 JUIN 

Thanh-Van Ton-That, «À la recherche de l’enfance perdue : mémoire et écriture de survie dansPilote de guerre»
Thierry Spas, «Images de la résistance dans Pilote de guerre»
François Gerber, «Une certaine idée de la France dans les écrits de Saint-Exupéry»
Olivier Odaert, «Une résistance littéraire : les enjeux narratifs de Pilote de guerre»

Jeffrey Mehlman, «Un regard outre-Atlantique sur Saint-Exupéry exilé à New York»
Alban Cerisier, «L’édition française de Pilote de guerre»
Philippe Forest, «Chacun est seul responsable de tous – Éthique, esthétique et responsabilité dans l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry»

Barbara Hutt, comédienne, a ponctué le colloque de lectures qui ont donné une voix à Saint-Exupéry et ont permis d’écouter ses mots.
Ce colloque a été organisé par Delphine Lacroix, de la Succession Saint-Exupéry – d’Agay, avec le soutien des Éditions Gallimard, de l’Université Paris-Est Créteil et de la municipalité de Saint-Maurice-de-Rémens, qui nous a accueillis durant ces deux jours.

Citadelle : l'oeuvre posthume

Amis voyageurs,

Ebauché dès 1936, cet ouvrage de Saint-Exupéry est élaboré parallèlement à Terre des hommes, Pilote de guerre, Le Petit Prince. Publié pour la première fois en 1948, le manuscrit est structuré en 219 chapitres dont l’ordre n’est peut-être pas celui que l’auteur aurait privilégié s’il avait pu achever son travail. Cette organisation des chapitres tente de dessiner une vision cohérente du message de Saint-Exupéry.

Son écriture poétique entremêle vocabulaires religieux, moraliste, mélancolique et envolées lyriques. Conteur né, il construit une oeuvre littéraire où la pensée philosophique est illustrée de paraboles. Les idées, parfois ardues à comprendre, ne peuvent laisser indifférent.

« Seul compte pour l’homme le sens des choses. »

Bonne lecture.