Voyage: L’expérience de la nature

L’expérience de la natureNous vous proposons un voyage à travers les grands espaces de l’ouest américain, grâce à la découverte d’auteurs incontournables et des gens qui vivent dans ces grands espaces. Le décor est planté maintenant place aux personnages…

La consolation des grands espaces de Gretel Ehrlich

Aujourd’hui, découvrons l’Etat le moins peuplé des Etats-Unis, le Wyoming, au travers d’un roman beau et contemplatif : La Consolation des grands espaces.

consolationgrandsespaces

À la suite d’un deuil, Gretel Ehrlich, scénariste à Hollywood, part à la recherche d’un lieu où abriter sa douleur. Ce sera le Wyoming. De cette existence au cœur d’une nature presque intacte, en compagnie de bergers et de cow-boys auprès desquels elle va redonner un sens à sa vie, est née La Consolation des grands espaces. À la manière de Walden ou la Vie dans les bois de Thoreau ou de Pèlerinage à Tinker Creek d’Annie Dillard, cette peinture d’une Amérique insoupçonnée est aussi le récit d’une expérience essentielle, d’une renaissance bouleversante, vécue dans le souffle vivifiant d’espaces vierges où l’auteur découvre enfin le sentiment de faire partie d’un tout.

Et voici un extrait pour amorcer le voyage :

« Ce que dissimule ce laconisme, c’est de la timidité. Il n’y a pas de mots pour exprimer les sentiments. Ce n’est pas de l’inhibition, car toujours on perçoit un solide caractère sous cette réserve, comme si le vent qui laboure la terre du Wyoming avait emporté les voix de ses habitants, mais que tout le reste s’était fortifié dans l’épreuve.J’ai passé des heures dans un pick-up qui montait à un campement, à l’aube, sans qu’aucune parole ne soit échangée ; j’ai connu des repas où les seuls mots prononcés étaient : « Merci, m’dame » marmonnés à la fin du dîner. Le silence est profond. Plutôt que des paroles, c’est un regard que l’on partage. Observé avec intensité, le monde se transforme. »

Bonne Lecture !

Calamity

(Crédit photo : Falkenpost – pixabay / Couverture : Electre)

Voyage au coeur de Brokeback Moutain…

Amis voyageurs,

Prenons de l’altitude afin de respirer le grand air frais des montagnes !

Tous en selles, direction Brokeback Mountain. Pour ceux qui ne connaissent pas l’excellent film d’Ang Lee « Le Secret de Brokeback Moutain » (2005), un petit résumé s’impose.Brokeback_mountain

Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys sont engagés pour garder ensemble un troupeau de mouton à Brokeback Moutain. Isolés au milieu d’une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu’inattendue. A la fin de la saison de la transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée Alma, tandis que Jack épouse Laureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l’amour né à Brokeback Mountain.

Adapté de la nouvelle « Brokeback Moutain » d’Annie Prouxl, ce film est brillant par sa beauté époustouflante, une véritable invitation au voyage. En effet, Ang Lee nous emmène au cœur de paysages éblouissants de pureté. On ne peut que saluer le jeu d’Heath Ledger et de Jake Gyllenhaal, tous les deux formidables dans leurs rôles. Leurs personnages sont à fleur de peau, inquiets, passionnés, amoureux. Le silence reste maître jusqu’au bout dans ce film où nos deux cow-boys n’osent avouer leurs sentiments . Ang Lee joue principalement sur les émotions de ses acteurs. Sa réalisation est en effet très sobre mais permet de sonder au plus profond des âmes d’Ennis et Jack.

Pas étonnant que ce film ai remporté de nombreuses récompenses comme le lion d’or à la Mostra de Venise, l’oscar du meilleur réalisateur, du meilleur scénario adapté et l’oscar de la meilleure musique.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir ou redécouvrir la bande annonce de ce film si émouvant : c’est par ici !

Voilà donc un film incontournable emprunt de sensibilité et d’émotion. Je le conseille à ceux qui ont envie et besoin de s’évader pour un temps.

Bon visionnage,

Sunray

[Source photos : Paysage de montagnes : TpsDave/Pixabay — Affiche :CVS]

A vous de jouer !

Pour poursuivre notre voyage dans l’Ouest américain, je vous propose un quizz sur le film Il était une fois dans l’Ouest, qui se passe au moment de la conquête de l’Ouest américain.

Il_etait_une_fois_dans_l_Ouest

Connaissez-vous bien ce film ?

1- Quel réalisateur italien s’est occupé du tournage du film ?
a) Giancarlo Santi
b) Sergio Leone
c) Tonino Valerii

2- En quel année est-il sorti ?
a) 1958
b) 1968
c) 1978

3- Quel acteur interprète le rôle de Frank ?
a) Charles Bronson
b) Henri Fonda
c) Jason Robards

4- Au début du film, d’après le chef de gare, combien les trois hommes en cache-poussière lui doivent-ils ?
a) 3 dollars
b) 5 dollars et 80 cents
c) 7 dollars et 70 cents

5- Combien d’enfants Peter McBain a-t-il ?
a) 3
b) 4
c) 5

6- Comment Peter Mac Bain a appelé sa résidence ?
a) Le désert aride
b) La source fraîche
c) La ville nouvelle

7- Qui a tué Dave Jenkins ?
a) Frank
b) Le Cheyenne
c) L’homme mystérieux

8- A combien s’élève le montant de la prime fixée sur la tête du Cheyenne ?
a) 1000 $
b) 2500 $
c) 5000 $

9- Que voulait construire Peter Mc Bain autour de sa demeure ?
a) Une gare entourée d’une ville
b) Une église
c) Une auberge

10- A la fin du film, qui est encore en vie ?
a) L’homme mystérieux
b) Frank
c) Le Cheyenne

A vous de jouer !

Petit indice : des réponses sont disponibles plus loin sur le blog !

Epona

Born to be wild !

route 66

Qu’évoquent pour vous l’Ouest américain ? L’épopée des pionniers lors de la ruée vers l’or probablement? Un western opposant cowboys et tribus indiennes? Ou peut-être tout simplement des paysages grandioses?

L’Ouest américain, c’est tout cela et bien plus encore ! C’est aussi une quête d’espace, de rencontres nouvelles et une soif de liberté!

Certains vont l’assouvir au volant d’un bolide en sillonnant les états de long en large sur des routes rectilignes et démesurées. Pour eux, la route est devenue un style de vie…

Le cinéma s’est inspiré du phénomène et en a fait un genre particulier : « le road movie ». L’Ouest américain avec ses vastes étendues sauvages se prête tout à fait à ce genre d’aventures motorisées !

Officiellement, le premier « road movie » est « Easy Rider » réalisé par Dennis Hopper en 1969.

Deux motards sans histoire entreprennent un long périple à moto jusqu’à La Nouvelle-Orléans. Partant de San Diego, ils empruntent donc à rebours le trajets de leurs ancêtres colons… Un clin d’œil symbolique de rejet de l’American way of life… Ces hippies marginaux seront confrontés au cours de leur voyage à la violence d’une société profondément  conformiste et intolérante…

Autre film, autre classique du genre : « Point limite zéro ». Ce film datant du début des années 70 participe également à cet esprit de contestation sociale en vogue à l’époque. L’histoire est sensiblement la même qu’« Easy Rider » : un homme solitaire et épris de liberté cherche à fuir un monde qu’il ne comprend plus et où il n’a pas de place.

A bord d’une Dodge Challenger RT (une pony car mythique!), Kowalski doit parcourir plusieurs centaines de kilomètres en un week-end, de Denver à San Francisco. L’histoire dégénère suite à une banale infraction de la route et se conclue tragiquement à Cisco en Californie…

Bien d’autres films ayant pour cadre l’Ouest américain ont ponctué l’histoire du « road movie » depuis les années 60 parmi lesquels : « Macadam à deux voies » de Monte Hellman, « Thelma et Louise » de Ridley Scott, « Un monde parfait » de Clint Eastwood »…

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce genre cinématographique, je vous conseille le livre suivant :

« Road movie, USA » de Bernard Benoliel et Jean-Baptiste Thoret aux éditions Hoëbeke, paru en 2011.

Road movie, USA

Ce documentaire richement illustré propose une immersion inédite dans l’univers du « road movie » sous différents angles.

Et pour conclure sur une note musicale, je vous propose d’écouter un morceau mythique du groupe de rock Steppenwolf extrait de la bande originale du film « Easy Rider » : « Born to be wild »

Elias

(sources photos : missie26870-Pixabay et Oldiefan-Pixabay)

Truckee Lake de Christopher Hittinger

Bonjour chers Voyageurs,

truckeelane

Aujourd’hui nous allons suivre un convoi de familles de pionniers parties pour un périple d’Independence (Missouri) à Fort Sutter (côte ouest) grâce au Docu-BD Truckee Lake de Christopher Hittinger. Comme vous l’aurez compris, l’histoire décrite est réelle. Et je vous préviens tout de suite : elle est mortifère.

Au printemps 1846, un groupe de 81 pionniers, appelé convoi ou expédition Donner du nom d’un pionnier qui sera leur chef, part du Missouri pour rejoindre la côte ouest. Ils veulent rejoindre avant les premières neiges Fort Sutter. Après plusieurs semaines de voyage et pour rattraper leur retard, ils empruntent le raccourci Hastings, qui se révélera beaucoup plus périlleux et difficile qu’anticipé. Obligés d’abandonner chariots et bétails, ils continuent d’avancer pour ne pas périr en plein hiver. Bloqués dans la Sierra Madre, le convoi se retrouve dans une situation inextricable.

Le livre suit comme un journal la lente agonie de ces familles parties pour un avenir meilleur mais qui se trouvent confrontées à l’implacabilité de la nature. Absolument bouleversant, ce livre met en lumière les sacrifices de personnes prêtes à tout pour survivre. Si le dessin des visages peut paraître étonnant, le format à l’italienne avec les dessins pleines pages rend l’histoire encore plus immersive sans jamais être voyeuriste.

Bonne lecture !

Corisande

(Source photo : hellowsun – Pixabay / bedetheque.com)

A la découverte de l’Ouest américain

L’ouvrage Sur les routes de l’Ouest : sur les traces de l’expédition Lewis et Clark retrace le parcours de la première exploration officielle des Etats-Unis. L’auteur du livre, Françoise Perriot, a décidé de suivre le tracé de l’expédition pour ressentir l’émotion des premiers aventuriers.

routes de l'Ouest

A la suite de la cession de la Louisiane en 1803 par Bonaparte, les Etats-Unis doublent d’un coup leur superficie. La Louisiane de l’époque ne correspond pas à l’Etat que l’on connaît aujourd’hui : elle allait de la Louisiane actuelle jusqu’au Canada. Après cet événement, le président Thomas Jefferson envoie deux jeunes capitaines, Lewis et Clark, avec pour mission de découvrir une voie fluviale qui, remontant le Missouri, conduirait jusqu’au Pacifique. Cette expédition changea la destinée de la nation américaine.

Cet ouvrage retrace le parcours de l’expédition, allant de St Louis à Astoria sur la côte Pacifique, en passant par les grands espaces du Montana. Grâce à ses cartes très claires, ses illustrations nombreuses et les explications de l’auteur, on découvre la richesse et la beauté de ces territoires.

Découvertes et dépaysement garantis !

Epona

(Source images : Pixabay et Electre)

L’Homme qui tua Lucky Luke de M. Bonhomme

hommeluckyluke

Non, vous ne rêvez pas, il existe bien une BD sur la mort de Lucky Luke ! Cette histoire montre notre héros solitaire en bien mauvaise posture dans le petit village de Froggy Town. Alors qu’il tente de résoudre une affaire de vol, la malchance joue contre lui avec la disparition de son arme puis de son cheval. Il n’aura de cesse de trouver l’origine de tous ses déboires.

Bon, je ne vais pas vous le cacher, on se doute de qui a fait le coup avant la fin de la BD, mais l’essentiel n’est pas là. Ce sont les motivations des malfrats qui interpellent et rendent l’histoire plus profonde. Plus mature, plus complexe, avec des choix de couleurs tranchés, cette BD est un nouvel apport à la série des Lucky Luke qui permet un renouvellement de l’image du héros.

Cette lecture m’a rappelé l’excellent film L’homme qui tua Liberty Valance (dont le titre de la BD semble être inspiré). Oh si, allez, vous l’avez sûrement vu ! On suit le destin de Stoddard, qui devient célèbre pour avoir tué un grand malfrat : Liberty Valance. C’est Stoddard qui raconte alors l’histoire derrière ce duel des années plus tard. Ce film est génial, avec James Stewart, John Wayne, (James Stewart) et réalisé par John Ford.

James StewartAi-je dit qu’il y avait James Stewart ? 🙂

Partez vers l’Ouest et dites-moi quel duel vous a le plus marqué !

Corisande

(Source images : Electre & LoganArt – Pixabay)

Le nom des étoiles de Pete Fromm

 

Avec Le nom des étoiles paru en 2016 aux éditions Gallmeister, Pete Fromm nous emmène à nouveau au coeur des grands espaces. Plus de vingt ans après son séjour à Indian Creek, voici Pete Fromm au seuil d’une nouvelle aventure en solitaire.

nom des étoilesEn effet, âgé d’une quarantaine d’années, Pete Fromm a deux beaux garçons et une vie splendide en plein cœur du Montana. Son passé de ranger et d’emplois saisonniers dans les espaces les plus sauvages des États-Unis est derrière lui, il est désormais père de famille. Un jour, on lui propose de partir s’installer un mois dans une cabane perdue au cœur de la Bob Marshall Wilderness. Dans cette région, qui abrite l’une des plus fortes densités de grizzlys des États-Unis, il devra surveiller la croissance d’alevins dans la rivière.

 

Alors qu’il pense partager cette expérience avec ses deux fils, sa femme et les conditions extrêmes s’y opposent. Cependant, ses fils sont bien présents dans son esprit. On découvre un Pete Fromm père de famille. La solitude, la nature, et sûrement sa maturité, lui permettent d’entamer des réflexions sur sa place de père et la place de la nature dans sa vie. Au fil de ses souvenirs il s’interroge sur ce qui a fait de lui un homme, un père, et sur ce qu’il peut transmettre à ses enfants. 

Dans ce roman, les récits de son aventure alternent avec les souvenirs : Indian Creek est omniprésent. Que vous ayez lu ou non Indian Creek, Pete Fromm nous offre un grand moment d’évasion, tout en beauté et en finesse. 

Bonne lecture !

Epona

(source images : Wikipedia et Gallmeister)