Voyage: L’expérience de la nature

L’expérience de la natureNous vous proposons un voyage à travers les grands espaces de l’ouest américain, grâce à la découverte d’auteurs incontournables et des gens qui vivent dans ces grands espaces. Le décor est planté maintenant place aux personnages…

Générique de fin…

Amis Voyageurs, notre voyage s’achève … Merci de nous avoir suivi tout au long de notre périple à travers l’Ouest américain. Nous espérons que vous avez, comme nous, découvert de nouveau horizon de lecture et de voyage.

Mais avant de nous quitter, place à la musique avec un titre du groupe « The Shadows » des années 60 intitulé « Apache ». C’est un morceau instrumental inspiré d’un western du même nom sorti en 1954. Dès sa sortie, il connait un succès phénoménal et reste aujourd’hui comme  le morceau ayant bouleversé la musique pop des années 1960 juste avant l’arrivée des Beatles.  Le guitariste Hank Marvin est encore présenté comme le guitariste européen le plus influent du siècle.

Pour la petite histoire : le succès  du groupe n’a été freiné que par l’arrivée explosive des Beatles dont la chanson « Cry for a Shadow », écrite par John Lennon et Georges Harrison en 1961, est un hommage au groupe.

Nous vous proposons donc d’écouter ensemble ce morceau mythique qui nous en sommes sûres va vous donner une impression de déjà vu…..

Image de prévisualisation YouTube

Bon voyage…

Calamity et Jane

 

Mais qui était Calamity Jane ?

Amis voyageurs notre re-conquête de l’Ouest  touche à sa fin, mais avant de nous séparer nous ne pouvions pas ne pas vous parler de celle qui a inspiré nos noms pour cette année : Calamity et Jane.
Née en 1852 ou 1856 dans une famille de paysans de 6 enfants dont elle est l’ainée.
Très tôt Martha apprend à se débrouiller seule en s’occupant des ses 3 sœurs et 2 frères. Elle apprend également très jeune à monter à cheval et à les dresser.
 A 16 ans, elle se retrouve orpheline et commence alors sa vie d’aventurière.
En 1870, elle rejoint le général George Custer en qualité de scout (guide, éclaireur) et c’est au cours d’une campagne contres les Indiens que Matha Jane sauve la vie du général et obtient son surnom de « Calamity Jane ».
Réputée pour ses capacités à pister les Amérindiens, à tuer le gibier et à tirer au revolver, Martha vie une vie d’aventurière au cœur de la conquête de l’ouest.
Elle devient l’amie très chère de Wild Bill Hickok et s’installe à Deadwood où elle assure la liaison du courrier entre le général Custer situé dans les Black Hills et Deadwood. Une sorte de poney express au féminin.
En 1876, son ami Will Bill Hickok est tué d’une balle derrière la tête dans un saloon.
Elle quitte Deadwood et ne cesse de changer d’activité (cuisinière pour les ouvriers de chemins de fer, infirmière lors d’une épidémie de variole en 1878..) elle ne cesse aussi de voyager allant du Wyoming, vers l’Oregon ou encore la Californie, élevant du bétail ou le convoyant.
Après un premier mariage désastreux et la perte d’un nouveau né ; Calamity se marie en 1887 avec un Texan. Elle donnera naissance à une petite fille, Jessie. Après être passée par le Colorado, les événements de la vie la ramèneront à Deadwood 17 ans plus tard. Son mari la quitte.
Elle aurait ensuite participé à plusieurs spectacles centrés sur le mythe de l’Ouest américain et c’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle aurait publié sa biographie. C’est dans cette brochure que Calamity dit être née en mai 1852 alors qu’un recensement établi en 1860 dans le comté de Mercer indiquerait la présence d’un couple de fermier venant de L’Ohio ayant 3 enfants : Martha 4 ans, Cilus 3 ans et Lana 1 an. Ce qui donnerait 1856 comme année de naissance.
Matha Jane tombe alors malade et meurt le 1er aout 1903 d’une pneumonie.
Elle est enterrée au Cimetière du mont Moriah à Deadwood, à côté de Wild Bill Hickok, selon sa volonté :
«  Enterré moi à côté de Wild Bill – le seul homme que j’ai jamais aimé ».

Calamity et Jane

Mais encore…

Si comme nous, vous avez aimé la lecture de Lonesome Dove, voici 2 autres romans de Larry McMurtry, aux éditions Gallmeister:

La dernière séance, Larry McMurtry, Ed. Gallmeister, 2011

En 1951, la petite ville texane de Thalia, aux confins du désert, hésite entre un puritanisme de bon ton et la quête d’un plaisir encore tabou. Livrés à eux-mêmes, Duane et Sonny gagnent après le lycée de quoi animer leurs samedis soir grâce à de petits jobs sur la plate-forme pétrolière. Ils s’ennuient sec et rêvent de filles belles comme le jour qu’ils enlèveraient à leurs riches parents pour les épouser dans une épopée romanesque. Reste pour cette petite bande à découvrir que la vie n’a finalement rien d’un scénario hollywoodien.

 

Texasville, Larry McMurtry, Ed. Gallmeister, 2012

Entre crise du pétrole et crise de nerfs, il ne reste plus une seule personne saine d’esprit dans la petite ville de Thalia où Duane aborde difficilement son passage à la cinquantaine. Il jongle entre une femme insolente, quelques maîtresses blasées, des enfants timbrés, un chien stupide, douze millions de dollars de dette et un jacuzzi. Mais entre deux frasques, les habitants sont pris d’une nouvelle lubie: fêter le centenaire de la ville. Tout ce petit monde verse alors un peu plus dans la folie…

Bonne lecture!

Un auteur…

Larry McMurtry, né en 1936 au Texas, publie son premier roman à 25 ans. Il est l’auteur de 29 romans, dont six ont été adatptés pour le cinéma ou la télévision dont Tendres Passions de James L. Brooks avec Shirley MacLaine, Debra Winger et Jack Nicholson.

Aussi connu pour son travail de scénariste, il a à son actif plus de trente scénarios. Il a notamment reçu, avec Diana Ossana, en 2006, l’Oscar du meilleur scénario adapté pour Brokeback mountain.

Il ouvre sa première librairie en 1970 à Georgetown, Booked Up. En 1988, c’est à Archer City (Texas) qu’il va ouvrir l’une des plus grandes librairies indépendantes des Etats-Unis.

Pour les curieux, c’est ICI.

 

Lonesome Dove

En 1989, Lonesome Dove fut adapté pour la chaîne CBS. La série remporta un vif succès auprès du public et de la critique, elle obtint sept Emmy Awards l’année de sa diffusion.

En France, les quatre saisons sont disponibles en DVD depuis février 2012.

Pour voir la bande annonce, cliquez ICI

Réalisée par Simon Wincer, avec Robert Duvall dans le rôle de Gus, Tommy Lee Jones dans le rôle de Call, Danny Glover dans le rôle de Deets, Diane Lane dans le rôle de Lorena, Robert Urich dans le rôle de Jake Spoon…

 

L’agent indien de Dan O’Brien

O’Brien a choisi d’opposer une grande figure,  Nuage Rouge (Red Cloud), à celle de l’agent indien qui a participé à la création de la célèbre réserve de Pine Ridge. Il s’appelait Valentine McGillycuddy et était destiné à une carrière de médecin notamment dans l’armée. Mais le gouvernement lui proposa d’occuper le poste d’agent dans la toute nouvelle réserve de Pine Ridge où étaient stationnés les Sioux et notamment la bande de Red Cloud. A l’époque c’était un poste prestigieux et bien rémunéré. Ayant une bonne expérience de la vie dans les Grandes Plaines et connaissant bien le problème indien, McGillycuddy accepte bien volontiers cette mission. Il emménage donc dans la réserve avec sa jeune femme.

A partir de là, l’écrivain nous dépeint les rapports de force entre ces deux  personnalités. Le roman débute en 1878 au moment où l’agent prend ses fonctions. Crazy Horse a été assassiné, Sitting Bull résiste toujours dans le Nord, mais les jours des indiens libres sont comptés.

Au travers des affrontements entre les deux hommes, O’Brien nous donne de précieuses indications sur le fonctionnement des réserves et la vie des Indiens. Pourquoi et comment la corruption régnait (les rations destinées aux Indiens étaient subtilisées, les ventes d’alcool avaient cours alors qu’elles étaient pourtant interdites, etc.).

Ce n’est pas un ouvrage historique mais bien un roman. En tant qu’écrivain, O’Brien a choi de mettre en lumière certains événements plutôt que d’autres, a créé des personnages secondaires, imaginé certaines situations ou dialogues bien certainement, mais l’essentiel des faits historiques est respecté. J’ai été frappée du fait qu’il n’a pas voulu prendre parti entre ces deux fortes têtes. Cependant, la personnalité de l’agent, malgré ses bonnes intentions, demeure déplaisante, et Red Cloud, bien qu’il ait lui-même été sujet à controverse, ne peut susciter que la compassion.

 Une excellente surprise, un bon roman de cet écrivain de l’Ouest qui mérite d’être enfin reconnu par les lecteurs français.

 

Le 24 mai rencontre avec Arnaud Devillard à Montaigu

Nous avons invité pour vous, Arnaud Devillard, qui viendra nous parler de son livre « Journal des canyons ».

Sur les traces de l’écrivain Edward Abbey, il relate son périple à travers des paysages qui ne sont plus les espaces vierges qu’a connus l’écrivain et écologiste américain. Avec humour et autodérision, le monde automatisé de la route 66 est le théâtre d’anecdotes sur Abbey, l’histoire des Etats-Unis, la musique et les films américains.

Journaliste spécialiste du cinéma, Arnaud Devillard est amoureux de l’Ouest Américain.Il collabore à plusieurs revues d’analyses de films. Il est aussi coauteur de deux livres sur le cinéma et il a écrit plusieurs articles sur le sud-ouest américain et les livres d’Edward Abbey. 

 Un moment d’échanges à ne pas manquer !

Rendez-vous le vendredi 24 mai à 20h30 à la Cédéthèque de Montaigu.

 

 Calamity et Jane