Voyage: Le monde à l’envers

Voyage : Le monde à l'enversD’Alphonse Allais à Pierre Desproges en passant par Jean-Loup Chiflet ou Anouk Ricard, découvrez comment ces grands auteurs, humoristes ou illustrateurs ont abordé l’absurde par l’humour et l’humour par l’absurde.

De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages

La période des vacances arrive. Aussi, je vous propose aujourd’hui de découvrir un livre que je conseille à tous les voyageurs (et même à ceux qui n’ont pas la chance de partir en vacances) : De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages de Matthias Debureaux.

Car le voyage en lui-même ne serait rien sans les préparatifs qui l’accompagnent et surtout, surtout… sans les innombrables discussions autour de ce périple lors du retour à la maison. Vous aviez peur d’être intéressant en racontant votre plus grand moment ? Vous tremblez d’effroi à l’idée d’oublier ne serait-ce qu’une seconde de votre voyage ?  Alors, ce petit manuel est fait pour vous ! L’auteur donne de précieux conseils pour tous ceux qui souhaitent devenir les pires narrateurs de leurs aventures, et par ricochet des conseils également pour ceux qui sont invités à la soirée de retour du-dit voyageur.

Aurais-je oublié de vous dire que ce livre est aussi drôle qu’irrévérencieux ? Alors oui, l’auteur pousse sciemment le trait, mais vous trouverez forcément une anecdote qui vous fera penser à des personnes que vous connaissez (ou vous-même !) Le rire fuse dès la quatrième de couverture avec seulement deux phrases courtes qui font mouche : « Chaque année, un milliard de touristes parcourent le monde. En 2020, ils seront un milliard et demi à vous assommer avec leur récit de voyage. » Et pour les voyageurs, sachez que Sylvain Tesson a bien ri en lisant ce livre (ça peut rassurer, tout de même).

Vous pouvez également aller voir une interview très intéressante de l’auteur et de son éditeur ici.

Bonne lecture (et je vous laisse découvrir la première phrase de l’oeuvre qui donne le ton… Ah, Joachim du Bellay !)

Corisande

(Crédits photos : Ertz – Pixabay / Electre)

Eddie the Eagle de Dexter Fletcher

Bonjour chers Voyageurs,

Pour illustrer le voyage Monde à l’envers aujourd’hui, pas une oeuvre forcément hilarante, mais une histoire qui commence presque à l’envers… Je vais vous parler du film Eddie the Eagle de Dexter Fletcher.

Eddie Edwards vit au Royaume-Uni et ne rêve que d’une chose : participer à des Jeux Olympiques. Il s’entraîne alors à plusieurs sports différents pour avoir une chance d’être qualifié. Après avoir été recalé pour le ski et prêt à abandonner son rêve, il décide de commencer le saut à ski car il n’y a aucun champion en Angleterre et les frais sont moindres. Il rencontrera alors un ancien champion qui l’aidera à s’améliorer pour avoir enfin une chance de participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary de 1988.

Ce film est une vraie bouffée d’oxygène, avec un casting attachant (Hugh Jackman au top, vraiment !) et une musique elle aussi très entraînante (j’y ai entendu des références à la musique des Chariots de feu, à vous de juger). Qualifié de « Fell good movie » par la critique, le spectateur ne peut en effet qu’espérer l’accomplissement du rêve d’Eddie.

Cette histoire est d’autant plus extraordinaire que le héros est réel, même si, comme il le dira lui-même, le film ne ressemble qu’à 10% à la réalité : Eddie Edwards a vraiment voulu participer aux Jeux Olympiques d’hiver, mais par manque d’argent, il passe du ski au saut à ski. Je vous invite à aller visiter son site officiel (in english dans le texte) pour en savoir plus sur son histoire et ses engagements.

Alors avis à ceux qui n’ont pas le vertige (et même ceux qui l’ont, avec un petit effort, ça devrait aller !), empressez-vous de visionner ce film aussi drôle qu’émouvant !

Corisande

(Crédits photos : 3dman_eu – Pixabay / Allociné)

« L’os à moelle », le journal de Pierre Dac.

 

Cette semaine, nous mettons une nouvelle fois à l’honneur le talent comique de l’excellent Pierre Dac. Pour ceux qui ont oublié les précédents billets (ou pire! pour ceux qui ne les auraient pas lu !), cliquez ici pour découvrir un autre article consacré à Pierre Dac.

N’y voyez surtout pas un manque d’inspiration, non, non, bien au contraire !

journauxLa carrière du » maître du loufoque » a été longue! Nous n’avons pas tout dit à son sujet. Il est de notre devoir de rectifier le tir en vous proposant un nouvel ouvrage sur une période très intéressante de sa vie !

On le savait animateur d’émissions de radio et interprète de sketchs avec son ami Francis Blanche mais Pierre Dac a également été rédacteur en chef d’un journal ! Il était intitulé L’os à moelle, organe officielle des loufoques et a été publié à partir de 1938. Son nom donne le ton du contenu. Ce journal se voulait humoristique, décalé, profondément anti-fasciste et parodiait avec bonne humeur les journaux d’informations  !

Il disparaîtra d’ailleurs aux premières heures du second conflit mondial… Mais il sera relancé à plusieurs reprises par la suite !

Chaque vendredi, le lecteur avait le plaisir de découvrir une nouvelle sélection d’articles déjantés et de petites annonces complètement farfelues dans ses colonnes.

Même si L’os à moelle est tombé quelque peu dans l’oubli depuis, les articles de Pierre Dac et des autres rédacteurs nous sont parvenus jusqu’à aujourd’hui. Ils sont même réédités dans un recueil intitulé :

« L’os à moelle : 13 mai 1938 – 7 mai 1940 »

pierre-dac

Dans cet ouvrage, vous découvrirez une sélection d’articles et contenus des plus mémorables de L’os à moelle sur cette période. En introduction de chaque numéro, un bref rappel du contexte historique permet de mieux les appréhender.

En voici un petit avant goût…

Conseils pratiques : Pour détruire les fourmis.

L’expérience démontre que, jusqu’à présent, toutes les méthodes chimiques de destruction des fourmis s’avèrent sinon inopérantes, du moins insuffisamment efficaces. Il faut procéder par ruse et de la manière suivante :

Sur une porte de placard, mettez une pancarte ainsi libellée:

Cinéma réservé aux fourmis – Spectacle permanent

Les fourmis, qui adorent le cinématographe, se précipiteront en foule pour voir le film qu’elles espèrent ; quand votre placard en sera rempli, mettez-y le feu, et vous serez débarrassé à tout jamais de ces bestioles,intelligentes, certes, mais indésirables à tous égards.

Des contenus idéales pour réaliser des lectures lors de vos soirées en bibliothèques !

Elias

(sources photos : ChristopherPluta-Pixabay, Electre)

Le grand livre des Monty Python

 

Pour achever cette année sur une note joviale et détendue, je vous propose de pénétrer dans l’univers délirant et absurde de la fameuse troupe anglo-saxonne de comiques : les Monty Python !

john-cleeseDurant vingt ans, de 1969 à 1989, ils ont donné à l’humour britannique un nouvel élan et un ton résolument moderne pour la plus grande joie des sujets de la Couronne britannique!

Sketchs, télévision, chansons, long-métrages… Les Monty Python se sont essayés à tout! Leur talent paraissait sans limite! Puis en 1989, l’aventure a pris fin…

Mais les Monty Python, passés à la postérité, continuent encore aujourd’hui  d’inspirer les humoristes et marquent de leur empreinte bien des films et sketchs. Au Royaume-Uni et ailleurs bien-sûr!

De l’autre côté de la Manche (le bras de mer, pas la pièce de tissu) les Nuls, Kad et Olivier, les Robins des Bois ou plus récemment le Palmashow se sont revendiqués de cet humour « pythonesque »!

Chacun d’entre nous garde en mémoire un petit quelque chose des Monty Python (sauf les malheureux qui ne les connaissent pas évidemment!). Pour ma part, j’apprécie vraiment le film Sacré Graal ! Pour les amateurs d’humour absurde, c’est une référence incontournable! Comme oublier les chevaliers qui disent Ni et l’effrayant lapin tueur???!

Bref le talent incontestable des Monty Python méritait bien que quelques auteurs y consacrent des livres. C’est justement l’un d’entre eux que je vous propose de découvrir aujourd’hui:

Le grand livre des Monty Python aux éditions du Cherche-Midi.

le-grand-livre-des-monty-python

 

Ce document propose un large aperçu de l’oeuvre de la troupe mythique à travers une sélection de textes, de répliques et d’illustrations tirée de leurs sketchs, de leurs livres et de leurs disques.

Bonne lecture! Et bonne année 2017!

Elias

(sources photos : dassel-Pixabay, Electre)

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry

Sophie Divry

Un roman explosif en 3 parties

Dans Quand le diable sortit de la salle de bain (août 2015), Sophie Divry nous raconte l’histoire de Sophie, chômeuse empêtrée dans l’écriture de son roman et dans sa recherche d’emploi. Le lecteur est dans une première partie confronté à son errance, à ses petites combines pour s’en sortir (payer les factures, manger…). Sophie Divry nous met face à l’exclusion. Puis une deuxième partie nous fait rencontrer la famille de Sophie : une mère, 6 frères et son impossibilité à leur dire la vérité sur ce qu’elle vit en ce moment (mais l’occasion de manger à sa faim, jusqu’à l’indigestion !). Enfin, sa situation change mais va-t-elle pour autant s’en sortir ?

Un style littéraire libre

Ce roman contient de nombreux passages comiques même si le thème est grave et émouvant (mais pas plombant). Les chapitres sont courts, nerveux et le style de Sophie Divry est foisonnant.  Elle joue avec la typographie dès que celle-ci apporte de l’énergie au roman et peut prêter à sourire. Elle veut « décrire le monde dans lequel on vit et opposer la fermeture sociale à l’ouverture des possibles littéraires », d’où toutes ces libertés stylistiques qu’elles s’autorisent.

Extrait :  » Et tant pis, si avec un euro cinquante, j’aurais pu m’acheter du pain, un de ces bons pains denses qui nourrissent bien, un kilo de pommes, les faire mijoter en compote – pour tenir le coup, rien de mieux que du pain complet  et une compote de pommes – mais manger du pain et de la compote pendant huit jours, voilà justement ce qu’on ne peut pas faire, quand on est pauvre, sans craquer pour une barquette de frites, une glace, quelque chose qui vous donne l’impression de vivre un peu plus« .

Quand le diable sortit de la salle de bain, un OLNI ?

Sophie Divry a voulu s’amuser en écrivant ce roman. Pour autant, « ce n’est pas le chômage qui est drôle mais la littérature qui est une fête, on peut tout se permettre ».

Elle qualifie elle-même son roman d’Objet Littéraire Non Identifié !

Pari réussi !

Luz

(Source photo : Electre)

 

« Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » de Jerome K. Jerome

Pour faire simple, « Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » c’est le récit d’un voyage. Celui-ci n’échappe pas à la règle. Avant de partir à l’aventure, il faut conclure les préparatifs…

« Puis Harris emballa la confiture de fraises au-dessus d’une tomate qui s’écrabouilla, et ils durent enlever la tomate à la petite cuiller. Ce fut ensuite le tour de Georges, qui marcha sur le beurre. (…) Lorsque Georges l’eut décollé de sa pantoufle, ils s’avisèrent de l’introduire dans une bouilloire. il refusa d’y entrer, et ce qui avait réussi à s’insinuer dedans refusait d’en sortir. Ils finirent par l’extraire en le raclant, et le déposèrent sur une chaise. Harris s’assit dessus, le beurre se colla à lui, et ils le cherchèrent dans toute la pièce… »

Ces trois jeunes gens vous paraissent déraisonnables… et pas très malins…

Cela ne fait aucun doute, en effet!!!

Cependant ces joyeux compères ne sont pas dépourvus d’idées audacieuses comme celle d’entreprendre un voyage sur la Tamise, de Kingstone à Londres, pour selon eux, retrouver la santé… (oui, ils sont également, un petit peu, hypocondriaques…)

A travers « Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) » Jerome K. Jerome nous entraine dans une escapade fluviale à la fois drôle et pittoresque, riche en rebondissements, en anecdotes et en pitreries…

Ce voyage va être l’occasion pour nos trois amis (sans oublier le chien, bien sûr) de donner libre cours à leur manque de bon sens, de logique, à leur oisiveté et à leur bêtise!!!

Jerome K. Jerome (1859-1927)

Publié en 1889 en Grande Bretagne, ce titre devient rapidement un best-seller, même si les critiques littéraires de l’époque reprochent à l’auteur, un style d’écriture jugé trop « populaire ».

C’est bien grâce à cet ouvrage, considéré aujourd’hui, comme un classique de l’humour anglais, que Jerome K. Jerome rencontre le succès et la célébrité à la toute fin du XIXème siècle…

Par la suite l’auteur produira une dizaine de romans, et ce, jusqu’en 1926. L’année suivante il disparaît, à l’âge de 68 ans, emporté par une hémorragie intra-cérébrale…

Elias

(sources photos : Electre, littératureaudio.com)

Jeux de planches de Jean-Paul Alègre

 

Jean-Paul Alègre , né en 1951, est l’un des auteurs de théâtre les plus joués en France. Ses pièces sont représentées dans 40 pays, traduites dans 25 langues et elles sont souvent reprises dans des anthologies et des ouvrages scolaires. Alègre plaît, touche, séduit par sa sincérité et l’amour qu’il porte aux gens rencontrés sur son chemin.

« Jeux de planches » fait suite à « La Ballade des planches » publié en 1997, dont le principe était simple : sept courtes scènes qui parlent toutes du théâtre et des situations absurdes qui peuvent advenir au théâtre, sont séparées par des « chants ». Le chant du tube de fond de teint, qui voudrait bien que l’on ne le rebouche pas avant l’entrée en scène, le chant du projecteur qui se refroidit dans le théâtre désert, le chant de la petite planche qui craque au centre du plateau….

jeux_de_planches

Ici dans « Jeux de planches » Jean-Paul Alègre reprend ce principe de saynètes, il triture le théâtre dans tous les sens, adopte un regard décalé sur cet univers. Il met par exemple en scène Le Premier Mot, Le Corps du texte et le Mot de la fin où chacun exprime ses difficultés propres à son rôle, et finit par se disputer… le dernier mot !

Dans une autre saynète, Jean Lauteur (auteur dramatique), Pascal Lejuge (critique) et Mlle Aumône (fonctionnaire) entament une conversation, où chacun essaie de s’expliquer sur son travail mais cela tient plutôt du dialogue de sourd.

Il est drôle de voir Mlle Aumône se présenter, « Guillemette Aumône, sous-directrice au troisième secteur du deuxième bureau du secrétariat adjoint à la direction du Théâtre et Autres Activités Peu Rentables au ministère de la Culture, de Ce qu’il en reste, des Loisirs et du Temps Perdu», puis décrire où se trouve son bureau (il faut s’ imaginer un labyrinthe pour y parvenir) et à quel moment il est possible de la voir (là aussi accrochez-vous !).

Après avoir longuement détaillé à Jean Lauteur que toutes les pièces devant constituer son dossier de demande de subvention étaient bien dans les règles, elle lui annonce, satisfaite et enthousiaste, que sa demande n’a pas été retenue, puisqu’il commence à se faire un nom et qu’il n’a donc pas besoin de leur aide !!!

On le voit, Jean-Paul Alègre prend un ton caustique mais plein d’humanité pour décrire ce milieu qu’il connaît bien.

Célia

[Source image: Pixabay-PIRO4D et Electre]

« Grammaire française et impertinente » de Jean-Louis Fournier

Vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les principales règles de grammaire française en vous amusant ?

Grâce à un manuel accessible, hilarant…et politiquement incorrect ?

Un manuel vous permettant de dire et écrire correctement bêtises et grossièretés ?

Et bien cet ouvrage de Jean-Louis Fournier est fait pour vous !!!

Collaborateur de Desproges pour la réalisation de l’émission « la minute de Mr Cyclopède », Jean-Louis Fournier, à partir des années 90, confirme son talent et sa créativité dans le domaine de l’humour décalé en publiant plusieurs essais : « la grammaire française et impertinente » en 1992, « l’arithmétique appliquée et impertinente » en 1993, notamment. On l’associe fréquemment à son confrère Jean-Loup Chiflet, avec qui il partage ce sens de la dérision et du comique, ce goût des mots de la langue française. En 1999, dans un autre registre, il aborde l’alcoolisme de son père dans « Il a jamais tué, personne, mon papa » et obtient le prix Femina 2008 pour « Où on va papa ? », un témoignage du handicap de ses fils.

A travers cet ouvrage, Jean-Louis Fournier nous propose une grammaire impertinente qui montre souvent le mauvais exemple, mais toujours la bonne règle ! Des personnages inhabituels dans un livre de grammaire – un condamné à mort, un gangster, un commandant de bord aveugle… – nous enseignent l’usage des prépositions et des conjonctions et conjuguent avec aisance le subjonctif imparfait des verbes les plus délurés !

Un humour efficace et savoureux, tout à fait absurde, qui n’est pas sans rappeler les jeux de mots d’un certain Raymond Devos !

Vous désirez découvrir cet ouvrage sans plus attendre, et bien voici un petit extrait :

« La ponctuation

La virgule (,)

Sépare certains éléments à l’intérieur de la phrase. C’est le signe de ponctuation le plus faible. Elle marque une pause assez courte.

Exemple : Pour ne pas briser la glace, les éléphants ont traversé le lac gelé sur la pointe des pieds.

Les éléphants, voyant le lac gelé, se sont concertés très rapidement, puis, après une pause assez courte, ont décidé de traverser le lac sur la pointe des pieds.

Les deux points  :

Annoncent une citation, une énumération ou un développement explicatif.

Exemple : Un sourire de béatitude irradiait le visage du pape : il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper.

Pourquoi le pape avait-il un sourire de béatitude ? Parce qu’il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper. Il s’agit ici d’un développement explicatif.

Les points de suspension(…)

Indiquent que la pensée reste inachevée.

Exemple : Jonas a eu une nuit agitée, sa baleine avait le hoquet…

On a tous compris qu’il est malaisé de dormir dans une baleine qui a le hoquet (la pensée peut rester inachevée) . »

Un autre exemple sur la fonction du sujet nous est donné ici, par Jean-Louis Fournier en personne…

Célia

[Source Photo : AlexanderStein-Pixabay- Couv. : Electre]