Voyage: Le polar dans tous ses états

Broadchurch : une série policière anglaise à suivre

Voici une série policière anglaise à regarder : Broadchurch, créée par Chris Chibnall. En France, les saisons 1 et 2 ont été diffusées sur France 2 depuis 2014.

Trois saisons à suivre

La première saison raconte l’assassinat d’un jeune garçon, Danny Latimer, et met sous le feu des projecteurs la communauté de Broadchurch, petite ville côtière du comté de Dorset. L’inspecteur principal Alec Hardy (interprété par David Tennant) , récemment nommé à son poste, est chargé de l’enquête avec le lieutenant Ellie Miller (Olivia Colman), proche de la famille Latimer.

La seconde saison couvre à la fois la suite directe de la première, avec notamment le procès du suspect du meurtre de Danny. Elle couvre aussi l’enquête de Hardy et Miller sur une affaire vieille de plusieurs années.

Quant à la troisième saison, elle a été diffusée au Royaume-Uni en début d’année mais on ne connait pas encore sa date de diffusion en France. Cette saison reprend deux ans après le procès. Une femme cinquantenaire sans histoires, Patricia Winterman, a été violée au cours d’une soirée. Hardy et Miller se réunissent pour l’enquête alors qu’ils s’interrogent sur leur avenir dans la petite ville de Broadchurch.

Encore plus d’infos sur Allociné.

Pourquoi la regarder ?

Parce qu’elle est intense, efficace et basée sur le psychologie des personnages. On cherche à comprendre les véritables causes des crimes.

J’attends la suite avec impatience.

Epona

Epona

Embarquez pour l’été avec Le cercle celtique de Björn Larsson !

Bjorn Larsson est un auteur qui compte dans la littérature suédoise.

Parmi ses romans, on trouve « Le cercle celtique », sorte de thriller maritime qui fait voyager le lecteur sur la mer du Nord, de l’Ecosse au Danemark, en passant par l’Irlande.

Le héros est un homme qui vit sur son bateau et croise un mystérieux marin qui lui livre son journal de bord. Cet événement l’entraîne avec son complice Torven à hisser les voiles sur les traces du Cercle Celtique : magie, druides, trafiquants, embruns et whisky… L’ambiance est brumeuse et étrange. Ce roman, en plus de bénéficier d’une belle écriture, dénote par son originalité dans la catégorie des polars nordiques.

Une grande aventure maritime parfaite pour l’été !

Polarement vôtre, Fondu au Noir

Parker- Le chasseur de Darwyn Cooke

 

New York, 1962.

Parker est un criminel confirmé et Il arrive en ville pour régler une sale affaire. Certaines personnes l’ont trahi et ça, Parker ne peut l’accepter… Pire, on lui doit de l’argent, beaucoup d’argent…

L’histoire remonte à quelques mois. A l’époque, Parker préparait un gros coup, un braquage à 90 000 dollars. Lynn, la femme qu’il fréquentait alors, était aussi de la partie ainsi qu’un certain Mal Resnick. Mais ces derniers ont préféré se partager le butin à deux… Parker était de trop. Les deux complices ont donc planifié sa mort juste après le braquage.

Piégé, il est laissé pour mort dans une maison en feu. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Parker est du genre « dur à cuire ». Finalement, il s’en sort. Après plusieurs mois de vagabondage et de prison, le voici à New York…

Lynn et Resnick vont amèrement regretter leur mauvaise conduite. Parker est résolu à se venger et à récupérer sa part du magot, quitte à bousculer les représentants de la branche new-yorkaise de l’Organisation

Parker est un personnage de roman crée dans les années 60 par Richard Stark ( de son vrai nom Donald Westlake). Il faut attendre les années 2000 pour que les aventures de Parker soient adaptées en bandes dessinées. Le projet est confié à un auteur de comics renommé : Darwyn Cooke. La série est publiée en France chez Dargaud, elle se compose de 4 tomes dont le premier intitulé Le chasseur.

Darwyn Cooke possède un style graphique singulier, résolument vintage. Son dessin colle parfaitement à l’ambiance et à l’époque du récit. La bichromie des planches accentue cet effet rétro, ce qui est très plaisant !

Bonne lecture

Elias

Elias
Elias

(sources photos : electre, Bedetheque)

Chaos noir

 

Franz Bartelt

Franz Bartlet est né en 1949 de parents d’origine poméranienne installés dans l’Eure puis, quelques années après la naissance de Franz, dans les Ardennes. Il commence à écrire dès l’âge de treize ans et quitte l’école à quatorze ans pour travailler. Aujourd’hui, l’écrivain, qui multiplia les petits boulots et travailla longuement en usine avant  de vivre de sa prolifique plume, est reconnu et acclamé par la critique, admiré par certains mais inconnu du grand public.

Ce sont presque 140 ouvrages qui sont sortis de sa plume : des fictions et des adaptations pour la radio (France Culture), des romans (une quinzaine dans la prestigieuse « collection blanche » de Gallimard), des nouvelles (le Prix Goncourt de la nouvelle en 2005 pour « le Bar des Habitudes »), des polars, des pièces de théâtre…

Chaos complet

Aujourd’hui, c’est bien d’un polar dont on va parler… » Chaos de famille « . Camina est folle. Elle exerce une autorité abusive son mari, le narrateur, qu’elle ne prend même plus la peine d’appeler par son prénom mais par l’interjection « Eho ». C’est plus simple. On en vient vite à plaindre le mari, Plonque, tombé dans cette famille de fous. Lui, lorgne sur la voisine, depuis que sa femme ne veut plus partager le même lit. C’est une histoire rocambolesque, les membres de la famille vont (presque) tous périr un à un.

Franz Bartelt décrit avec beaucoup d’acidité et de truculence  (un peu trop ?) un milieu défavorisé. On tombe parfois dans la vulgarité gratuite. Les dialogues sont riches et appréciables, mais je trouve que le tout manque de cohérence et nuit à l’intrigue.

Célia

[Sources ill : Electre /Pixabay]

La Mort s’invite à Pemberley… en images !

Si vous nous suivez depuis plusieurs années (ne dites pas non, on commence à bien se connaître ! ), vous vous souviendrez sûrement de cet article sur le roman policier La Mort s’invite à Pemberley de P. D. James.

Bon, étant fan de Jane Austen depuis à présent un certain temps (ou temps certain), certaines choses m’ont déplu dans cette suite, comme par exemple le comportement des personnages féminins (Charlotte Lucas mesquine et Elizabeth calculatrice, vraiment ? ). Mais cette suite posait certaines bonnes questions et montrait les conséquences des choix faits par les personnages principaux.

Aujourd’hui, intéressons-nous à l’adaptation télévisuelle de ce roman, Pemberley, réalisée par Juliette Towhidi.

Cette mini-série reprend fidèlement l’intrigue du livre, à savoir le meurtre du capitaine Denny, ami fidèle de Wickham, alors que les deux hommes se disputaient dans la forêt. Les éléments et l’avis général pointent vers Wickham, mais est-il vraiment le coupable ? (Je ne dirai rien ! ) Cette affaire remue toute la famille de Pemberley à la veille de leur grand bal annuel et est l’excuse pour une remise en question des différents protagonistes.

A l’image du livre, cette mini-série est fortement axée sur les personnages masculins, avec un Mr Darcy que l’on suit non plus à travers les yeux d’Elizabeth mais pour lui-même. Mr Wickham est également très intéressant avec ses contradictions et choix toujours mauvais (il faut bien le reconnaître !). Mais le plus intéressant reste la description de l’époque, de ses enquêtes et ses tribunaux, éléments que l’on ne trouve jamais dans l’oeuvre de Jane Austen.

Et cette adaptation télévisée a l’avantage d’offrir pléthore d’acteurs anglais vraiment très bons. On commence le passage en revue ? C’est parti ! Mr Darcy, joué par le talentueux Matthew Rhys, est plus connu pour son rôle d’espion russe dans la série The Americans. Anna M. Martin quant à elle a joué dans la mini-série Nord et Sud, le film Jane (tiens tiens)… J’ai également reconnu Joanna Scanlan dans son rôle de Tanneke dans La jeune fille à la perle. Je finirai par Matthew Goode, que j’espère vous connaissez pour ses rôles dans Downton Abbey, Stoker, Donne-moi ta main, Belle, The Good Wife… Et bientôt il sera dans la saison 2 de The Crown !!!

Bref, un bon moment dans l’Angleterre de la première moitié du XIXème siècle avec de très bons acteurs. Tentés par une petite bande-annonce ? Suivez le guide !

N’hésitez pas à partager votre avis sur cette mini-série !

Corisande
Corisande

 

 

 

(Sources images : Chatsworth House, isotopicgas – Pixabay / jaquette, Amazon)

C. J. Sansom au temps d’Henry VIII

Aujourd’hui, focus sur une série de romans policiers que j’adore particulièrement. Partons à la découverte des aventures/enquêtes du héros Matthew Shardlake, sous la plume de C. J. Sansom.

Pour être franche, je ne raffole pas des romans policiers en général, à part les Hercule Poirot d’Agatha Christie qui réservent de belles surprises dans la description de l’Angleterre. Mais cette série de 6 romans (pour l’instant) est tellement fouillée historiquement qu’à mes yeux l’intrigue policière devient secondaire au profit d’une plongée au temps d’Henry VIII. Car ces enquêtes permettent la mise en lumière de l’Angleterre au début du XVIème siècle.

Le lecteur suit Matthew Shardlake, avocat bossu, résoudre des enquêtes proches de la couronne. Il s’avère en effet que l’Angleterre est en pleine période trouble, avec la montée du protestantisme et les disputes pour s’accorder les faveurs du roi.

Chaque roman correspond à de grands moments dans l’histoire du règne, avec pour commencer la dissolution des monastères dans Dissolution, le pouvoir entre les mains de Cromwell dans Les Larmes du diable, la visite du roi dans le Nord de son royaume dans Sang Royal, l’arrivée de Catherine Parr près du roi dans Prophétie, l’attaque de la flotte française dans Corruption et la fin du règne d’Henry VIII dans le dernier roman paru Lamentation.

Si l’avancée des enquêtes peut paraître redondante d’un roman à l’autre, le rendu de l’époque, des villes, des personnages et des intrigues est tout bonnement incroyable. Vous pouvez d’ailleurs retrouver sur le site officiel de C. J. Sansom plusieurs cartes qui permettent de visualiser de façon très précise les lieux de l’intrigue (à la manière des cartes dans les romans de fantasy – et je trouve que les cartes devraient devenir obligatoires pour certains romans !)

Mais ces histoires ne seraient rien sans les questionnements qu’elles soulèvent : que faire quand un roi est aussi changeant ? Que faire quand les anciennes croyances, qui étaient des piliers, sont mises à mal ? Comment rester fidèle à ce que l’on croit sans mettre sa vie en danger ?

Laissez-vous tenter par les aventures de Matthew Shardlake (moi je vais courir lire le dernier titre !) et n’hésitez pas à partager vos coups de cœur pour des romans policiers et historiques !

Corisande

(Crédit photos : Abbaye de Whitby : Bodsa – Pixabay / Electre)

Avant d’aller dormir de S.J. Watson

Avec le roman Avant d’aller dormir, S.J. Watson nous emmène dans une histoire incroyable. 

Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise. En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit. Elle se réveille chaque matin se croyant étudiante célibataire alors qu’elle est mariée et a 47 ans.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…

Son psychologue lui conseille alors de tenir un journal intime qu’elle lit ensuite au long de la journée. Elle y découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.

Watson nous livre ici un roman noir et sombre où l’héroïne cherche dans les tréfonds de sa mémoire ce qui pourrait ressembler à une vie. On découvre avec elle les révélations découvertes au fil des jours, les secrets bien cachés, les souvenirs bien enfouis qui remonteront à la surface.
Et, chaque matin, tout comme Christine, on remet tout en place, on essaie de reconstruire son puzzle pour ainsi former quelque chose de cohérent qui ait un sens.

L’histoire est très bien ficelée et terriblement prenante et haletante. Ce premier roman est très réussi : on y trouve également une formidable tension qui va crescendo pour terminer sur un final bluffant.

Ce thriller psychologique a reçu le Prix SNCF du polar en 2012. Il a également été adapté au cinéma en 2014 avec Nicole Kidman dans le rôle de Christine. Voici la bande-annonce ici.

Epona

(source images : Electre)

Les noirs rivages de Casterman

 

Si vous aimez les polars et les romans graphiques alors cette collection créée par François Guérif et Matz est faite pour vous !  Casterman s’est associé au responsable de la collection de Rivages Noirs, François Guérif, pour adapter en bande dessinée les grands  succès de ce catalogue .

De grands noms de l’illustration se sont associés à cette initiative, ce qui permet de découvrir bon nombre d’œuvres et d’auteurs importants de ce genre littéraire : Dennis Lehanne, Donald Westlake, James Lee Burke , Jean-Hugues Oppel, Didier Daeninckx…

Piège nuptial de Douglas Kennedy, dessins de Christian de Metterpiege_nuptial

Adapté du roman de Douglas Kennedy, Piège nuptial raconte le cauchemar de Nick, journaliste américain venu s’offrir un « break » en Australie. Parti à l’aventure, il s’achète un combi  en occasion, et  prend en stop une jeune femme originaire de « Wollanup » … c’est là que l’horreur commence.

Littéralement kidnappé, Nick se retrouve confronté à une communauté villageoise ayant inventé son propre système de lois, de travail, de rationnement…Comme Nick, on est pris au piège dans cette histoire de dingues, dont on ne ressort pas totalement indemne.

Avec  Marylin…

marilynDans un autre style, Christian de Metter  nous emmène  avec  Marylin, de l’autre côté du miroir , véritable plongée dans une Amérique artistique des années 50 .

Norman, écrivain en herbe, fait la rencontre fortuite de Truman Capote,  dont il est admiratif et qu’il se propose de raccompagner un soir de fête en voiture avec son amie elle aussi éméchée…

Le lendemain, Norman ramène à l’inconnue son escarpin  oublié dans la voiture…Il tombe nez à nez avec…Marylin Monroe. Une amitié se lie entre eux et ils prennent la poudre d’escampette pour une balade loin des fastes du petit monde médiatique new-yorkais. Suite à une panne, les voilà contraints de marcher jusqu’à une demeure appelée « Mirrorhouse » où les domestiques leur offrent le gîte et le couvert…Ils vont aller de surprise en surprise.

Christian de Metter transcrit dans de très belles planches un univers inquiétant et fantasmagorique dans lequel on plonge avec délice, à condition qu’on en réchappe !

Celia

[Source ill. : Electre-Pixabay/gdakaska]