Voyage: Les oreilles en balade

Voyage : Les oreilles en baladeRetrouvez le Festival de Poupet, « Poupet : 27 années à partager » ; les musiques du monde, « Au fil du Vendée Globe » ; les œuvres plus acoustiques avec « Talents croisés » et les « indémodables années 80 » à travers les groupes de cette période. Bonne écoute !

Amélie les crayons, artiste entre mélodies poétiques et historiettes loufoques

L’artiste Amélie les crayons vient de sortir son 6ème album « Mille Ponts ». C’est l’occasion de découvrir de plus près cette chanteuse. 

Née en 1978, Amélie-les-crayons sort d’une formation à l’art dramatique et au théâtre de rue quand elle commence à se mettre à l’écriture de chansons en 1999. Les spectacles s’enchaînant, elle crée le personnage d’Amélie-les-crayons et est rejointe par trois musiciens : Michel Caroline (accordéon, chœurs), Heiko Wilhelm (piano, clarinette, tuba, chœurs) et Laurent Fellot (contrebasse, basse, chœurs). Elle met en place un univers qui privilégie les décors et les personnages, comme au théâtre, plutôt qu’un simple spectacle de chansons.

Autour du spectacle « Le chant des coquelicots », le groupe sort une première démo en 2002 (Le chant des coquelicots), puis un premier album « Et pourquoi les crayons ? » en 2004.

https://soundcloud.com/neomme/lescrayons

En 2007 c’est un nouveau spectacle qui est créé, « La porte plume » associé à un album de même titre, récompensé par le grand prix de l’académie Charles Cros en octobre 2007. Pour ce spectacle, Amélie est entourée d’Olivier Longre (guitare, mandoline, percus, clarinette, flûte, glockenbassn’ spiel, Guillaume Clary (flûtes, clarinette, glock, percussions, chœurs) et Antoine Amigues (piano, guitares, chœurs, percussions).

En 2012, elle sort l’album « Jusqu’à la mer » que vous pouvez écouter sur musicMe via la médiathèque numérique emedia. Ce troisième album à nouveau associé à une tournée de deux ans est cette fois-ci, un spectacle plus simple, intimiste où la qualité des instrumentations et la diversité des instruments joués sont impressionants. Un album extrêmement personnel, où la poésie légère d’Amélie se teinte cette fois-ci de surréalisme et d’ésotérique. Si l’album n’a pas eu le succès immédiat des deux précédents, il prend doucement une place à part dans le coeur des fans, comme un coffret mystérieux dont on découvre les secrets au fil du temps.

Amélie-les-crayons a pris l’habitude de chouchouter son public. En 2014, c’est tout simplement un nouvel album « Méli-Mélo » qui sort sans prévenir ! Un CD en édition limitée de plus d’une heure de musique ! 18 titres revisités, certains en concert, d’autres remodelés à la maison, remontés, réenregistrés, rechantés !

Et enfin, en 2017 « Mille Ponts » : Energie formidable par la danse, le rythme et l’amour des autres : se rejoindre, se parler, se coller, voilà le principe de cette nouvelle aventure chanson portée par Amélie et ses comparses de scène. Retrouvez une vidéo sur laquelle vous pourrez admirer ces pas de danse rythmés. Bonne découverte.

Image de prévisualisation YouTube

Plus d’informations sur son site internet : http://www.amelielescrayons.com/

Les albums : Et pourquoi les crayons, La porte plume, Jusqu’à la mer et Milles Ponts sont disponibles à la Bibliothèque départementale (788 AME).

Une chanson que je n’oublie pas : Michel Berger « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux »

Une nouvelle chronique, ça vous dit ?

Mais pourquoi un nouveau rendez-vous sur le blog ?

Était-ce nécessaire ?

Je vais vous expliquer tout ça plus bas, et vous me direz si l’idée est pertinente ou pas.

En attendant, cette nouvelle chronique s’appelle « Une chanson que je n’oublie pas ».

Qui dit chronique, dit planification de billets, mais j’aime l’idée que nous ne sachiez pas quand les billets apparaîtront sur le blog (on a si peu d’occasion de se faire des surprises entre nous !)

Le pourquoi du comment du nouveau shimiliblick :

Vous connaissez ces chansons, qui, quand vous les écoutez, vous font frissonner ?

Et comme nous sommes humains et que les émotions nous connaissons, il y a beaucoup de facteurs qui nous prédisposent à un bon frisson.

La mélodie, certains sons, la voix, les mots …

Et comme nous sommes toujours sollicités par les nouveautés, par le commercial, par l’instantané, je voulais que l’on se pose et qu’on écoute des chansons qui, pour moi, ont quelque chose de plus, des chansons qui oui, m’ont donné des frissons.

La première chanson que je souhaite partager avec vous est « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, elle date de 1985, et son texte est intemporel, puissant et triste.

Je vous laisse avec le clip et le texte (si vous aussi vous souhaitez partager des chansons qui vous parlent, n’hésitez pas à commenter !)

Le clip vidéo de la chanson

Celui-là passe toute la nuit
À regarder les étoiles
En pensant qu’au bout du monde
Y a quelqu’un qui pense à lui
Et cette petite fille qui joue
Qui ne veut plus jamais sourire
Et qui voit son père partout
Qui s’est construit un empire
Où qu’ils aillent
Ils sont tristes à la fête, où qu’ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête

Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal, qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu’on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d’eux
Quelque chose qui fait mal, qui fait mal

Qui a volé leur histoire, qui a volé leur mémoire?
Qui a piétiné leur vie, comme on marche sur un miroir?
Celui-là voudra des bombes, celui-là comptera les jours
En alignant des bâtons comme les barreaux d’une prison
Où qu’ils aillent
Ils sont tristes à la fête, où qu’ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête

Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal, qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu’on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d’eux

Quelque chose qui fait mal, qui fait mal
Chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal, qui fait mal

Quand je pense à eux
Ça fait mal, ça fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal, ça fait mal

Bastet

[Sources : Chartsinfrance.net pour l’album Différences et Huffington Post pour la photo de Michel Berger]

Fantaisies populaires

Le thème populaire est devenu un lieu commun de la musique dite « savante ». Comment les compositeurs s’inspirent-ils de motifs populaires, comment en jouent-ils, les réécrivent-ils, les colorent autrement pour en faire une oeuvre personnelle ?

Nous vous proposons un parcours dans cet univers hybride avec des extraits de :
Danses hongroises de Johannès Brahms (danse n° 4), par l’Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de Claudio Abbado, 1989.
Sept chansons populaires espagnoles de Manuel de Falla : « Nana », par Victoria de los Angeles et l’Orquestra de Cambra Teatre Lliure sous la direction de Josep Pons.
Tzigane, de Maurice Ravel, par Joshua Bell et le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction d’Andrew Litton.

Par Marie Starynkevitch, du collectif Les Clés de l’écoute.

 

Les dessous de Poupet

 Le Festival de Poupet, c’est une grande famille, une grande organisation, une équipe de bénévoles qui sait tout faire, et surtout qui travaille dans l’ombre. Nous vous proposons cette semaine de découvrir une vidéo « des dessous de Poupet », en ligne sur le site du Festival. Retrouvez d’autres vidéos sur le site du Festival de Poupet.

Et écoutez toujours, une émission « Poupet, 27 années à partager » sur les oreilles en balade.

Trois petites notes


Quand la musique se fait mémoire…

Dans cette émission, nous vous proposons de découvrir deux oeuvres dédiées à la mémoire d’un événement passé, ici la seconde guerre mondiale, et de voir comment la musique devient commémoration d’une tragédie.
Avec des extraits de :
– War Requiem de Benjamin Britten, par le London Symphony Orchestra and Chorus sous la direction de Benjamin Britten
– Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima de Krzysztof Penderecki, par l’orchestre symphonique de la Radio polonaise sous la direction de Krzysztof Penderecki.

Nous vous invitons également à découvrir la 13e symphonie « Babi Yar » de Dmitri Chostakovitch sur un poème d’Evgueni Evtouchenko, dédiée à la mémoire du massacre perpétré contre des milliers de Juifs à Babi Yar;

(Photo : Benjamin Britten).

Par Marie Starynkevitch, du collectif Les Clés de l’écoute (www.lesclesdelecoute.org).

 

Objets (in)animés

Découvrez trois objets auxquels la musique a donné vie dans des oeuvres dont certaines sont devenues célèbres !

Avec des extraits de :
– La Fileuse de Félix Mendelssohn, par Cyril Huvé (piano)
– Siegfried, de Wagner, par la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Marek Janowski
– L’apprenti sorcier de Paul Dukas, par le Nouvel Orchestre Philharmonique sous la direction d’Armin Jordan.

Par Marie Starynkevitch, du collectif Les Clés de l’écoute (www.lesclesdelecoute.org).