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Histoire dessinée de La guerre d’Algérie de Benjamin Stora et Sébastien Vassant

 

En croisant archives, portraits et témoignages, cette bande dessinée richement documentée apporte au lecteur une vision globale et pertinente des grands événements de cette guerre restée longtemps « sans nom ».

Les planches de Sébastien Vassant illustrent et complètent efficacement les propos à la fois synthétiques et précis de Benjamin Stora, historien et spécialiste du sujet.

L’histoire dessinée de La guerre d’Algérie est un ouvrage idéal pour découvrir ou redécouvrir l’une des pages les plus troubles de notre histoire contemporaine.

(source photo : Electre)

Elias

Elias

C’est décidé, je prends soin de moi !

Quand on n’a pas le moral, quelle que soit la raison (la fatigue, les enfants, le travail, les problèmes d’argent …) il existe une solution qui ne résoudra pas vos soucis, mais qui vous réconfortera forcément, c’est prendre soin de soi.

Il ne faut pas se dire que prendre soin de soi est un acte égoïste puisque ce recentrage positif a des vertus insoupçonnées :

  • Comme on a pris du temps pour soi, on est plus à l’écoute pour les autres par la suite.
  • On améliore son estime en s’accordant du bien-être.
  • On prend du recul sur ses soucis, un peu de distance peut permettre de relativiser, voire d’envisager d’autres solutions à ses problèmes.
  •  Si je prends soin de moi, je me sens plus heureux et ça, notre entourage le ressent et peut en profiter aussi.

Maintenant, on peut se dire, OK, je n’ai pas le moral, OK, je dois prendre soin de moi, mais je fais comment ?

Voici quelques pistes pour vous aider à vous redonner le sourire :

  • Marcher seul ou avec des amis dans la nature. Marcher est bénéfique pour votre corps, vous vous aérez et vous profitez également d’un paysage serein.
  • Changer vos habitudes : changer de route pour aller à votre travail, changer de restaurant, aller dans une ville que vous ne connaissez pas. Ainsi vous faites une rupture avec vos schémas habituels, et vous êtes vraiment dans l’instant présent.
  • Ne pas se presser, prendre le temps pour soi-même dans le quotidien : je choisis une recette et je prends le temps de la cuisiner. Je prends un bain, mais je mets des sels de bain effervescents dedans, je me réveille avec des chants d’oiseaux enregistrés le matin et pas avec une sonnerie stressante (mais il faut se réveiller quand même).
  • Voir où on peut gagner du temps : préparer ses repas est chronophage, on peut peut-être s’accorder de prendre des plats touts prêts de temps en temps (s’ils sont sains, je ne veux pas que vous vous gaviez de conservateurs) pour apprécier le temps en famille.
  • Se mettre au DIY, vous pouvez créer vos cosmétiques, vous initier à la couture, développer votre créativité en imaginant des bijoux etc. Vous développez ainsi votre capacité à croire en vous, c’est important d’être fier de soi.

Maintenant, voici quelques produits culturels qui font du bien au moral (au mien en tout cas) :

  • Zombillénium d’Arthur de Pins au cinéma, déjà la BD était géniale, mais l’adaptation (un peu différente de l’histoire initiale) est très réussie, dynamique, drôle et pas du tout naïve (ouf).
  • Les policiers comme « La fille d’avant » de J.P. Delaney ou « Maestra » de L. S. Hilton m’ont vraiment bien diverti l’esprit.
  • Les romans ados « BZRK » de Michael Grant ou encore « Humains » de Matt Haig.
  • Lire des BD à haut potentiel de foulage de zygomatiques comme « Le grand méchant renard » et « Un bébé à livrer » de Benjamin Renner ou encore toutes les BD de Marion Montaigne.
  • Regarder des séries comme « The stranger things » (les 2 saisons) ou « Fargo » (les 3 saisons).

  • Ecouter de la bonne musique, comme ma dernière découverte Mariama « The easy way out ».

Voilà, à bientôt !

Bastet

[Sources : le hamac (HaengematteORG – Pixabay), le chien (Sianbuckler – Pixabay), Zombillénium (Allociné), Mariama (paris-move.com)]

 

 

 

Tony Hawk’s Pro Skater 2 sur Playstation

 

Voici une webradio :

Cet enchaînement de titres vous évoque quelque chose?

Si au tournant des années 2000, vous avez pratiqué le skateboard (avec plus ou moins de talent et quelques égratignures) et étiez détenteur de l’emblématique Playstation (dont le coût a été largement amorti par les après-midi de jeux passés entre copains), cette sélection doit vous rappeler une série de jeu vidéo…

Pas n’importe laquelle, la série de jeu dédiée au célèbre skateur Tony Hawk et plus particulièrement le deuxième opus : Tony Hawk’s Pro skater 2 ! Le titre ultime sur console, pour tous les amateurs de sport de glisse et de freestyle !

Sorti en 2000, ce jeu nous proposait d’incarner à tour de rôle quelques unes des plus grandes figures mondiales du skateboard de l’époque (parmi lesquelles Tony Hawk, Rodney Mullen, Steve Cabarello, Kareem Campbell…).

Le principe du jeu est simple : amener chacun des 13 personnages à devenir le meilleur skateur pro en accomplissant une succession de défis et de compétitions de plus en plus ardus.

Un skater est né pour rider ! Alors lorsque les options de jeu le permettent (c’est à dire lorsque vous amassez assez de dollars), vous pouvez améliorer le potentiel du personnage (équilibre, vitesse…) et débloquer de nouveaux tricks (figures). La prise en main devient plus simple et les performances sont accrues. Cette progression est nécessaire sans quoi votre personnage ne peut remporter les ultimes défis et atteindre tous les « scores déments »…

Mais pas de panique ! En usant et abusant du Manual et d’enchaînement de Flip, Grab et autres Slide, tout devient possible sur THPS2 !

Seulement, faut-il déjà manier avec aisance la si reconnaissable manette de Playstation. Le joueur novice confondant encore les touches R1 et L1, le O et la X aura certainement du mal à réaliser le moindre Ollie (la honte, c’est la figure de base, même en réalité c’est faisable).

Une démonstration s’impose :

Image de prévisualisation YouTube

 

THPS2 a été l’un des jeux les plus populaires sur la Playstation première du nom. A sa sortie, il a reçu un très bon accueil critique de la part du public mais également de la presse spécialisée. Par souci de réalisme, les développeurs du jeu ont utilisé la numérisation à l’aide de capteurs pour enregistrer et reproduire les mouvements de chaque skateur pro. Le recours à ce procédé était novateur à l’époque, il a grandement participé à la renommé du jeu.

De Venice Beach au Bowl de Marseille, en passant par New York et la Pennsylvanie, THPS2 nous entraîne dans des univers ludiques offrant de belles possibilités de jeu et d’enchaînements. Rares sont les joueurs pouvant se vanter d’avoir ridé chaque muret, atteint le potentiel de chaque spot et réalisé autant de Wall ride que de mûr!

Mais TPHS2, c’est aussi une bande son excellente, à la croisée du Punk rock californien et du Hip hop avec quelques morceaux tout simplement inoubliables (« You » de Bad Religion, « No cigar » de Millencolin…)! A chaque session, une nouvelle chanson.

Cette sélection reflétait parfaitement l’état d’esprit et l’environnement culturel du skateur. De plus, elle apporte de la densité au jeu et rythme furieusement chaque partie!

Nous sommes plusieurs de ma génération je pense, à avoir inspecter le jeu à la recherche des titres des morceaux pour ensuite acheter les albums ! A défaut de pouvoir reproduire les enchaînements des skateurs pro, au moins on écoutait la même musique…

Malgré toutes ces années, THPS2 a conservé sa vivacité et son côté vraiment « fun ».

Et que dire de l’intro du jeu et de sa musique…

Image de prévisualisation YouTube

« Guerilla radio » de Rage Against The Machine, extrait de l’album « The Battle of Los Angeles » !

Indémodable!

Elias

Elias

(source photos : Wikipedia)

Big Little Lies : pourquoi vous devez ou non regarder cette série

Big Little Lies est une série créée par David E. Kelley (également auteur de « Life on Mars », « Ally McBeal » et « The Practice »).

Nous sommes à Monterey, en Californie, c’est la rentrée des classes. Des parents aisés déposent leurs enfants à l’école. Le paysage est magnifique, le temps est radieux, on dirait une carte postale.

Le récit se centre particulièrement sur trois amies : Céleste (Nicole Kidman), mère parfaite de jumeaux; Madeline (Reese Witherspoon) maman angoissée d’une ado et de la jeune Chloé, et enfin la sombre et secrète Jane (Shailene Woodley), maman du timide Ziggie.

A la fin de cette journée de rentrée, une petite fille est paniquée, elle dit avoir été étranglée par un de ses camarades, elle désigne le coupable devant tous les parents de sa classe. C’est le début de l’effet papillon …

Maintenant, je vous propose de voir si cette série est faite pour vous.

Elle est faite pour vous si :

  • Vous aimez les histoires qui sont beaucoup plus complexes que ce qu’elles ne paraissent en réalité.
  • Vous êtes féministe dans l’âme
  • Vous n’aimez pas les stéréotypes
  • Vous aimez les adaptations littéraires, Le scénario de la série étant directement inspiré de « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty.
  •  Vous appréciez ce style de musique (personnellement je suis fan)

Elle n’est pas faite pour vous si :

  • Vous n’aimez pas les rumeurs et les jalousies.
  • Vous préférez les séries longues, en effet, celle-ci ne fait que 7 épisodes.
  • Vous vous dites, encore une série avec des riches qui ont des problèmes.
  • Vous ne comprenez pas comment une petite fille (Chloé) peut avoir d’aussi bons goûts en matière de musique, là quand même, c’est trèèèès étonnant !

J’espère vous avoir convaincu (ou non) de regarder cette série !

Bastet

Les chemins de l’école : Le film, la série et les livres

« Les chemins de l’école » est à l’origine un film de  Pascal Plisson que l’on a pu voir sur nos écrans en 2013.

Le titre de ce film documentaire est évocateur car nous suivons 4 enfants sur le chemin de leur école, une école qui leur est difficile d’accès, mais une école dont ils ne sauraient se priver sans se priver également d’un meilleur avenir pour eux-mêmes et leur famille. Du Kenya à la Patagonie, en passant par l’Inde et le Maroc, nous suivons donc ces jeunes enfants qui, au péril de leur vie, choisissent de marcher pendant des kilomètres pour jouir de quelques heures d’enseignement.

L’école comme récompense au courage quotidien.

L’espoir comme réponse à leur volonté sans failles.

Suite au succès retentissant des « Chemins de l’école », Pascal Plisson a créé pour France Télévisions une série éponyme qui passe sur France 5. Le concept est le même, mais avec des situations différentes.

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, Marie-Claire Javoy a écrit deux livres documentaires sur ce même sujet en collaboration avec France 5.  Elle a été non seulement co-scénariste du film « Les chemins de l’école » mais a aussi participé à l’écriture et au montage de la série documentaire.

Chaque volume détaille la vie de 8 enfants de contrées différentes.

En introduction nous avons à chaque fois une carte d’identité avec le nom de l’enfant, le pays, la province, le village, la situation familiale, la distance de l’école et l’équivalent en temps de marche, le nombre d’élèves à l’école, les heures de cours, la présence ou non de cantine, etc.

Le développement explique la situation géographique, ethnique et familiale, le quotidien, la traversée, et le temps de l’école.

Les photographies d’Emmanuel Guinet et Yann L’Hénoret sont époustouflantes; elles détaillent la grandeur des paysages, l’émotion des visages, les instants en famille…

Détail d’importance, on retrouve Jackson du Kenya, Zahira du Maroc, Samuel d’Inde du film initial et si l’on passe les pages, nous voyons non seulement ce qu’ils sont devenus mais aussi ce que sont devenus les enfants du volume 1.

Zahira a maintenant 18 ans, elle a eu le bac et va commencer des études de médecine pour devenir pédiatre.

Samuel a 16 ans, c’est un élève brillant, il rêve d’intégrer le Collège des Arts et Sciences à Muthupettai.

Jackson a 17 ans, ses résultats sont excellents, il rêve de devenir pilote; sa sœur (13 ans maintenant) est première de sa classe.

Je pense qu’on ne peut jamais trop encenser la volonté, l’effort, le travail. Nous n’avons pas toujours d’argent, de chance, la vie est une loterie, mais nous sommes nombreux à avoir de la volonté. Evidemment, la volonté est aussi liée à la confiance en soi, à l’entourage plus ou moins favorisant, à plein de facteurs en somme, mais quand on voit ce qu’elle peut accomplir pour l’avenir de nos enfants…

Bastet

[Sources : Photo du film (Allociné), Enfants dans la montagne (Site du Monde)

Jean Rochefort

Jean Rochefort, grand acteur du cinéma français, est décédé hier à l’âge de 87 ans. C’est l’occasion d’évoquer son parcours et de regarder à nouveau ses plus beaux films. Reconnaissable à sa voix chaude et à sa moustache, il a joué dans 113 films, jusqu’à son dernier rôle dans Floride en 2015. Il a également beaucoup joué au théâtre et a doublé plusieurs voix au cinéma. 

En 2013, Jean Rochefort publie un recueil d’anecdotes, Ce genre de choses,  dans lequel il dévoile plusieurs moments clés de sa carrière et de sa vie intime :

 

Et puis évidemment, on peut évoquer différents films comme :

  • Les tribulations d’un Chinois en Chine, de Philippe de Broca (1965)
  • L’horloger de Saint-Paul,  de Bertrand Tavernier (1973)
  • Que la fête commence,  de Bertrand Tavernier (1975)
  • Un éléphant ça trompe énormément, d’Yves Robert (1976)
  • Courage fuyons, d’Yves Robert (1979)
  • Ridicule, de Patrice Leconte (1996)

 

 

Plusieurs fois récompensé, Jean Rochefort remporte notamment le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Que la fête commence en 1976 et le César du meilleur acteur pour Le Crabe-tambour en 1978, puis reçoit un César d’honneur en 1999, couronnant l’ensemble de sa carrière.

Epona

Epona

Monica Sabolo, une jolie découverte

Partons à la découverte de Monica Sabolo, journaliste et écrivaine française de 46 ans. Monica Sabolo est l’auteure de quatre romans ; son dernier fait partie de la rentrée littéraire de septembre. 

Commençons donc d’abord par Summer, paru chez Lattès en août. Mon coup de coeur de la rentrée littéraire.

Ce roman nous raconte l’histoire d’une jeune femme de 19 ans, Summer, qui disparaît durant un pique-nique au bord du lac Léman. Vingt-cinq ans plus tard, son frère décide d’enquêter, hanté par son souvenir. Il découvre les secrets d’une famille figée dans les apparences.

Voici un roman terriblement bouleversant. En effet, la disparition d’un être cher est décrite tout en finesse. On essaie de comprendre en même temps que son frère ce qui a pu se passer et cela engendre d’autres réflexions sur leur enfance et leur place au sein de la famille. Comment vivre avec ses fantômes ?
Et puis beaucoup de poésie ressort de Summer, avec la présence du Lac Léman tout au long de l’histoire, un fil conducteur bien sombre parfois.

Je vous conseille de regarder ici la vidéo de présentation de l’ouvrage par l’auteur.

Le précédent roman de Monica Sabolo paraît en 2015 chez Lattès: Crans-Montana.

Dans les années 1960, trois garçons se retrouvent dans la station de ski de Crans-Montana, en Suisse. De loin, ils observent Chris, Charlie et Claudia, trois jeunes filles qui forment une entité parfaite. L’histoire suit leur destinée pendant trois décennies.

Cette fois-ci, Monica Sabolo décrit la jeunesse dorée de suisse qui se retrouve chaque année à Crans-Montana. On y trouve des jeunes privilégiés mais tourmentés et même parfois perdus. Un roman bien écrit qui aborde le thème de l’adolescence et traite d’un sujet cher à l’auteur, les secrets de famille.

C’est avec Tout cela n’a rien à voir avec moi, sorti en 2013, qu’elle est tout d’abord reconnue. Elle obtient d’ailleurs le Prix de Flore pour ce roman. Roman plutôt autobiographique qui détaille les étapes et les blessures du chagrin d’amour.

Elle y expérimente une nouvelle forme d’écriture avec des photos d’objets, des retranscriptions de messages sms, des tableaux explicatifs et mêmes des schémas. Elle mène l’enquête pour que chacun s’y retrouve et ça fonctionne très bien.

Je vous conseille donc de lire les romans de Monica Sabolo, Summer étant à mon avis le meilleur.

Epona

Epona

Nirvana et Nevermind

 

Cette semaine, focus sur l’un des groupes de rock les plus populaires au monde, un groupe qui a traversé les années 90 telle une comète, irradiant de son aura toute une génération de rockeurs  avant de s’éclipser tragiquement  un certain 5 avril 1994 avec  la mort de son leader charismatique Kurt Cobain…

Nirvana donc…

Nirvana, un groupe de rock populaire ??? Un qualificatif plutôt inapproprié ! La célébrité, Nirvana n’en voulait pas. Ses membres méprisaient les codes, le star system, le jeu mesquin que peuvent entretenir  les « stars » avec les médias et parfois le public.

Nirvana n’avait qu’une seule raison d’être : jouer du grunge, un rock à la fois brutal et sincère, tourmenté et sans concessions… et le faire avec talent !

Le grunge, un style musical à l’image de Kurt Cobain, le chanteur principal et guitariste du groupe.  A travers ses chansons, Kurt Cobain révélait les diverses facettes, complexes et ténébreuses de sa personnalité. Son mal-être et ses espoirs transparaissaient dans ses paroles… qui s’achevaient bien souvent dans un cri, viscéral.

Nirvana, c’est en quelque sorte la confession de Kurt…

Pour découvrir l’histoire personnelle de Kurt Cobain et la génèse du groupe Nirvana, je vous conseille le comics « When I was a alien ».

 

Un titre évocateur pour tous les fans du groupe (écoutez le morceau « Territoiral Pissings », vous comprendrez…)!

Planches après planches, les auteurs nous font pénétrer dans l’intimité de Kurt. On y découvre les rencontres déterminantes, les événements décisifs qui ont conduit le jeune garçon  timide d’Aberdeen à devenir une icône intemporelle du rock, symbole de toute une génération.

Pour lui la célébrité fut une épreuve, un calvaire. Parce qu’il était leader du groupe, il se trouva dans l’oeil du cyclone médiatique. Rongé par ses démons, accro à diverses substances, il représentait une cible de choix pour des tabloïds qui ne l’ont pas épargné. Un acharnement dont il s’est inspiré pour écrire. Au lendemain de son suicide, beaucoup diront que l’industrie du spectacle, les pressions des maisons de disques, la promotion des albums l’ont achevé et poussé jusqu’au bout…

Non Nirvana n’est pas un groupe de musique populaire et pourtant, la sortie du deuxième album intitulé Nevermind, ébranla le petit monde prétentieux et vaniteux de la pop music.

Avec ce titre notamment « Smells like teens spirit » 

Si Nirvana est une comète, Smells like teens spirit est un raz de marée qui déferla sur les ondes à partir de 1991 aux USA et 1992 en Europe. Inutile de vérifier, je connais par cœur la durée : 5min01.

Smells like teens spirit, une chanson ravageuse, un hymne à la révolte juvénile. Ce single est le plus grand tube de Nirvana mais aussi sa plus grande malédiction. Le public, les médias, tout le monde le réclamait. Le groupe l’a joué jusqu’au dégoût…

Ce titre déclencha une nouvelle mode dans les cours de récré à l’époque, la mode « grunge ». Cheveux longs, jeans troués, baskets aux pieds, le grunge et Nirvana étaient devenus « tendance ».

Vicieux coup du sort pour un groupe qui fuyait toute forme de reconnaissance ? Ou vision de génie d’un public qui  s’identifiaient là à de véritables artistes?

Difficile à dire. Une chose est sûre, avec ces chansons et notamment Smells like teens spirit, Nirvana touchait juste.

L’expérience Nirvana fut déterminante dans l’histoire du rock, elle ouvrit la voie à une multitude de groupes plus ou moins reconnus aujourd’hui et a permis au mouvement punk-rock de revenir sur le devant de la scène .

Après Nevermind, Nirvana enregistra un dernier album intitulé In utero en 1993, certainement le plus abouti et le plus sombre du groupe.

Pour conclure, je vous propose deux derniers clips, celui de « Come as you are », autre single emblématique de Nevermind et « sappy », une chanson qui n’apparaît sur aucun album de Nirvana mais que j’adore !

Elias
Elias

Elias

(source photos : Wikipedia, Electre)