Voyage: Talents en images

Talents en imagesLe cinéma d’animation, dès son apparition au début du XXème siècle, a su puiser dans la littérature, l’inspiration nécessaire à la réalisation de ses plus grands chefs-d’œuvre.
A l’instar de Winsor Mccay, Isao Takahata, Walt Disney, nombre de réalisateur ont tenté de transcrire visuellement, grâce à la magie de l’animation, des univers et personnages issus de la littérature et de la bande dessinée…

Jack et la Mécanique du cœur

Il était une fois… un jeune garçon nommé Jack, affublé d’une horloge à la place du cœur. Une mécanique fragile, qu’il doit remonter tous les matins, et dont le moindre sentiment un tant soit peu intense peut dérégler les rouages. Mais voilà que Jack tombe amoureux…

Source : Electre

Il était une fois…

18 avril 1874, Édimbourg. Le jour le plus froid du monde. Si froid que lorsque le petit Jack naît, son cœur, complètement gelé, se brise… Une mystérieuse sage-femme-horlogère-sorcière, le Docteur Madeleine, le recueille et le sauve en remplaçant son cœur glacé par une horloge. Dès lors, il doit suivre trois règles fondamentales :

« Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l’horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du cœur sera brisée de nouveau. »

 MALZIEU Mathias, La Mécanique du cœur, Paris : J’ai lu, 2009, p. 32.

Choyé par sa mère adoptive, Jack n’octroie le droit de sortir de chez lui qu’à l’âge de 10 ans. Et c’est en ce jour d’anniversaire qu’il croise la route de Miss Acacia, petite chanteuse andalouse perchée sur talons aiguilles, et qui n’y voit rien à plus de 30 centimètres à la ronde. À partir de cet instant, son destin est scellé : il fera tout pour la revoir et la séduire, quitte à affronter le sombre Joe, son rival, et à parcourir monts et contrées jusqu’en Espagne, dans un parc d’attraction désertique. Heureusement, il peut compter sur un ami de taille : le fantasque George Méliès, qui le poussera à décrocher la lune.

Une œuvre triptyque

Cette histoire, sortie de l’imaginaire de l’auteur-chanteur-compositeur Mathias Malzieu, a donné lieu non pas à une, mais à trois créations : un roman, puis un album en 2007, et enfin un film d’animation en 2014. Une œuvre  triptyque, dont chacune des trois facettes nourrit l’histoire… Mathias Malzieu est coutumier du fait, puisque l’album Monsters in Love de son groupe de rock français Dionysos était déjà inspiré de son roman autobiographique Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, tous deux sortis en 2005 (et encore aujourd’hui avec le roman et l’album Vampire en pyjama). Mots mis en musique, mis en images, et réciproquement.

Le roman est un petit bijou, écrit tel un poème, ou plutôt une chanson, aux refrains rythmés et vibrants, et aux couplets plus mélancoliques. Il nous plonge dans une atmosphère « burtonienne », onirique et gothique, où le fantastique nourrit le réel. Les métaphores sont d’une rare finesse, elles nous font rêver autant que réfléchir. Un cœur-horloge (qu’est-ce que le temps a à voir avec les sentiments ?), une fille-acacia (« jeune-fille-en-fleurs… et en épines !), une colonne vertébrale xylophone…

Un conte initiatique, où le héros se bat avec ses émotions… Mais finalement, celles-ci ne sont peut-être pas des ennemies…

Source : AlloCiné

Le film d’animation, ponctué des chansons de l’album éponyme du groupe Dionysos, reprend assez fidèlement le récit originel, hormis quelques adaptations chronologiques et surtout, une fin différente, en suspens, laissant libre cours à notre imagination. Le décor et les personnages ont été remarquablement modélisés par la graphiste-illustratrice Nicoletta Ceccoli, qui a su retranscrire l’atmosphère du roman, entre lyrisme et romantisme noir.

Les personnages, longs et effilés, aux grands yeux expressifs, se situent entre Tim Burton et Rebecca Dautremer, tout en étant les doubles fictifs des membres de l’équipe du film :

  • Mathias Malzieu est Jack, reconnaissable à sa coupe de cheveux atypique (hérissé à l’arrière et aux longues pattes sur les joues) et à ses costumes queue-de-pie noirs.
  • Olivia Ruiz est Miss Acacia, petit oiseau andalou
  • Jean Rochefort est Georges Méliès, bondissant et à moustache
  • Grand Corps Malade est le sombre et inquiétant Joe

Le film regorge d’ailleurs de petits clins d’œil : extraits de chansons des précédents albums de Dionysos ou d’Olivia Ruiz, un groupe de squelettes musiciens s’appelle « Dionys-os » dans le train fantôme…

Davantage qu’une œuvre strictement définie par un début et une fin, Mathias Malzieu crée et vit dans un univers qui lui est propre, fait de magie, de rêve et de musique.

   

MALZIEU Mathias. La Mécanique du cœur. Paris : J’ai lu, 2009, p. 32.  (1re édition Flammarion 2007). 160 pages.

La Mécanique du cœur, 6e album du groupe de rock français Dyonisos, sorti le 5 novembre 2007.

Jack et la mécanique du cœur, film d’animation musical réalisé par Stéphane Berla et Mathias Malzieu. Sorti en salles le 5 février 2014. 1h34.

Source des images tirées du film : AlloCiné

Mathilde Chicaud
Mathilde L’Arbre-en-ciel

Olive Kitteridge d’Elizabeth Strout

Il y a ces livres intrigants qui demandent à tourner la page. Il y a ces livres légers qui donnent une couleur enjouée au quotidien. Et puis il y a ces chef-d’œuvres, ces livres qui ne parlent de rien d’autre que de la vie dans tout ce qu’elle a de banale mais majestueuse. Olive Kitteridge d’Elizabeth Strout fait définitivement partie de cette dernière catégorie.

Prix Pulitzer en 2009, ce livre est en fait un recueil de 13 nouvelles, 13 histoires plus ou moins liées qui mêlent différents personnages, leurs espoirs, leurs désillusions. Le personnage central est Olive Kitteridge, professeure, qui vit avec son mari et son fils dans une petite ville côtière américaine. Elle n’est pas gentille, plutôt franche et dure, mais marque profondément les gens qu’elle côtoie. Le lecteur suit sa vie durant 25 ans, avec ses mariages, ses décès et ses rencontres, et surtout ce mal-être.

Ce qu’aucun résumé ne peut rendre est le style d’écriture de l’auteure. D’une limpidité et d’une beauté sans pareil, elle offre une lecture simple et pourtant émouvante, où les sentiments sont aussi tangibles que les pages que le lecteur doit tourner. Cette écriture est d’autant plus étonnante que les propos échangés sont parfois durs, et prouvent combien le désespoir et la solitude peuvent influer sur de nombreuses vies. Mais quand l’humour noir et l’ironie, propres à Olive, parsèment les dialogues, le demi-sourire n’est jamais loin.

 

Frances McDormand est Olive Kitteridge

Cette oeuvre a également été adaptée par HBO dans une mini-série éponyme, avec dans le rôle titre Frances McDormand. A la beauté de la langue du livre font écho la beauté des images dans la mini-série, avec de larges plans sur la nature environnante.

J’ai trouvé le personnage d’Olive plus sombre, plus dur encore que dans le livre, mais peut-être est-ce parce que les dialogues résonnent d’autant plus à l’écran. L’actrice, qui a gagné un Oscar pour son rôle dans le film Fargo, est absolument renversante.

Retrouvez une bande-annonce ici

 

Cette mini-série m’en a rappelé une autre, Mildred Pierce, elle aussi adaptée d’une oeuvre littéraire (un roman écrit par James M. Cain) : à nouveau un destin de femme, avec une autre grande actrice au casting – Kate Winslet.

Alors, je ne sais pas si vous êtes d’attaque pour un livre et/ou une mini-série immensément beaux mais immensément mélancoliques, mais essayez quand même : ça vaut le coup ! Et surtout dites-moi ce que vous avez pensé d’Olive !

Corisande
Corisande

 

 

 

(Crédits photo : Electre / Canal+)

Marjane Satrapi fait son cinéma

 

Le film dont je vais vous parler aujourd’hui est l’adaptation de la bande-dessinée éponyme Poulet aux Prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, parue en 2004 aux éditions de l’Association.

L’histoire

Nasser Ali Khan, violoniste et musicien reconnu n’a plus goût à la vie. En difficulté dans son couple, il décide de mettre fin à ses jours. Ne sachant comment y parvenir, il se met au lit et attend que la mort vienne à lui. Il laisse ses idées vagabonder et se remémore ce que fut sa vie, sa rencontre avec l’amour et la musique, ses enfants…

Une adaptation réussie

Marjane Satrapi nous avait déjà enchantés avec Persépolis. Elle nous surprend ici avec Poulet aux prunes, dont la narration et l’onirisme font penser à un conte oriental.

Lectrice de la première heure de Marjane Satrapi, je n’ai pas beaucoup aimé l’adaptation au cinéma de Persépolis car pour moi les quatre tomes de la série ne pouvaient être résumés en une heure et demie…Et le charme n’opérait pas.

Au contraire, il me semble que Poulet aux prunes  est une vraie réussite à tous points de vue : esthétique, narratif, interprétation des personnages par des acteurs bouleversants… Il faut quand même souligner la présence d’acteurs tels que Mathieu Amalric, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, et Isabella Rossellini…Le rôle du conteur revient à Edouard Baer qui nous berce de sa voix suave et chaleureuse.

C’est un conte oriental car la tragédie et l’humour  s’entremêlent avec volupté…Nous y découvrons aussi le secret du génie de Nasser Ali…Mais je ne vais pas tout vous raconter. Laissez le charme opérer… !

Célia

[Source ill. : Le Pacte-Pixabay/Uskyherz]

Podium, le film

Yann Moix a publié chez Grasset, en 2002, un roman atypique, « Podium », nous racontant les aventures tragi-comiques de Bernard Frédéric, sosie convaincu et convainquant de Claude François.

L’auteur décide de mettre sous pellicule son oeuvre en 2004.

Le casting est brillant :

Benoît Poelvoorde EST Bernard Frédéric, il voue un culte au grand Claude François, il danse et chante pour lui rendre hommage, un amour sincère en somme, mais qui lui coûte cher. Sa conviction le rend égoïste, maladroit, mais aussi et surtout généreux, tendre et touchant.

L’auteur n’aime pas les personnages lisses : les trop bons, les grands méchants ce n’est pas pour lui, Yann Moix leur préfère des hommes et des femmes complexes, des personnages qui peuvent provoquer tout à la fois le rire, l’agacement, la tristesse, la haine parfois, l’incompréhension peut-être … Le lecteur-spectateur est davantage touché par un être fait de brèches qu’un captain America, si vous voyez ce que je veux dire ^^.

Jean-Paul Rouve est Couscous, le sosie de Michel Polnareff. Et bien, croyez-moi si vous le voulez, je l’ai trouvé EXTRA en faux Michel Polnareff. Il porte à merveille sa perruque et ses lunettes trois fois trop grandes, il est émouvant, maladroit, obstiné, un cœur énorme, Couscous quoi !

Et la bande-son, on en parle ??? Personnellement, je n’aime pas la musique de Claude François, bon, j’aime beaucoup plus celle de Polnareff, mais dans le film, la bande-son est géniale, bien pensée, les titres choisis sont beaux (je radote, mais celles de Polnareff sont les meilleures, hé, hé !). Ecoutez, vous verrez !

Julie Depardieu est Véro, c’est la femme de Bernard Frédéric, elle est douce, perdue, souffrant la passion de son mari chaque jour, fatiguée, aimante malgré tout et passionnée par Julien Clerc (si vous voyez le film, dites-moi ce que vous pensez du passage où un personnage chante « Ma préférence », allez dites-moi !). Elle ne sait plus comment agir pour sa famille, pour se protéger aussi. Mettez-vous à sa place, que feriez-vous ?

Le film est croustillant aussi avec toutes les guest-stars qui se promènent allègrement de scène en scène : les sosies qui n’en sont pas, c’est drôle !

Bon je récapitule, ce film est pour vous, si vous aimez :

  • Les émotions
  • Le rire
  • Pleurer
  • Les bons acteurs
  • L’humour

Ce film n’est pas pour vous si :

  • Vous n’aimez pas les comédies
  • Vous n’aimez pas la musique-nostalgie
  • Si vous n’aimez que les films sérieux et intellos

Voilà, vous êtes prévenus !

Bon, une bande annonce, un bisou, et à la prochaine fois !

Bastet

[Source : Allociné]

Lotte, ne vois-tu rien venir ?

Les aventures du Prince Ahmed

Une pionnière :

Aujourd’hui, voyageons dans le passé, en 1926, dans l’univers de Lotte Reiniger, précurseure dans le cinéma d’animation. Onze ans avant Blanche-Neige et soixante-douze ans avant  Princes et Princesses  de Michel Ocelot, elle utilise le procédé des silhouettes découpées dans le papier.

Je vous invite donc à découvrir un monde féérique avec Les aventures du Prince Ahmed, plongée dans les Contes des Mille et une Nuits, adaptés avec le talent de Lotte Reiniger et d’Edmond Dulac, illustrateur de livres pour enfants à qui l’on doit les superbes couleurs à l’encre.

En voici le synopsis :

Dans un royaume d’Orient, le jour de l’anniversaire du calife, son fils Ahmed enfourche le cheval ailé d’un sorcier africain. L’animal entraîne le jeune prince dans une grande aventure, loin de son pays d’origine, sur l’île de Wak-Wak. Subjugué par sa beauté, le jeune homme enlève la souveraine des lieux. Mais les démons de l’île, comme le sorcier africain, ont juré sa perte. Capturée par le mage, la belle princesse est vendue à l’empereur de Chine. Ahmed, aidé par une sorcière, tente d’organiser son évasion…

Un trésor de créativité et de poésie :

Le film d’une heure et quelques minutes est découpé en cinq actes. Il regorge de détails somptueux plus impressionnants les uns que les autres. Il aura fallu trois ans à Lotte Reiniger pour rassembler les 100 000 images nécessaires à la réalisation de ce film. Pour la technique, vous trouverez plus de  détails ici.

L’histoire est assez farfelue, mais après tout c’est bien  la moindre des choses pour un conte…Elle foisonne de personnages, de monstres, reprend les codes des contes orientaux (un calife, des palais, Aladin et sa lampe, un  tailleur amoureux d’une princesse…) tout en ajoutant des éléments sortis de l’imagination de Lotte Reiniger : la sorcière et son Royaume de la Montagne en flamme, le mage africain, une excursion en Chine…Tout est fin et délicat dans cette œuvre exigeante et dont on aurait tort de se priver.

Si vous n’en avez pas assez le DVD propose cinq courts-métrage en bonus !

Célia

[Source ill : Carlotta films et Pixabay-strecosa]

Pourquoi est-ce un chef-d’oeuvre ? : 50 longs-métrages d’animation expliqués

Cette semaine, je vous propose un peu de lecture en vous dévoilant l’un de ses titres « coup de coeur » du moment :

Pourquoi est-ce un chef-d’oeuvre ? : 50 longs-métrages d’animation expliqués,

de Gersende Bollut, aux éditions Eyrolles, 2014.

Pourquoi est-ce un chef-d'oeuvre

Ce petit ouvrage, très agréable à parcourir et à lire, propose une analyse inédite de 50 réalisations qui ont marqué l’Histoire du cinéma d’animation depuis le début du XXème siècle jusqu’à aujourd’hui. Le lecteur peut mieux se rendre compte de l’évolution de ce genre, et redécouvrir des films qui ont bercé nombre de générations.

Chaque notice replace l’oeuvre dans son contexte, dévoilant ainsi ce qui l’a rendu exceptionnelle et emblématique.

Je suis certaine que vous connaissez déjà beaucoup de dessins animés, mais laissez-vous tenter pour en découvrir de nouveaux ! Bonne lecture !

Corisande

Homesman de Glendon Swarthout

Homesman

Aujourd’hui nous nous tournons vers l’ouest des Etats-Unis. Sauvage et extrême, cette région inhospitalière, où la nature est omniprésente, est le passage obligé de tous ces pionniers partis chercher le bonheur promis à l’Ouest.

Homesman traite de ce sujet sous un angle particulier en narrant le destin de femmes déracinées qui quittent l’Ouest.

Résumé : le lecteur suit Mary Bee Cuddy dans son périple pour ramener vers l’est quatre femmes ayant perdu la raison. En effet la vie qu’elles ont découvertes à l’Ouest ne correspondait en rien à la vie qu’on leur avait promis. Ce voyage retour marque aussi une étape importante pour elle car elle rencontre un malfrat qui décidera de les accompagner.

Cette histoire magnifique est intéressante parce qu’elle met en avant la détresse des épouses soumises à la recherche de prospérité de leurs maris. Ce récit se pose en porte-à-faux du rêve américain. Il nous montre l’envers du décor et le difficile, voire impossible, retour à la civilisation.

Alors montez sur votre cheval et pour une fois galopez vers l’est.

Et si vous souhaitez poursuivre cette aventure passionnante, nous vous invitons également à découvrir l’adaptation en long-métrage du roman !

Un excellent film réalisé par Tommy Lee Jones s’il vous plait! On y retrouve Tommy Lee Jones dans le rôle du malfrat et Hilary Swank (Million dollar baby) dans celui de Mary Bee Cuddy.

Zabo et Elias

(Sources images : Jing – Pixabay, Editions Gallmeister, Allociné)

Vous vous souvenez ? : les dessins animés des années 80

nos-dessins-animes

Goldorak, Albator, Capitaine Flam, Ulysse 31, vous connaissez ?

Si oui, lisez donc « Nos dessins animés : 70*80 » de Florence Sandis aux éditions Hors collection , si vous ne connaissez pas, et bien dans ce cas-là, je vous conseille … de lire l’ouvrage.

Pourquoi me direz-vous ?

Je vous répondrai que vous êtes curieux et que vous pourriez obéir à mes conseils aveuglément, mais bon, étant ouverte d’esprit, je vous explique :

Ces dessins animés ont eu un impact énorme sur les quarantenaires d’aujourd’hui, vous pouvez être sûrs qu’en prenant au hasard une trentaine de quadragénaires lambdas (ceux qui avaient la télé, entendons-nous) et en les forçant (c’est plus drôle si on les force) à faire un Quizz sur les génériques des animations en questions, ils auraient tous 20/20 !

Les enfants de cette génération les connaissent grâce à leurs parents et les parents des parents les connaissent aussi forcément ou alors ils laissaient leurs enfants seuls devant la télé pendant des heures, et ça, c’est mal !

Sérieusement, ce documentaire est truffé d’anecdotes réjouissantes, c’est un plaisir de se replonger dans cette époque et d’en apprendre plus sur ces héros qui ont alimenté l’imaginaire et les jeux de récré des petits de l’époque.

Une petite mise en bouche avec ces quelques anecdotes :

  • Albator s’appelle en réalité Captain Harlock dans la version japonaise; Albator (le nom de la série en français donc) est dérivé de Balator, un joueur de rugby qu’affectionnait particulièrement Eric Charden, le compositeur de la bande originale de la version française.
  • la bande originale de Capitaine Flam est incroyablement jazzy et aboutie pour un dessin animé destiné à la jeunesse. Elle a été écrite par Yuji Ohno, écoutez par vous-mêmes ! 
  • Bruno-René Huchez, auteur de Clémentine, a lui-même été gravement malade et est resté cloué au lit 1 an alors qu’il avait 8 ans. Il s’évadait grâce aux histoires, tout comme son héroïne.

Et vous, quels sont vos dessins animés favoris ?

Bastet

[Sources : Albator : Flickr / Couverture du  livre : Electre]