Voyage: Une petite gourmandise ?

Source de plaisir, sujet de conversation inépuisable, la gourmandise réunit tous les curieux… Une recette gourmande vous attend, composée des meilleurs ingrédients : littérature, musique, cinéma… Une pincée de ceci, une goutte de cela, suivez ce voyage culinaire haut en saveurs et dégustez une sélection d’œuvres qui vous mettra l’eau à la bouche.

Marre de préparer les repas : recettes faciles de salades

Le documentaire « Marre de préparer les repas : guide de premiers secours pour ma cuisine au quotidien » de Béatrice Carrot & Véronique Bévierre chez Scrinéo est une bonne base pour réduire le temps que l’on passe à réfléchir sur l’alimentation et les repas pour la famille.

Voici quelques idées de recettes de salades simples à réaliser qui sont extraites de cet ouvrage :

Coleslow

La moitié d’un chou blanc

2 carottes

50 g de raisins secs

La moitié d’un oignon

2 cuillères à soupe de mayonnaise

2 cuillères à soupe de yaourt

Un peu de sucre si nécessaire

Râper finement le chou, l’oignon et les carottes. Ajouter les raisins, mélanger la mayonnaise, le yaourt et le sucre le cas échéant pour la sauce.

Salade d’endives :

3 endives

1 pomme verte

12 cerneaux de noix

50 g de comté

Jus d’une demi-citron

Laver et trancher les endives en rondelles de 1 cm. Couper la pomme en dés et arroser avec le jus de citron. Ajouter les noix, le fromage en petits cubes. Assaisonner.

Salade vietnamienne au poulet :

300 g de germes de soja frais

300 g de blanc de poulet

1 carotte râpée

1 cœur de salade en lanières

La moitié d’un poivron rouge

1 petit oignon doux émincé

Vinaigrette : 2 cs de sauce de soja, 3 cs d’huile d’arachide, 1 cs d’huile de sésame, 1 cc de moutarde, poivre

Cuire le poulet à la poêle dans un peu d’eau pour éviter qu’il ne se colore. Le trancher en fines lanières. Faire blanchir les germes de soja 2 mn à l’eau bouillante. Laisser refroidir. Mélanger avec les autres ingrédients. Arroser avec la sauce.

chúc ngon miệng ! (Bon appétit en vietnamien)

Bastet

[Sources : L’image du livre > Electre; Le Coleslow > Maxpixel.freegreat.picture.com; Endives > common.wikimedia.org; Poivron > pixnio.com]

La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Philippe Delerm

L’odeur suave des pommes sucrées dans la cave, l’arôme gourmande d’un croissant beurré encore tiède, la fraîcheur des petits pois que l’on écosse chez mamie.. et bien sûr la première gorgée de bière au soleil. Toutes ces petites gourmandises intenses mais fugaces, qui nous font fermer les yeux un temps et savourer l’instant. Dans son recueil de nouvelles justement intitulé La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, l’auteur français Philippe Delerm évoque trente-quatre de ses petites madeleines de Proust, dont la plupart mettent à l’honneur les plaisirs de la table.

Source : Gallimard

De petites touches évocatrices et sensorielles

Philippe Delerm nous dépeint des petits fragments de la vie quotidienne, à l’instar d’autres de ses ouvrages tels qu’Enregistrements pirates (2003) ou Le Trottoir au soleil (2011). Toutefois, La Première gorgée de bière se démarque par son écriture particulièrement sensorielle. Les descriptions ne sont pas seulement factuelles, mais procèdent par évocations. Évocation physique, à travers les arômes, les textures, les couleurs, les sons, et bien sûr les saveurs. Évocation temporelle, puisque ces « petits plaisirs » proustiens transportent l’auteur-narrateur dans ses souvenirs : des vacances au soleil, la maison de sa grand-mère, son enfance, un voyage… L’exceptionnel et l’imprévu côtoient et se confondent avec l’habitude et le quotidien.

Une saveur douce-amère

Dès lors, ce recueil de nouvelles s’apparenterait à un manuel de pensées positives et de pleine conscience dans son aspect le plus concret, en nous enjoignant à s’émerveiller des petits riens qui ponctuent notre vie. Se rendre compte de la beauté de la simplicité, de la simplicité de la beauté. S’il est si difficile d’exprimer ses émotions, Philippe Delerm parvient, par ces évocations, à toucher du doigt l’indicible. Néanmoins, chacune de ces réminiscences, aussi douce soit-elle, a un léger goût d’amertume. Sa fugacité en est la principale cause : à peine effleurée, elle s’est évaporée. La première gorgée de bière sera toujours la plus désaltérante et la plus agréable, les autres qui suivront ne seront que de pâles répétitions.

À la recherche de nos propres madeleines de Proust…

Cet ouvrage se lit avec gourmandise, d’une traite ou par petites gorgées, selon les goûts. Dans tous les cas, il nous invite à voyager dans nos propres souvenirs. En le refermant, des bribes sensorielles me sont revenues en mémoire, mes madeleines de Proust, je les ai ressenties comme si je les vivais à nouveau. Il y avait la saveur des tartines pain-beurre-chocolat des goûters après l’école, avec le bon gros pain complet et dense, recouvert de beurre demi-sel et de carrés de chocolat noir, les mains tachées du jus violin des mûres cueillies sur le chemin des vacances et dévorées jusqu’à en avoir mal au ventre, les énormes tomates biscornues mais si charnues de tonton Jojo, l’odeur de friture des bottereaux cuits dans le garage de mamie, qui nous suivait plusieurs heures durant en s’accrochant à nos vêtements, la compote de pommes encore tiède que l’on met en bocaux, le parfum des fleurs de sureau (dont on peut faire une délicieuse boisson gazeuse naturelle), les galettes de blé noir dégustées dans une petite crêperie bretonne typique, accompagnées d’une bolée de cidre brut bien frais… (liste non exhaustive).

Quels seront les plaisirs gourmands que la lecture de La Première gorgée de bière referont émerger en vous ?

DELERM Philippe. La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. Paris : Gallimard, 1997. 96 pages. (Collection L’Arpenteur). 

Source de l’image à la une : Pixabay

Mathilde Chicaud
Mathilde l’Arbre-en-ciel

Cupcakes Paris-Brest – La recette

Cupcakes Paris-Brest, préparation pour 12 à 15 cupcakes

(préparation 45′, attente 4h, cuisson 25′, préchauffer le four à 160°C (th. 5-6))

Ingrédients pour la pâte à gâteau :

120 g de beurre

180 g de sucre roux

3 oeufs

90 g de yaourt brassé nature

180 g de farine avec levure incorporée

70 g d’amandes effilées

90 g de praliné en poudre

Ingrédients pour la ganache :

200 g de chocolat au praliné

17 cl de crème liquide

40 g de mascarpone

60 g de praliné en poudre

60 g d’amandes effilées

Préparer la ganache :

Portez la crème à ébullition, puis versez-la sur le chocolat concassé, couvrez et réservez pendant 3 minutes. Mélangez avec une spatule souple, en soulevant bien le chocolat, et laissez reposer au réfrigérateur pendant environ 3 heures. Ajoutez alors le mascarpone et fouettez la ganache jusqu’à ce que vous obteniez une mousse légère. Réservez au frais jusqu’au montage.

Préparer la pâte à gâteau :

Fouettez le beurre avec le sucre. Incorporez les œufs, puis ajoutez le yaourt et la farine. mélangez et ajoutez 40 g d’amandes effilées ainsi que le praliné en poudre. Versez la préparation dans les moules à cupcake, répartissez dessus 30 g d’amandes, enfournez et faites cuire environ 20 minutes. Au terme de la cuisson, laissez refroidir complètement avant d’ajouter la ganache avec l’aide d’une poche munie d’une douille cannelée.

L’amande sur le gâteau :

Faites dorer dans un poêle à sec les 60 g d’amandes effilées pendant quelques minutes, en les remuant et en veillant à ce qu’elles ne brûlent pas. Ajoutez le praliné en poudre sur la  ganache, ainsi que les amandes grillées.

Bonne dégustation !

Vous avez aimé la recette mais vous avez encore faim ?

Lisez donc ce livre où vous pourrez vous faire plaisir 45 fois :

Bastet

[Les sources photos viennent de Pixabay : Begobego pour le cupcake en Une, The BRMan pour le cupcake de l’article, et Alexas-fotos pour le cupcake tenu par une grenouille; la couverture du livre vient d’Electre]

Contes des sages cuisiniers

Avec Les Contes des sages cuisiniers, Pascal Fauliot et Patrick Fischmann nous entraînent à la découverte de 25 contes de tous les pays, tous reliés à la cuisine. 

Dans cet ouvrage, le lecteur découvre des traditions et des savoir-faire culinaires à travers les continents et les époques. Grâce à ces contes, il se retrouve aussi bien autour d’une table princière que dans un camp nomade ou une chaumière. Il visite les traditions de l’Inde, de l’Afrique, du Maghreb.

Un réel dépaysement, une ouverture sur des traditions gourmandes et des cultures variées.

Chaque conte est superbement illustré par une iconographie soignée et une frise différente pour chacun.

Quelques titres de contes vont vous donner l’eau à la bouche :
– les petits pains de l’impératrice
– un festival d’aubergines
– le chant du couscous
– le dîner des prétendants
– etc.

Voici un extrait magnifique qui vous fera penser à votre marché :

« Le grand bonheur de Ch’hâ consistait à déambuler au milieu des étals du vieux marché. Il s’extasiait devant les poivrons et les tomates, il les soupesait et les levait vers le soleil, choisissant ceux qui étaient gorgés de lumière. Gourmand, il jouait avec les gousses d’ail et les gros oignons blancs, dénichait dans les couches de peau des saveurs dissimulées au profane, faisait grande provision de citrons et d’olives marinés aux herbes et aux piments. »

Partez à la découverte d’autres contes de la collection Contes de sages au Seuil.

(source image :  Electre)

Epona

Les bonbons : douceurs et délices

Place à la poésie avec un poème de Roland Topor tout en gourmandise, Les bonbons. Le recueil Poèmes de notre enfance rassemble des poèmes aux thématiques variées : famille, nuit, travail, animaux, mais aussi gourmandises.


Voici une poésie du XIXe siècle qui nous rappelle notre enfance :

Les bonbons 

J’aime mieux les bonbons
que le gigot de mouton.

J’aime mieux la cannelle
que les vermicelles.

J’aime mieux les gâteaux
que la soupe aux poireaux.

J’ai des confitures
sur toute la figure
et du chocolat
du haut jusqu’en bas.
Moustache de chat
filet de foie gras.

(source images : Pixabay-Skeeze / Pixabay-Daria Yakovleva)

Epona
Epona

Vin, gastronomie et bande dessinée

 

Alexandre Dumas a dit « Le vin est la partie intellectuelle d’un repas. Les viandes et les légumes n’en sont que la partie matérielle. »

Tout est dit !

Un bon vin choisi judicieusement, donne une nouvelle dimension à la dégustation d’un plat. Le vin est un incroyable révélateur de saveurs. Il participe à souligner certains ingrédients, à dévoiler des arômes (que les plats contiennent discrètement ou de nouveaux).

Sa composition, son cépage, sa vinification confèrent au vin une identité propre selon les terroirs. C’est elle qui apportera une « tonalité » toute particulière au plat en l’agrémentant de touches tantôt racées, veloutées, légères . Lors du repas, la perception du goût est différente, plus subtile.

Apprécier un bon vin  requiert de l’expérience, de la concentration et un bon palais ! Le vin c’est tout un art ! En tout cas c’est aussi une science : l’œnologie. Le vin est intimement lié au métier de vigneron bien entendu. Ce métier de passionnés perpétue un savoir-faire, se renouvelant sans cesse. Là est tout le défi du vigneron : s’inscrire dans la tradition tout en répondant aux exigences  des marchés actuels!

Bref, je m’égare mais il y a tellement à dire sur l’univers viticole !

En tout cas certains auteurs de bandes dessinées sont du même avis. Ils  rivalisent d’imagination pour évoquer ce milieu et lui rendre hommage !

Voici trois références du genre :

Les ignorants d’Etienne Davodeau

C’est un roman graphique original relatant une rencontre tout à fait singulière, celle d’Etienne Davodeau (auteur de BD donc) et du vigneron Richard Leroy.

Tous les deux sont amis mais ne connaissent pas réellement l’activité professionnelle de l’autre. Ensemble ils se lancent un défi : se transmettre leurs passions et faire découvrir leurs métiers respectifs. L’expérience a duré une année et reste mémorable pour chacun d’entre eux !

Les gouttes de Dieu de Tadashi Agi et Shu Okimoto

C’est un manga captivant en 44 tomes. Nous suivons l’histoire de Shizuku dont le père Yutaka Kanzaki est un célèbre œnologue et propriétaire d’une collection de vins exceptionnelle. Lorsque ce dernier décède, il laisse un testament plutôt singulier. Sa très riche cave reviendra à celui des ses fils qui saura résoudre 12 énigmes sur 12 vins et identifier le 13e, Gouttes de Dieu. Shizuku qui avait refusé de suivre l’enseignement de son père sur le vin par rébellion, se trouve maintenant en compétition avec son frère adoptif qui est devenu un sommelier réputé…

Châteaux Bordeaux d’Eric Corbeyran et Espé

A la mort de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l’exploitation familiale, un vaste domaine situé au coeur du Médoc. Alexandra voit dans cet héritage l’opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Pour réussir elle doit tout apprendre et faire face à l’hostilité de son entourage.

Bonne lecture !

et bonne dégustation !

Elias
Elias

Elias

(sources photos : alohamalakhov-Pixabay, Electre)

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Partons à présent à la découverte des dorayaki, célèbre pâtisserie japonaise, avec Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa, une ode à la cuisine et à la vie.

Sentarô, le personnage principal, gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser une dette.
Seul dans sa petite échoppe, en face d’un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki, une des plus anciennes pâtisseries du Japon. Il accepte d’embaucher Tokue, une vieille femme aux doigts déformés, en qui il n’a pas vraiment confiance.

Tokue est experte en cuisine et elle l’initie à l’art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés. La clientèle afflue mais le rêve va tourner court. La vieille femme cache un secret et disparaît du jour au lendemain.

En lisant ce roman, on entre dans un autre monde plein de délicatesse et de poésie. L’histoire s’articule autour de trois personnages extrêmement attachants, Sentarô, Tokue et une adolescente. On découvre également tout un pan méconnu de l’histoire du Japon.

Ce roman a été adapté au cinéma dans un film remarquable réalisé par Naomi Kawase en 2015.  On y retrouve tout la douceur et la simplicité présentes dans le roman.

Cliquez ici pour voir la bande annonce !

Pour les gourmands, voici la recette des dorayaki (pour 6 dorayaki de 9 cm de diamètre)

Préparation: 25 minutes.

Ingrédients :
2 œufs
100 g de sucre
1 ½ cuillère à soupe miel
1 cuillère à soupe d’huile
1/3 cuillère à café de bicarbonate de soude (mélangé à autant d’eau)
1 cuillère à soupe de mirin
150 g de farine
40-60 cc d’eau
300 g d’azuki en boîte

  1. Battez à la main les œufs dans un saladier et ajoutez y progressivement le sucre, miel, l’ huile, le bicarbonate de soude et enfin le mirin.
  2. Ajoutez la farine tamisée en deux fois en remuant bien.
  3. Ajoutez de l’eau en mélangeant jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.
  4. Recouvrez avec un film et laissez reposer 15 minutes dans le frigo.
  5. Chauffez la poêle à feu moyen, une fois la poêle chaude, retirez la et baissez le feu. Une fois la poêle refroidie, remettez la au feu et huilez à l’aide une serviette.
  6. versez 2/3 de louche de pâte dans la poêle en forme de rond. Couvrez immédiatement.
  7. Cuire à feu doux jusqu’à ce que des bulles apparaissent sur la surface de la pâte.
  8. Tournez la pâte et cuire l’autre face.
  9. Mettez 50 g d’azuki entre deux pâtes.

Bonne dégustation

(source image : Electre, wikipédia)

Epona
Epona

Omelette aux truffes

 

Recette de l’omelette aux truffes

Ingrédients :

12 gros œufs bio

1 cuillère de crème fraîche épaisse

1 échalote

4 truffes bien fraîches et humides

Sel rose de l’Himalaya

Poivre noir au moulin

5 g de beurre salé fermier

Pas à pas :

Préparer les blancs en neige dans un saladier.

Dans un autre saladier, mélanger les jaunes d’œufs, la crème fraîche, le sel et le poivre.

Mélanger les deux préparations.

Dévisser la truffe de 4 chiens en pleine santé, mettez en une autre en plastique à la place, ça fera bien l’affaire (nb : ils auront peut-être un peu moins d’odorat par la suite).

Emincer les truffes et l’échalote, les faire ensuite poêler au beurre à feu moyen, puis à feu doux pendant 5 minutes.

Ajouter la préparation aux œufs dans la poêle, mais laisser l’intérieur de l’omelette légèrement humide.

A accompagner avec une compotée d’oignons sucrés et une salade de roquette au vinaigre balsamique.

Bon appétit !   

(nb : Si vous n’avez pas de chiens sous la main, vous pouvez toujours utiliser de vraies truffes voire même des champignons classiques, à vous de voir ^^)

Bastet 

[Sources des images : Wikipédia, Wikimédia et Pixabay-cegoh]