Voyage: Une petite gourmandise ?

Source de plaisir, sujet de conversation inépuisable, la gourmandise réunit tous les curieux… Une recette gourmande vous attend, composée des meilleurs ingrédients : littérature, musique, cinéma… Une pincée de ceci, une goutte de cela, suivez ce voyage culinaire haut en saveurs et dégustez une sélection d’œuvres qui vous mettra l’eau à la bouche.

Des étoiles pour Noël : Bon appétit !

Si je vous dis :

Noël, illuminations, neige, hiver très froid, marché de Noël et délicieux petits gâteaux en forme de sapin, d’étoile, de bonhomme, vous pensez à quelle région ?

Oui c’est évident : l’Alsace; destination rêvée pour les vacances de fin d’année, vous conviendrez aussi qu’elle est bien plus accessible que le Pôle Nord !

Guy Untereiner et Sébastien Merdrignac ont créé ce beau documentaire édité chez Ouest-France « Douceurs d’Alsace : viennoiseries, gâteaux, tartes, pains d’épices, bredele »

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Si vous trouvez le titre alléchant, attendez un peu de voir le contenu !

Ce livre est d’un tel réconfort qu’il peut se placer au même niveau qu’une séance de méditation, un bain moussant bien chaud ou encore d’une détente sur canapé avec feu crépitant.

Je ne vais pas vous laisser comme ça, je vous propose une recette qui ravira vos enfants, vous mêmes et qui fera un excellent cadeau personnalisé (quoi de mieux que de prendre du temps pour faire un cadeau à ceux qu’on aime ?)

Voici donc les magnifiques, les incroyables, les délicieuses Etoiles aux noix (glaçage inside) :

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Ingrédients :

Pour la pâte : 175 g de farine – 100 g de beurre ramolli – 2 jaunes d’œufs – 50 g de sucre

Pour la garniture : 2 blancs d’œufs – 100 g de sucre – 100 g de noix hachées (ou noisettes car oui je sais, ce sont des noisettes sur l’image, mais c’est une belle image et elle est libre de droit, donc vous avez des noix-settes ^^) – 1 cuillère à café de cannelle

Préparation : 

Mélanger la farine, le beurre ramolli, les 2 jaunes d’œufs et le sucre : mettre au frais 2 à 3h.

Abaisser la pâte sur 3 à 4 mm et découper des étoiles à l’emporte-pièce.

Les poser sur du papier cuisson.

Battre les blancs d’œufs en neige, ajouter petit à petit le sucre et mélanger la poudre de noix et la cannelle : poser une cuillère à café du mélange sur chaque étoile.

Cuire 10 minutes à 170°C (th. 5-6)

De rien !

Bastet

[Sources : couverture du livre : Ouest-France éditions / Bredele : Silviarita – Pixabay]

 

Le restaurant de l’amour retrouvé…

Bonjour à tous,

Prenez une histoire d’amour qui se termine du jour au lendemain, une love story qui laisse un goût acre et acide dans la bouche. Rajouter des ingrédients emprunts de tendresse, de douceur, de sérénité, de bonté, d’amitié, de silence, d’entraide et d’humanité. Saupoudrez d’un brin d’exotisme et d’amour. Relevez la saveur par quelques aromates trouvés dans un jardin où se promène en liberté une magnifique truie. Laissez reposer l’écriture, le levain. Humez, regardez, ralentissez, salivez et savourez ce livre comme on savoure la vie, l’instant présent et vous obtiendrez le restaurant de l’amour retrouvé d’Ogawa Ito.ob_722987_restaurant-de-l-amour-retrouve

Ce roman nous invite à la découverte de la cuisine japonaise à travers la personne de Rinco, jeune femme de 25 ans qui perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour. Elle revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec une truie apprivoisée. Rinco, toujours muette va alors se consacrer à sa passion en ouvrant un restaurant qu’elle va décorer elle-même : L’Esargot. Elle va vite découvrir que les mets délicats qu’elle prépare ont un pouvoir magique : rendre heureux les gens, les âmes brisées…

En bref, un livre à recommander et à savourer sans modération… Une écriture légère telle une poésie, un livre qui mêle art et écriture : tous les ingrédients nécessaires pour un bon roman !

En plus du roman, le restaurant de l’amour retrouvé a rencontré un grand succès au Japon avec l’adaptation cinématographique en 2010 par Mai Taminaga sous le titre 食堂かたつむり (Shokudo Katatsumuri).

Bonne dégustation ou plutôt bonne lecture !

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(Sources : Plateau aliments japonais : Pixabay ; couverture : Electre)

 

mmmh, un dictionnaire gourmand !

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Marie-Hélène Baylac (Ecole Normale supérieure, agrégée d’histoire) nous transporte au royaume de la gourmandise avec son Dictionnaire gourmand : elle nous parle des produits, des plats, des recettes, des cuisiniers, des artistes, des écrivains … Cette compilation a été imaginée pour pouvoir assouvir la curiosité des gourmands de tout poil.

Imaginez !

1446 pages  (sans illustration malheureusement, mais on est ici pour apprendre et pas pour contempler) où vous apprendrez l’histoire de l’abricot, de la baguette, des frites…

1446 pages où vous découvrirez les expressions gourmandes, où vous lirez des extraits de Nicolas Boileau, de Jean de la Fontaine, de Jacques Offenbach

1446 pages de recettes comme « Le poulet au vin jaune et aux morilles », « Les marrons glacés à l’ancienne », « Le vin de cerises », « La tourte pascale »….

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Comme les premiers frimas s’annoncent, je vous laisse lire le détail de la soupe au pain par Alexandre Dumas dans « Le grand dictionnaire de cuisine » (1873) [Extrait évidemment présent dans le Dictionnaire gourmand]

« Espèce de potage de mie de pain qu’on fait mitonner avec de l’eau, du beurre et du sel, et dans lequel on ajoute, au moment de servir, une liaison composée de jaunes d’œufs et de crème fraîche. »

Je ne sais plus quoi dire … Bonne lecture ou bon appétit ???

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[Sources : couverture du livre : Site de l’éditeur Omnibus / Boules de pain crues : Pixabay – Skitterphoto / Soupe de pain ; Pixabay – TheAndrasBarta]

Escale salée sucrée à Taïwan

 

Notre voyage sur la gourmandise fait escale à Taïwan, avec le film « Salé sucré »  d’Ang Lee  , sorti en 1994, réalisateur entre autres des magnifiques « Raison et sentiments » et du « Secret de Brokeback Mountain ».

M. Chu, cuisinier reconnu à Taiwan et retraité, vit seul avec ses trois filles. Il y a Kien, jeune cadre ambitieuse, Jen, prof de chimie et très chrétienne, enfin Ning la plus jeune qui vit ses premières amours. Chacune tente de prendre son envol à sa façon.

La vie est rythmée par les repas succulents que prépare Monsieur Chu et ces moments sont l’occasion pour ses filles de faire part de leur vie, de leurs rencontres amoureuses ou d’une promotion.

Les filles ne laissent pas de répit à leur père qui semble un peu fatigué par la vie et sa longue carrière. Peu communicant, la nourriture est pour lui un moyen de montrer de l’amour à ses filles.

Le tout est drôle, émouvant, subtil dans les relations humaines qui se jouent. Ang Lee offre ici une belle fresque familiale, une comédie douce amère et une véritable ode à la cuisine taïwanaise !

Pour vous ouvrir l’appétit c’est ici !

Célia

[Source image : Cegoh-Pixabay]

« A boire et à manger » de Guillaume Long

 

Cette semaine, je vous présente une série de bande dessinée dédiée à l’art culinaire et ses secrets:

« A boire et à manger » de Guillaume Long.

Avec cette série, l’auteur relève un défi audacieux : faire de ses lecteurs de fins gourmets et de brillants cordons bleus à l’aide d’une centaine de planches et d’une bonne dose d’humour!

Un pari osé, mais réussi selon moi ! Car oui, on passe un très bon moment à la lecture de ces BD tout en découvrant de petites infos utiles et insoupçonnées sur la gastronomie :

Par exemple, savez-vous que le bananier n’est pas un arbre mais une sorte… d’herbe???

Et lorsque vous achetez un homard (la classe!), savez-vous qu’il faut choisir celui avec les plus longues antennes??? (La raison? et bien lisez le tome 3 « Du pain sur la planche » pour la connaitre!)

A boire et à manger

Au fil des pages, Guillaume Long révèle également quelques unes des recettes dont il a le secret et pleins d’autres choses : des plats (et desserts!!!) faciles à réaliser, d’autres un peu moins, les erreurs communes à éviter, les termes et le langage à utiliser… comment draguer les filles efficacement en dévoilant ses connaissances culinaires…

Bref, on rigole en se mettant en appétit ! Plutôt sympa comme concept !

Chacun achèvera la lecture en se promettant d’accomplir une petite recette ( à sa portée bien sûr!). Pour ma part, j’envisage sérieusement de tenter la recette des « petites tartes tatin à la mangue » et celle de « l’os à moelle façon pot-au-feu »!

A cœur vaillant, rien d’impossible !

Le tome 3 « Du pain sur la planche »  est disponible en format numérique depuis la plateforme e-medi@ en cliquant sur l’image.

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Poursuivez votre découverte avec notre sélection de contenus dans la rubrique Voyages

(source photo : Electre)

L’Ecole des saveurs – E. Bauermeister

Une petite gourmandise pour ce début de semaine ? Alors je vous invite à chausser vos lunettes (le cas échéant) et ouvrir un roman délectable : L’Ecole des saveurs d’Erica Bauermeister.

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L’histoire ? Une jeune fille veut aider sa mère qui passe sa vie dans les livres et ne fait plus attention au monde qui l’entoure. Elle commence donc à cuisiner et, avec l’aide d’une épicière, prépare des plats qui aident sa mère à sortir de sa torpeur. Devenue cuisinière dans son restaurant, elle va donner, les lundis soirs, des cours de cuisine. Des cours qui permettront à chacun de se questionner et de s’accepter, tout cela grâce à la cuisine.

L’acte de cuisiner a rarement été aussi bien décrit, avec des détails précis, qui donnent autant à voir qu’à goûter. On peut ressentir, avec les personnages, le plaisir d’une bouchée de purée améliorée ou du café sous une fine couche de crème fouettée. Je ne résiste pas à vous faire partager un court extrait où la jeune fille prépare pour la première fois une sauce béchamel :

 » Debout, elle avait regardé le beurre fondre dans la casserole comme une vague lointaine qui se déroule et se répand sur le sable, puis la farine s’y mêler, en masse hideuse qui détruisait le tableau, ensuite, à force de tours, le mélange beurre-farine devenir lisse, très lisse […], puis une nouvelle fois le tableau se défaire sous le lait, et la sauce enfler pour absorber le liquide… » (p. 17 aux éditions Presses de la cité).

Avouez, ça donne envie de goûter une bonne béchamel, non ? 🙂 (voire même de la cuisiner, mais je m’avance peut-être trop…)

Pour finir, je me permets un petit conseil de lecture : allez préparer votre plat préféré, et commencez à lire la fourchette à portée de main, car cette lecture va sans nul doute vous donner l’eau à la bouche.

Bonne dégustation

Corisande

(Source image : site Livre de Poche / Comfreak – Pixabay)

Chocolat amer : tout en gourmandise !

Voici un roman de Laura Esquivel tout en gourmandise.

« Chocolat amer« , c’est le récit d’une histoire d’amour impossible entre Tita et Pedro pendant la révolution mexicaine. Tita et Pedro tombent éperdument amoureux au cours d’un repas. Seulement, Tita, la dernière des filles, doit s’occuper de sa mère veuve, pendant que Pedro se voit contraint d’épouser la soeur de Tita.

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Tita lui transmet tout son amour par sa cuisine et ses plats qu’elle confectionne au quotidien. Dans ce roman, chaque chapitre commence par une recette, chacune est liée à la vie de Tita. Ainsi, nous apprenons à faire des tortas à l’oignon et au chorizo, à préparer viandes et soupes, de même que les desserts dont la tradition s’est perdue au fil des temps. 

Le chapitre IX commence ainsi par la recette des tablettes de chocolat :

« Commencez par torréfier le cacao. Utilisez un plateau en fer-blanc plutôt que le cornal […]. Respectez bien toutes les indications car un bon chocolat a trois exigences : un cacao sain et non avarié ; plusieurs variétés de graines ; la surveillance de la torréfaction.
Le bon degré de torréfaction est atteint quand le cacao commence à lâcher son huile… »

Avec Chocolat amer, Laura Esquivel nous plonge dans un univers mêlant cuisine, famille et amour. Un roman à la construction originale, tout en finesse et vraiment dépaysant.

A savourer, absolument !

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(sources : jackmac34/Pixabay et Electre)

Brève cacaotée

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Saviez-vous que l’invention du fabriquant et chercheur Coenraad Johannes van Houten accompagne le petit déjeuner de quasiment tous les enfants gourmands de France et de Navarre et je pèse mes mots quasiment TOUS !!!!

Mais quelle est donc cette invention ???

C’est le chocolat en poudre bien sûr !

A l’aide d’une presse hydraulique, le beurre peut désormais être dégraissé, on obtient alors une poudre sèche facile à délayer dans de l’eau ou du lait.

Le brevet de cette invention est déposé en 1928, mais il faut attendre 20 ans de plus pour voir apparaître la première boisson instantanée.

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Quel bonheur un chocolat chaud (avec des petits chamallows dessus pour faire comme les américains c’est pas mal non plus, ou avec un peu de cannelle, ou même de la chantilly … Aaaah, le chocolat viennois ….)

Merci Van Houten !

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Pour en savoir plus sur le chocolat, vous pouvez lire le document « Le chocolat et son histoire » chez Archives & culture / 2010

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[ Source : Fèves de cacao : Pixabay – auteur non connu / Le chocolat chaud : Pixabay -Stevepb / Couverture du livre : Electre]