Voyage: Vies d’artistes

Voyage : Vies d'artistesCe voyage propose une sélection d’ouvrages permettant de découvrir la vie des artistes et le lien qu’ils entretiennent avec leurs œuvres. Le développement d’un talent quelconque est-il le même chez tous les hommes et dans tous les arts ?

Le Renaudot 2017 est attribué à Olivier Guez

Né en 1974 à Strasbourg, Olivier Guez est écrivain et journaliste. Après des études à Sciences-Po Strasbourg, il travaille comme journaliste indépendant pour plusieurs grands médias internationaux, dont le New York Times, Le Monde, L’Express, Le Point, Le Figaro Magazine. Il mène également plusieurs reportages sur l’Europe Centrale, l’Union Européenne, etc. Il écrit en parallèle plusieurs essais et un roman.

La Disparition de Josef Mengele reçoit le Prix Renaudot 2017 ; un roman qui retrace la vie du docteur-bourreau de la chute du IIIe Reich en 1945 à sa mort sur une plage brésilienne en 1979.

Officier SS et criminel de guerre, Josef Mengele (1911-1979) exerce  comme médecin dans le camp d’Auschwitz. En 1949, il s’enfuit en Argentine, où il est protégé par ses réseaux et l’argent de sa famille. Mais sa traque reprend, menée par le Mossad puis par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal. Réfugié au Brésil, il est isolé, dévoré d’angoisse et doit passer de planque en planque. En 1979, il meurt noyé sur une plage brésilienne.

Pour réaliser ce roman biographique, Olivier Guez se documente et travaille durant trois années sur ce personnage.

La Disparition de Josef Mengele est d’ores et déjà consultable sur e-medi@.

Olivier Guez en quelques titres :

  • La Grande Alliance. De la Tchétchénie à l’Irak, un nouvel ordre mondial (2003), (essai)
  • Les Révolutions de Jacques Koskas (2014) (roman)
  • La Disparition de Josef Mengele (2017)

(source image : Electre)

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Le Goncourt 2017 est attribué à Eric Vuillard

Le Prix Goncourt 2017 est attribué à Eric Vuillard pour « L’ordre du jour » (Actes Sud). Né en 1968 à Lyon, Eric Vuillard est écrivain et cinéaste. Il a réalisé deux films, L’homme qui marche et Mateo Falcone. Il est l’auteur de plusieurs romans et récits récompensés par différents prix.

Après la prise de la Bastille dans 14 Juillet, la conquête de l’Ouest dans Tristesse de la terre, la guerre de 14-18 dans La Bataille d’Occident, Éric Vuillard s’est intéressé à la montée du nazisme dans L’Ordre du jour.

Avec le roman L’ordre du jour, Eric Vuillard retrace l’ascension du nazisme dans les années 1930 par le biais de l’Anschluss, lorsque la Wehrmacht entre triomphalement en Autriche. Des épisodes rarement évoqués mais qu’Éric Vuillard a débusqués pour mieux éclairer ce processus. Il s’interroge ainsi sur les fondements des premiers exploits de l’armée nazie, entre rapidité, modernité, marchandages et intérêts.

L’ordre du jour est d’ores et déjà consultable sur la médiathèque numérique e-medi@.

Eric Vuillard en quelques titres :

  • Tristesse de la terre : Une histoire de Buffalo BillCody (2014) (Prix Joseph Kessel 2015)
  • 14 juillet (2016) (prix Alexandre Vialatte)
  • L’ordre du jour (2017)

(source image : Electre)

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Le Prix Goncourt est attribué à …

Comme chaque année, place au rituel des prix littéraires. Petit focus sur le Prix Goncourt et la célèbre Académie du même nom.  En effet, le prix Goncourt 2017 sera remis aujourd’hui à midi.

En 1862, les frères Goncourt créent une société littéraire devant permettre à un jury de dix écrivains de décerner un prix annuel au meilleur ouvrage d’imagination en prose. Le premier prix Goncourt est ainsi remis en 1903.

Parmi le palmarès, on trouve André Malraux avec La Condition humaine, Henri Barbusse avec Le Feu, Patrick Modiano pour Rue des boutiques obscures. Et plus récemment, Laurent Gaudé, Pierre Lemaitre et Leïla Slimani.

Plusieurs ouvrages retracent l’histoire littéraire française à travers ce prix. 

Tout d’abord, « Un siècle de Goncourt«  de Robert Kopp, est paru en 2012 dans la collection La Découverte de Gallimard.

Comme tous les ouvrages publiés dans cette collection, on trouve ici l’histoire du Prix Goncourt avec de nombreux visuels et informations très intéressantes.

« Du côté de chez Drouant : cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt«  de Pierre Assouline paraît en 2013. L’auteur, qui fait lui-même parti des membres de l’Académie, raconte une histoire de la vie littéraire à travers plus d’un siècle de Prix Goncourt.

Cet ouvrage est tiré d’une série d’émissions diffusée sur France Culture.  Pierre Assouline s’appuie sur sur les archives de l’Académie et sur la presse littéraire de l’époque pour dévoiler les coulisses de leur attribution, jurés, consécrations, polémiques, etc.

Pour compléter cette présentation, la bande dessinée « En route pour le Goncourt«  de Mathieu Ephrem et Jean-François Kierzkowski, raconte de façon humoristique les affres de la création littéraire.

Il s’agit d’un recueil de strips publiés sur le blog « Le journal de la création » qui présentent le quotidien d’un écrivain, entre procrastination et autosatisfaction. De la première phrase au choix du titre, de l’angoisse de la page blanche à la fausse bonne idée, récit de l’épreuve de l’écriture du premier roman.

Il existe en parallèle le Goncourt des Lycéens lancé en 1988 dans une dizaine de lycées bretons. Aujourd’hui, 52 classes de lycéens âgés de 15 à 18 ans lisent et étudient en deux mois, avec l’aide de leurs professeurs et l’Association Bruit de Lire, la douzaine de romans de la sélection de rentrée de l’Académie. Très reconnu aujourd’hui, le résultat suit de quelques jours le Goncourt proprement dit. Il est rare que les deux prix décernent le même roman.

L’Académie Goncourt décerne également d’autres prix tout au long de l’année :
– le Goncourt du Premier Roman
– le Goncourt de la Nouvelle
– le Goncourt de la Poésie Robert Sabatier

(source images : Electre)

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L’Amérique des écrivains

Passionnée de l’Amérique et de ses écrivains, je vous propose de les découvrir à travers plusieurs ouvrages et films particulièrement réussis, tous sous forme de road trip. 

Avec tout d’abord L’Amérique des écrivains : road trip, de Pauline Guéna et Guillaume Binet, paru en 2014 aux éditions Robert Laffont.

Ici, le couple est parti un an en camping-car avec ses quatre enfants à la recherche des lieux fréquentés ou célébrés par 26 écrivains américains.

Pauline Guéna est romancière et Guillaume Binet photographe, avec une prédilection pour le grand reportage. Tous deux ont formé un binôme pendant un an, à la découverte des écrivains américains ; des arbres du Maine de Richard Ford au studio de Santa Monica de Dennis Lahane, en passant par la cabane des collines des Adirondacks de Russell Banks. On trouve également la formidable Laura Kasischke, Richard Ford ou encore Ron Rash.

Le document commence par une carte récapitulant leur périple. Puis chaque portrait d’écrivain comporte une interview de 6 à 8 pages et des photographies magnifiques de chaque écrivain, de paysages et de scènes de vie. Des encarts réguliers sur le voyage de la famille en lui-même viennent compléter ce document. Le tout forme un ensemble très cohérent et véritablement passionnant et loin des clichés.

Un road trip familial au plus près de l’Amérique !

Autre document tout aussi intéressant, également sous forme de road trip : Amérique des écrivains en liberté, de Jean-Luc Bertini et Alexandre Thiltges, par chez Albin Michel en 2016.

Plus de 40 000 kilomètres parcourus sur cinq ans en pick-up Ford : c’est le voyage un peu fou qu’ont entrepris Alexandre Thiltges et Jean-Luc Bertini pour aller à la rencontre des grands auteurs de l’Ouest américain. En une trentaine de portraits, ils nous font partager l’intimité d’écrivains célèbres : Jim Harrison, Richard Ford, Donald Ray Pollock, Laura Kasischke, Louise Erdrich,  Philipp Meyer, David Vann, , Annie Proulx, Craig Johnson …

Cette fois-ci, le portrait de chaque écrivain se présente sous la forme narrative et non pas sous forme d’interview. Ils évoquent leurs racines, leurs influences littéraires, leurs rituels d’écrivains, ou encore les thèmes qui traversent leurs oeuvres. De superbes photos jalonnent l’ouvrage.

Un road trip fascinant qui mêle récit de voyage, entretiens, amour de la littérature et photographies magnifiques de l’Amérique d’aujourd’hui. Une entreprise gigantesque pour un formidable résultat !

Pour compléter notre voyage à travers l’Amérique des écrivains, je vous propose Les Carnets de route de François Busnel. Et oui, on ne peut pas évoquer ces écrivains sans la vision et l’expertise de François Busnel, véritable spécialiste de cette littérature nord-américaine.

Diffusés d’octobre 2011 à mai 2012 sur France 5 et sortis en DVD fin 2012, ce sont 8 documentaires qui retracent le voyage de François Busnel à la rencontre des écrivains américains. Écrits par François Busnel, ces films documentaires présentent un portrait inédit de l’Amérique au début du XXIe siècle, sous forme de road movie.

On y retrouve Paul Auster à New York, Joyce Carol Oates dans le New Jersey ou encore Jim Fergus en Arizona, etc.

Retrouvez ici une bande annonce d’une de ces émissions.

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(sources images : Electre)

Madame Hemingway de Paula McLain

Je vous propose de découvrir l’écrivain Ernest Hemingway à travers sa femme. Avec Madame Hemingway, Paula McLain nous plonge au coeur du Paris des années 1920. Un roman passionnant !

Madame Hemingway retrace un épisode très important de la vie d’Ernest Hemingway. Après leur mariage à Chicago en 1921, Ernest et Hadley emménagent à Paris où ils prennent part à la vie culturelle et artistique foisonnante de cette époque. Ils nouent des amitiés avec Gertrude Stein, John Steinbeck ou encore Francis Scott Fitzgerald.

A la lecture de ce roman, on découvre les débuts difficiles, les échecs, les doutes et les premiers succès de ce grand écrivain qu’est devenu Ernest Hemingway. Dans quelles conditions a-t-il démarré ? Avec quels moyens ? Quelle vie a-t-il menée à Paris ? Vous découvrirez tout en lisant ce roman.

Pour écrire cette biographie romancée, son auteur, Paula McLain, s’est appuyée sur une riche documentation, en particulier le livre Paris est une fête d’Ernest Hemingway paru en 1964, 3 ans après sa mort.

 

(source image : Electre et Pixabay pour les photos)

Les Livreurs d’art et Epona

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Marjane Satrapi fait son cinéma

 

Le film dont je vais vous parler aujourd’hui est l’adaptation de la bande-dessinée éponyme Poulet aux Prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, parue en 2004 aux éditions de l’Association.

L’histoire

Nasser Ali Khan, violoniste et musicien reconnu n’a plus goût à la vie. En difficulté dans son couple, il décide de mettre fin à ses jours. Ne sachant comment y parvenir, il se met au lit et attend que la mort vienne à lui. Il laisse ses idées vagabonder et se remémore ce que fut sa vie, sa rencontre avec l’amour et la musique, ses enfants…

Une adaptation réussie

Marjane Satrapi nous avait déjà enchantés avec Persépolis. Elle nous surprend ici avec Poulet aux prunes, dont la narration et l’onirisme font penser à un conte oriental.

Lectrice de la première heure de Marjane Satrapi, je n’ai pas beaucoup aimé l’adaptation au cinéma de Persépolis car pour moi les quatre tomes de la série ne pouvaient être résumés en une heure et demie…Et le charme n’opérait pas.

Au contraire, il me semble que Poulet aux prunes  est une vraie réussite à tous points de vue : esthétique, narratif, interprétation des personnages par des acteurs bouleversants… Il faut quand même souligner la présence d’acteurs tels que Mathieu Amalric, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, et Isabella Rossellini…Le rôle du conteur revient à Edouard Baer qui nous berce de sa voix suave et chaleureuse.

C’est un conte oriental car la tragédie et l’humour  s’entremêlent avec volupté…Nous y découvrons aussi le secret du génie de Nasser Ali…Mais je ne vais pas tout vous raconter. Laissez le charme opérer… !

Célia

[Source ill. : Le Pacte-Pixabay/Uskyherz]

Découvrez Séraphine de Senlis peintre autodidacte !

Séraphine Louis (Arsy, 1864 – Villers-sous-Erquery, 1942) est une peintre de Senlis. D’abord bergère, Séraphine Louis travaille ensuite comme femme de ménage à Senlis. Le collectionneur Wilhelm Uhde découvre ses peintures et lui apporte son soutien. Peignant à la bougie dans un grand isolement, elle accomplit une oeuvre considérable. Elle sombre cependant dans la folie en 1905 et on l’interne dans un hôpital psychiatrique où elle continue à peindre. Elle meurt en 1942 à l’hôpital de Clermont-de-l’Oise, dans le dénuement et les dures conditions des asiles sous l’Occupation allemande.

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A la découverte des maisons d’artistes

Chers Voyageurs,

En cette période estivale, nous vous invitons à rentrer dans l’intimité d’artistes en visitant leurs demeures. De cette manière, vous vous trouverez au coeur de la création, de l’inspiration.

Nous vous proposons une sélection des plus belles maisons d’artistes.

La Maison Van Gogh, Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise

La Maison Eugène Delacroix à Paris

– Le Château de Monte Cristo, demeure d’Alexandre Dumas à Port-Marly dans les Yvelines

La Maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt dans l’Essone

 « La vue de mon petit jardin et l’aspect riant de mon atelier me causent toujours un sentiment de plaisir ».  (Eugène Delacroix)

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