Les soirées pour le voyage Antoine de Saint-Exupéry

Antoine de Saint-Exupéry - 26/01/2018 - 20 h 30 min - 22 h 30 min - Bibliothèque de Saint-Hilaire-de-Loulay… Lire la suite...

Une réflexion au sujet de « Les soirées pour le voyage Antoine de Saint-Exupéry »

  1. Texte magnifique, grand témoignage des premières heures de l’aviation en général et de l’aéropostale en particulier. Quand on pense que c’était il y a moins d’un siècle !
    Reste-t-il des témoins vivants de cette conquète de l’air ? Accepteraient-ils de venir témoigner lors d’une prochaine soirée des Voyageurs du Soir ?

  2. Merci pour ce MAGNIFIQUE poème. Pour ceux qui veulent prolonger, n’hésitez pas à découvrir cette troublante poète américaine du XXè siècle, en particulier « Nord et Sud  » !

    Son poème « Un art » est par ailleurs lu dans le film « In her shoes » (Chaussure à son pied), avec Cameron Diaz 🙂
    Très beau film (2005) sur l’histoire de deux soeurs que tout oppose et qui vont se rapprocher… Disponible dans les cédéthèques de Montaigu ou La Gaubretière.

  3. Bonsoir Zahir,
    Merci pour votre intérêt. Effectivement, il s’agit d’un texte passionnant, tout comme l’ensemble de l’oeuvre de Saint-Exupéry. Littérature et aventure sont ici conjuguées avec talent.
    Nous aurons le plaisir de recevoir Delphine Lacroix de la Succession Saint-Exupéry lors d’une soirée dans les bibliothèques de Vendée. Nous vous communiquerons à ce moment là les informations pratiques.
    Bonne lecture !!

  4. Un chef d’oeuvre à voir et à revoir.

    L’intrigue est un vrai sac de noeuds. On a d’ailleurs du mal à suivre Marlowe dans ces rebondissements continuels !
    Chaque personnage est insaisissable. Les répliques fusent et claquent. On est scotché du début à la fin.
    Marlowe est très fort, mais pour moi, dans ce monde virile et sombre, il n’y a pas de doute : les femmes (toutes fatales) mènent le bal, et avec une très grande classe !

    Film noir… mais avec tellement d’élégance et de finesses 🙂

    (PS : la police en prend quand même pas mal pour son grade…, surtout par téléphone !)

  5. « Le plus grand obstacle à l’amour n’est pas l’égoïsme, c’est l’orgueil ! » (Saint Augustin)

    D’autant qu’aujourd’hui il se manifeste davantage par ce qu’on appelle la volonté d’indépendance (à ne pas confondre avec l’autonomie).

    L’indépendant croit être libre lorsqu’il se détache de ce qui l’entoure.
    La personne autonome sait qu’elle devient libre en se nourrissant de toutes les relations offertes.
    Ainsi, l’indépendant décide de se poser en s’opposant, alors que l’autonome choisit de se donner, tout en demeurant lui même 🙂

    La pauvre Elizabeth Bennet me fait penser à Julia Roberts dans Erin Brockovitch : l’une comme l’autre veulent toujours tout contrôler et surtout ne jamais prendre le risque de l’être par quiconque !
    Mais on leur pardonne, non ?

    http://www.dailymotion.com/video/x2jerj_erin-brockovitch-b-a_news

  6. Ralph Fiennes joue à merveille le rôle d’un Duc cynique, violent, inflexible… bref sans coeur.
    Face à ce monstre Georgiana est confrontée à un choix impossible…
    A voir, à revoir et à re-revoir !!!

    Elizabeth Bennet (Orgueil et préjugés) ne peut pas ne pas avoir été marquée par l’histoire déchirée de cette grande Duchesse du Devonshire. Mais cela ne l’empêchera pas, elle non plus, de courir à sa perte !

  7. Le livre d’Alan Tennant, En vol, est probablement l’un des plus beaux livres de Nature writing que j’ai lu. Il combine un formidable récit d’aventure avec de larges digressions qui permettent de découvrir comment la nature a été traitée aux Etats-Unis.
    Ce livre a remporté un immense succès aux Etats-Unis et Robert Redford avait même acheté les droits d’exploitation cinématographique. Peut-être un jour verrons-nous cette traversée aérienne sur grand écran…
    La dernière fois que j’ai parlé avec Alan Tennant, il venait de subir une grande déception. Il avait, à plus de 70 ans, repris contact avec Georges, le pilote qui l’avait accompagné dans son épopée, pour planifier une nouvelle série de vols d’exploration. Le projet allait bon train avant que Georges n’abandonne la partie pour raison médicale…il faut dire qu’il avait 85 ans !
    Oliver Gallmeister

  8. Le livre de Gérald Durell est très atypique dans notre catalogue puisqu’il s’agit du seul livre d’un auteur qui ne soit pas Nord américain. J’avais découvert ce texte quand j’étais encore gamin et tout bonnement adoré cette lecture. Quand je l’ai relu adulte, j’ai compris qu’il y avait plus dans ce livre qu’une partie de campagne familiale pleine d’humour. Gérald était le frère de Lawrence Durell, auteur du Quatuor d’Alexandrie que l’on découvre dans l’intimité sous la plume de Gérald, ainsi que quelques uns des écrivains qu’il fréquentait. Dans le livre, l’auteur qui les rejoint sur l’île pour quelques jours et se déshabille dans leur salon est Henry Miller !
    Ma famille et autres animaux a connu en Angleterre un peu le même destin que Le Petit prince en France. C’est un livre qui passe entre les mains de tout le monde, une lecture presque initiatique ! La littérature n’était pas ce qui intéressait Gérald Durell. Simplement, il avait la plume facile et ses livres se vendaient bien : c’est comme ça que toute sa vie il a pu gagner de quoi entretenir son zoo, financer ses recherches et ses expéditions. On en rêverait…
    Oliver Gallmeister

    1. Bonjour !
      Nous sommes très heureux de vous accueillir parmi Les Voyageurs du Soir.

      Pour découvrir « Noël sanglant », c’est très simple. Il vous suffit de vous inscrire en 1ère classe (onglet disponible en haut de la page du blog) et nous vous ferons parvenir le titre prochainement dans votre bibliothèque.

      Bonne lecture à vous et bienvenue dans le monde des polars nordiques !!

      Commissaire P.

    1. Bonjour et merci de votre intérêt pour Les Voyageurs du Soir.
      Lettres de deux amants fait partie du voyage Impossible mais éternel.
      Vous pouvez choisir votre voyage en parcourant la liste se situant à droite de l’écran : Voyages en cours.
      Je vous encourage vivement à vous inscrire en 1ère classe sur ce voyage pour pouvoir bénéficier des exemplaires. En effet, nous allons faire parvenir les titres très prochainement dans les bibliothèques demandeuses.
      Bonnes lectures et excellent voyage !
      Inspecteur R.

  9. Bonjour !
    Nous sommes très heureux de vous accueillir parmi Les Voyageurs du Soir.
    Pour découvrir « Le dévisement du monde», il vous suffit de vous inscrire en 1ère classe (onglet disponible en haut de la page du blog) et nous vous ferons parvenir le titre prochainement dans votre bibliothèque.

    Bonne lecture à vous !

    Marco Polo

  10. Loreena McKennit a magnifiquement interprété un chant traditionnel irlandais Annachie Gordon. Petit résumé :

    « ce chant raconte la tragique histoire de Jeannie, un jeune fille amoureuse d’Annachie Gordon, un beau jeune homme mais sans le sou.
    Mais le père de Jeannie veut marier sa fille à Lord Saltoun, un propriétaire terrien. Elle tente de le dissuader de ce sinistre projet, mais rien n’y fait.
    Elle est donc mariée contre son gré à Lord Saltoun. Comme elle refuse de partager le lit de son nouveau mari, le père ordonne à ses demoiselles
    d’honneur de la déshabiller et de la mettre au lit, mais son coeur se brise et elle meurt de chagrin. Ce même jour, Annachie revient d’un voyage en mer.
    Les demoiselles d’honneur lui apprennent la mort de sa bien-aimée, et Annachie se précipite dans la chambre où repose Jeannie. Alors qu’il l’embrasse,
    son coeur se brise à son tour, et il meurt aux côtés de sa belle. »

    http://www.youtube.com/watch?v=Gdjc8AIOPO8

  11. Amis Voyageurs, petit extrait du livre de Richard Bach Jonathan Livingston le Goëland et lien vers la musique du film de Neil Diamond

    Le livre débute par une dédicace de l’auteur : « A ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous »1

    Jonathan est un goéland pas comme les autres, il ne se contente pas de voler pour manger, non… il aime voler pour voler, c’est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ses performances, parfaire son « assiette » de vol, battre son propre record d’altitude puis de vitesse en piqué, au mépris et à l’indignation de son entourage qui l’incite à rester dans le chemin conforme, à se comporter comme tout goéland qui se respecte : ne prendre les airs que pour se nourrir. Si on naît goéland on doit mourir goéland conformément à l’indiscutable loi des goélands.

    Jonathan n’accepte pas que rester goéland puisse de façon inéluctable impliquer de devoir rester limité toute sa vie à sa condition de goéland commun, semblable, conforme, fidèle à un stéréotype. Il exhorte ses semblables à cesser de se contenter de vivre pour manger, mais ses semblables ne comprennent pas, et surtout ils craignent le poids des lois et des traditions. Jonathan, lui, veut connaître tout ce qu’un goéland peut connaître, veut dépasser les limites établies non pas par l’espèce (ces lois-là sont celles de la nature)… mais établies par la loi, par l’autorité, par la tradition.

    Pour continuer à vivre pleinement son envie de trouver les limites et les dépasser, Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire. Rejeté par l’assemblée des Goélands pour cause de « mauvais exemple » mettant en danger la loi et la tradition, il est banni du clan à perpétuité. Qu’importe ! Jonathan a la certitude que les traditions sont faites pour être perpétuellement mises à l’épreuve par la connaissance personnelle, pour être sans cesse remises en question par l’expérience à l’opposé des croyances et des dogmes, quitte à vivre seul.

    Au fil de sa quête vers l’absolu, vers la connaissance des limites illusoires, Jonathan fera alors de grands voyages, de nouvelles rencontres, trouvera des maîtres l’ayant précédé dans cette voie et qui le guideront dans sa recherche. Un jour lui aussi deviendra guide initiatique à son tour, les maîtres d’une discipline ont toujours été d’abord des disciples. La vie est un perpétuel cycle sans fin, la mort n’existe pas et n’est qu’une transformation d’une forme d’existence en une autre forme d’existence…

    http://www.youtube.com/watch?v=DVZD1Caq7

  12. Toujours dans le sud des Etats-Unis, à lire et à voir « Beignets de tomates vertes » de Fannie Flag et un film de Jon Avnet

    De nos jours, en Alabama, Evelyn Couch, femme au foyer, mène une existence monotone jusqu’à ce qu’elle rencontre Ninny Threadgood, une vieille dame extraordinaire, qui va lui redonner goût à la vie. Celle-ci lui raconte sa jeunesse, 60 ans plus tôt, à Whistle Stop, petite bourgade du sud des Etats-Unis. L’histoire que raconte Ninny est celle de l’amitié entre deux femmes : Idgie, forte tête, véritable garçon manqué, et Ruth, douce et remarquable cuisinière. Mariée à Franck Bennett, un homme violent, Ruth finit par appeler Idgie au secours, et s’enfuit avec elle. Les deux femmes décident d’ouvrir un restaurant. Mais Bennett n’a pas dit son dernier mot…

    http://www.youtube.com/watch?v=94Ommg4V8mA&t=1s

  13. Bonjour,

    Concernant l’adaptation cinématographique, j’ai préféré (adoré !) la version de Simon Langton avec Jennifer Ehle et Colin Firth.

    Par contre, il faut bloquer sa soirée (nuit) pour déguster cette longue version (6h00 environ !) très fidèle au livre, parfaitement adaptée aux longues soirées d’hiver !
    La campagne anglaise est superbement filmée, sous le soleil en plus.

    Colin Firfh a également joué dans « Le journal de Bridget Jones » , un certain Marc Darcy qui ne vous rappelle pas quelqu’un ?
    Adaptation très libre et contemporaine d’Orgueil et Préjugés.

  14. Les lapins crétins seraient-ils les seuls sélénites (habitants de la lune) dont l’existence a été présumée à plusieurs reprises à travers les âges ?

    Ils sont évoqués dès le IIème siècle par Lucien de Samosate dans les « Histoires vraies ». On les retrouve par la suite dans plusieurs légendes, oeuvres littéraires et cinématographiques.
    – Le voyage dans la Lune de Méliès
    – Les premiers hommes dans la lune de H.G. Wells

  15. Amis Voyageurs, à voir et à revoir, le film de Redford « Milagro » qui raconte l’histoire de
    Joe Montragon, pauvre ouvrier agricole d’un village du Nouveaux Mexique, qui décide un jour d’irriguer son champ en détournant l’eau d’un chantier immobilier. Son acte va provoquer une véritable révolution à la fois apre et burlesque qui ira au-delà de ce village perdu.
    http://www.youtube.com/watch?v=FiL-DPmx9z4

    un autre, pour la souris la plus célèbre du Mexique
    http://www.youtube.com/watch?v=oUWVJu96aLo

  16. Amis terriens bonsoir !

    Le mythe des Sélénites alimente depuis des siècles les esprits, et nourrit l’imagination des auteurs.
    A noter l’excellent « la lune seule le sait » de Johan Heliot. Mêlant uchronie et steampunk (que de termes barbares pour décrire l’inspiration de l’auteur), Jules Verne devient agent secret, en mission sur une base lunaire, pour retrouver Louise Michel prisonnière sur la lune.
    Johan Heliot a obtenu le prix Rosny Aîné pour cet ouvrage en 2001 !

    Lunairement …

  17. A voir ou à revoir cette excellente comédie de Ken Annakin de 1965 « Ces merveilleux fous volants dans leur drôle de machine » qui raconte les aventures de quelques pionniers de l’aviation qui doivent s’affronter lors d’une course aérienne reliant Londres à Paris en 1910. Sur la ligne de départ on retrouve : l’Américain Orvil Newton, le Français Pierre Dubois, le comte italien Ponticelli, le colonel prussien von Holstein, le très britannique Sir Percival Ware-Armitage et le Japonais Yamamoto. Quelques minutes à regarder :

    http://www.dailymotion.com/video/xdf7fo_cmfvdlddm-1-7_webcam

    1. Je cherche ce film partout depuis des années ! Savez-vous où je pourrais me le procurer ? C’est un tel régal !
      Ce que vous proposez ici pour mieux connaître Saint-Exupery est fantastique !
      Bravo et merci, je reviendrai pour découvrir vos autres thèmes.

  18. A voir et à revoir West Side Story, comédie musicale de 1961 de Robert Wise, musique de Léonard Bernstein.

    L’histoire est inspirée de Roméo et Juliette de William Shakespeare. À New York, dans les années 1950, deux gangs de rue rivaux, les Jets (américains d’origine polonaise) et les Sharks (immigrés d’origine portoricaine), font la loi dans le quartier de West Side. Ils se provoquent et s’affrontent à l’occasion. Tony, ancien chef des Jets et maintenant en retrait, et Maria, la sœur du chef des Sharks, tombent amoureux, mais le couple doit subir les forces opposées de leurs clans respectifs.

    http://www.youtube.com/watch?v=-BQMgCy-n6U

    1. Roméo et Juliette, les amants légendaires, auraient aussi inspiré Stephenie Meyer pour sa saga Twilight.

      Si vous êtes fan de cette belle (et triste) histoire, vous pourrez prochainement la découvrir sous un nouvel angle. Un film, réalisé par Michael Sucsy, est en effet en cours de tournage. Inspiré d’un roman de Rebecca Serle, « Rosaline » emprunte le regard de la cousine de Juliette, connue pour avoir rejeté le jeune homme au début de l’histoire. Un point de vue original qui devrait permettre de mieux découvrir les autres personnages.

  19. Le dossier sur Loti est fort bien fait. Deux petites choses à son propos. J’ai lu récemment « un pèlerin d’Angkor » dans le cadre d’un travail entamé sur le royaume de Siam. C’est un joli petit livre, sans prétention, qui restitue bien l’atmosphère du Cambodge au début du siècle. Loti est également, avec Malraux, l’un des auteurs auquel Patrick Deville rend hommage dans Kampuchea (Seuil), livre de l’année 2011 du magazine Lire. Mais attention Kampuchea est un livre difficile qui demande une connaissance préalable de l’aventure française en Indochine. On y retrouve notamment Henri Mouhot, ce chasseur de papillons, qui remit en lumière les temples d’Angkor en 1860.
    Bonnes lectures,
    Ph.D.

  20. Bonjour Commissaire P.

    Je viens de terminer « Noël sanglant », c’est tres bien et tres impressionnant pour un premier roman. Il y a un petit côté Jo Nesbo  » le bonhomme de neige » dans le developpement de l’intrigue, ça promets pour le futur

    1. Bonjour,

      Nous sommes ravis que la lecture de ce roman vous ait plu !! « Noël sanglant », qui pourrait bien être le premier d’une série, est un roman bien rythmé avec une intrigue bien maitrisée.
      C’est effectivement un bon début pour Kjetil Try qui s’inscrit dans la lignée des grands noms du polar norvégien comme Jo Nesbo. Affaire à suivre…

      Vous découvrirez bientôt le nouveau titre de notre voyage qui sera dévoilé sur le blog prochainement….

      A très vite pour une prochaine enquête à faire froid dans le dos !! En attendant, nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année !

      Commissaire P.

  21. Bonjour,

    Nous sommes ravis que la lecture de ce roman vous ait plu. Il est vrai que Johan Theorin sait planter le décor et créer un climat, une ambiance particulière.

    Si vous découvrez cet auteur, sachez qu’il a également écrit « L’heure trouble » paru en 2009 et que son dernier roman « Le sang des pierres » est sorti au printemps dernier chez Albin Michel. L’île d’Oland n’a pas encore révélée tous ses mystères…

    Vous découvrirez bientôt le nouveau titre de notre voyage qui sera dévoilé sur le blog prochainement….

    A très vite pour une prochaine enquête à faire froid dans le dos !! En attendant, nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année !

    Commissaire P.

    1. Les bibliothèques du réseau intercommunal Vie et Boulogne ont organisé en 2011 un prix littéraire dont le thème était le Polar Nordique et c’est « L’écho des morts » qui a largement été élu par les lecteurs.

  22. Je viens d’achever la lecture (captivante) de Frankie Addams. Merci pour cette magnifique découverte !!!
    Je partage tout à fait le ressenti d’Arnaud Cathrine (qui a signé la préface d’une édition de 2008 chez Stock) :
    « Comment ne pas tomber de stupeur en découvrant Frankie ? Comment ne pas m’identifier en apprenant de quoi son adolescence avait été faite ? C’est un miroir que la romancière américaine me tendait. Un miroir si fidèle que je n’aurai nullement besoin à l’avenir de raconter mon enfance dans un livre puisque Carson McCullers s’en est déjà chargée. »
    Evidemment l’effet miroir n’est pas au niveau des « faits », mais au niveau de « l’être » !

  23. J’ai également bcp aimé ce roman, qui effectivement ne laisse, je pense, personne insensible !
    Je trouve que l’auteur restitue à merveille l’ambiance d’attente et le sentiment d’ennui, voire d’étouffement, de l’adolescente.

    Cela me fait penser à un autre grand roman, hélas pas assez connu : le Désert des Tartares, de Dino Buzzati (il s’agit alors de l’attente obsédante d’un jeune soldat… il ne se passe rien, mais tout est dit !).

  24. Scénario excellent !!! La manipulation du spectateur est totale. La tension monte au fil du film, jusqu’à la scène finale où l’angoisse nous envahit 🙂
    Marlène Dietrich est vraiment parfaite et donne au personnage une force écrasante.
    En revanche j’ai trouvé un peu décevant celui qui joue le rôle du détective. On a l’impression qu’il n’entre pas vraiment dans le film ?

    1. Bonjour,

      Tout d’abord, toutes nos excuses pour cette réponse tardive, trêve de Noël (non sanglant évidemment) oblige !

      Contents de voir que Kjetil Try ait réussi à hanter vos nuits !! Sachez que très prochainement, nous vous proposerons de nouveaux titres pour continuer notre voyage…

      Une très bonne année 2012 pleine de lectures frissonnantes !!

      Inspecteur R. & Commissaire P.

  25. Je crois que beaucoup d’hommes, aviateurs ou pas, sont déchirés entre ces deux forces opposées (même dans des métiers où c’est a priori plus conciliable). Car la tension est d’abord une tension intérieure. C’est effectivement ce que « Courrier Sud » nous révèle très bien.
    Ne sommes-nous pas un peu tous des « enfants faibles » ?

    1. Le pouvoir des mots est immense. Je suis effectivement persuadé que c’est LE pouvoir.

      Hélas, il n’en demeure pas moins « faible »… Car je pense également comme l’exprimait si bien Bram van Velde (très grand peintre hollandais du XXè) que finalement les mots nous piègent et nous éloignent de nous même !
      Ainsi, pour lui, la peinture serait plus juste que le Verbe… : « la peinture c’est l’homme devant sa débâcle. Ne cherchez pas à comprendre. Il faut juste regarder. Moins on pense (moins on met de mots), mieux c’est. Plus on sait, moins on est… ».

      Pour approfondir je vous recommande le dernier Philippe Djian « Il dit que c’est difficile » (chez Argol). Un roman, très bref, très efficace, autour de Van Velde.

      A défaut, ne vous privez-pas de ces 2 min entretien avec l’artiste :

      http://www.ina.fr/fresques/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00101/bram-van-velde-a-propos-de-son-art.html

      Il y a aussi ce beau témoignage :
      http://www.youtube.com/watch?v=UHbOe_nGewQ

      Heureusement, on peut aussi choisir de combiner sans modération le pouvoir du Verbe, la facination de la peinture, la force de la musique… etc !

    2. Et si le langage le plus juste (donc celui qui a le plus de pouvoir sur la réalité et non pas seulement sur les relations des hommes entre eux) c’était les maths ?

      Lisez « La formule préférée du professeur » de Yoko Ogawa (2005, chez Actes Sud) !
      C’est troublant. Depuis, je vois les nombres différemment 🙂
      Ce roman très original nous montre, grâce à un professeur de mathématiques très attachant et tellement pédagogue, à quel point les nombres constituent finalement la base universelle des relations dans tout l’univers. Car, oui, les nombres ont des relations entre eux ! Des relations parfois uniques… et toujours de toute beauté !
      Car derrière le beau… il y a des équations !!!

      http://www.lelitteraire.com/article1991.html

      Pour ceux qui en redemanderaient, vous serez fascinés par « Le dernier théorème de Fermat » de Simon Singh ou par « Oncle Petros et la conjecture de Goldbach » d’Apostolos Doxiadis.

  26. Merci pour cette invitation (quotidienne) au vent de Noël. On en a bien besion !!!

    Concernant la musique : il s’agit d’un extrait de la BO du film « Les choristes », écrite par Bruno Coulais, très talentueux compositeur français (BO de Microcosmos, Himalaya, Le peuple migrateur, Océans, Brice de Nice, L’enfant qui voulait être un ours…)

    Dommage que je sois si loin de la Vendée ; je serais bien venu à vos soirées Voyageurs du Soir 🙂
    Bon vent !

  27. Le regard de Noël, plein de merveilleux, d’infinis, d’innocence… N’est-ce pas simplement le regard de l’enfance ?

    Et par ce grand feu d’artifice de lectures, de musiques et de films à partager, les Voyageurs du Soir nous invitent finalement à en retrouver le chemin ?

    « Du vent, du sable et des étoiles » : on revient toujours à Saint-Exupéry (et vous avez raison, pas seulement au Petit prince) !!!

    Merci à tous les « enfants » 🙂

    Allez, juste un petit clin d’œil en cadeau complémentaire, pour un joyeux Noël tous les jours :

    http://www.youtube.com/watch?v=AbueNVkj-r0&NR=1&feature=endscreen

  28. l’oeil du faucon de la couverture nous invite à le suivre….Suivez-le! vous ne serez pas déçu! Pour tous les amoureux des grands espaces,respirez, regardez,
    vivez au rythme d’Amélia et des péripéties de nos deux ornithologues.
    ANIVI

  29. Jane Eyre fait partie de mon histoire depuis mon enfance. Le rire de Madame Rochester (ma mère regardait un vieux film en blanc et noir à la télé) m’a poursuivi dans mon sommeil pendant très longtemps. Depuis j’ai lu le livre en trois langues différentes, j’ai regardé plusieurs versions cinématographiques, et à chaque fois j’ai eu le même plaisir.

    Cette ouvrage reste l’archétype du roman anglais romantique, avec tout le poids des traditions victoriennes.

    Écrite avec un style élégant et raffiné cette histoire ne prendre pas de rides et reste aussi attachante au XXI siècle qu’au moment de son apparition.
    Si vous avez aimé cette livre je vous conseille de lire aussi les romans de Thomas Hardy surtout Tess d’Urbervilles même si au contraire de Jane Eyre qui reste maïtresse de son destin et de sa vie, Tess ne réussira pas à infléchir les siens.

    1. Merci pour votre commentaire et pour ces alléchantes propositions de lecture !!
      Nous ne pouvons que partager votre enthousiasme.

      L’oeuvre de Charlotte comme celle de ses soeurs continue de surprendre encore les lecteurs d’aujourd’hui. Mais n’allons pas trop loin, nous aurons l’occasion d’en reparler…

      Pour celles et ceux qui auraient été gâtés par le Père Noël, ce livre est téléchargeable gratuitement sur le site de la Bibliothèque de Vendée : http://bibliotheque.vendee.fr.

      Bonne lecture !

  30. Dès les premières lignes j’ai compris que je ne regarderai plus les faucons pèlerins de la même manière ! C’est fabuleux, magestueux… et ça nous rend bien humble !
    Je crois qu’il y a aussi des papillons qui traversent ainsi l’amérique du nord tous les ans ? Ils convergent tous dans une fôret très précise du Mexique ?
    Quelqu’un en sait-il davantage ?
    Merci d’avance !

    1. Je confirme, c’est le papillon Monarque.
      Ils naissent à l’est du Canada. Migrent chaque année jusqu’au Mexique (soit 4500 km !). L’odyssée dure un mois à raison d’une centaine de km par jour, parfois jusqu’à 130 km lorsque les vents sont favorables. .
      Les Danaus plexippus (nom scientifique du Monarque) laissent une graisse sur l’écorce des arbres et au sol, ce qui attire les générations suivantes de papillons. Le papillon monarque ne migre qu’une fois au Mexique. D’après les études faites, il vit près de 9 mois alors qu’un papillon normal a une longévité de quelques semaines, voire quelques jours. Le papillon mâle meurt après l’accouplement et la femelle après l’éclosion des oeufs.

      Les scientifiques n’ont toujours pas percé le mystère de l’orientation pour se rendre d’un point à un autre ! Le printemps venu, les papillons effectuent naturellement la migration vers le Canada et retournent au Mexique à l’automne.

      C’est là encore, du « réalisme magique » 🙂

  31. je suis scotchée,un chef- d’oeuvre de l’anticipation,incontournable….
    le Gun -club,Columbiab,la Floride des noms qui résonnent.
    Et qui est-il…. ! le front haut ,intelligent et sillonné comme un champ qui ne reste jamais en friche.Nous les prenions pour des fous,ils ont réalisé leurs idées avec courage et complémentarité……

  32. Quel plaisir de découvrir cet auteur de science fiction. Même si le style est un peu surrané et pour cause, le roman date de 1913, on y retrouve les ingrédients propores au genre et notamment la bestialité, le fait que « l’autre » peut devenir un prédateur potentiel. Je vous renvoie à la lecture de « La route » de Cormac MacCarty où l’on retrouve, dans un monde post apocalyptique, cette même peur de l’autre qui peut aller jusqu’à la terreur d’être dévoré par son semblable.

  33. Chère Mallory,

    Pour poursuivre sur la bestialité des hommes face au manque et à la souffrance, n’hésitez pas à vous tourner vers des ouvrages (classique du genre, vous en conviendrez, mais incontournable) comme « Soleil Vert » de Harry Harrisson ou encore plus récemment, « L’Aveuglement » de José Saramago (prix nobel de littérature).
    Le livre de José Saramago a été adapté au cinéma sous le titre « Blindness », et nous plonge dans une humanité tourmentée suite à une épidémie de cécité … A découvrir …

    http://www.dailymotion.com/video/x6pdm8_blindness-bande-annonce-vost_shortfilms

  34. Génial ! J’adore vraiment ces chansons !!!
    Merci pour cette légende très « réalisme magique », très mexicaine !!!

    Je crois qu’un CD de Depedro est dispo à la cédéthèque de Montaigu. Je m’y précipite dès que possible !
    Pour Joan Baez, je n’ai pas trouvé La Llorona dans votre catalogue ?
    J’espère pouvoir venir à Saint-Hilaire de Loulay le 13 au soir !

  35. J’ai découvert le « nature writting » et les éditions Gallmeister cette année grâce à un roman très fort : Sukkwan Island, écrit par David Vann.
    200 pages d’un suspense haletant… que je ne suis pas prête d’oublier !
    Je vais donc très vite me procurer Le Signal et rejoindre les Voyageurs du Soir 🙂
    A bientôt !!!

  36. Bonjour,
    Embarqué récent pour México mais totalement ignorant en espagnol j’aurais aimé lire une « bonne » traduction des poèmes proposés ici ; la version Depedro et celle chantée par Joan Baez. Je n’ai rien trouvé de convaincant sur le net… Un autre voyageur aurait-il une piste ?

  37. Je suis très impressionnée par la richesse des infos scientifiques, géographiques et historiques que nous révèle ce roman ; on imagine pas tout ce que nous devons à ces faucons pèlerins (qui partagent donc avec nous 2500 ans d’histoire).
    Quelles créatures fascinantes !
    Et comme le dit l’auteur, s’ils nous fascinent tant c’est probablement « parce que les être humains ont toujours été attirés par les horizons inatteignables ». Et visiblement, même en 2012, ces « pèlerins » ont encore des choses à nous apprendre…

    1. Marco Polo évoque effectivement déjà la fascination de ses contemporains orientaux (Mongols en particulier) pour les faucons. C’est au Xème siècle, je crois !
      Ce rapace est un prédateur exceptionnel, qu’aucun ami de l’homme ne peut égaler…

  38. C’est la dernière randonnée de Mack et de Vonnie qui se retrouvent. On devine la complicité, les souvenirs d’un couple, de 2 personnes qui s’apprécient. Mais c’est aussi l’évolution de Mack à travers le livre. Au départ, un être brisé par les dettes et l’ombre de son père, il s’affranchit de ses barrières dans les magnifiques forêts du Wyoming.

    Vous pouvez également découvrir l’histoire d’un autre couple dans « Désolations » de David Vann paru par Gallmeister.

    1. Je viens justement de commencer « Désolations » de David Vann (déposé à mon attention au pied de l’arbre de Noël). Je n’en suis qu’au 3ème chapitre. Mais déjà, je suis accro !
      Je pense en effet que cet auteur voit très juste dans la « psychologie de couple » ; et qu’il sait très bien nous éclairer sur la question à travers des personnages qui au fond nous ressemblent tellement !

      Merci pour l’initiative des « Voyageurs du Soir ». Ca renforce ma motivation !!!
      Dès que j’aurai terminé « Désolations », je compte bien raccrocher les wagons en reprenant les étapes précédentes 🙂
      Alors à bientôt,

  39. Un livre qui parle du pouvoir des mots.
    J’ai eu la version bilingue, ayant l’espagnol comme langue maternelle j’ai bien sur lu la V.O. Ce qui m’a frappé c’est de constater que pour dire la même chose en français il fallait une page entière tandis qu’en espagnol la page était remplie qu’au tiers. Bizarre, non?
    Les mots nous donnent aussi l’essence du peuple que les emplois.

  40. Je viens de terminer « Noël sanglant » et j’ai plutôt bien aimé, si je devais attribuer une note ce serais 7,5/10. Le début est un peu long à démarrer et autre problème inhérent à la littérature nordique, j’ai un peu de mal avec les noms des personnages et des villes (aucune idée de la façon dont ça se prononce), c’est un peu perturbant au départ. Mais l’intrigue est intéressante, et on ne découvre le coupable qu’à la fin sans avoir réussi à deviner plus tôt. Il manque selon moi un épilogue.
    Mais à lire.

    Bonne lecture.

    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire !

      Il est vrai que certains noms de personnes ou de villes peuvent freiner la lecture… Il ne vous reste plus qu’à vous mettre au norvégien !! Blague à part, il s’agit d’un premier roman. Nous attendons avec impatience la suite des aventures de l’inspecteur Lykke pour confirmer ou non la naissance d’un nouveau talent !

      Soyez attentif, une nouvelle propostion de lecture arrivera cette semaine !

      Une très bonne année 2012 remplie d’enquêtes glaciales !

      Inspecteur R. & Commissaire P.

  41. Merci de nous faire partager cette musique envoutante et langoureuse (même sans traduction des paroles …).
    J’embarque pour ce voyage mexicain et ses nombreuses escales qui va me permettre de découvrir la littérature mexicaine et répondre à mes envies d’ailleurs…

    Hasta pronto !!

  42. Un livre très intéressant sur la vie, la destinée, ce qui est, ce qui aurait pu être…donc un sujet complexe. Une écriture dense, très compacte, détaillée, plutôt difficile à suivre. Je suis allée au bout….en sautant quelques passages !
    Heureusement, le livre suivant « les deux rives », court et facile à lire a nuancé mon approche de Carlos Fuentes !

  43. Un livre court, intéressant, facile à lire qui m’a réconcilié avec Carlos Fuentes après la lecture de « la mort d’Artemio Cruz ». Ca fait du bien de lire un texte qui rappelle la richesse des croisements de culture.

  44. Merci beaucoup pour ce témoignage d’éditeur !
    Vous dites : « J’ai rencontré Ron en avril 2012 quand il est venu en France… »
    Vous voulez plutôt dire 2011 ?

    Bonne année 🙂
    Et continuez surtout à nous rapporter, en français, le meilleur de cette belle littérature !

  45. Pour tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’emprunter Le Péril bleu voire de l’acquérir (c’est la crise…), vous avez la possibiité de télécharger gratuitement ce roman via le site Internet de la BDV – rubrique catalogue.
    Bonne lecture

  46. L’auteur, lors de son voyage en Inde, fait une incursion en Birmanie où il nous décrit sa visite de la merveilleuse Pagode d’Or, avec un tel talent, une poésie, un hymne à la beauté du site et des femmes, dont il émane un mystère qui le laisse nostalgique face à cet inconnu qu’est l’Orient…

    Très beau récit datant de plus dun siècle, qui se lit très facilement !

  47. Bonjour,
    Je ne connaissais pas ces lettres et je vous remercie pour cette découverte.
    Je trouve que le mystère qui entroure l’identité véritable de l’auteur rajoute au plaisir de la lecture.

    Pour accompagner ce Voyage en musique et en poésie, je propose cette douce « ballade » de Laurent Voulzy (« Jeanne », extrait de son dernier album), inspirée, là encore, par un amour impossible, mais éternel ! :

    http://www.youtube.com/watch?v=P3bFn3vWodY&feature=related

  48. Effectivement, Franck, c’est une très belle traduction de « La llorona » ! Merci de nous avoir fait partager ce lien. On vous attend le vendredi 13 janvier pour la soirée mexicaine à Saint Hilaire de Loulay. Hasta pronto !

  49. Merci beaucoup pour ces infos. J’aime particulièrement ce passage de l’entretien d’Olivier Germain-Thomas (OGT) avec la rédaction de La Vie Littéraire (LVL) :

    LVL. Notre monde a un furieux besoin de poésie non ?

    OGT. Furieux, je ne sais, mais un besoin vital, c’est certain. Mauvaise phase quand les liturgies, l’art, la littérature, l’amour fuient la poésie.
    Courage, esclaves de la mode !

    En effet, je pense également que la poésie n’est pas réservée aux poètes ! Elle devrait transparaître dans toute expression artistique, dans toute culture, dans toutes nos relations. Pour moi elle est un marqueur de civilisation INCONTOURNABLE. Il ne suffit pas d’avoir des idées « éclairées ». Il faut d’abord apprendre à les exprimer avec élégance. Notre modernité souffre cruellement de ce manque…

    Mais il ne faut pas désespérer !! Car, je suis persuadée que les soirées des Voyageurs du Soir ne manqueront pas d’attentions poétiques !

  50. Merci de m’avoir incitée à lire (enfin !) ces fameuses Liaisons dangereuses. L’écriture, l’intrigue, les personnages… tout est exceptionnel !

    Par ailleurs, je trouve que ce voyage « Impossible, mais éternel » pourrait être agréablement complété par la lecture de La Princesse de Clèves, de Mme de La Fayette ?
    Contrairement à ce qu’on a parfois pu sous-entendre, ce roman garde en effet toute son actualité !

    Plus elle est fidèle, plus elle s’éloigne de son mari (et de son « amant » de coeur), plus l’Amour grandit… on aura jamais fini d’en débattre !

    Voici, pour les cinéphiles, un extrait du film avec Marina Vlady et Jean Marais 🙂

    http://www.youtube.com/watch?v=6PuNasrCmV8&feature=related

    1. Bonjour,

      Vous avez raison : La Princesse de Clèves entre tout à fait dans le thème de notre Voyage. Le XVIIème siècle et le XVIIIème siècle sont riches d’œuvres épistolaires qui peignent un amour éternel…parfois impossible. A cette époque, en effet, la lettre permettait de donner un « cachet » authentique à une œuvre qui n’était que romanesque. Par cet artifice, les auteurs cherchaient à répondre à la demande du public qui voulait des documents vrais (ou, du moins, qui en donnaient l’impression).

      Nous vous recommandons Les souffrances du jeune Werther de Goethe qui a particulièrement marqué le XVIIIème siècle. C’est un ouvrage de fiction presque réel puisqu’il est inspiré de sentiments qu’a éprouvés Goethe pour la fiancée d’un de ses amis.

      Merci pour votre apport à ce Voyage. Si d’autres voyageurs souhaitent aussi partager des lectures complémentaires, nous serons ravis de lire leurs commentaires.

    2. « Le sujet amoureux ne choisit pas d’aimer. Il est saisi par l’amour. Il ne s’appartient plus. Il n’est plus son propre maître » : cette affirmation est extraite de Et si l’amour durait, d’Alain Finkielkraut.

      Dans cet ouvrage récent il commente 4 grands romans construits autour de la question de l’amour. Le premier de ces romans est justement La princesse de Clèves.
      Passionnant et TRES riche !

      Personnellement, j’aurais aimé qu’il rajoute : « … Il n’est plus son propre maître. Et paradoxalement, l’amour rend plus libre ».
      Mais je reconnais qu’on a pas fini d’en débattre !

      Merci pour toutes ces lectures accompagnées, interactives et enrichies 🙂

      1. Je viens de lire Et si l’amour durait. C’est très riche. Et surtout cela donne terriblement envie de lire les 4 œuvres remarquablement présentées par Alain Finkielkraut, en particulier L’insoutenable légèreté de l’être, de Milan Kundera. Merci beaucoup pour vos conseils !
        Mais avant de replonger dans ces dévorantes lectures, à mon tour d’enrichir le Voyage 
        Voici un entretien exceptionnel de Milan Kundera avec Bernard Pivot :
        http://www.live2times.com/1984-milan-kundera-l-insoutenable-legerete-de-l-etre-e–11169/

  51. Bonjour
    Et désolé pour cette réponse très tardive à votre commentaire.
    En effet, votre remarque, tout à fait pertinente, permet de rappeler que nous pouvons retrouver cette notion dans toute l’oeuvre de St Ex. Sa vie, ses amours et son engagement pour la grande aventure de l’Aéropostale ont pleinement nourri son oeuvre littéraire et artistique.
    Merci beaucoup pour votre réaction et bon voyage parmi nous !

  52. Merci pour ce lien avec Les souffrances du jeune Werther !
    La littérature ne cesse en effet de nous enseigner qu’il ne faut pas trop vite confondre l’amour avec le bonheur…

    Pour compléter votre commentaire sur cette magnifique oeuvre de Goethe, je propose cette vidéo, extrait d’une émission littéraire de 1972 (présentée par Denise Fabre), où tout le monde fume allègrement sur le plateau et où Françoise Verny évoque la « crise de la jeunesse » de l’époque 🙂

    Merci l’INA et merci les Voyageurs du Soir,

    http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I00017223/claude-santelli-sur-les-souffrances-du-jeune-werther.fr.html

  53. Original, déroutant, agaçant, envoutant., donc fort ! .. On flotte entre deux mondes, les morts, les vivants, sans bien savoir qui est mort et qui est vivant dans ce village désolé. L’ambiance n’est pas morbide, tout semble aller de soi dans la pauvreté, la convoitise comme une fatalité…C’est vraiment curieux !

  54. Je n’ai pas encore terminé « Le péril bleu » mais la deuxième partie est absolument terrifiante. On dit que la science fiction est un genre littéraire qui nous fait nous interroger sur notre propore société. ici, par la façon dont les sarvants traitent les humains, Jules Renard nous renvoie à la façon dont nous, humains, traitons les animaux ( cf page 332 ). Et cela n’a pas beaucoup évolué depuis 1910.

    1. Je viens de me renseigner sur ce livre que je ne connaissais pas. il m’a l’air pas mal du tout! L’histoire semble classique : un couple, en apparence heureux et bien assorti. Une femme vient rompre cette belle harmonie (pourtant l’homme marié n’a rien en commun avec elle). Une étrange histoire d’attirance-répulsion, selon les critiques.
      Dès que je trouve un moment, je m’y plonge! (j’ai tellement de livres sur ma liste à présent…)

  55. Merci pour ce vaste voyage à la rencontre de femmes « d’exception » ; que nous sommes toutes 🙂 !
    En fait elles refusent simplement la voie toute tracée qu’on leur a réservé et cherchent seulement à être pleinement elles-mêmes !!!
    Parfois elles se trompent de chemin, et pensent « gagner », alors qu’elles se perdent. Parfois, elles acceptent de perdre aux yeux des autres, pour vraiment gagner…

    Il me semble, qu’en la matière, le personnage de Scarlett O’Hara, héroïne d’Autant en emporte le vent, célébrissime roman de Margaret Mitchell, adapté au cinéma en 1939 par Victor Fleming, est l’archétype de cette aspiration des femmes à « vivre pleinement » ?
    Mais nous aurons tout loisir d’en débattre ce soir à la bibliothèque de Saint-Aubin (18h) 😉

    Allez, rien que pour le plaisir :

    http://www.youtube.com/watch?v=ITDItm-iSM4

  56. Un livre qui m’a marqué. Tout n’est qu’impressions sensations :chaleur, moiteur jour brulant, pénombre et ténèbres, incertitudes, projection dans un avenir incertain, attrait de l’inconnu, envie d’être ailleurs de la part de Jasmine Frankie. Maisest-ce seulement à l’adolescence que l’on éprouve ces sentiments? Voilà un livre dont je recommande la lecture autour de moi.
    merci pour cette découverte.

    1. Bonjour Valérie,
      Et merci pour vos commentaires (notés!)
      L’enquête est en effet haletante et l’intrigue est vraiment bien ficelée. Comme beaucoup d’autres de ses contemporains nordiques, Jo Nesbo excelle dans l’art de décrire une ambiance pesante, angoissante et surtout inquiétante ! Après cette lecture, nous ne regardons plus les bonhommes de neige avec la même innocence….

      En bonus, vous pouvez retrouver Harry Hole dans Le léopard, paru chez Gallimard en 2011.

      Bon voyage !!

  57. Je reviens aux Liaisons dangereuses. Je ne connais pas d’oeuvre comparable (à part Dom Juan, un lointain souvenir d’école) et je ne sais toujours pas qui je préfère : entre le vicomte et la marquise, mon coeur balance. Valmont paraît être très fort mais on se rend compte qu’en fait, même s’il est son complice, il se fait utiliser par Mme de Merteuil (jusqu’au bout… je ne dévoile pas la fin pour ceux qui sont en cours de lecture).

  58. Une atmosphère oppressante et une angoisse grandissante chaque fois que l’on devine qu’il va se passer quelque chose d’horrible… Harry Hole nous mène par le bout du nez. Les personnages de Jo Nesbo sont hauts en couleurs, notamment le protagoniste « glacial »… J’ai bien envie de lire Le léopard. Merci !

    1. Bonjour Luz,
      Merci d’avoir réagi à la lecture de ce livre.

      Il est vrai que dans ce roman, l’alchimie fonctionne. L’intrigue est bien menée, rythmée de fausses pistes. On croit trouver le coupable mais Jo Nesbo a l’art de nous démonter toutes nos suppositions avec de nombreux rebondissements. Effet frisson garanti !

      Pour information, Le bonhomme de neige est la septième aventure d’Harry Hole et Le léopard est le dernier roman de Jo Nesbo, dans lequel vous pourrez retrouver l’inspecteur.

      N’hésitez pas à venir réagir avec nous sur « Le bonhomme de neige » ou d’autres lectures lors de notre soirée le 27 janvier à 20h30 à la bibliothèque de Mouilleron-le-Captif.

      Commissaire P.

  59. J’aime beaucoup la scène où le narrateur découvre le bonhomme de neige… avec l’écharpe de sa mère !
    L’effet « glacial », la montée de l’émotion et du stress sont GARANTIS !
    Un vrai chef d’oeuvre. Je crois que je vais le relire 🙂

    1. « Il resta sur place, en sentant le vent glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c’était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël…. »

      En effet, ce bonhomme de neige de Nesbo est terrifiant !! Ce livre est à mettre entre toutes les mains…!!!

  60. Encore mille mercis pour la délicieuse soirée à Saint-Aubin !
    La mise en scène et les lectures étaient très bien menées et la bibliographie présentée passionnante.
    Pour ma part, je vous recommande encore et encore La veuve de Gil Adamson. C’est très original. Cela sera repris en film, c’est évident !!!
    Mais aussi L’année de la pensée magique, de Joan Didion. Bouleversant…

  61. Je n’ai pas été complètement séduite par ce roman
    L’écriture est exigeante, dense.
    Il faut se familiariser avec le style de Carlos Fuentes où tout est suggéré, sous-entendu, expliqué à demi-mots ce qui ne facilite pas la compréhension de l’histoire…
    Les retours dans le passé ne sont pas chronologiques, ce qui m’a parfois perturbée et l’alternance du Je, Tu, Il n’est pas facilitante voire même destabilisante.

    Les + :
    La dimension psychologique des personnages (« habités ») et la nature de leurs relations,
    L’histoire : l’origine de la soif de puissance d’un homme et de sa domination sur les autres, son idéal de jeunesse perdu…
    Et puis la question récurrente : quelle est la part du destin dans la vie de cet homme/ A-t-il, par ses choix, maitrisé sa vie ??
    Ca en fait un roman original…
    … aussi, vais-je peut-être suivre le conseil de lecture de Marie-Thé Berthelin : ne pas s’arrêter à ce seul roman et lire « les deux rives », plus accessible (ouf !!).

  62. J’adore ce film !! Il fait partie de mes films préférés et je ne me lasse pas de le regarder encore et encore.
    Michel Serrault y joue un « papy grincheux », drôle à souhait et la petite qui joue le rôle d’Elsa est formidable… L’histoire est très touchante et pleine d’humour, menée par ce duo haut en couleurs !!
    Vous m’avez donné envie de le regarder encore une fois…
    A découvrir et à re-découvrir sans hésitation !

  63. Un vrai bonheur. Merci pour cette découverte, pleine d’innocence, de fraîcheur, de liberté et d’authenticité. Une ode à la vie, la vraie, toute simple.
    Mais aussi un clin d’œil, avec un humour très British, sur les « joies » de la vie en famille… A recommander, surtout quand le ciel est gris !

  64. Un petit coucou en passant à tous les voyageurs qui suivent « Ladies Greatness » !

    Le Journal de Bridget Jones, un film culte où on retrouve les angoisses du célibat! J’ai beaucoup aimé plusieurs passages savoureux : le pull à tête de renne (tricoté maison), Bridget en reportage chez les pompiers, la soupe à la ficelle (bleue), la petite jupe et les mails qui ont suivi…

    On rit, on rit, on rit jusqu’au bout.

  65. Les trois personnages principaux sont effectivement parfaitement « construits » et interprêtés par Renée Zellweger (dans le rôle de Bridget), Colin Firth (Mark Darcy) et Hugh Grant (Daniel Cleaver). Le duel entre ces 2 hommes (que tout oppose : Mark l’intello et Daniel le séducteur) est également très bien mené.

    Comme Elizabeth Bennet (dans Orgueil et Préjugés), la pauvre Bridget veut « forcer le destin » et repousse d’abord Mark pour conquérir Daniel… Les rebondissements se succèdent. Et la fin est heureuse.

    Mais ces petits jeux d’orgueil, de séduction et de préjugés, tournent aussi parfois au drame… Lisez, ou relisez, « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset ou Camille et Perdican jouent, toujours par orgueil, un peu trop à cache-cache avec leurs sentiments !

    1. Je trouve le lien avec Alfred de Musset très intéressant, parce qu’effectivement très contrasté !
      Voici d’ailleurs un extrait, très très beau, de « On ne badine pas avec l’amour » :

      « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.

      On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

      Voici enfin le même extrait « mis en scène » et récité (patientez jusqu’à la fin de la vidéo) :
      http://www.youtube.com/watch?v=Jiaibzx786k

  66. L’amour comporte nécessairement une part de douleur, il me semble ? Comment pourrait-il en être autrement ? Même lorsqu’ « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ; nous sommes des êtres limités. Et l’amour nous permet de toucher du doigt l’infini, la beauté… il nous grandit, mais jamais suffisamment ! Pour qu’il nous comble, il faut d’abord apprendre à renoncer à soi ! Mystérieux paradoxe…
    Ce qui est « grand » ce ne sont pas les amoureux : c’est l’amour, qui les dépasse !

    Je crois d’ailleurs que la citation de Musset (extraite d’On ne badine pas avec l’amour), postée par Zahir sur le voyage Ladies’ greatness enrichit également notre propre voyage Impossible, mais éternel :

    « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
    On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ».

    1. Il faudrait rire tous les jours 3 min, disent les médecins ?
      Alors, si vous chercher une bonne occasion, et puisque vous faites référence à « On ne badine pas avec l’amour », je ne résiste pas à l’envie de vous suggérer cette vidéo :
      http://www.dailymotion.com/video/xaynmw_pierre-repp-on-ne-badine-pas-avec-l_fun

      Pardon, ce n’est pas aussi sérieux que les échanges précédents… mais je crois pouvoir ajouter au débat, que lorsqu’on aime, on a aussi envie de partager par le rire 🙂
      Amoureusement vôtre,

  67. C’est également vrai pour l’amour maternel, paternel, fraternel, etc.
    Car il ne faut pas oublier que l’amour nous traverse, nous bouscule, nous construit…, également sous d’autres formes que celle de l’amour conjugal 🙂

    Il y aurait beaucoup à dire là dessus !

  68. Et que dire de l’amitié ?
    Certaines formes d’amitiés me semblent tout aussi « hautes » que l’amour !
    Mais il est vrai qu’en général, elles sont alors également « pleines de douleurs »…
    D’ailleurs, pour rebondir vers un autre « voyage », je crois pouvoir dire que Saint-Exupéry ne dirait pas le contraire ?

  69. Bonjour Mesdames,

    Nous sommes ravis que ce billet suscite autant de réactions. Vous pensez que l’amour (tout comme l’amour filial et l’amitié) est source de douleurs. Jacques de Bourbon Busset serait sans doute d’accord avec vous mais dirait peut-être que l’amour peut surpasser la douleur : « L’absence de ta présence me désespère. La présence de ton absence me révèle ton éternité » (Lettre à Laurence – 1987)

    Zoom sur Jacques de Bourbon Busset (1912-2001): écrivain, diplomate français, membre de l’Académie Française. Dans ses écrits (L’amour durable, Bien plus qu’aux premiers jours…), il défend l’amour conjugal (un amour toujours plus fort) et décrit ses sentiments pour sa femme : Laurence, « son lion ». Celle-ci meurt en 1984.
    Ses ouvrages, nombreux, illustrent bien l’amour éternel, un amour qui se construit au fil des jours, dans une relation de confiance. Nous terminerons par une dernière citation de cet auteur :
    « Aimer, c’est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne. C’est créer une complicité passionnée. »

  70. demandez-vous pas si vous avez bien compris!!!!
    replacez le contexte de l’époque,très déroutant..Heureusement que je connaissais le grand Colombier.j’y suis montée deux fois pour découvrir le Massif du Mont-Blanc,le Bugey ,mal-connu des guide touristiques zone très rurale,à découvrir.pas vu de servants heureusement….l’absinthe est fabriquée pas très loin.

  71. Merci à vous pour cette belle soirée. Nous avons fait un voyage aller-retour au Méxique très agréable.
    C’était un plaisir de rencontrer d’autres voyageurs du soir et partager avec eux nos impressions (merci Chiquita).
    La musique a mis de l’ambiance surtout à la fin avec « La Cucaracha » même si la version qui a été chanté a surpris les personnes d’origine hispanique. En effet, dans nos pays, « la cucaracha » ne peut pas marché parce qu’elle n’a pas des pattes arrières et non parce qu’elle n’as pas de marijuana ^^ 🙂

  72. Intrigue très originale, très bien menée. Suspense terrifiant.
    On se rend compte à quel point nous sommes peu de choses. Et il ne faudrait « pas grand chose » en effet pour qu’on perde très vite tous nos repères et que la « civilisation » soit mise en péril !
    Pourvu que la réalité ne rejoigne jamais cette fiction !!!
    A conseiller aux jeunes lecteurs qui ont l’esprit scientifique et l’imagination débordante 🙂

  73. « L’amour dure 3 ans », affirment certains experts et scientifiques de tous poils. Comment peut-on ainsi confondre l’amour avec… la « passion » (voire la reproduction) et en faire un objet de laboratoire !

    http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Amour/Interviews/Pourquoi-l-amour-dure-trois-ans

    Le pire c’est qu’un écrivain (Frédéric Beigbeder) puisse rejoindre plus ou moins cette idiotie (et aller jusqu’à en faire un film !).
    La littérature ne devrait-elle pas au contraire nous inviter à échapper à des schémas de pensée aussi vides et primaires ?

    Merci aux bibliothèques et aux Voyageurs du Soir d’avoir su remettre un peu de lumière sur des auteurs et des textes plus « constructifs » 🙂

    1. J’ai également lu cet article.
      Je partage votre critique. En effet, si l’amour etait le résultat d’un processus naturel purement biologique, alors pourquoi n’est-il pas commun à l’ensemble du monde animal ? On a jamais vu un cheval, un chien ou un crocodile pleurer, écrire un poème ou faire le tour du monde après une déception amoureuse ?

  74. Bonjour Nath,

    J’ai lu l’article que vous mettez en lien. En résumé, « l’amour » ne serait qu’une accumulation de phénomènes physiques dus aux hormones. Nous serions conditionnés en tant que femme, en tant qu’homme pour entrer dans un certain schéma de fonctionnement dans le simple but de procréer. Je crois qu’on parle ici de tout, sauf de l’amour qui est un attachement profond, sincère et durable ; un sentiment et non simplement une attirance physique. Ah si ! merci les ocytocines ! Pourquoi essayer de tout expliquer, comme si l’être humain n’était qu’une simple machine ?

    Ouf ! je cite la fin de l’article : « Il faut savoir rester lucide, car l’amour n’est pas entièrement programmé. C’est une chose étrange, hybride, qui inclut également notre expérience individuelle. Au-delà de notre programmation d’origine, nous sommes devenus des êtres humains. »
    Il nous resterait encore une part de liberté ?!

    Cela me rappelle le livre Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. La vie d’une société sans amour où l’être humain est conditionné pour la tâche qu’il aura à accomplir. C’est bien triste!

  75. Merci à Philippe Dossal de nous faire partager sa dernière création.

    Quelle chance de pouvoir suivre pas à pas la naissance d’un livre. C’est une idée très originale qui nous permet de passer de l’autre côté du miroir.

    Amis voyageurs, n’hésitez pas à parcourir ce blog et à découvrir l’univers d’un écrivain-voyageur.

  76. Je n’ai pas vu le temps passer ! Les lectures et la mise en ambiance nous ont d’emblée plongés dans les mondes imaginaires. L’échange avec les auteurs fut également très riche : que du bonheur !!! On en redemande ! Revenez quand vous voulez 🙂

  77. Le décor est planté ! Le public se demande ….Qui sont ces personnalités qui soulèvent des questions……un peu bizarre….le clonage dans quelques années comment va-t-on l’encadré et si ils voyaient juste.L’avenir le dira.! Soirée très agréable, ou nous avons mieux compris l’angle de la différence de la lecture d’anticipation.Avançons progressivement des précurseurs aux contemporains. MERCI à M° GROUSSET et BORDAGE et aux initiateurs des VOYAGEURS du SOIR.

  78. Merci à vous Marco Polo. Précisons qu’il faut cliquer sur « table de travail » pour observer ce « work in progress » et que je dois être économe en publications d’extraits à un moment qui devient crucial pour le livre : les négociations avec l’éditeur. Les choses se passent bien de ce côté et il est vraisemblable qu’il sorte, à l’automne, dans une belle maison.

  79. Chers Voyageurs,
    Merci à vous d’avoir été si nombreux hier soir pour cette rencontre avec nos deux auteurs, Alain Grousset et Pierre Bordage. Ce moment d’échanges a permis à chacun de mieux connaître la littérature de science-fiction, et de découvrir deux auteurs, dignes héritiers des Jules Verne, Maurice Renard ou J.H. Rosny Ainé.
    Et n’hésitez pas à nous faire part de vos impressions et découvertes culturelles, pour nous enrichir davantage.
    Merci encore à la Bibliothèque du Boupère et ses bénévoles pour leur accueil chaleureux et leur investissement !
    Lunairement vôtre.

  80. En faisant découvrir la S.F., nous participons à la lutte contre l’ostracisme dont souffrent depuis trop longtemps ses auteurs.
    Merci aux organisateurs, aux élus, aux participants et surtout à ces duettistes
    talentueux qui auraient pu nous emmener au bout de la nuit …

  81. Un univers curieux, dépaysant voire déroutant et ingrat à la fois.
    Un roman qui reflète bien la littérature mexicaine par son coté surréaliste notamment : Juan Rulfo sait nous emporter dans un monde ou se cotoient la misère et la richesse, les morts et les vivants, le passé et le présent, où l’esprit des mort est prégnant, sans oublier le thème de la filiation.
    Le Protagoniste est antipathique, machiste (il entretient un rapport aux femmes détestable…), il peut s’avérer violent, emporté par sa soif de puissance mais qui par certains aspects peut aussi se révèler attachant (notamment dans l’affection qui entretient pour sa femme, Susana et qui le fragilise).

    L’écriture est limpide et fluide avec beaux passages poétiques.
    Bref, un joli voyage joli un peu étrange qui nous emporte à la Media Luna et autres villages mexicains aux allures dépeuplées.

  82. Merci beaucoup pour cette belle soirée. C’était passionnant d’écouter ces deux auteurs de science fiction. Cela donne vraiment envie d’explorer encore plus ce genre littéraire. Je viens de terminer  » Ceux qui sauront » un livre écrit par Pierre Bordage et préfacé par Alain Grousset dans la collection « Ukronie » dirigée par ce dernier.  » Et si la révolution française n’avait pas eu lieu ». Voici le thème de ce livre savoureux qui, même s’il s’adresse aux adolescents peut tout à fait plaire aux adultes ( et pour cause !). Il fait partie d’une trilogie. Le second étant  » Ceux qui rêvent » et je ne connais pas le titre du dernier à paraître, je crois que c’est  » ceux qui osent » mais je ne suis pas sûre. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne …

  83. La science-fiction explore les espaces inter-galactiques mais aussi les lieux cachés de la Terre où il fait bon vivre. Boupère semble être un de ces endroits. Ce fut avec plaisir que Pierre et moi avons rencontré un public sympathique, attentif et surtout curieux. Sans appriori, sans ostracisme, nombreux sont ceux qui se sont rendus à la bibliothèque à la rencontre d’une littérature qui souvent rebute, effraie, repousse. Notre but était de montrer aux présents que chaque littérature a son intérêt. Bien sûr, la SF est pour nous la plus importante puisque nous en écrivons ! Au delà de ça, Pierre a bien montré que la Science-Fiction laissait un grand champ de réflexions au lecteur. Notre but est d’accompagner le lecteur à faire ce petit pas de côté qui lui permettra de voir le présent et le futur, mais aussi le passé, d’un regard nouveau, loin du filtre commun que l’on s’acharne souvent à mettre devant les yeux de chacun. Lisez la vieille SF, la nouvelle SF. N’ayez pas peur d’être dérouté, déçu. Forcément un livre vous parlera et ce jour-là ce sera dans une profondeur insoupçonné.
    Vive la Science-Fiction !
    Cordialement
    Alain Grousset

  84. Ce texte est magnifique !!! Merci pour cette découverte.
    De là haut (de son avion), Saint-Exupéry raconte la guerre et ses horreurs, il se rend compte des dégâts et il nous fait voir l’absurdité de ce conflit.
    Il prend également de la hauteur, mais au sens figuré pour une introspection et une réflexion passionnante et très touchante sur la civilisation occidentale.
    Merci aux Voyageurs du Soir !

    1. Bonjour Henri,
      En effet, il s’agit d’un texte magnifique et très riche, tout comme l’ensemble de l’oeuvre de Saint Ex.
      Delphine Lacroix vient de publier un billet sur notre blog intitulé « Antoine de Saint-Exupéry, un engagement singulier ».
      Bonne lecture et bon voyage parmi nous.

  85. Beaucoup de plaisir à lire ce trés bon livre qui dresse en arrière plan la Norvège avec la tombée de la première neige. Le livre est bien construit avec des alternances de phases d’enquête et de narration habilement menées pour maintenir le suspens et ns faire suivre par étape tout le déroulement de l’enquête en suivant les reflexions de l’inspecteur Harry qui ns fait plusieurs fois suivre des pistes qui se revèlent fausses, jusqu’à la dernière. le suspens est maintenu jusqu’au bout.
    ce roman propose une bonne reflexion sur le caractère des personnage. Le profil de l’inspecteur Hole me fait penser aux romans de Fred Vargas.

    1. Bonjour Kikou !

      Nous sommes ravis que cette enquête de l’inspecteur Harry Hole vous ait plu. Rien de surprenant pour ce véritable coup de coeur nordique !

      Il est vrai que l’on peut trouver des similitudes entre l’inspecteur Harry Hole et le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, personnage récurent de Fred Vargas, une des nos célèbres auteurs françaises. Jo Nesbo est également souvent comparé à son collègue Michael Connelly et son détective Harry Bosch, venu tout droit des Etats-Unis.

      Nous vous invitons également à lire l’avis du blog « Actu du Noir » concernant « Le Bonhomme de neige ».
      Un avis vous mettant en garde sur la lecture de ce roman qui peut provoquer chez ses lecteurs de drôles d’effets secondaires…
      http://actu-du-noir.over-blog.com/article-19913577.html

      En espérant que notre voyage vous est agréable, à très vite sur notre blog !

      Commissaire P.

  86. L’Echo des morts. Ce livre m’a beaucoup plu, pas seulement en tant que « polar » mais parce qu’il frôle constamment avec le fantastique: l’ambiance particulière de cette île désertée de ses estivants, l’hiver, les faits qui s’inscrivent sur un fond de légendes, la psychologie des personnages troublent continuellement l’ordre de la raison et induisent l’irruption de l’irrationnel. Jusqu’à la fin, on se sent balloté entre les deux et l’auteur me semble laisser le choix au lecteur . le fait que l’enquête ne soit pas menée directement par un inspecteur renforce cette impression.Par ces aspects ce livre me rappelle l’ambiance du Horlà de Maupassant.

    1. Bonjour,

      Oui ce roman est déroutant car il est à la limite du fantastique. On ne sait pas trop comment classer ce livre même si, comme le dit Emeric (Fondu au Noir), il s’agit d’un polar dans la mesure où nous avons envie d’avancer et de tourner les pages!!!

      C’est également un roman sur le deuil et la psychologie des personnages prend une place presque plus importante que l’enquête.
      A lire absolument !!

      Merci pour vos commentaires et bon voyage parmi nous.

  87. Merci pour cette soirée très sympathique, musicale et littéraire. Ce fut très intéressant d’avoir des « clés » pour poursuivre les lectures sur le « réalisme magique » et continuer à découvrir de nouveaux modes de pensée et d’écriture.

  88. Il y a plus de quinze ans que je n’avais pas lu Balzac. Je ne connaissais pas « Mémoires de deux jeunes mariées », je me suis plongée avec délice dans cette oeuvre. Simultanément à l’évocation des sentiments de Louise et de Renée, on y découvre une peinture de la société aisée du début du XIXème siècle très intéressante.

    1. Bonjour Asphodèle,

      Et oui « La comédie humaine » a fait de l’ombre à de nombreuses autres pépites littéraires écrites par Balzac ! « Mémoires de deux jeunes mariées » fait partie de celle-ci. C’est avec plaisir que nous aussi nous avons lu ce roman épistolaire. Et cette oeuvre de littérature classique évoque des situations, des sentiments sur l’union, sur le mariage qui sont toujours bien actuels !

  89. La dernière randonnée de ce couple est touchante
    J’ai découvert la pêche à la mouche et cette contrée très sauvage, le Wyoming
    à travers cette randonnée pleine d’embuches. Intrigue qui nous tient en haleine.
    Bravo pour ce roman

  90. J’ai commencé « Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles ». J’aime beaucoup le ton, le style, l’ambiance de ces nouvelles…. tout sonne très juste. Jane est attachante, ne s’embarasse pas de chichis, n’est pas une énième copie de Bridget Jones, c’est une jeune fille puis femme de son temps qui gère sa vie de son mieux. Merci pour cette riche et belle (parce qu’autentique) proposition de lecture 🙂

  91. Muchas gracias pour cette soirée sympathique, conviviale et… instructive. Merci en particulier à Sarita pour ses éclaircissements sur le réalisme magique ; je pense que je vais maintenant beaucoup mieux apprécier cette littérature mexicaine tout de même très éloignée de notre culture européenne. Merci enfin à Carmen, Marie-Thé et tous les autres viajeros pour cet agréable échange d’idées.

  92. L’auteur fait preuve de beaucoup d’imagination et ménage le suspense puisque nous ne découvrons qu’à la fin du livre la nature des Sarvants. Mais au-delà de la « façade » science-fiction, ce livre permet d’aborder des sujets plus profonds puisque l’homme passe de l’autre côté du miroir : c’est lui qui fait maintenant l’objet d’expé-riences et qui en souffre. Avons-nous le droit de faire souffrir, parfois même de détruire, d’autres espèces au nom du progrès et de la science ? Ce livre pose la question.

  93. Livre passionnant mais presque terrifiant. Car ce qui se voulait satire du totalitarisme, donc forcément très excessif, devient vraisemblable. La réalité rejoint la fiction. Quelle différence entre les Deux minutes de la Haine quotidiennes et certains appels à la violence relayés par les médias ? La novlangue ne vous rappelle-t-elle rien ?
    Une petite suggestion pour terminer : si vous ne connaissez pas « Animal farm » de George Orwell, lisez-le toutes affaires cessantes ; vous ne le regretterez pas.

  94. j’arrive avec un peu de retard,mieux vaut tard que jamais!Si vous aimez la randonnée En voila une très sympa,et pas fatigante,vous surplomblez des lacs,ou un torrent à l’eau cristalline,vous pêchez à la mouche votre diner,vous allumez le feu,dépliez la tente,une bonne nuit de sommeil,vous repartez sous les ombrages,sentez l’humus qui s’imprègne de la pluie,vous essayez de vous séchez,qui n’a pas connu cela!!!! en toile de fond Mack et Vonnie vont-ils renouez.Pourquoi le Blacberry fait parti du voyage! un livre qui se lit d’une traite, alors que la neige tombe. Que nous réserve les autres titres…..c mon 6°livres de gallmeister … chapeau

  95. Un grand merci au Commissaire P. et à l’Inspecteur R. pour cette belle soirée. Je trouve que les lectures étaient très bien choisies, elles nous ont bien mis dans l’ambiance (glaciale !)… Et la neige hier… on ne peut s’empêcher de repenser à Jonas… Vous m’avez donné très envie de découvrir « L’homme de Säffle » et « L’écho des morts ». On en reparlera le 24 mars à La Gaubretière lors de la 2ème soirée.

  96. Lors de la soirée à Longeville, vous aviez parlé du site Internet présentant la vie et l’oeuvre d’Alexandra David-Néel. Pouvez-vous me communiquer l’adresse de ce site ? Cette femme écrivain-voyageur à l’air passionnant !

  97. « La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force. » Telle est la devise du Parti décrit dans 1984. Vous avez parfaitement raison Little Sister ! Livre terrifiant mais malheureusement tellement ancré dans notre réalité. Ce qui m’a surtout frappé, c’est la surveillance totale du système. Et nous n’en sommes pas loin aujourd’hui ! Réseaux sociaux, portables, vidéo-surveillance …. Et si Orwell avait vu juste ?
    Merci pour la suggestion ‘Animal Farm’. Pour ma part, je vous conseille ‘Globalia’ de Jean-Christophe Ruffin.
    La devise de Globalia est la suivante : « LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTE, C’EST LA LIBERTE ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE C’EST LA LIBERTE. » A méditer ….

  98. J’ai commencé Indian Creek il y a quelques jours. Ce Pete Fromm est vraiment attachant et drôle (malgré lui). Inconscient, naïf… peut-être. Je le trouve surtout particulièrement confiant dans la vie, même au beau milieu de la catastrophe !!! Et finalement il a bien raison ? C’est en faisant des erreurs qu’on apprend ! A suivre…

  99. 1984 a été pour moi un vrai choc littéraire. Merci de proposer cet ouvrage que je relirai avec grand plaisir. J’ai également été très sensible au concept de novlangue : réduire la langue à son strict minimum pour contrôler la pensée. Pour faire un lien avec Le péril bleu, je dirais que la fin est terrifiante et il est question de peurs ancestrales. Après la lecture du livre, je vous conseille de visionner le film de Michael Radford avec John Hurt et Richard Burton tourné en 1984. Il est très fidèle au livre et tout aussi terrifiant.

  100. C’est un récit initiatique : malgré son impréparation notre jeune étudiant affronte l’hiver dans les Rocheuses, avec le soutien de sa chienne Boone ; il a ainsi l’occasion de mettre en pratique ce qu’il a lu sur les trappeurs …
    Dans les situations difficiles, l’autodérision lui permet de retrouver sa lucidité.
    Petit à petit il arrive à trouver sa place dans le vide de ces grands espaces, au milieu de la vie sauvage.
    Clin d’oeil : parmi ses lectures hivernales « Récits de la Légion étrangère française » et « Papillon »!

  101. « Chocolat amer » est effectivement un roman délicieux ! Ce roman a été adapté au cinéma en 1992, seulement 3 ans après la parution du livre, sous le titre « Les Epices de la passion ». Laura Esquivel avait écrit « Chocolat amer » à la manière d’un scénario, genre qu’elle pratiquait beaucoup en ces temps-là. Cela a donc permis une adaptation plus efficace par le réalisateur Alfonso Arau, qui n’était autre que son mari à ce moment !

  102. Cette soirée a effectivement été l’occasion d’apporter un nouveau regard sur la littérature mexicaine, et d’en comprendre les divers enjeux. Il est vrai que les différences de cultures se manifestent très visiblement dans la littérature. C’est cette particularité, qui est enrichissante !
    Aussi, les échanges entre les Voyageurs d’un soir présents lors de cette soirée ont été riches et constructifs ! Merci donc à vous pour avoir participé à cette escale au Mexique, et pour votre contribution à ce blog.

    Retrouvez-nous le vendredi 16 mars à la bibliothèque de Mouchamps, pour une deuxième soirée Hola Mexico !

  103. J’attire votre attention sur une biographie (en partie imaginaire) de Charlotte Brontë qui vient de sortir « Quand j’étais Jane Eyre » de Sheila Kohler.

    « Dans le calme et la pénombre, au chevet de son père qui vient de se faire opérer des yeux, Charlotte Brontë écrit, se remémore sa vie, la transfigure. Elle devient Jane Eyre dans la rage et la fièvre, et prend toutes les revanches : sur ce père, pasteur rigide, désormais à sa merci, sur les souffrances de son enfance marquée par la mort de sa mère et de deux sœurs aînées, sur sa passion malheureuse pour un professeur de français à Bruxelles[…] Sheila Kohler se glisse dans la tête de Charlotte Brontë et de son entourage afin de décrire les méandres de la création.  » (Editions La Table Ronde)

  104. Bonjour Henri,

    Merci pour votre commentaire. C’est bien de « civilisation » dont il est question et Saint-Exupéry se met à tout reconsidérer à la lumière du désastre de la Seconde Guerre mondiale. Je vous invite à suivre les 31 feuilletons qui nous mèneront sur les pas de Saint-Exupéry pendant cette période, entre septembre 1939 et août 1940, après que l’armistice est signé. Il vit ces quelques mois — presque une année — avec ses camarades du Groupe de Reconnaissance II/33 et partage un quotidien difficile. Cette expérience le mène à des réflexions intenses sur la vie, ses absurdités, ses élans de solidarité, etc.

    A très bientôt

  105. Merci pour ce sympathique voyage littéraire dédié à la « grandeur des femmes ». Je vous recomande en lecture complémentaire La femme au miroir, d’Eric Emmanuel Schmitt. On y partage la vie de trois femmes qui, chacune à leur façon et à des époques différentes, tentent d’échapper à des chemins de vie tout tracés (par les hommes), quitte,effectivement, à « tout » perdre…

  106. Géniale cette série de 4 vidéo éditée par National Géographic !!! J’ai enfin compris (dans les grandes lignes 🙂 ces étranges notions de trous noirs, trous de ver, cordes cosmiques… Merci pour ces explications très pédagogiques. Regardez bien les 4 vidéos (la première est un peu bizarre, mais elle introduit les 3 suivantes passionnantes !).
    Cela dit, personnellement, je ne suis pas pressé de voyager dans le temps 🙂

  107. Je viens tout juste de voir le film l’Effet papillon (début un peu dur, âmes sensibles s’abstenir… mais la suite est passionnante). Une bonne illustration des voyages dans le temps et des répercussions sur le présent de changements effectués dans le passé.

    Pour les âmes sensibles, je conseille Un jour sans fin (1993) et Si seulement (2002) qui jouent sur le même thème : revivre le même jour avec la personne aimée, en essayant de faire évoluer son destin.

    Et pour les fans, dans un tout autre registre, je signale une énième rediffusion de Retour vers le futur, demain sur NT1.

    1. Dans le même style qu’ « Un jour sans fin », je vous conseille  » Replay » de Ken Grimwood. Un homme de 44 ans meurt d’une crise cardiaque et se retrouve âgé de 18 ans dans sa chambre d’adolescent en ayant conscience de tout ce qu’il a vécu avant. Il va revivre sa vie maintes et maintes fois. C’est un livre passionnant !

  108. 28 heures pour traverser l’Atlantique… C’était un temps record, il y a seulement 70 ans ! On mesure mal à quel point notre monde a changé, en si peu de temps.

    Merci surtout pour ces témoignages, précis et par épisodes, sur la vie de Saint-Exupéry. Plus je progresse dans les lectures proposées par votre « voyage », plus je trouve qu’on parle trop du Petit prince ! Car au delà de ce best seller, cet auteur laisse une oeuvre dont l’actualité et la cohérence d’ensemble est saisissante…

    Dommage qu’il ait disparu au terme de ce maudit conflit mondial… Mais disparaître à bord de son avion et au service de la nation : il ne pouvait espérer meilleure façon de tirer sa révérence ?

  109. J’ai commencé le voyage en ayant raté le départ du train!!
    Mais captivée par ce 1er roman, « le locataire », il a été avalé très vite… pour rattraper le temps perdu et aussi tout simplement parce que je n’arrivais pas à me détacher de ce livre. La fin, m’a cependant laissée perplexe car je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre se termine de la sorte.

  110. « 7 ans au Tibet », film magnifique à voir ou à revoir.
    Je viens de lire  » Funérailles Célestes  » de Xinran. C’est le récit du voyage au Tibet d’une jeune chinoise à la recherche de son mari déclaré mort pendant l’invasion du Tibet par l’armée chinoise. Elle se perd, et recueillie par des nomades tibétains, y reste 30 ans, elle finit par découvrir les circonstances de la mort de son mari. C’est un très beau livre qui m’a ramenée dans l’ambiance du  » Voyage d’une parisienne à Lhassa  » lu il y a quelques années.
    Si vous vous intéressez à Alexandra David-Néel, en septembre 2011 a été édité en poche – J’AI LU n° 9712 –  » Alexandra David-Néel, Vie et voyages  » de Joëlle Désiré-Marchand.

    1. Tirée d’une histoire vraie, « Funérailles célestes » est en effet un très beau roman qui nous plonge au coeur de l’histoire et des coutumes tibétaines.

      D’ailleurs le titre du livre, fait lui même référence à une coutume très « singulière » dans la façon que les tibétains ont d’inhumer leurs morts. Je vous laisse découvrir cette tradition qui pourrait être choquante pour nos yeux d’occidentaux dans cet article à consulter ici.

      1. Effectivement !!! Je ne connaissais pas ce rite funéraire… Comment les proches peuvent accepter ça ??? Même conditionnée culturellement, la famille doit avoir du mal à vivre de telles scènes… Il y a certes une logique dans cette coutume. Mais affectivement, c’est insupportable. Personnes sensibles S’ABSTENIR !

  111. Je n’ai pas lu « Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles » mais pour autant je ne peux pas m’empêcher de rebondir sur le commentaire d’Isa à propos de « Femme au miroir », qui figure sans contexte parmi les meilleurs livres que j’ai pu lire en 2011 :
    Des histoires et portraits de femmes charismatiques, incomprises, sulfureuses, libres et insoumises, qui s’émancipent du role imposé par les hommes et échappent à leur image.
    Par leurs similitudes et le sentiment d’être différentes des autres femmes de leur époque, elles vont devenir au final les héroïnes d’un seul et même roman.
    Entre révolte, mysticisme et psychisme, un livre étonnant, envoutant et puissant. Un Roman plein d’humanité à lire absolument

  112. Bonjour Anne,

    Merci pour votre commentaire.

    Il est vrai que certaines conclusions des romans de Simenon peuvent parfois apparaitre surprenantes pour le lecteur, notamment la conclusion du livre « Le locataire ». Nous restons, au final, un peu sur notre faim !
    En fait, les romans de Simenon, sont avant tout, des romans d’atmosphère, privilégiant les ambiances et la psychologie des protagonistes. L’intrigue n’est qu’un moyen pour l’auteur, de permettre à ses personnages d’aller au bout d’eux-mêmes…

  113. J’ai récemment lu « Boue » de Guillermo Fadanelli, et j’ai été assez marqué par ce roman. J’ignorais qu’il avait eu le prix le plus prestigieux d’Amérique Latine. Il est vrai qu’il est remarquablement écrit. Au départ, ne connaissant pas le personnage principal, le professeur Torrentera, on s’y attache, mais au fur et à mesure, on peut éprouver une certaine aversion envers lui. C’est assez rare, je trouve, de faire ressentir au lecteur un tel sentiment… Ce qui est également très intéressant dans ce roman, c’est la manière dont le narrateur se pose en tant qu’écrivain, et commente régulièrement son écriture. Il explique pourquoi il écrit, pourquoi il raconte tel ou tel passage, pourquoi il en évite d’autres, etc… Une histoire dure, mais intelligemment écrite.

  114. Bonjour Louis
    En effet, l’oeuvre d’Antoine de Saint-Exupéry est particulièrement riche. Et la (re)découverte progressive de ses oeuvres nous démontre bien, comme vous l’évoquez, les valeurs qui animaient l’homme. Les billets réguliers de Delphine Lacroix nous précisent semaine après semaine les facettes de sa vie, au coeur du monde qui change.
    Bonnes futures lectures et bon voyage !

    1. Bonjour Elis,

      On ne peut que constater en lisant tous vos commentaires que la thématique du voyage dans le temps vous passionne ! Nous avons eu l’occasion d’évoquer ce titre adapté au cinéma dans le billet ‘Le voyage dans le temps au cinéma’, et qui fait partie des classiques du genre. Je ne peux que vous inviter à l’emprunter auprès de votre bibliothèque et à nous faire part de votre avis. Il est également disponible en téléchargement gratuit (mais en anglais !) sur certaines plates-formes proposant des livres numériques. Et pour vous donner un avant-goût de votre lecture, vous pouvez visionner la bande-annonce des Prisonniers du temps en cliquant sur le lien suivant :
      http://www.dailymotion.com/video/x80id0_prisonniers-du-temps-ba-fr_shortfilms
      Merci encore de nous faire partager vos avis et sentiments sur une thématique riche, aussi bien en littérature qu’au cinéma !
      A très bientôt !

      PS : Avis aux voyageurs qui ont lu ce roman !!! Si vous souhaitez en parler, n’hésitez pas !

  115. Après marco polo, intéressant mais dur à lire car en vieux français, pierre loti nous entraine en birmanie et nous émerveille par ses descriptions poétiques du temple boudhiste et sa rencontre avec la beauté et le mystère des femmes birmanes. Je continue, la découverte avec bernard ollivier qui nous entraine sur la route de la soie à travers l’anatolie, récit passionant de son périple, j’ai hate de lire les 2 autres tomes, merci pour les lecteurs, je me régale. DG

    1. Merci Dominique pour ce commentaire encourageant. Il est vrai que Marco Polo n’est pas le plus facile à lire, mais c’est le premier récit de voyage, celui qui a servi notamment à Christophe Colomb à préparer ses voyages. Il nous a donc semblé important de le mettre. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à découvrir les nouveaux ouvrages qui ne sauraient tarder à arriver dans les bibliothèques !

    1. Bonjour Anne,

      Je suis d’accord avec vous, l’atmosphère est vraiment pesante et oppressante !

      Nous suivons avec inquiétude, l’évolution de l’attitude du Commandant Lannec, face à son épouse. Un individu en proie à la jalousie, la racune et peut-être l’amour…

      La tempête qui surprend l’équipage du « Tonnerre-de-Dieu » révèle veritablement les tensions qui animent alors ce couple et le détruisent peu à peu…

  116. J’ai eu l’occasion de lire ce livre qui m’a beaucoup plu car c’est une écriture originale. Alvaro Enrigue noue dans ce roman baroque plusieurs fils narratifs, qui entrelacent des époques et des destins différents, comme on a l’habitude de voir dans tous les romans du réalisme magique. Voici un roman bien écrit qui nous fait voyager.

  117. J’ai ouvert ce livre avec quelques réticences : pas mon genre littéraire, un titre peu réjouissant…………et je me suis laissée entrainer dans les embrouilles, les lachetés, la malveillance de la rumeur, la naïveté mais aussi l’amour..Rien de « doux » dans ce polar où tout se déroule…comme on ne s’y attend pas..J’ai aimé l’écriture vive, acérée, rythmée, qui excite la curiosité. Une belle découverte !

  118. quel livre ! quand on réfléchit peu,on se retrouve dans des situations quelques peu déconcertantes,froid,nourriture,solitude.Tout au long du livre notre héros,pare à la situation,de façon spontanée,sans s’irriter,observe, marche,chasse ,on veut finir le livre parce qu’il y en d’autres derrière, on ne veut pas le fermer.Indien. Creek mérite son succès.incontournable !

  119. Cette relation à sa mère relève d’un état d’esprit spirituel d’une très haute importance, comme si Antoine s’adressait à Dieu lui-même. La métaphore est « presque visible, presque entendue » – dans un respect universel du monde vivant qu’il y a lieu de considérer comme Divin.
    Cet état intérieur pour Antoine prédomine et il est souvent « dérangé par les hommes » – quels qu’ils soient – dans sa quête infinie d’existence sur cette planète Terre, laquelle ne lui convient pas vraiment, mais dont il ne peut s’échapper…., malgré la hauteur qu’il prend à travers l’Aviation.
    En fait, il se bat pour l’amour inconditionnel qu’il a bien du mal à faire reconnaître. Seule, Consuelo le comprend, elle-même étant à la fois l’être vibrant à travers lui de cette soif d’Humanité, mais souvent dérangeante par son exubérance, quelque peu insupportable pour lui – mais en même temps créatrice, et répondant à sa quête de beauté et d’amour inconditionnel.

    1. Bonjour Gaspard
      Merci pour votre réaction. Il est vrai que Saint-Exupéry entretenait une relation vraiment singulière et extrêmement forte avec sa mère.
      Les « Lettres à sa mère » en sont une belle illustration.
      Je vous invite donc à nous rejoindre le vendredi 23 mars prochain à 20h30 à la bibliothèque de Foussais-Payré. Des lectures et une mise en lumière de cet amour à travers ses nombreuses lettres seront au programme.
      A très bientôt et bon voyage !!

      1. Bien volontiers, Pique la Lune, pour une très belle soirée en perspective à Foussais-Payré très bientôt, où nous vous y rejoindrons – l’oeuvre littéraire de St Ex étant immensément riche d’Humanité.

        Merci d’avance à vous et à l’Equipe pour « Les Voyageurs du Soir ».

  120. Pour ses 10 ans, la maison bordelaise Finitude se lance dans la publication intégrale de Henry David Thoreau soit près de 7000 pages et 15 volumes à paraître en 15 ans. « Il n’existait pas de traduction intégrale du Journal. Seuls des extraits, toujours les mêmes, ont été oubliés dans différentes maisons d’édition. Thoreau est un penseur d’une libert étonnante et d’une indépendance totale » précise Emmanuelle Boizet, l’éditrice.

  121. Un autre exemple d’un amour impossible mais éternel : l’amour d’Eléa pour Païkan (je n’en dis pas plus. A vous de découvrir l’histoire.)
    J’ai lu ce livre il y a longtemps et je m’en souviens encore…
    Régalez-vous !

  122. J’ai beaucoup aimé ce livre. Quel homme étrange ce bourgmestre! Les relations qu’il entretient avec autrui sont très particulières. Que dire aussi de l’aspect relationnel avec Emilia??? On ne ressort pas indemne de la lecture de ce roman…

  123. Merci pour ce voyage !
    J’approuve complètement les commentaires précedents : « Chocolat amer » est un subtil mélange de mots et de mets : on déguste, on savoure, on se régale les papilles et on fait le plein de sensualité grâce aux effluves, odeurs ou saveurs des recettes de Tita.
    C’est aussi une émouvante et très belle histoire d’amour faite de passion impossible que l’on suit au fil des recettes : chacune d’elle, par son pouvoir magique, est étroitement liée au destin familial.

    A déguster sans modération !!

  124. J’ai découvert l’auteur et l’œuvre. Étonnant : le pouvoir de la rumeur, puisqu’une simple phrase « c’est la fiancée de Ramón » fait que ce dernier change son comportement pour « devenir » le fiancé de la morte ; il ira jusqu’à tuer pour venger sa mort, toujours sous la pression de l’opinion. Impressionnante également : la lâcheté de certains qui vont laisser tuer un homme alors qu’ils savent qu’il est innocent. Comme Marie-Thé, j’ai beaucoup apprécié l’écriture et le style de l’auteur.
    ¡Hasta pronto! à Mouchamps

    1. Bonjour Liseuse !
      Merci pour votre commentaire !

      Découvrez un article de Télérama « Wallander contre Wallander » où les versions suédoise et britannique sont comparées : http://television.telerama.fr/television/wallander-contre-wallander,65262.php

      Découvrez également une interview de Kenneth Branagh où il revient sur la série Wallander :
      http://www.avcesar.com/interview/id-110.html

      Cela vous confortera peut-être dans votre avis !

      Polarement vôtre !

      Commissaire P.

  125. Effectivement, la rumeur est comme un fil conducteur du livre … Le mensonge est quasiment omniprésent, et est souvent plus fort que la vérité. Il est vrai également que ce roman d’Arriaga nous dévoile une nature humaine peu honnête, violente, parfois malsaine…
    Le style de l’auteur, clair, précis, sans trop d’ornement, va à l’essentiel. Chaque chapitre est une scène, qui, malgré le peu de descriptions, laisse une image forte dans l’esprit du lecteur.
    Entre roman policier, satire, mélodrame, roman noir, et comédie, ce livre mêle habilement les genres et révèle le talent de l’écrivain !

  126. Très bon roman même si très sombre et très violent ! La galerie de personnages est attachant et sans manichéisme. L’auteur se permet même quelques moments poétiques où il fait parler la victime observant les vivants. Déroutant certes mais aussi très émouvant…

  127. Prodigieuse littérature à un ami – mais qui peut tout aussi bien être appliquée à tout un chacun… , tellement actuel, presque éternel…
    Splendeur d’amitié et d’amour inconditionnel, cette lettre répond à une soif de liberté en permettant « le sommet où l’on respire » – pèlerins que nous sommes, qui peinons vers le même rendez-vous…

    1. Merci Gaspard d’exprimer aussi bien et avec si peu de mots ce que ce texte m’a également fait ressentir très très très fortement. Voilà bien le Vrai bonheur !
      Au plaisir d’échanger plus longuement, peut-être à Foussais-Payré vendredi 23 mars ou au Printemps du Livre de Montaigu le 31 mars…

      Je profite de ce message pour partager avec les autres Voyageurs une petite vidéo qui restitue assez bien la magnifique exposition sur Antoine de Saint-Exupéry organisée il y a 2 ans à la cédéthèque de La Gaubretière :

      http://www.youtube.com/watch?v=gYkAC3b_MkM&feature=related

      1. Merci Anne, pour votre réaction à mon impression sur « Lettre à un otage » ; cela fait du bien, en effet, de partager le ressenti personnel, surtout quand il s’agit d’un Vrai Bonheur…, bien ancré au fond du coeur…

        Eh oui, je ne vais pas manquer le 23 à Foussais-Payré, pas plus que le Printemps du Livre le 31 à Montaigu.

        Merci aussi pour cette belle vidéo que j’ai bien appréciée.

        A très bientôt donc, le plaisir d’échanger de nouveau.

  128. Bonjour Yoann !

    En effet, coup de coeur pour ce livre de Mons Kallentoft, premier d’une série de quatre titres, chacun représenté par une saison.
    Ici, nous voilà plongé dans le froid glacial d’Ostergötland !! Un froid prenant qui nous embarque réellement dans cette enquête, au plus près des personnages.

    Le fait de faire parler la victime tout au long du roman est une bonne trouvaille et ajoute un côté original à ce roman…

    « Il a quelque chose de plaisant à être suspendu là-haut. La vue est splendide et mon corps gelé se balance agréablement au gré du vent. Je peux laisser voguer mes pensées dans toutes les directions. Ici règne un calme que je n’ai jamais connu auparavant et que je n’imaginais même pas pouvoir exister… »

    Peut-être vous laisserait vous tenter par la suite des aventures de Malin Fors dans « Eté » ?

    Pour information, ce qui devait être initialement un tétralogie ne le sera pas puis Mons Kallentoft vient de publier en Suède un nouveau roman intitulé « Den Femte arstiden », ce qui signifie « La cinquième saison ». Encore un peu de patience avant de retrouver Malin dans cette nouvelle enquête en France…

    Commissaire P.

  129. Je n’ai pas encore terminé la découverte de ce magnifique roman. J’aime beaucoup le ton de l’auteur qui observe malicieusement ses personnages avec une certaine forme d’humour très « british » (même si elle est américaine).

    Il faut dire que cette Ondine est vraiment incroyable : détestable et attachante à la fois ! Elle s’enlise dans le « faux », mais son combat est juste. Va-t-elle finir par trouver SON véritable chemin, par échapper à son propre enfermement ?

    Dommage qu’il n’existe (à ma connaissance) aucune adaptation cinématographique de cette vaste fresque de la haute société new-yorkaise de la fin du XIXème !

    Mais je crois avoir reconnu Ondine dans cette vidéo des Voyageurs du Soir (min 1.00 à 1.40) ???
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3ktbwJKA17k

    1. Attachante et agaçante c’est le moins que l’on puisse dire pour Ondine ! Nous n’avons pas connaissance non plus d’adaptation cinématographique des Beaux mariages, à part la petite vidéo que vous mentionnez !
      D’autres livres d’Edith Wharton ont cependant été adapté à l’écran et décrivent très bien cette société qui formait les jeunes gens fortunés à ne rien faire et les jeunes femmes à les épouser.
      The age of innocence de Scorsese ou Chez les heureux du monde, mais nous anticipons un peu sur les futurs billets !
      Aux autres Voyageurs : et vous, que pensez-vous d’Ondine ?

      1. Sincèrement, je pense qu’elle est entourée de « marionnettes » conditionnées et qu’elle a bien raison de tirer toutes les ficelles qui se présentent !!!
        Certes, elle se rend malheureuse elle-même et vie dans l’illusion. Mais au moins, elle cherche à en sortir, ne se résigne pas et ne renonce jamais !
        Pour tout vous dire j’ai adoré le passage des « vacances » en Italie qui tournent au cauchemar : Ondine y est odieuse. Mais au moins elle est vraie !

  130. Moi aussi j’ai beaucoup apprécié cette découverte et le personnage d’Ondine, qui effectivement, malgré tous ses défauts, toutes ses erreurs, parvient à garder notre complicité !!!
    Peut-on retrouvera-t-on Ondine ce soir à Montaigu (Cédéthèque, Parc des Rochettes à 20h30), grâce à la soirée des Voyageurs du Soir ???
    Surprises… et belle soirée en perspective 🙂

    1. Je confirme, c’est à lire absolument. Cette histoire vraie est hallucinante, poignante, terrifiante !!!
      Ce jeune garçon s’appelait Narcisse Pelletier. En 1858, alors que son navire (la goélette Saint-Paul) fait escale en Australie, il est « oublié » sur la plage (le navire lève l’encre précipitamment et fuit suite à une attaque).
      Seul, âgé de 14 ans, il est alors « adopté » par une tribu locale aborigène…
      Il sera retrouvé 17 ans plus tard (complètement métamorphosé, car pour survivre à ce choc il a dû tout oublier, y compris son nom, sa langue, toute sa mémoire…) puis ramené en Europe par les anglais, avant d’être identifié puis rapatrié en France…
      C’est très très bien écrit, par François Garde. Publié chez Gallimard.

    2. Nous sommes ravies de découvrir ce matin votre proposition de lecture. Nous allons pouvoir l’acquérir pour enrichir notre fonds et de plus le thème peut nous être très utile pour un prochain voyage sur la « Littérature Maritime ». Nous portons donc un grand intérêt à ce conseil de lecture et apparemment nous ne sommes pas les seules car un autre voyageur Zahir confirme par son commentaire le côté poignant de ce livre.
      Merci Zahir, ce commentaire précise que c’est un récit incontournable et d’une grande force par son écriture. Nous en reparlerons certainement sur ce blog.
      François Garde signe avec ce chef-d’Oeuvre son premier roman fort réussi.
      Un grand merci à Phillipe Dossal pour cette belle découverte dans la Littérature de voyages.

  131. Un vrai régal. Tellement bien construit, tellement bien écrit !

    Et encore mille merci pour tous les trésors dévoilés hier soir à Montaigu (films, lectures..). On aurait voulu tout emporter !!! Et bravo les filles pour l’accueil, délicieusement conclu par un « tea time so british indeed ! »

    A la prochaine (le 25 mai à la bibliothèque du Tablier, j’ai bien noté). Belles lectures

  132. Je trouve ces deux frères tout aussi détestables l’un que l’autre !
    Il n’y a vraiment que cette rivière et ces majestueuses montagnes du Montana de sympathiques dans cette histoire…
    Puis vient la poésie. Et tout s’éclaire : pourquoi ceux qui ont le plus besoin d’aide refusent toujours notre soutien ? On ne les comprend décidemment pas. Mais pourtant, comme on les aime ! Quand on aime, c’est toujours sans comprendre…

    Ainsi, quand on croit comprendre et maîtriser la nature, en réalité nous sommes en train de passer à côté !
    L’expérience de la nature ce n’est pas de la faire sienne, c’est au contraire de s’effacer devant elle. Pour être proches, il faut d’abord se reconnaître étrangers.

    1. Je n’avais pas vu tout ça ! Mais j’aime bien ce regard. Pour ma part, je trouve que la force de ce film c’est de jouer subtilement sur le contraste entre la beauté (de la nature et de l’amour) et la misère humaine (sociale, psychologique et affective). Et ça, c’est vrai partout et de tous temps, pas seulement dans le Montana du XIXème.
      Personne n’y échappe. Norman, comme Paul, chacun à sa façon, ils doivent apprendre à vivre de cette tragique tension.
      Au plaisir d’en reparler le 8 juin aux Landes Genusson ! D’ici là, belles lectures…

  133. un vrai régal… vocabulaire très riche et descriptions minutieuses d’une nature variée et extraordinaire. On y apprend beaucoup de choses sur ces petites bestioles qui nous terrorisent si souvent.
    Des personnages très différents les uns des autres, parfois étranges et tous plein d’humour.
    La seule chose qui manque c’est un peu d’action, le petit truc qui me donne envie de lire toujours plus et de ne pas décrocher du livre pour savoir ce qui va se passer ensuite mais ça c’est chacun ses goûts.
    Un livre qui nous remplit la tête de beaux paysages, d’une douce chaleur grecque et qui peut changer notre façon de regarder le magnifique monde des insectes qui peuple nos jardins!!!

  134. Je n’ai pas réussi à ouvrir le livre. Les lectures précédentes m’ont plu mais les histoires se déroulent dans des atmosphères vraiment spéciales et j’ai une vraie réticence – physique et intellectuelle – à repartir dans ce type de lecture. Plus tard peut-être.

  135. Première immersion pour moi dans la littérature anglaise de Jane Austen, un monde restreint où chaque regard, chaque évènement, chaque émoi, chaque phrase prend une importance particulière et nourrit tout l’imaginaire de gens peu occupés. Une écriture empreinte d’une grande délicatesse. Un grand sens de l’observation et une fine analyse de la complexité de la pensée humaine.

  136. Je viens de terminer ce livre ; j’ai parfois eu du mal à suivre l’entrelacement de toutes les vies de Jerónimo mais la virtuosité avec laquelle l’auteur nous entraîne d’une époque à une autre est un vrai bonheur. (J’envie la mémoire de Jerónimo qui se souvient de toutes ses vies !)
    Je ne connaissais pas la littérature mexicaine mais je m’y sens de plus en plus à l’aise. Encore merci à Octavio de nous avoir concocté ce voyage.

  137. Louise et Renée vivent (et défendent) deux conceptions très différentes de l’amour. Non sans conséquences sur la façon de concevoir le mariage.

    Comme nous avons pû en parler hier soir à Aizenay (encore merci pour cette belle soirée, très très riche), on retrouve également très bien cette double sensibilité dans « Jadis », une nouvelle de Maupassant où une grand mère et sa petite fille entretiennent un dialogue très vif sur la question.
    Les Voyageurs du Soir ont d’ailleurs repris ce magnifique texte lors d’une soirée récente à Saint-Aubin (Voyage Ladie’s greatness). En voici un trop court extrait :
    http://www.youtube.com/watch?v=2EZV7jALSFA

    Au plaisir de se retrouver mercredi 4 avril, à La Caillère-Saint-Hilaire 🙂

  138. Hier soir à Aizenay, nous avons évoqué un très bel échange littéraire entre Léon Tolstoï et son épouse Sophie.
    En 1891, Léon Tolstoï écrit La Sonate à Kreutzer. Sa femme Sophie se sent publiquement humiliée par ce roman où elle se reconnait dans le portrait de l’héroïne. Elle réplique donc et écrit à son tour un très beau roman, A qui la faute ?, où elle présente son propre regard…
    Albin Michel vient de réunir (2010) ces deux romans (très courts) dans un même ouvrage. Un vrai régal 🙂 Et le début d’un grand débat !

    Pour vous donner une idée, voici un extrait d’une critique de La Sonate à Kreutzer :
    La musique recèle des pouvoirs insoupçonnés, notamment de révéler chez certains les sentiments les plus intenses jusqu’à leur faire perdre la raison. Pour Léon Tolstoï, c’est La Sonate à Kreutzer de Beethoven. Elle lui a inspiré une œuvre littéraire à coloration autobiographique mettant en lumière une vie conjugale chaotique, désenchantée dans laquelle l’auteur déverse toute sa haine et sa rancœur contre le mariage qu’il méprise au point de le considérer comme une institution mensongère….
    A vous de découvrir la suite !

    Et pour ne pas offenser Beethoven, voici LA Sonate à Kreutzer, en musique :
    http://www.youtube.com/watch?v=COGcCBJAC6I&feature=related

    Quand on a lu le roman de Tolstoï, on comprend le lien entre cette sonate (piano et violon) et la vie du couple…

    1. La Sonate à Kreutzer ! Ce roman, très court, est d’une force, d’une puissance, d’une fraicheur inouïe !!! On y est du début à la fin. Les personnages sont fabuleusement crédibles, épais et présents. C’est bien mieux que la 3 D. La première scène, dans le train, est d’un régal sans égal 🙂
      Et encore, j’ai dû le lire trop jeune. D’ailleurs, j’ignorais qu’il y avait une coloration autobiographique et que ce minuscule Grand roman avait déchiré le couple Tolstoï… A moins que par sa réponse Sophie ne soit parvenue à rencontrer enfin Léon et vis versa ?
      Je ne connaissais pas non plus la sonate de Beethoven (et oui !). Plus je l’écoute et plus elle m’envahit : merci Zahir pour cette belle découverte, qui confirme la très belle citation de Saint-Exupéry (car je m’intéresse aussi au voyage Du vent, du sable et des étoiles) : « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente » !
      Mais savez-vous pourquoi Beethoven a appelé ainsi cette sonate (car ça, maintenant, moi je le sais !) ?

  139. Merci pour cette très agréable soirée qui nous a plongés dans l’univers des lettres intimes…..
    La lecture mise en scène des correspondances entre Sand et de Musset, la qualité de l’intervention de Catherine Thomas Ripault et les échanges autour des oeuvres proposées dans ce voyage ont fait de cette soirée un moment enrichissant et convivial.
    Au passage, sachez que même sans être inscrit(e) sur ce voyage, on peut tout à fait participer aux soirées d’étape…. A bon entendeur …..

    1. Nous sommes ravies que cette soirée vous ait plu. Nous espérons vous revoir le 4 avril pour une nouvelle soirée à la Caillère-Saint-Hilaire ! L’ambiance sera différente : chansons et lectures au programme.

  140. De son côté, Peter Fleming a aussi écrit une version de cette même aventure. Je vous invite à lire « Courrier de Tartarie ». Un même itinéraire et pourtant l’impression de lire deux voyages différents !!!

  141. « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente. »
    (Antoine de Saint-Exupery – Lettre à un otage, p.70, Folio n°4104).
    Un immense bravo à la bibliothèque de Foussais-Payré pour l’inoubliable soirée d’hier avec les Voyageurs su Soir et la troupe de l’Art crée. Pendant deux heures vous nous avez véritablement transportés « ailleurs », plus près de nous même et des étoiles !

  142. Effectivement ce roman est très étonnant et d’une incroyable actualité ! Jules Verne avait donc bien compris que la science n’apporterait pas le bonheur… Pour l’époque c’est plutôt audacieux. Pas surprenant que l’éditeur n’ait pas voulu le publier.

    Guy de Maupassant a lui aussi écrit un roman d’anticipation, très différent. Il s’agit de l’Homme de Mars, publié en 1889.
    Il fait appel à de nombreux faits scientifiques connus à son époque. Il y parle de Schiaparelli et de ses canaux découverts en 1884, de Hermann von Helmhotz et sa théorie mécanique de la chaleur, de la maîtrise de l’électricité ainsi que des deux satellites de Mars qui avaient été découverts en 1877.

    Voici pour le plaisir quelques descriptions martiennes :

    Mars se trouvant en opposition et séparée de nous par une distance de vingt-quatre millions de lieues seulement, M. Schiaparelli, un des plus éminents astronomes de notre siècle et un des observateurs les plus sûrs, découvrit tout à coup une grande quantité de lignes noires droites ou brisées suivant des formes géométriques constantes, et qui unissaient, à travers les continents, les mers de Mars ! Oui, oui, Monsieur, des canaux rectilignes, des canaux géométriques, d’une largeur égale sur tout leur parcours, des canaux construits par des êtres ! […] Et ils sont gigantesques, leur largeur n’ayant pas moins de cent kilomètres.
    L’atmosphère est jaune. Il y a des océans et des continents, des plaines et des villes, de la neige aux pôles. Une année martienne représente : 687 jours terrestres soit 668 jours martiaux.

  143. Voilà bien MON livre culte. Malgré toutes les adaptations cinématographiques, je vous conseille mille fois de lire le livre. C’est beaucoup plus fort encore !!!
    D’ailleurs, je crois qu’une nouvelle adaptation ciné est annoncée pour les prochaines semaines ?

  144. Je me retrouve parfaitement dans cette sensibilité (je préfère parler de sensibilité, d’intuition ou d’expérience que d’analyse, de réflexion ou de conception).
    Surtout j’y retrouve une manière de voir, avec le cœur, assez proche de ce que Pascal a pu nous livrer (3 siècles plus tôt) dans ses écrits.
    Savez-vous si Saint-Exupéry avait lu (et apprécié) Pascal ?

    « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre. Qu’est ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant ? » Pensées, Blaise Pascal.

    On retrouve bien chez ces deux écrivains la même humilité, le même combat intérieur et, en même temps, la même force, la même lumière… ?

  145. Bonjour Zahir,

    Un grand merci pour votre commentaire. Sensibilité et intuition sont bien les mots qui conviennent pour Saint-Exupéry.
    Saint-Exupéry a beaucoup lu Pascal et l’appréciait. Je pense qu’il connaissait cette citation fameuse, lui qui était souvent fort « diverti » par ses voyages et ses aventures.
    Il dira, dans une de ses dernières lettres qu’il était fait pour être jardinier. Dans un sens, cela peut étonner mais en même temps, ça en dit long sur ses sentiments profonds.

    Bien à vous

    Delphine

  146. J’en profite pour souligner une similitude entre La Nuit des temps et l’Ecume des jours. Si mes souvenirs sont exacts, dans le livre de Barjavel, les jeunes dansent selon le tempo des battements de coeur d’Elea (dit comme cela, c’est étrange mais lisez le livre) et le livre de Boris Vian s’inspire du morceau Chloé de Duke Ellington (un air rétro et en arrière-plan, comme un coeur qui bat!!!)

    Morceau disponible sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=6YKWKIfEN8Y (on voit même le pianocktail! pour ceux qui connaissent l’Ecume des jours)

  147. Le film « La veuve Couderc » a été réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1971. On y retrouve effectivement, en tête d’affiche Simone Signoret dans le rôle de la veuve Couderc et Alain Delon dans celui de Jean Lavigne.
    Pierre Granier-Deferre adaptera, à quatre reprises des « romans durs » de Georges Simenon au cinéma (« Le chat » en 1971, « Le train » en 1973 et « L’étoile du Nord » en 1981).
    Ce film est une intéressante adaptation d’un roman de Simenon, même si le scénario n’est pas toujours fidèle à l’histoire d’origine : dans la version livre, Jean assassine Tati avec un marteau, ce qu’il ne fait pas dans la version film…

  148. Bonjour Zahir, Delphine, Pique la Lune, pour vos commentaires & proposition de film. Je n’ai plus grand chose à dire, vous l’avez fait si bien – mais amis voyageurs, qu’il est bon de partager ce qui résonne en nous de la même manière à travers cette si percutante et intense littérature que nous apprécions tant.
    Merci… du voyage…

  149. C’est vrai que ça pourrait faire un super film ! Si j’avais l’argent nécessaire, je le réaliserais sans hésiter. Au moins un court métrage… Ou alors une adaptation en BD ? Avis aux audacieux illustrateurs 😉

    1. Cher Frank,

      Certains artistes ont nourri le projet d’adapter La Nuit des Temps, notamment le dessinateur Gauckler, mais dont la bande dessinée n’a jamais vu le jour. Toutefois, les thèmes caractéristiques à La Nuit des Temps ont été repris dans la série de BD « Chats » de Didier Convard (auteur du Triangle Secret pour les connaisseurs).
      A noter également une adaptation en comédie musicale du roman de Barjavel par une école de Namur, en Belgique en 2001 !
      Il semblerait donc que le roman La Nuit des Temps nourrisse les imaginations plus de 50 ans après sa publication!
      Franck, vous lancez là une très belle initiative ! Chers voyageurs, à vos crayons ! De quelle façon imaginez-vous le monde d’Eléa et Païkan ?
      Lunairement vôtre!

        1. De mémoire, il me semble que par contre ‘ Le grand secret ‘ a été adapté en film ( ou téléfilm) . Hélas, il n’est plus rediffusé depuis longtemps.
          Il est effectivement regrétable qu’une oeuvre aussi riche que celle de Barjavel n’est eu que si peu d’adaptations cinématographiques

  150. Ces lettres de Saint-Exupéry à son inconnue pourraient très bien agrémenter le Voyage « Impossible mais éternel » ? En effet, cette brève correspondance me rappelle vraiment les Lettres de la religieuse portugaise ! Avec ce sentiment oppressant de l’attente vaine et désespérée. Avec la tristesse de ne même plus avoir de chagrin quand l’abandon dans lequel nous enferme l’être aimé est enfin « dépassé »…

    1. Et en même temps, malgré la déception, malgré la blessure, l’enfant têtu reste profondément généreux. Il trouve dans la poésie l’amie et le sommet qui lui permettent de ne pas s’effondrer :
      « Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n’est pas si grand puisque j’ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine (…). Les contes de fées c’est comme ça. Un matin on se réveille. On dit : ce n’était qu’un conte de fée… On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c’est la seule vérité de la vie ». A. de Saint-Exupéry, Lettres à l’inconnue.

      1. Chers voyageurs,
        Merci pour vos réactions. En effet, ces lettres à l’inconnue pourraient tout à fait venir enrichir le voyage Impossible mais éternel.
        Cette notion d’attente face à l’être aimé et ce sentiment d’abandon, sont chez Saint-Exupéry des valeurs qui amènent à ce tourner vers autrui.
        Notez que dans ces lettres, on ne sait plus vraiment si c’est lui qui parle ou si c’est le Petit Prince…Mais ne sont-ils pas qu’un seul et même homme…?
        Merci et bon voyage

  151. J’ai déjà lu ce livre et je vous le recommande. L’écriture est vivante; l’auteur nous embarque assez vite dans son histoire. La librairie Les Palmiers sauvages me fait rêver : j’aurais aimé passer du temps dans le « petit salon de thé du premier étage, à feuilleter des livres[…], à manger des gâteaux et à regarder la mer. » 🙂
    Ahhhhhh!(soupir)

  152. Je suis plutôt d’accord avec le rapprochement proposé. Mais avec une nuance : ici ce n’est pas l’amour qui est éternel, mais l’amitié. Et encore, à condition qu’elle soit le moyen de parvenir à dépasser l’amour – impossible – d’abord ressenti !
    Voici ce que « le Petit Prince » écrit dans une de ses dernières lettres à l’inconnue, après l’avoir enfin revue, après qu’elle lui ait vraisemblablement demandé de ne plus lui parler d’amour :
    « Tant pis pour moi si je suis parfois un peu triste. Tu as raison sur tant de choses, je te ferais sans doute plus de mal que de bien. Sans doute, non, mais peut-être. Alors j’ai pris de grandes résolutions et tu peux me revoir. Je suis ton ami ».

  153. Cet esprit d’enfance, ce sens de l’amitié qui couronne l’amour :
    voilà bien toute « la fragilité des âmes fortes », pour reprendre la très belle conclusion de Jean Goulemot, (quatrième de couverture de l’édition de Poche de La Nouvelle Héloïse – Jean-Jacques Rousseau).
    Tiens, encore un petit lien entre ces deux très beaux Voyages 🙂

  154. Très étonnante cette « reprise » moderne du roman de Balzac ! C’est effectivement plus facile à lire, pour nous aujourd’hui. Mais je préfère quand même « l’original ». Effectivement, comme l’explique l’auteur, la fin est très différente…

  155. Merci Zahir et Louis pour vos réflexions qui je pense, apportent beaucoup à ce voyage.
    L’enfance, notion très présente dans l’oeuvre de Saint-Exupéry : « l’enfance » qui permet de se souvenir, « l’enfance » qui nous (re)place devant ce monde absurde des adultes, « l’enfance » qui nous élève et « l’enfance » qui nous ouvre vers les autres.
    Quelle richesse !! Richesse parfois fragile mais pourtant nécessaire…

  156. L’amitié n’est-elle pas le seul moyen de survivre quand on a, à ce point, « l’amour de l’amour »… ?
    « J’ai tellement l’amour de l’amour… » écrit Saint-Exupéry dans une de ses Lettres à l’inconnue. Hélas cet amour de l’amour dévore tout, à commencer par soi-même.
    L’amitié, qui effectivement couronne ainsi l’amour, est alors comme un doux refuge.
    Le fruit d’un ultime combat intérieur, auquel Saint-Exupéry semble enfin parvenu, grâce à cette relation, si simple et si complexe, avec cette « inconnue » qu’il appelle « petite fille » tandis qu’il se présente comme « le petit prince » ; les voici comme deux enfants, libres et vrais. Pleinement amis. Cheminant, comme des pèlerins, vers le même horizon…

    Nous devrions relire ce qu’Aristote avait déjà compris en développant les notions de philia, de storgê, d’éros et d’agapè, dans l’Ethique à Nicomaque…

  157. J’ai lu « Les Beaux mariages » et vu « The Age of innocence », un régal ! Je ne connaissais pas Edith Wharton, c’est une vraie découverte et je la conseille vivement aux autres voyageurs. Elle dépeint avec beaucoup de talent cette société où les apparences sont tellement importantes. Il est vrai qu’elle en a elle-même été victime avant de reprendre sa vie en main et de devenir la romancière qu’on connaît maintenant (et que pour ma part je découvre).

    Une romancière qui reste extrêmement actuelle, d’ailleurs l’héroïne de Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles de Mélissa Bank est une grande fan d’Edith Wharton.

  158. Je trouve encore plus étonnant (voire choquant) cet échange entre George Sand et Balzac :

    George Sand, à qui est dédié le roman « Mémoires de deux jeunes mariées », écrivit à Balzac en 1842 :
    – « J’admire celle qui procrée, mais j’adore celle qui meurt d’amour ».
    Balzac lui répondit :
    – « J’aimerais mieux être tué par Louise que de vivre longtemps avec Renée » !!!

    J’espère qu’il s’agissait d’un cynisme de courtoisie ?

  159. « Noces d’un éléphant et d’une colombe » ainsi fut le commentaire acide du père de Frida pour qualifier le mariage de cette fille turbulente avec le génie des muralistes mexicains.
    Couple hors du commun, étrange histoire amour …
    J’invite les enfants à découvrir Frida dans l’album « La poupée cassée ».

    1. Cet album écrit par Marie-Danielle Croteau et illustré par Rachel Monier est une parfaite approche de la vie de Frida pour les enfants !
      Toujours pour le jeune public, nous vous invitons à découvrir également cet album récent, « Frida et Diego au pays des squelettes » de Fabian Négrin (Seuil, 2011), qui utilise les figures emblématiques que sont les deux artistes-peintres pour évoquer la fête des morts au Mexique. Un très bel ouvrage !

  160. Je crois avoir entendu dire que Beethoven aurait exprimé le souhait que cette Sonate n° 9 pour violon et piano, soit interprétée par Rodolphe Kreutzer, un des plus fameux violonistes et chef d’orchestre de l’époque. Mais ce dernier a toujours refusé de jouer cette sonate dont il craignait qu’elle ne soit pas appréciée du plus large public… Cet affront fait à Beethoven, a finalement donné son nom à cette très, très belle sonate 

    1. Monsieur Loiseau,
      Ce fut un plaisir de rencontrer un ‘amoureux’ de la littérature d’anticipation, et de partager nos coups de coeur. N’hésitez pas à faire part à notre communauté de voyageurs de votre vécu et vos inspirations en tant qu’auteur d’anticipation !
      Rendez-vous sur le blog, ou à une de nos soirées !
      Lunairement vôtre

  161. Que cela reste, hélas, d’actualité… :

    « Le pays est foutu, si on ne lui trouve pas de claires raisons de se battre (…). Il faudrait revoir l’idée de civilisation, et ce qu’elle enferme. Rien n’illumine plus les Français ».
    « Pour Saint-Exupéry, qui ne voit pas clairement la démarche de sa génération, « nous ne savons pas nous formuler. Nous ne savons pas prendre visage » ».

    C’était donc déjà, avant tout, une crise de sens… de culture !
    Il serait temps de puiser dans notre patrimoine culturel, littéraire en particulier, les fondements de cette reformulation de nous-même, de cette « re-civilisation »…

    Merci pour l’heureuse initiative des Voyageurs du Soir !

  162. Fondement et reformulation de nous-même : voilà ce qu’il nous appartient à chacun de travailler, de prime abord. C’est l’actualité…, vivante et authentique.

    Saint Exupéry nous enseigne magnifiquement le chemin, et osons croire que la RAISON DORT et simplement LES CHOSES SONT ; que celles qui importent véritablement reprennent leur forme, survivent aux destructions des analyses du jour. Alors l’Homme renoue ses morceaux… et redevient arbre calme.

    La civilisation est un héritage de croyances, de coutumes et de connaissances, lentement acquises au cours des siècles – qui se justifient d’elles-mêmes comme des chemins, s’ils conduisent quelque part, puisqu’elles ouvrent à l’homme son étendue intérieure.

    Dans ma civilisation, celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit.
    L’unité de l’Etre n’est pas transportable par les mots. On ne fonde en soi l’ETRE dont on se réclame que par des actes.

    Vive les Voyageurs du Soir qui nous donne l’occasion de « jouer avec les mots » pour nous « conduire vers nos actes… » à travers la Littérature dont nous avons de quoi nous désaltérer… et nous contenter.

    1. Cher Pierre, cher Gaspard,
      Merci pour vos commentaires. Saint-Exupéry a posé, en cette période si chaotique, des questions dont la plupart sont en effet des questions que nous pouvons nous poser aujourd’hui.
      Je tiens à souligner aussi ses doutes. Nulle affirmation n’est péremptoire et qui ne se fonde d’abord sur un humanisme et une pensée de la responsabilité qu’il nous invite à interroger.
      Il écrit aussi dans Pilote de guerre des choses fort simples, qui seront repensées et réécrite dans la Lettre à un otage :
      « Et l’homme s’accoude à sa fenêtre, sous les étoiles, de nouveau responsable des enfants qui dorment, du pain à venir, du sommeil de l’épouse qui repose là, tellement fragile et délicate et passagère. L’amour, on ne le discute pas. Il est. Que vienne la nuit, pour que se montre à moi quelque évidence qui mérite l’amour. Pour que je pense civilisation, sort de l’homme, goût de l’amitié dans mon pays. Pour que je souhaite servir quelque vérité impérieuse, bien que, peut-être, inexprimable encore… »
      Dans un autre passage, il écrit :
      « Il est d’une civilisation comme il en est du blé. Le blé nourrit l’homme, mais l ‘homme à son tour sauve le blé dont il engrange la semence. La réserve de graines est respectée, de génération de blé en génération de blé, comme un héritage. Il ne me suffit pas de connaître quel blé je désire pour qu’il lève. Si je veux sauver un type d’homme – et son pouvoir- je dois sauver aussi les principes qui le fondent. Or, si j’ai conservé l’image de la civilisation que je revendique comme mienne, j’ai perdu les règles qui la transportaient. Je découvre ce soir que les mots dont j’usais ne touchaient plus l’essentiel. Je prêchais ainsi la Démocratie, sans soupçonner que j’énonçais par là, sur les qualités et le sort de l’homme, non plus un ensemble de règles, mais un ensemble de souhaits. Je souhaitais les hommes fraternels, libres et heureux. Bien sûr. Qui n’est d’accord ? Je savais exposer « comment » doit être l’homme. – Et non « qui » il doit être. »

  163. Je viens de lire DESOLATIONS de David VANN.
    Fallait-il rattacher ce livre à l’EXPERIENCE DE LA NATURE ou à LADIES’ GREATNESS ?
    Certes, on découvre un pays, l’Alaska, hostile , rude qui façonne le caractère de ses habitants. Mais cette histoire campe la personnalité de femmes à la recherche d’un bonheur impossible. La vie en couple implique-t-elle une harmonie ou une absolue négation de ses propres désirs. Est-il possible de s’épanouir en couple de façon équilibrée sans que l’un domine l’autre …….

    1. Pour prolonger cette question, vous pouvez aussi lire « La femme au miroir » d’Eric-Emmanuel Schmitt. Il s’agit du portrait de trois femmes qui ont tout pour être heureuses, mais… ne le sont pourtant pas !
      Car effectivement, elles cherchent non pas le bonheur, mais quelque chose de plus essentiel : elles cherchent à ETRE, plutôt qu’à paraître, à consommer, à profiter…
      Mais se choisir « soi » plutôt que d’être « selon les autres », c’est prendre le risque de décevoir, de blesser, de déplaire. Et jusqu’à quel point peut-on assumer ces risques ?
      Chacune à leur façon, ces trois femmes apprennent que le bonheur ne rend pas vraiment heureux, et que l’épanouissement passe tôt ou tard par l’affirmation d’une liberté, souvent douloureuse, qui se gagne non sans sacrifices…
      Il faut donc bien renoncer à soi (dans ce qu’il peut y avoir de faux, d’illusoire, etc). Mais librement et non sous la domination !

      Il me semble que c’est également ce qui ressort des oeuvres d’Edith Warton, Jane Austen… et des autres auteurs du voyage Ladies’greatness ? C’est aussi je crois l’idée qu’exprime la mention « L’art de perdre » ?

      Même si ce n’est pas exactement le même voyage, il en sera peut-être aussi question ce soir à La Caillère-Saint-Hilaire… ?

      1. J’ai l’impression que ce qui ressort de ces différentes lectures et échanges pourrait se résumer ainsi :

        Ce qui rend heureux c’est la vérité (1). Or le bonheur n’est pas la vérité. Il n’en est souvent qu’une facette…
        Alors, cessons de chercher le bonheur. Il n’est pas une fin en soi, car il déçoit alors très vite. Il est juste une éphémère conséquence, juste un cadeau qui surprend !

        (1) : comprise comme une certaine forme de présence au monde, une liberté intérieure à toujours reconquérir.

        Mais, pour conclure avec un peu de légèreté, voici un charmant proverbe polonais :
        « Marie-toi, et tu seras heureux une semaine ; tue un cochon, et tu seras heureux un mois ; fais-toi curé, et tu seras heureux toute ta vie. »
        🙂

  164. Très impressionnant ! A seulement 14 ans, c’est effectivement plus que prometteur… Merci Mathilde !
    Et tant mieux si le numérique permet « d’éditer », de diffuser et d’encourager ainsi la relève ! Avec l’appui des bibliothèques et des Voyageurs du Soir, bien-sûr 🙂

  165. Il paraît que ce roman de David Vann est plus fort encore que « Sukkwan Island », qui m’a déjà bien marqué !
    Mais pour prolonger le très juste lien proposé par Lisa, je crois que « Mémoires de deux jeunes mariées », d’Honoré de Balzac, proposé dans le Voyage « Impossible mais éternel », pose à peu près la même question ?
    http://voyageursdusoir.vendee.fr/2012/01/26/etape-3-memoires-de-deux-jeunes-mariees-honore-de-balzac/#comments
    Mais aussi Musset, Saint-Exupéry…
    http://voyageursdusoir.vendee.fr/2012/01/16/lamour-est-un-oiseau-rebelle/#comments
    Et tellement d’autres encore !!!
    http://voyageursdusoir.vendee.fr/2011/12/28/etape-2-les-liaisons-dangereuses-choderlos-de-laclos/#comments
    C’est pourquoi, quelque chose me dit que nous ne sommes pas près de répondre à ce grand mystère du « comment aimer vraiment »… Mais heureusement, la littérature, la musique et le cinéma nous accompagnent dans cette merveilleuse quête 🙂

  166. Je viens d’intégrer le cercle des voyageurs réunis autour de l’expérience de la nature et j’ai commencé le parcours avec Pete Fromm. J’ai beaucoup aimé ce livre plein de fraîcheur et de poésie ayant la pêche à la mouche comme fil conducteur.

  167. J’ai eu l’occasion de rencontrer Stéphane Loiseau à la médiathèque de Belleville sur Vie et de découvrir son livre « une bulle de verre dans l’or noir ». J’ai beaucoup aimé ce livre et ne peux qu’inciter ceux qui ne le connaissent pas à le lire.

    1. Bonjour,
      Merci pour cet agréable retour.
      Mon second roman vient de sortir : ‘Massa’ , que je présentais lors du salon.
      C’et un thriller sur fond de refflexion sur les dérives de la consommation de masse.
      Il rentre dans le cadre litteraire de l’anticipation, et plus précisément de la dystopie.
      Cordialement.
      Stéphane Loiseau

  168. Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd’hui adultes. Sur les rives d’un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenaï en Alaska, cet ouvrage est une oeuvre magistrale sur l’amour et la solitude et confirme le talent de l’auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l’homme.
    Ce livre peut quelque peu dénoter des autres livres de la collection Nature Writing mais est aussi plus facile à lire car c’est une fiction. David Vann apparaît comme l’héritier légitime des Thoreau et Muir de par ses descriptions rigoureuses de la nature.

  169. J’ai bien aimé ce roman mais certaines zones d’ombres demeurent pour moi quant au contenu du coffre… ou bien certaines choses m’ont échappé ou bien… ?
    « le voyageur de la toussaint » est donc moins un coup de coeur que d’autres romans de la sélection.

  170. la solitude j’aime,à dose homéopathique!mais dans un environnement aussi hostile,-35,-40 de la neige partout,,,,on apprécie de ce réchauffer auprès du poêle,nous rappelant notre enfance ,il ne fallait pas oublier de remettre des bûches,grattez les cendres si ,,,et remettre des brindilles….on se fait son ami,tout au long de son périple.

  171. Bonjour Anne,

    Il est vrai que l’auteur décrit peu le contenu de ce coffre, qui semble pourtant intimider les membres du « syndicat » de La Rochelle.
    La lecture de ce roman nous apporte cependant quelques éléments de réponse.
    En fait, nous apprenons que Octave Mauvoisin, l’oncle de Gilles, a au fil des années et au fur et à mesure de son ascension parmi les notables de la ville, collecter un ensemble de documents et d’informations compromettantes sur ces personnes…
    Ce coffre c’était le garant de la réussite d’Octave Mauvoisin, assurant sa domination sur les membres du « syndicat »…

  172. en effet, le feu de cheminée permet d’éliminer toutes traces de ces documents, mais c’est sans doute ma curiosité féminine qui me laisse sur ma faim quant au contenu de ces documents… 🙂
    merci de cet échange.

  173. SCHUITEN! famille d’architecte,je comprends…..,la fièvre d’urbicandre anticipe bien nos 30 dernières années,l’urbanisation à outrance,il faut des médiateurs ,des ponts pour humaniser…?en parallèle ,je pensais à la toile d’araignée d’internet toutes ces connections au-dessus de nos têtes et tout à coup beugs!!!! chapeau les filles! je crois que c la première BD noire et blanc que je lis, j’apprécie bcp le graphisme de PEETERS.
    tandis que la route d’Armila sympa la concurrence!!!,Marie la penchée nous montre que dans un monde hostile on peut tirer son épingle du jeu!!!!les Chevaux de lune superbes dessins,quand à la Perle une parodie bien imagée

  174. Outre la qualité de graphisme de Schuiten, un des attraits majeurs de la collection des Citées Obscures est le scénario. Peeters mixe avec justesse le développement irresponsable de l’urbanisme dicté par des penseurs détachés de la réalité avec le sentiment individuel de l’échec face à ces aberrations. Il en ressort une sensation de malaise, presque kafkaïen.
    Stéphane

  175. Je n’ai pas lu « Diego et Frida », de JMG Le Clézio, mais je vous remercie de nous renvoyer vers cet auteur immense ! Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de vous recommander, si vous ne connaissez pas, son roman « Le chercheur d’or ». Un récit d’aventure et d’amour MAGNIFIQUE. A conseiller également aux grands ados.

    Voici un échantillon de vidéo pour augmenter encore votre envie de la découvrir 🙂
    Si vous aimez Saint-Exupéry, vous devriez aimer aussi Le Clézio ; je les trouve assez « cousins »… ?

    http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/3050281001033/jean-marie-le-clezio.fr.html

    http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I08218004/bernard-pivot-et-jean-marie-le-clezio.fr.html

  176. Merveilleux recueils de lettres nous révélant une femme qu’agite un sentiment amoureux extrème et l’incertitude d’être aimée en retour.
    Un régal! Qui n’a jamais éprouvé ce qu’elle dit si bien …
    Une oeuvre à découvrir ,une écriture raffinée. Une biographie de Constance de Salm à la fin des lettres nous en apprends plus sur sa vie et son oeuvre .

  177. Cette femme est véritablement animée d’une force de vie incroyable. Par la peinture, elle surmonte des souffrances morales et physiques très violentes. Son art, très original, exprime, avec une sensibilité hors du commun, la solitude de celui qui souffre.
    http://es.wahooart.com/A55A04/w.nsf/Opra/BRUE-8CEFHB
    En revanche, je trouve Diego, son « mari », nettement moins sympathique. C’est un gamin sincère et attachant, mais tout de même superficiel, égoïste et vaniteux…
    Mais il faut admettre que leur histoire est très forte et finalement très belle !
    A lire et à relire, sans réserve.

  178. Quand belle femme à la folie s’abandonne,
    Et voit, trop tard, la trahison des hommes,
    Quel charme calmera sa mélancolie,
    Quel art épongera ses larmes ?
    (Olivier Goldsmith – Le vicaire de Wakefield)

    Viens t’abriter à l’ombre de ce rocher rouge, (…)
    Et je te montrerai ton effroi dans une poignée de poussière
    (Thomas Stearns Eliot – La terre vaine)

    Ces vers magnifiques sont repris par Vita Sackville-West dans ce très grand roman pour exprimer tout le désarroi d’Evelyn face à un amour qui inexorablement lui échappe, mais qui par ailleurs ne pourrait survivre à sa propre satisfaction…

    Comment trouver sa place, comment exister vraiment alors que même l’être aimé sera toujours un étranger ? « Me prenez-vous toujours pour une intruse ? », demande-t-elle à Miles au moment où ils sont le plus proches ! (page 169 – Editions Autrement – 2008).

    Bien plus tard, alors qu’elle a choisi de s’éloigner pour simplement survivre, elle entre-aperçoit un mince refuge libératoire : « Ce soir là (…), elle comprit ce que ceux qui aiment la poésie peuvent y trouver (…). Elle ne s’était jamais beaucoup souciée de poésie (…). A présent elle comprenait que musique et poésie sont étroitement liées » (page 220 – Editions Autrement – 2008).

    Merci pour cette magnifique découverte qui nous rejoint tellement intimement…

  179. Pour faire écho à ce billet, « Le Sanctuaire du Gondwana », album des aventures de Blake et Mortimer, fait lui aussi la part belle à l’anticipation. Cette civilisation de Gondwana est, là aussi, exprimée de façon poétique et joyeuse. A lire pour les fans mais aussi les autres…

  180. 2 romans qui se font étrangement écho.
    Dans les Beaux mariages, Ondine au fil de ses mariages se hisse dans la haute société, alors que dans « Chez les heureux du monde » Lily en est peu à peu rejetée, pour finir sa vie abandonnée de tous (ou presque).
    Et pourtant celle qui « perd » n’est sans doute pas celle que l’on croit….

  181. et bien voilà un roman qui ne laisse pas indifférent !! Sans mièvrerie Kate O’Riordan raconte avec justesse l’effondrement de ce couple, on n’en ressort pas indemne. Sur les difficultés de la vie à deux, je vous conseille Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti et la suite Le caveau de famille : beaucoup plus léger !!

  182. Merci pour votre intervention pertinente. Si Saint-Exupéry vous passionne, vous pouvez également vous inscrire au Voyage « Du vent, du sable et des étoiles… », qui concerne cet écrivain !
    A bientôt, sur l’un ou l’autre voyage…

  183. Il est vrai que l’histoire de Diego et Frida, tant au niveau de leur art qu’au niveau de leur vie personnelle et amoureuse est touchante. C’est pour cette raison que l’émotion est réellement vive à travers leurs tableaux… Le livre de J-M G. Le Clézio, « Diego et Frida », relate les faits qui ont marqué leur vie avec beaucoup de précision et d’habileté. Le lecteur perçoit toutes les couleurs du Mexique…

  184. une très belle rencontre avec cet écrivain qui nous a fait partagé ces voyages en Chine , et ses belles rencontres à travers les chemins ..je viens de commencer un de ces livres  » OM  » qu’il m’ a dédicaçé au cours de ce printemps du livre..
    merci à lui…
    Patricia

  185. Excellent roman! par contre difficile de se détacher du film lorsqu’on lit le livre et qu’on a déjà vu le film! Quand on lit Jean, on voit Alain Delon! et Lorsqu’il s’agit de Tatie, c’est Simone Signoret qui s’impose à notre esprit! La fin du livre est malgré tout beaucoup plus tragique que celle du film. Le film est cependant très fidèle à l’oeuvre.

  186. En réponse à votre réflexion, Le Grand Secret est en effet une mini-série réalisée par Jacques Trébouta sur un scénario d’André Cayatte d’après le roman éponyme de René Barjavel et diffusée en 1989 sur Antenne 2.
    Cherchez dans vos archives …

  187. Bonjour Octavio,
    Voici, non pas un commentaire, mais une question pratique : quel ouvrage a été choisi pour l’étape 3 (tranquille) ; j’ai consulté tous les articles mais je n’en trouve pas mention. Gracias y hasta pronto.

  188. Bonjour Chiquita,

    L’étape 3 du voyage (tranquille) est ce livre : « Le Labyrinthe de la solitude », d’Octavio Paz.
    « Chocolat amer », de Laura Esquivel constituait l’étape 2 de ce même voyage (tranquille).

    Bonne lecture !

    Hasta pronto !

  189. ce livre est extaordinaire et très actuel bien qu’il date de 20ans ; la vie y est expliquée de façon simple et bien que la nature y soit cruelle on comprend pourquoi(nécesité de se nourrir)alors que la guerre entre les hommes ne se justifie pas toujours par de nobles raisons mais par des intererêts douteux;
    je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison avec le livre de Sylvain Tesson dans les forêts de Sibérie que j’ai bien apprécié sauf la référence à la vodka qui revient sans cesse pour supporter la solitude:dans le livre de John Haines,je n’ai pas ressenti ce poids ;peut -etre que l’auteur y est plus occupé à survivre alors que sylvain ne chasse pas autant
    la mort y est également très présente et pas tabou comme dans nos sociétés actuelles;bref livre émouvant à faire partager au plus grand nombre

    1. Tout à fait d’accord avec vous! Effectivement les expériences de ces 2 hommes sont différentes. S.Tesson est parti en Sibérie 6 mois un peu comme un challenge. Alors que J.Haines est parti en quête d’un autre style de vie qui s’est étalé sur 20 ans.

  190. Toute une époque « merveilleuse » hélas oubliée de nos jours qui pourtant est riche en écrivains talentueux. L »oeuvre abondante de Jules Verne occulta malheureusement tout un courant d’une grande originalité où souffle cette démesure, marquant les prémices d’une science triomphante où l’on pensait que tout était possible. La diversité des thématiques y est d’une surprenante originalité mais la cartographie mal répertoriée des ses principaux acteurs en font souvent une approche des plus difficiles. Voilà pourquoi j’ai créé « Sur l’autre face du monde » afin de raviver l’éclat de ce fabuleux trésor, mémoire d’une culture populaire faisant partie intégrante de notre patrimoine littéraire et dont il était grand temps d’en réhabiliter les principaux acteurs.
    Merci pour l’intérêt que vous portez à mon modeste travail d’archéologue du passé.

  191. J’ai commencé la lecture de « chez les gens heureux » mais je n’ai pas accroché, trouvant le récit plutôt lassant, sans grand intérêt. Dois-je m’accrocher ? Suis-je passée à côté d’une clé d’entrée ?

  192. ils sauront? oui ,mais…… on est toujours dans le même problème! les intellos ,les opprimés ! les affamés! la tradition! il faut du sang et des larmes triste humanité.Un livre déchirant et courageux car il montre combien l’homme souffre pour sa dignité.

  193. Pour ma part j’ai beaucoup aimé ce roman. L’héroïne est continuellement tiraillée entre d’un côté les conventions de sa classe, les codes à respecter et d’un autre son désir d’indépendance et sa volonté de vivre sa vie comme elle l’entend. Elle fait partie de la classe des privilégiés mais pourtant sa situation est extrêmement fragile. La seule façon pour elle, comme pour de nombreuses femmes à l’époque, de s’assurer un avenir est de faire un beau mariage. J’ai été touché par cette femme perdue dans une société finalement très cruelle derrière les rubans et les dorures.
    Si vous persévérez dans votre lecture Marie-Thé, n’hésitez pas à nous faire un retour !

  194. Merci Delphine, pour cet extrait de « Mission sur Arras » de St Ex, qui représente une belle métaphore de notre monde actuel, probablement – et où nous sommes à la veille de l’éclosion de la chrysalide pour une re-naissance épurée et homogénéisée…

    Brave St Ex, comme il y « voyait clair… », et comme le monde se renouvelle inlassablement pour un aboutissement de retour à la Source d’où coule… une expérimentation de la forme vers le sans-forme – ou… de l’inconscience vers la Conscience ! Allez savoir…

  195. Un livre bien écrit qui nous fait entrer dans l’intimité d’un couple (même si cela n’en est plus officiellement un), dans leur pensées, leur histoire (commune ou individuelle).

    Une pudeur et une retenue typiques de la société nippone.

    Un auteur qui maîtrise son art…

    J’ai beaucoup aimé

  196. La lecture de ce livre a été un véritable enchantement : paysages somptueux, poésie, style alerte et surtout beaucoup d’humour ; vous l’aurez deviné : un vrai remède contre la morosité et les petits coups de blues, à consommer sans modération. Et qu’ils soient d’Amérique ou d’ailleurs, les pêcheurs de truites ont des points communs.

  197. merveilleux récit, que l’extraordinaire périple accompli, par ella maillard avec peter flemming en 1935, il me rappele celui d’alexandra david neil dans ‘une parisienne au thibet. Quel plaisir de lire ces aventures vécues aussi fabuleuses, merci.

  198. Une voyageuse de Cezais nous a demandé hier quel était le titre original du Brocart, afin de savoir si le choix du titre français était celui de l’auteur. Après recherches, il s’agit de « kinshu ». Ne parlant pas japonais, nous avons cherché une traduction littérale. Il s’agirait d’abstinence (dans le cas de la boisson).

    Il existe aussi une traduction du titre en anglais « Autumn brocade » = « Brocart d’automne ». La traduction du titre en français serait-elle issue de la traduction anglaise?

  199. Magnifique roman ! des descriptions poétiques de toute beauté que je me suis surprise à relire ! Une perception psychologique des adultes comme des enfants toute en profondeur et en finesse. Un regard sur le vie intérieure, des pensées et des réflexions profondes. Un livre que je n’oublierai pas !

  200. Je confirme : ce livre ne convient pas aux âmes sensibles (à ces dernières, je conseille les livres de Camilla Läckberg, beaucoup plus soft). Les descriptions, notamment celle de la scène du crime, sont réalistes et détaillées.

    L’Hypnotiseur est très bien construit, un récit haletant qui tient son lecteur jusqu’au bout.

  201. Merci pour vos recherches !

    Dans sa dernière lettre Aki mentionne:  » c’est le plein moment des feuilles rouges ! » , c’est à dire l’automne. On peut facilement imaginer un brocart aux motifs de feuilles rouges et or.

    J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce roman, l’écriture toute en finesse et délicatesse me faisait penser aux estampes japonaises.

  202. Bientôt le festival Simenon aux Sables d’olonne:
    du 16 au 23 juin 2012
    Au programme : projections de films, pièces de théâtre, conférences, des manifestations populaires dans les quartiers de la ville, des expos, des chorales, des concerts… Bref, un parcours culturel à ne pas manquer !

  203. Un poème court d’Ovide? sûrement … comparé aux Métamorphoses!

    Les « Remèdes à l’Amour » ont été écrits suite aux critiques faites à la parution de « l’Art d’aimer ». Ce poème est un dialogue entre l’auteur et Cupidon et propose des conseils aux jeunes gens dont l’amour n’est pas partagé.

    « Déjà je vous appris l’art d’aimer ; apprenez de moi maintenant l’art de n’aimer plus. La main qui vous blessa saura vous guérir.  » (Ovide)

    Merci Zahir pour cette référence qui nous fait remonter aux origines.

  204. Pour les plus jeunes, il existe également de très beaux livres sur la vie de Frida :
    Frida, de Jonah Winter
    Frida Kahlo, une peinture de combat
    La poupée cassé : un conte sur Frida Kahlo, de Marie-Danielle Croteau

  205. Ce roman paru sous le nom de Island Magic et valu à Elizabeth Goudge un extraordinaire succès. Les critiques la comparèrent même à « une nouvelle Emily Brontë ».
    On retrouve en effet chez elle quelque chose du climat dérangeant – dérangé presque – qui fait la magie d’un livre comme Les Hauts de Hurlevent. Ce qui n’est pas un mince compliment !

  206. Tout a fait Pauline ! Mais ces deux films n’ont d’homonyme que le titre.

    « Une bouteille à la mer » de Nicolas Sparks raconte une très belle histoire d’amour entre Thérésa, journaliste, et Garret, homme solitaire et détruit par une blessure profonde…

    Ce roman a été adpaté au cinéma et réalisé par Luis Mandoki. Robin Wright et Kévin Costner en sont les principaux interprètes ainsi que Paul Newman.
    C’est un beau film où on se laisse facilement bouleverser par les émotions… alors préparez votre boite de mouchoirs !!!

  207. Ce roman est un vrai trésor
    J’ai beaucoup aimé la relation très forte entre les personnages et les lieux, les paysages, les ambiances… La force et l’intensité des émotions, l’alchimie des tempéraments, la beauté et la dureté des histoires personnelles sont admirablement exprimés grâce à une qualité d’écriture remarquable.

    A partager, sans modération et en musique, ce soir à la bibliothèque du Tablier !

    http://voyageursdusoir.vendee.fr/2012/05/24/3eme-escale-soiree-sing-sing-sing/

  208. Pauvre William ! Et si finalement c’était mieux ainsi ?
    Elizabeth Goudge nous offre ici l’occasion d’une profonde réflexion personnelle sur l’amour et le don de soi… Un roman qu’on n’oublie jamais et qu’on a, un jour ou l’autre, envie et même besoin de relire !

  209. Ce film est époustouflant. On ne décroche pas une seconde. Les acteurs sont tous excellents. La manipulation est totale. Le malaise et la pression montent crescendo jusqu’au rebondissement final qui laisse sans voix. Certaines répliques sont mémorables : « le génie du diable, c’est d’avoir réussi à nous faire croire qu’il n’existait pas ». Mais quand vous avez vu ce film, vous n’êtes pas prêt de l’oublier !

  210. J’ai aussi beaucoup aimé ce livre ainsi que Le mec de la tombe d’à côté. Les trois personnages principaux sont d’une grande richesse, mais se la figure un peu effacé du fils cadet Bennie qui a rendu le livre spécial.

  211. Contrairement aux autres lectrices je n’ai pas du tout aimé ce personnage d’Ondine. Je la trouve sans intérêt, superficielle, vide et j’ai eu un mal fou à finir le livre tellement le personnage m’agaçait.

  212. Avec ce roman, tout comme avec sa suite (‘la septième vague’), l’auteur signe une version moderne des lettres intimes ou autres romans épistolaires…
    L’intérêt du livre réside essentiellement dans les échanges entre Emma, passionnée, spontanée, à la verve truculente et Léo, tendre et en convalescence d’une rupture amoureuse et leur jeu amoureux virtuel.
    Tels des témoins, on assiste à la dépendance épistolaire de nos 2 internautes épris l’un de l’autre sans s’être vus (!!), qui refusent l’amour qui s’installe entre eux (au passage, Emmi est un tout petit peu “mariée et heureuse »…) et qui se trouvent pris à leur propre piège.

    Leurs échanges sont plein d’humour et de spontanéité, les personnages attachants.
    Un joli moment de lecture détente : c’est agréable, léger, drôle, rafraîchissant et dans l’air du temps..
    Un petit bémol cependant : le roman peut souffrir d’un manque de crédibilité et frôle parfois avec la mièvrerie.

  213. Toutes les scènes de ce film sont mythiques ! Dès la première avec le petit chat et la femme de chambre, puis celle de l’enfant dans l’escalier, puis celle du déjeuner d’affaire, puis de la planque dans la cabine téléphonique, puis la rencontre dans le train… jusqu’au dénouement dans cet immeuble futuriste, sans oublier la cavale nocturne dans l’usine et, bien sûr, la nuit, très romantique, sur les voies de chemin de fer…
    Véronica LAKE est envoutante, Alan LADO, bien que glacial, est finalement presque attendrissant. Le drame est parfait. C’est noir, mais c’est beau !!!
    Merci pour cette précieuse découverte 🙂
    Et à ce soir, à La Gaubretière, pour « La nuit nous appartient » !

  214. Ce que je trouve original dans ce film c’est qu’ici la femme fatale n’est pas la cause de tous les ennuis ; au contraire, elle joue un rôle très positif et cherche clairement à casser la spirale meurtrière. En vain, le destin est plus fort…

  215. J’ajoute un nouveau titre aux livres inspirés par les Liaisons dangereuses : Nous sommes cruels de Camille de Peretti. Les protagonistes Camille et Julien se glissent littéralement dans la peau de Mme de Merteuil et de Valmont, en empruntant leur langage et leur façon de manoeuvrer, tout en utilisant les moyens de communication d’aujourd’hui : lettres, mail,SMS…
    Un peu déroutant mais réussi!

  216. Livre sans concession sur la société mexicaine d’aujourd’hui : violence, corruption, drogue, etc. Ce livre est assez noir car on y cherche vainement une raison d’espérer : les personnages sont englués dans leur destin.
    J’ai trouvé particulièrement intéressant le personnage de Javier Barragán qui a conscience que sa vie ne lui correspond pas mais qui n’en change pas. Une phrase résume bien son « mal-être » : « Si torturante et avilissante qu’elle fût, l’habitude d’écrire en prenant le contre-pied de ses propres idées ne lui avait pas ôté une once de lucidité ».

  217. A l’occasion des 60 ans du règne d’Elisabeth II, Arte se met à l’heure anglaise et propose notamment la diffusion de cette mini-série. Premier épisode jeudi soir sur arte à 20h30. Un vrai régal !!

  218. Un livre très contemporain qui traite de l’addiction informatique. Je trouve qu’il peint aussi parfaitement certains types de relations qui se révèlent destructrices. Quand l’une des deux personnes est dépendante affectivement de l’autre et que cette dernière en profite pour la détruire petit à petit.

    Peut laisser une impression de malaise…

    1. Je suis d’accord avec vous. On a de la peine pour cette jeune auteur.

      N’ayant jamais pu être très proche de son père, je crois qu’inconsciemment elle se soumet à l’écrivain-journaliste-parisien-confirmé! qui joue avec elle (comme un chat avec une souris cf mails sur la chanson de la souris verte). Merci Freud!

  219. Dans « Kosaburo, 1945 », Nicole Roland nous invite à découvrir une autre page sombre et également méconnue de l’histoire contemporaine. Il s’agit de l’enrôlement des jeunes Japonais comme kamikazes.
    Cela n’excuse pas les violences américaines à l’encontre des Japonais résidants sur leur territoire, mais on comprend mieux comment un contexte de guerre, avec l’emballement fanatique et tragique qu’il nourrit, peut provoquer des comportements aussi peu rationnels.
    Ce premier roman, publié chez Actes Sud, vient d’ailleurs de recevoir le prix des lecteurs du Pays du Gois. Merci aux bibliothèques à l’initiative de ce prix pour cette très intéressante découverte 🙂

    1. Je viens de découvrir à mon tour ce roman très étonnant. Le sujet est très dur mais la forme est au contraire assez poétique. Voici un court extrait :
      Je réfléchissais au sens du nom que nous étions sur le point de porter : kamikaze, vent divin, surgi à la fin du XIII siècle, lorsque les souverains mongols de la Chine avaient tenté par deux fois d’envahir le Japon. À la première tentative, les guerriers japonais avaient repoussé vaillamment la flotte ennemie ; quant à la seconde tentative, elle avait été anéantie par un violent typhon – le kamikaze, qui, dans la langue des habitants de l’archipel, signifiait le vent des kami, censés protéger la terre sacrée de leur pays.
      Puis un second :
      On nous avait d’abord couvés : nous étions l’élite intellectuelle du Japon moderne ; structurés par l’étude des classiques, nous accordions beaucoup d’importance à la pensée et on nous demandait de ne plus penser, on nous jetait aux chiens.
      Qui peut comprendre ce qu’eprouvaient des êtres amenés à ruminer, jour après jour, des semaines entières, chaque détail de leur mission future, sans rien ignorer de ce qu’elle préfigurait ?

  220. Une expérience hors du commun. Une écriture simple et poétique. Ce texte rejoint une aspiration profonde de chacun de nous : VIVRE ! Simplement et pleinement.
    Un récit, facile d’accès, à lire et à relire à tout âge… Un beau cadeau également, pour revenir à l’essentiel.

  221. Merci pour ce site ‘communautaire’, haut en couleurs et chaleureux (à l’image du Mexique) et très éclectique (avec des références littéraires, culinaires, cinématographiques, théatrales… sans compter, pour exemple, des clins d’oeil à Royal de Luxe ou à la zumba !!). Je m’empresse de diffuser autour de moi…

  222. A propos d’Elisabeth II, on peut aussi revoir avec bonheur « Le discours d’un roi » (Tom Hooper), film remarquable de l’année 2011. On y découvre avec beaucoup d’attachement l’histoire – douloureuse – de George VI et de son épouse, parents d’Elisabeth II.
    Nous sommes à la veille de la seconde guerre mondiale et les Britanniques ont plus que jamais besoin d’un roi « fort ». Hélas, a priori, George VI n’a pas le profil…
    Le jeux des acteurs est magnifique (Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter)… Et la musique inoubliable !
    http://www.lediscoursdunroi.com/

    1. La musique de la dernière scène du film est signée… Beethoven ! Effectivement elle est parfaite pour porter l’intensité du discours de George VI.
      Si vous voulez la retrouver et en profiter pleinement, demandez la 7ème symphonie de Beethoven à votre bibliothécaire ou à votre disquaire 🙂

      Voici, pour vous donner un avant-goût, un lien vers un trop court extrait (interprétation dirigée par Claudio Abbado) : http://www.dailymotion.com/video/xk55zx_claudio-abbado-beethoven-symphony-no-7-in-a-major_music

  223. Le film ne le présente pas sous un jour très favorable, mais pourtant Edouard VIII (oncle de l’actuelle reine d’Angleterre) me semble un personnage tout aussi intéressant. Il abdique quelques mois après le début de son règne et préfère renoncer au trône plutôt qu’à son projet de mariage avec une américaine divorcée…(qui ferait un peu penser à Ondine).
    Belle leçon dans « l’art de perdre » (donnée par un homme cette fois !) ?

    Prenez le temps de lire cet article :
    http://www.france-amerique.com/articles/2011/04/08/histoire.html

  224. « L’art de perdre » : vaste question ! Tous les personnages de ce Voyage y sont tôt ou tard confrontés, souvent malgré eux. Peut-on dire cependant que tant qu’on aime, on est jamais vraiment perdant ? Merci pour ces lectures à la fois sympathiques et profondes, légères et touchantes.

  225. Merci Ann pour vos encouragements. Nous arrivons au terme de la 1ère saison, mais nous préparons déjà la prochaine. Avec encore et toujours plus d’auteures à découvrir, de personnages attachants et d’héroïnes confrontées à des choix impossibles !

    1. Bonjour CS,

      Merci de votre commentaire !

      Après avoir lu « Juste un crime », vous laisseriez-vous tenter par son deuxième titre « Le sixième passager » ?

      Par un beau dimanche estival, un petit avion de tourisme s’écrase. Sept cadavres, aucun survivant. Le pilote, les cinq passagers enregistrés et … un jeune garçon. Que faisait-il à bord ? Quels étaient ses liens avec les autres passagers ? Quelle est l’identité de ce sixième passager ?

      Vous y retrouverez l’écriture subtile de Theodor Kallifatides. Le quotidien suédois Dagens Nyheter écrivait d’ailleurs récemment : « On peut choisir de considérer Kallifatides comme simplement un auteur de policier, mais dans ce cas, il se distingue de pratiquement tous les autres parce qu’il écrit beaucoup mieux… »

      Qu’en pensez-vous ?

      Commissaire P.

  226. Je viens de lire « Le camion » , écrit en 1962 et qui se passe en Espagne. C’est en effet un excellent roman noir décrit parfaitement la chape de plomb de l’Espagne franquiste. L’intrigue, l’écriture, les personnages, l’environnement (social, géographique…) font de ce livre un passage obligé dans la littérature noire.

  227. Pas vraiment d’accord avec l’article et avec le commentaire. Je ne trouve pas que ce livre soit très bien écrit; l’intrigue est souvent peu crédible… C’est vrai que tout est fait (et bien fait!) pour tenir le lecteur en haleine… mais est-ce que cela suffit pour faire un bon roman noir ? Ce livre est un pur produit marketing (Actes sud a trouvé un bon filon avec ces auteurs scandinaves) que l’on peut lire, si vraiment on s’ennuie !

  228. Aux lecteurs qui ont apprécié la littérature épistolaire, un titre pour l’été :
    DEUX HEURES MOINS DIX de Mikhaïl Chichkine. Je l’ai découvert en faisant des recherches pour des suggestions d’achat.
    Voici la critique qui m’a mis séduite :  » C’est un roman épistolaire. Sachka et Volodia s’écrivent et leur amour est d’une beauté éblouissante. Sachka est restée en Russie. Volodia a été envoyé se battre contre la Chine. On est en 1900. Ils se parlent de leurs premiers élans, de la guerre et de ses horreurs, de l’ennui, du manque, du pin qui recoud le ciel avec ses branches … Leur amour transfigure tout ce qu’ils écrivent. ….
    Les lettres du seul écrivain russe contemporain à avoir été couronné par les trois prix les plus prestigieux de son pays débordent de pépites à vous retourner la tête et le cœur et vous donnent à rêver, penser, aimer. Elles se croisent et forment un roman unique, magique et bouleversant. »
    J’ai hâte de le lire.

    1. Merci Asphodèle pour ce complément à notre voyage. Pourrez-vous nous donner votre avis quand vous l’aurez lu ?

      Nous ajoutons le résumé de ce livre pour les voyageurs intéressés : « Une branche, dans une bouteille d’eau, donne des racines. Comme elles n’ont rien à quoi s’agripper, elles s’agrippent les unes aux autres. » Au premier abord, tout paraît simple. Sacha, Volodia. Une datcha. Un premier amour. Des lettres. Mais le destin n’aime pas les choses simples. Un papier glissé dans une enveloppe fait tout voler en éclats : Volodia part à la guerre, au loin. Le passé se mêle au présent, les sensations aux souvenirs : un été dans la campagne, les aventures d’un pilote arctique, une montre d’enfant arrêtée à deux heures moins dix, une éléphante d’hiver, la prise d’une ville chinoise, les soldats blessés, sanglants… Les questions sont éternelles, la guerre, la famille, l’absence, la solitude, le bonheur, mais les amants vont à la rencontre l’un de l’autre, cherchant à réinventer, dans l’espace de la correspondance, le lien temporel qui a été brisé.  »

      Deux heures moins dix, de Mikhail Chichkine traduit du russe par Nicolas Véron,éditions Noir sur Blanc, 2012

  229. Une très belle et fidèle adaptation ! On retrouve bien Marianne, la passionnée, tout feu, tout flamme pour celui qu’elle prend pour son grand amour et la sage et raisonnable Elinor beaucoup plus secrète. Mais finalement la passionnée n’est sans doute pas celle que l’on croit !

  230. Tout à fait d’accord avec vous Mathilde ! Marianne est sans doute finalement plutôt amoureuse de l’idée de l’amour que de Willoughby. Alors que chez Elinor on perçoit, derrière la façade de la raison, une femme passionnée, en lutte avec ses émotions.
    La petite dernière, Margaret je crois, promet également beaucoup ! Elle qui voudrait être un homme car, je cite de mémoire, : ils peuvent parcourir le monde, faire de grandes choses pendant que nous on reste là, à attendre que ça se passe !! Merci Miss Austen pour ces beaux portraits de femmes, féministes avant l’heure.

  231. J’ai revu avec plaisir ce téléfilm.. Malgré toutes leurs difficultés face à ce monde dominé par les hommes, ces femmes ont du caractère et sont très dignes dans l’adversité. jane Austen brosse le portrait de femmes fortes et rebelles malgré tout.
    l’Angleterre très conservatrice a quand même vu éclore un peu plus tard le mouvement des suffragettes pour le droit de vote des femmes…en 1918
    Elle ne sont pour finir pas » restées là à attendre » comme disait la petite Meg.

  232. « Nous sommes tous de France comme d’un arbre ». Merci pour cette très belle et très juste métaphore ! N’oublions pas que pour vivre, les feuilles ont besoin de s’appuyer sur un arbre en bonne santé. Il lui faut bien sur de bonnes racines et de l’eau fraîche, mais il faut également de la lumière à l’horizon : il faut un cap, un projet commun vers lequel chaque branche doit tendre. Faute de quoi, l’arbre se déséquilibre et finit par s’effondrer sur lui même.
    En 44, pour Saint-Exupery, cette lumière c’est le combat pour la libération. Il pressentait bien que le monde qui allait en sortir serait relativement effrayant.
    Ainsi, pour lui, disparaître en mission, pour défendre ce qui donne sens à l’arbre entier, c’était probablement la plus belle façon de nous tirer sa dernière révérence ?
    Merci pour ce beau voyage à la rencontre d’un aventurier – poète – ami – soldat dont la vie et l’œuvre feraient bien de nous guider quelquefois, telle une bonne étoile !

  233. Merci Zahir pour ce commentaire, sensible et enthousiaste.
    Oui, cet auteur a le pouvoir de nous éclairer, comme une étoile.
    « Oui, dis-je au petit prince, qu’il s’agisse de la maison, des étoiles ou du désert, ce qui fait leur beauté est invisible ! »

  234. Ce roman est très dérangeant. L’ambiance est lourde, voire oppressante. Le malaise grandit au fil des pages. Les trois personnages principaux apparaissent plutôt décevants au départ. Puis, alors que l’intrigue les enferme, les étouffe, ils gagnent en épaisseur, en complexité, et on finit par mieux comprendre leurs choix, ou leurs non choix, par saisir leur vraie valeur.
    Nous nous sentons alors nous même désarmés face au mécanisme imparable qui les déchire toujours plus chacun, qui à la fois les précipite, à la fois les libère…

     » On ne pouvait tout simplement pas décider de cesser d’aimer quelqu’un d’un claquement de doigt, pas plus qu’on ne pouvait l’empêcher d’aimer quelqu’un d’autre. Il fallait prendre en considération l’investissement de toute une vie. Les enfants. L’avenir. (…) Il resterait avec sa famille et elle se sentait pourtant vaincue. Il resterait avec sa famille, bien qu’elle l’eût perdu ».

  235. C’est également le livre préféré de Yasmina Reza. Découvrez le commentaire très intéressant qu’elle vient d’en faire sur France Inter, dans l’émission « On n’a pas fini d’en lire » :

    http://www.franceinter.fr/emission-on-n-a-pas-fini-d-en-lire-yasmina-reza-et-les-hauts-de-hurlevent-d-emily-bronte

    Dans sa pièce « Comment vous racontez la partie », Yasmina Reza met en scène une célèbre romancière qui répond aux questions d’une journaliste à propos de son dernier ouvrage.
    Un exercice que Yasmina Reza elle-même s’efforce habituellement de contourner dans la vraie vie.
    Mais lorsqu’il s’agit d’évoquer son classique littéraire préféré, Les Hauts de Hurlevent, ses yeux s’illuminent…
     
    C’est l’œuvre mythique de la romancière et poétesse anglaise Emily Brönte.
    Son unique roman, paru en 1847, un an tout juste avant qu’elle ne meure de la tuberculose. Elle n’avait alors que trente ans.
    Cette fille de pasteur écrit dans un presbytère mal chauffé, au tout début de l’époque victorienne, réputée austère.
    Mais dans son livre, tout n’est que passion et déchainement.
    Heathcliff en est le personnage principal. Ce bohémien, abandonné dans les rues de Liverpool et recueilli par Mr Earnshaw, va grandir aux côtés de Catherine et de Hindley, dans leur demeure de Wuthering Heights…
    Mais à la mort du père, les masques tombent…
    L’aîné, devenu maître des lieux, fait tout pour se débarrasser d’Heathcliff.
    Catherine nourrit quant à elle une tendresse très particulière pour lui. Un amour profond et inavoué qui les mènera à leur perte.
    Heathcliff, de son côté, organise sa vengeance, et promet de hanter pour toujours les terres orageuses des Hauts de Hurlevent…

    1. Désolation est le premier livre que j’ai lu des éditions Gallmeister en effet une intensité tout au long du livre.Je viens de terminer le Gang de la clé à molette,je m’attendais à quelque chose de burlesque ,vu le titre,(je dirais à ne pas mettre entre toutes les mains!!!)car Edward Abbey m’a sublimé dans Désert solitaire ,une écriture très impulsive,vivante.En passant par le Sillage de l’oubli ,Refuge,la Rivière de Sang et ceux du voyage ,je suis une inconditionnelle.Je vais donc continuer en compagnie d’auteures féminines.

  236. Je commence juste la lecture de ce roman qui déjà se révèle effectivement comme une grande découverte. Il faut dire que la personnalité de l’auteur est déjà assez particulière !
    Christine Orban, vient d’ailleurs de publier chez Albin Michel, un ouvrage intitulé « Virginia et Vita ». Je crois que ce document compléterait bien notre voyage « Ladies’ greatness » !

    http://www.livres-a-lire.net/article-livre-virginia-et-vita-christine-orban-editions-albin-michel-99101013.html

    Ou encore sur France info, par Philippe Vallet :
    http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/virginia-et-vita-de-christine-orban-680071-2012-07-17

    Ou en enfin en vidéo, une interview de l’auteur :
    http://www.albin-michel.fr/video.php?Id=9782226238450-f01

  237. L’idée de départ était bonne : plonger une personne de notre époque dans l’univers de Jane Austen. Je pensais passer un très bon moment avec un film plein d’humour.

    Un petit peu déçue par ces deux premiers épisodes car le potentiel offert par les différences de temps et de moeurs n’a pas été pleinement exploité.

    Je vais pousuivre toutefois cette aventure et me perdre « in Austen » à nouveau ce soir en espérant que les deux prochains épisodes seront mieux. Et puis…je veux quand même savoir comment tout ceci va se terminer.

    1. Bonjour Valou !
      Nous sommes ravis que cette lecture vous ait plu !
      N’hésitez pas à découvrir le 2e titre de cet auteur : « Hanna était seule à la maison », paru chez Fleuve Noir.
      Et d’autres titres à découvrir tout l’été sur le blog !
      Polarement votre,
      Commissaire P.

  238. Cette fois ce n’est pas de l’anticipation, ni du cinéma : le réel rattrape bel et bien la fiction ! En effet le 6 août prochain, le rover « Curiosity » se posera sur Mars. Sa caméra et son laser surpuissants devraient nous apprendre des choses totalement nouvelles sur la planète rouge.
    Ce moment sera chargé en intensité et en espoirs. Les chercheurs du monde entier auront les yeux tournés vers les écrans du centre de commandes du Jet Propulsion Laboratory (JPL).
    Violaine Sautter, géologue au Muséum National d’Histoire Naturelle, responsable des équipes françaises qui ont réalisé l’œil du robot (ChemCam) et géreront les déplacements de Curiosity sur Mars, sera présente au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa à Pasadena.
    Mars Science Laboratory fera date dans l’histoire française de la conquête spatiale. Deux des dix instruments qui équipent ce robot d’exploration hors norme, sont tout ou partie made in France. Juché à la pointe du mât pivotant de Curiosity, ChemCam sera capable d’analyser, jusqu’à 7 mètres de distance, la composition des roches repérées par la caméra (MastCam) du rover et les éventuelles traces de présence d’eau.
    Mais va-t-il en trouver ?

  239. Bonjour Luz,

    Merci pour votre commentaire, qui est tout à fait juste. C’est un manga très réaliste, dans lequel chacun peut se projeter, et qui en effet … fait froid dans le dos. Dans ce manga, chacun doit subir l’avenir.
    Il nous faut réaliser la chance que nous avons aujourd’hui de pouvoir jouer un rôle dans notre futur. C’est d’ailleurs le thème d’un concours de nouvelles qui est organisé par le Conseil Régional des Pays de la Loire (http://paysdelaloire2040.fr/actualites/4-ouverture-du-concours-d-ecriture-pays-de-la-loire-2040.html).

    Lunairement vôtre.

  240. Bonjour Victor,

    Et un grand merci pour ces informations passionnantes, qui auront certainement échappées à la plupart d’entre nous ! Pour les vacanciers, ne ratez pas la magnifique exposition « Explorez Mars » à la Cité de l’espace de Toulouse (http://www.cite-espace.com/#accueil). Et encore bravo aux équipes françaises à la pointe de ces technologies … martiennes!

    Lunairement vôtre

  241. A vos crayons !

    Vos textes édités sur notre site web

    Le GREC (Groupement des Ecrivains Conseils) organise un concours de nouvelles jusqu’au 14 novembre 2012. L’action doit se passer en Vendée et le thème proposé est celui de la relation avec la nature, tel que déjà développé par les Voyageurs du Soir dans « l’expérience de la nature »

    Les meilleures nouvelles seront diffusées en version numérique sur le site Internet des Bibliothèques de Vendée.

    Voir le règlement de ce concours : http://voyageursdusoir.vendee.fr/wp-content/uploads/2012/07/REGLEMENT-CONCOURS-DE-NOUVELLES-LOGO.pdf

  242. Une très fidèle adaptation du roman de Charlotte Brontë, le jeu des acteurs est bluffant, on y retrouve le bouillonnement des passions qui agite le roman. Mia Wasikowska est parfaite dans ce rôle de jeune femme énergique, vulnérable, féministe avant l’heure. En cette journée maussade, courrez vite le voir !

  243. Je recommande également cette adaptation très réussie du chef d’œuvre de Charlotte Brontë. Certes, le film passe un peu vite sur l’enfance de Jane Eyre, mais au cinéma il faut faire court et les scènes clés sont bien là ! Le déroulement n’est pas non plus strictement chronologique, ce qui est très bien vu pour une adaptation ciné. Les acteurs sont tous excellents. La mise en scène sonne juste. Le mécanisme qui conduit Jane et Rochester « à se perdre » est très bien rendu. Celui de la relation fraternelle (qui dérive) avec le jeune missionnaire également. Mais j’ai trouvé la fin un peu trop « rapide »…
    Bref, même après avoir vu une aussi belle adaptation, on ne peut que recommander la lecture du livre ; encore une fois, la maturité et le génie de cette très jeune auteur britannique sont stupéfiants !
    Merci aussi Mathilde de souligner le paradoxe entre la force de caractère et la vulnérabilité de Jane. C’est bien là tout son charme et ce qui en fait un être si riche et fascinant 🙂

  244. Je rejoins ces billets élogieux avec cependant un petit bémol sur le personnage de Rochester beaucoup plus sombre, vil et manipulateur dans le roman ! Cela donne en tous cas envie de se replonger dans le roman pour redécouvrir tout le génie de Charlotte Brontë !

  245. De sérieux indices semblent converger vers la planète Mars !!! Il y fait également très froid (plus encore qu’en Scandinavie) et, depuis la disparition de l’inspecteur R, un robot vient d’y analyser un caillou qui renferme davantage de mystères que toutes les enquêtes de polars nordiques réunies… De là à rejoindre les mondes imaginaires, il n’y a qu’un trait de comète 🙂

  246. Je viens de commencer la trilogie et pour l’instant une belle découverte ! Une maison étrange où vivent une soixantaine d’enfants surveillés par de mystérieux Césars, des journées soigneusement planifiées avec des règles très étranges et des punitions qui ne le sont pas moins (intéressant le concept de claque tournante !), et surtout des enfants qui disparaissent lorsqu’ils deviennent trop grands. Vivement la suite !

  247. J’ai vu Jane Eyre hier soir au cinéma, et j’en suis encore toute retournée. Très bon parti pris du réalisateur de ne pas raconter l’histoire de façon chronologique, ce qui donne du relief au film. De plus, j’ai trouvé cette adaptation plus fidèle au livre que la version de Franco Zeffirelli, notamment dans la relation avec le missionnaire Rivers. A voir et revoir !

  248. Chers voyageurs,

    Nous avons parlé de nombreuses fois d’utopie et d’uchronie. Roland C. Wagner faisait partie des grands auteurs, capable de réécrire l’histoire. Ce grand auteur de science fiction nous a quitté le 5 août 2012, laissant derrière lui des chefs d’oeuvre comme Les futurs mystères de Paris ou Rêves de Gloire, Grand Prix de l’Imaginaire et Prix Rosny Ainé. Alors, plongez dans son univers pour un dernier hommage à cet homme à l’imagination sans limites.

    Lunairement vôtre!

  249. Un peu dans le même style (une communauté d’enfants qui tente de survivre dans un monde hostile), je vous conseille de lire « L’autre-monde » de Maxime Chattam, c’est en 4 tomes il me semble. L’histoire se passe à New York de nos jours, un soir une tempête balaye la ville et des éclairs bleus transforment les adultes en mutants. Les deux héros Matt et Tobias parviennent à fuir sur une île et rejoignent une communauté d’enfants épargnés. Ils sont 77, de 9 à 17 ans, se surnomment les Pans et vont s’organiser pour survivre.

  250. Chère Adèle,

    Merci beaucoup pour ce conseil de lecture, qui a l’air en effet passionnant, et écrit par un grand auteur français ! Je vous conseille également, si vous appréciez la lecture de ‘Méto’ le très bon roman de Béatrice Masini intitulé ‘Enfants de la forêt’, édité à la Joie par les livres. Encore une communauté d’enfants, qui ont survécu à la destruction de leur monde, et qui sont parqués dans des camps, livrés à eux-mêmes. Très beau roman d’aventures, et également récit philosophique, à lire et à faire lire absolument !

    Lunairement vôtre !

  251. Bonjour les Voyageurs ! J’espère que vous avez tous bien profité de vos vacances. J’ai beaucoup aimé le livre Une bouteille à la Mer car il est très romantique. Je n’ai pas trouvé le film super car le rythme est plus rapide et on ne rentre pas vraiment dans la psychologie des personnages.
    Je suis contente de pouvoir continuer ce voyage avec vous.

  252. Mesdames les ‘trois plumes’,
    Félicitations. Vous avez été drôlement inspirées quand vous avez choisi de vous arrêter, pour cette seconde saison, sur ce moment fatidique de la séparation et de l’amour contrarié !!
    Je suis persuadée que nous allons découvrir effectivement des oeuvres très différentes d’auteurs très inspirés eux-aussi !!
    D’ailleurs cela ne va pas sans me faire penser à un roman que j’ai lu cet été et duquel je suis …..tombée amoureuse : Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa
    Si vous vous posez la question suivante : peut-on REtomber amoureux après une séparation ? alors lisez ce livre. Vous comprendrez pourquoi il s’est vendu à + de 3 millions d’exemplaires au Japon, pourquoi il a inspiré un film et une série télé adulés par la critique et même un manga devenu best-seller !!
    Un roman lumineux, à mi chemin entre réalisme et fantastique, qui respire la douceur japonaise, qui regorge de poésie et de fantaisie et qui sait nous surprendre avec une fin bouleversante.
    Un livre à part qui donne une vision étonnante de ce moment où tout bascule, où l’être aimé disparaît….

    1. C’est plus qu’un roman, c’est un conte, un poème, une prière… C ‘est un livre très particulier, une « expérience » qu’on a envie de partager avec ceux qu’on aime, ceux qui comptent vraiment…
      Après cette lecture, simple, sensible et pleine de vie, on a envie de profiter à fond des gens qu’on aime !
      Et puis ce n’est pas si grave si l’amour nous est finalement impossible, puisqu’il est éternel et qu’il nous ouvre toujours grand les bras ?
      La fin est bouleversante… mais chuuuuuut, je ne dirai rien de plus 🙂

  253. Bonjour Belleduseigneur, nous sommes ravies de poursuivre notre route en votre compagnie. Contentes aussi que le nouveau chemin choisi vous plaise ! Votre livre nous intrigue au plus haut point (le résumé nous paraît prometteur, nous l’ajoutons à notre PAL déjà haute !). A bientôt ! PS : n’hésitez pas comme ici à enrichir le voyage pendant cette nouvelle saison et merci pour votre contribution.

    1. Bonjour Anne,
      Il nous tardait également de vous retrouver !! La saison 2 commence… mais avec quelques changements.
      En effet, comme vous l’avez remarqué, il n’y a pas deux rythmes de lecture cette année, nous embarquons tous dans le même voyage.

      Cependant, libre à vous de lire à votre rythme et dans l’ordre que vous souhaitez.

      Bon voyage !
      Votre dévoué, Commissaire P.

  254. Ce roman est très original. Le personnage de Barnes est très attachant. Dommage que cet auteur hors du commun n’ait pu achever son second roman ! Son écriture, pleine de poésie, sert magnifiquement une intrigue captivante, associant habilement grands espaces, nature, vie… et un polar sombre qui nous fait basculer dans la mort et le tragique. À dévorer à pleines dents : this is deep America !

  255. Un roman très très fort, qui marque longtemps ! Une très belle histoire, tendre, pleine de vie, avec des personnages vraiment attachants. La dimension « science fiction » est finalement assez secondaire.
    J’y ai trouvé davantage une réflexion sur l’éducation et l’amour que sur les dérives liées à ce que les sciences et techniques permettent déjà !
    Je crois par ailleurs que ce roman a été adapté pour le cinéma ?
    Merci pour tous ces beaux voyages !

    1. Cet ouvrage a en effet été adapté en 2011 par Mark Romanek et a été nominé la même année pour le Independant Spirit Awards. Le film reproduit plutôt fidèlement l’émotion des personnages du livre. Le clonage sert comme arrière-plan pour interroger le lecteur ou le spectateur sur ce qui est vraiment important, ce qui compte réellement dans une vie. L’histoire traite donc avant tout de l’amitié, de l’amour et de ce que tout individu choisit de faire du temps qui lui est imparti. »

  256. Je connais la BD d’Etienne Davodeau : Les ignorants. Un ouvrage très sensible, plein d’humanité et de passion pour les 2 métiers mis en vis à vis. À découvrir, vraiment !
    Je réclame dès demain « En route pour le Goncourt » à ma médiathèque (Challans) ! Merci pour cette belle idée de voyage 🙂
    PS : Ils en ont de la chance à Pouzauges d’être partenaires du projet !

    1. Bonjour
      En effet, cet ouvrage très riche est à mettre entre toutes les mains. Un vrai délice !
      Petite précision David R. : nos partenaires sont bien les bibliothèques du canton de Rocheservière et non celles de Pouzauges.
      Espérant vous rencontrer lors de nos soirées.
      A bientôt

    1. Bonjour Agathe,
      Je suis ravie que nos auteurs nordiques vous aient accompagné dans vos valises cet été… Qu’avez-vous lu ? Avez-vous eu des coups de coeur ?
      En ce qui concerne la « French touch » : Encore un peu de patience, si vous avez fait la démarche de vous inscire en première classe sur le blog, les livres arriveront très prochainement dans votre bibliothèque…
      Mais je comprends votre hâte, cette nouvelle saison à nos côtés vous apportera bien des surprises… et des grands frissons !

      Bienvenue à bord !
      Commissaire P.

      1. Bonjour Commissaire P.,
        J’ai lu : La cité des jarres, Juste un crime, Noël sanglant, La maison en pain d’épices, ça aurait pu être le paradis, L’hypnotiseur (et quand je dis « lire » le terme est un peu faible ; « dévorer » conviendrait mieux). Vous avez vraiment fait un très bon choix pour vos propositions de lectures.
        Je viens également de lire « La muraille de lave » de Arnaldur Indridason ; je le recommande à tous ceux qui aiment cet auteur (et aussi aux autres).

        1. Chère Agathe,
          Je suis ravi que notre coup de coeur concernant « L’hypnotiseur » ait été partagé et que nos propositions de lecture vous aient plu ! En espérant que cette année soit aussi prometteuse et pleine de rebondissements !!
          Commissaire P.

  257. Mille fois d’accord avec vous à propos de la BD ‘Les Ignorants’ pour laquelle j’ai eu un vrai coup de coeur !!
    Une BD à part, un apport riche d’infos et de connaissances par 2 personnages (réels) passionnés, passionnants, qui parlent de leur métier avec tout leur coeur..
    Pour ceux qui ne connaissent pas encore, embarquez vite dans ce récit initiatique entre amour du dessin et du vin…

  258. Quel bonheur de retrouver cet immense artiste. Un véritable homme de culture, d’une intelligence fine et d’une humanité pleine de tendresse et de tragique.
    Je crois que c’est lui qui a dit : « Quand on prête à rire, on est jamais sur d’être remboursé ! » Soyons généreux…

    1. « Qui prête à rire n’est jamais sûr d’être remboursé » est bien l’un des innombrables jeux de mots inventé par l’humoriste Raymond Devos.
      Quant à moi, j’ai une petite préférence pour la suivante :
      « Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter »

  259. En effet Jack j’ai littéralement dévoré ce livre ! Dès le début on se retrouve plongé au cœur de Plains avec Barnes pour mener l’enquête et on n’a pas envie que cela s’arrête. Je crois que je vais aller voir ce qui se trame à Milltown ! Merci Folfaerie.

  260. J’ai découvert cette auteure cet été avec « La couronne verte » et depuis je dévore ces romans ! Dans « Rêves de garçons » (comme dans « La couronne verte », d’ailleurs) nous suivons 3 lycéennes jolies, sympas, sportives, bref elles ont tout pour elles. Elles croient en leur bonne étoile et pensent que le monde est à elle. Et c’est là que tout bascule… L’auteure joue des clichés, nous entraîne où elle veut jusqu’à la révélation finale, mais chut je n’en dirai pas plus !

  261. Un extrait culte que j’aime beaucoup :

    J’avais trois jours devant moi, je dis : « Tiens, je vais aller voir la mer. »
    Je prends le train, j’arrive là-bas. Je vois le portier de l’hôtel, je lui dis :
    – « Où est la mer ? »
    – « La mer… elle est démontée ! »
    – « Vous la remontez quand ? »
    – « Question de temps. »
    – « Moi, je suis ici pour 3 jours… »
    – « En 3 jours, l’eau a le temps de couler sous le pont… »
    – « Le pont ?… Merci… je vais attendre demain. »

  262. C’est en effet le glissement du quotidien au drame qui caractérise notamment Laura Kasischke. Dans « Rêves de garçons », dès le début du roman on sait qu’il va se passer quelque chose, le drame est palpable, on le pressent, jusqu’à la révélation finale !

  263. Des répliques cultes en effet, extraites du sketch « La mer » de Raymond Devos. Son origine est assez amusante, car l’humoriste a réellement vécu cette scène ! C’est d’ailleurs grâce à cet entretien pour le moins original avec ce maître d’hôtel, que Raymond Devos a découvert l’humour absurde et le comique de situation !
    Cette histoire eu lieu à la fin des années 40, à Biarritz. Raymond Devos était alors en tournée avec la compagnie Jacques Fabbri.

    1. Bonjour Mamoun,

      Aucune inquiétude ! Grâce à votre inscription 1ère classe, votre bilbiothèque recevra très prochainement les livres de notre voyage. Ils vous seront alors destinés en priorité.
      Cependant, aucun rythme de lecture n’est exigé : vous avez tout le temps pour profiter à votre convenance des livres du voyage. Toute enquête a besoin d’être mûrement réfléchie, parole de professionnel ! 🙂

      Polarement vôtre,
      Commissaire P.

  264. En 1895 ! On imagine les moyens techniques de l’époque…. Les outils de navigation, l’absence de données météo, de moyens de communication (là, c’était VRAIMENT en solitaire) sans parler des conditions de « confort » (sommeil) et de santé (alimentation). Le plus mystérieux c’est encore la motivation qui pousse alors à un tel exploit (ni la gloire, ni l’argent !) ? C’est clairement un combat ou une quête intérieurs. Bref, il faut lire l’ouvrage pour tenter de comprendre à défaut de pouvoir seulement l’imaginer.

  265. Qu’elle présence ! On sent qu’à tout moment l’émission peut basculer dans un match d’impro de haut vol.
    Ce brillant décallage, ce recul et cet étonnement, radical mais délicat, sur le monde et sur soi, permet de mieux souligner combien logique et absurde se répondent, se soutiennent et se prolongent l’un l’autre en permanence.
    Amis de la raison disponible à ce qui lui échappe, merveilleux voyages !

  266. Bonjour Zahir,

    Et merci de nous faire partager votre enthousiasme pour cet ouvrage. En effet, la navigation en 1895 était risquée, dangereuse … surtout en solitaire ! Vous découvrirez au fil de la lecture de « Navigateur en solitaire » les astuces de Joshua Slocum pour éviter les assauts des indiens (il se changeait plusieurs fois pour faire croire à plusieurs membres d’équipage …) ou encore cette foule d’émotions qui saisit le navigateur … Et si vous appréciez votre lecture, plongez vous dans le film ‘Sailing alone around the world’ qui retrace sa vie … (http://www.youtube.com/watch?v=iciZer5cbJ8).
    A très bientôt

  267. Je viens de voir le film Jane Eyre vendredi dernier. Je ne connaissais pas les acteurs, mais je les ai trouvé magnifiques. Ils sont tout simplement » vrais ». J’ai retrouvé l’atmosphère du livre que j’avais lu il y a bien longtemps…Allez le voir et si possible en v.o.

  268. Merci beaucoup pour ces explications très claires, intéressantes et motivantes !
    Si seulement la Vendée pouvait devenir un petit Montana francophone de cette riche et vaste littérature de la nature et des grands espaces (physiques comme psychologiques ; je suis persuadée que les 2 se répondent) 🙂

    1. Heureuse d’apprendre que cela vous motive Julie. Nous allons essayer de vous faire découvrir toute la richesse et la diversité de la littérature de l’ouest. Ne manquez pas nos prochains billets… la ruée vers l’or ne fait que commencer !

  269. Tirée d’une histoire vraie, « Funérailles célestes » est un très beau roman qui nous plonge au coeur de l’histoire et des coutumes tibétaines.

    D’ailleurs le titre du livre, fait lui même référence à une coutume très « singulière » dans la façon que les tibétains ont d’inhumer leurs morts. Je vous laisse découvrir cette tradition qui pourrait être choquante pour nos yeux d’occidentaux dans cet article à consulter ic: http://omnilogie.fr/O/Fun%C3%A9railles_C%C3%A9lestes

  270. En decouvrant cette proposition de voyage dédié à la Mer, je ne peux m’empêcher de fredonner cette magnifique chanson de Charles Trenet (je pense qu’il aurait également bien volontiers parrainé ce projet !) :

    La mer
    Qu’on voit danser le long des golfes clairs
    A des reflets d’argent
    La mer
    Des reflets changeants
    Sous la pluie

    La mer
    Au ciel d’été confond
    Ses blancs moutons
    Avec les anges si purs
    La mer bergère d’azur
    Infinie

    Voyez
    Près des étangs
    Ces grands roseaux mouillés

    Voyez
    Ces oiseaux blancs
    Et ces maisons rouillées

    La mer
    Les a bercés
    Le long des golfes clairs
    Et d’une chanson d’amour

    La mer
    A bercé mon coeur pour la vie

    http://www.youtube.com/watch?v=fd_nopTFuZA

    1. Il existe aussi une très belle version, en anglais et plus jazzee, par Michael Bublé :
      http://youtube.com/watch?feature=fvwrel&v=BfAZQyPcz-I

      Toujours en anglais, mais plus swing, par Rod Stewart :
      http://youtube.com/watch?feature=related&v=5wQ3VgxOmwI

      Ou encore, version crooner avec Bobby Darin :
      http://youtube.com/watch?feature=fvwrel&v=Mk9kUaxKl6k

      Sans oublier, bien-sûr, par Dalida ! Voix exceptionnelle, mais interprétation et mise ne scène hyper quitch… :
      http://youtube.com/watch?feature=related&v=MquMbdIi4MI

      Et puis par Françoise Hardy, version nonchalante :
      http://youtube.com/watch?feature=fvwrel&v=gJswbSZgXrg

      Et même par Rulio Iglesias, version latino-tragique (je déconseille…) :
      http://youtube.com/watch?feature=related&v=zGcp3_OT2-0

      Version instrumentale par Django Reinhardt :
      http://youtube.com/watch?feature=related&v=tgNQ4FR6Me8

      Et tant d’autres ! Car ce qui a fait la fabuleuse carrière internationale de cette grande chanson française, c’est davantage encore la magie de la musique que les paroles, écrites par Charles Trenet lui même. La chanson (le texte) est en effet refusée plusieurs fois par de nombreux artistes de l’époque. Et ce n’est que lorsqu’elle aura été mise en musique trois années plus tard que Charles Trenet finira par l’interpréter. Le succès est immédiat !
      Mais qui est le génial compositeur, resté totalement dans l’ombre ? Qui connait Albert Lasry ???

      Allez, voici pour finir une interprétation (un peu torturée…) par Charles Trenet, trente ans plus tard, à l’Olympia :
      http://www.aude-aude.com/content/view/3644/1/

      Bon voyage !

          1. Merci pour toutes vos suggestions sur les chansons qui parlent du monde de la mer. En effet celle de Noir Désir est très belle. Vous pouvez d’ailleurs aller voir sur le site du Vendée Globe qu’Arnaud Boissières partage votre goût car elle fait partie de sa playlist. Si cela vous intéresse chacun des skippers a mis une petite sélection de morceaux qu’ils apprécient, à voir sur leur page sur le site du Vendée Globe.
            Si vous aimez Noir Désir, je vous invite à redécouvrir une autre très belle chanson : « aux sombres héros de l’amer » http://www.dailymotion.com/video/x2hfj_noir-desir-aux-sombres-heros-de-l-a_music

  271. Je viens de commencer cette lecture. C’est effectivement plein d’humour et l’auteur nous plonge dans la vie bien compliquée de cet apprentis écrivain…
    Voici quelques lignes où il est question effectivement de sa relation avec le téléphone :

    Le problème majeur de l’écriture, c’est que le téléphone sonne. En ce sens, je peux dire que l’écriture a transformé ma vie. Elle a développé chez moi une sainte horreur de ces machines à touches grâce auxquelles n’importe qui est suscep­tible de vous convoquer de n’importe où comme un laquais.
    Quand j’ai commencé mon premier roman, j’avais la trentaine. Mes rapports avec les télécommunications étaient encore cordiaux. Je ne figurais plus dans l’annuaire depuis une série d’appels anonymes, de longs silences langoureux, très féminins, qui me paraissaient d’une extrême sensibilité et des plus féconds sur le plan de l’échange, mais ma femme n’était pas d’accord.
    Je m’étais donc inscrit sur la liste rouge. Inutile de me cher­cher dans le bottin : Phil Dechine était désormais aux abonnés absents. Incognito avant même d’être célèbre, c’était ce qui s’appelle de la prévoyance. Cela ne m’empêchait pas de demeurer d’une grande disponibilité pour l’humanité en général et pour ceux qui avaient mon numéro en particulier. Mes proches m’appelaient quand ils voulaient. Mon épouse leur répondait la première en disant que je n’étais pas là. Quand ensuite elle me les passait, je faisais : «oui, non, peut-être.» J’avais une qualité d’écoute incroyable. J’aimais communiquer avec les gens.

  272. Effectivement, il ne faut pas se fier aux apparences ! Car à bien y regarder, derrière la beauté et la légèreté de ces 3 jeunes filles on découvre progressivement des zones d’ombre qui font monter, monter, monter la pression… Jusqu’au moment où : ça bascule ! Cet écrivain a vraiment beaucoup de talent. Merci pour cette découverte !

    1. Bonjour,
      Oui bien sûr, une rencontre sera organisée pour qu’Anne vienne rencontrer tous les voyageurs et ainsi nous parler de son travail.
      La date n’est pas encore fixée mais sachez que cette rencontre aura certainement lieu à la fin du voyage (au printemps prochain).

  273. Sans démagogie aucune, je suis ravie que Marie-Thé Berthelin soit la marraine de ce voyage : pour tout dire, je suivais avec attention ses commentaires, toujours de qualité et pertinents, relatifs au voyage ‘Holà Mexico’ de la saison 1 notamment…. C’est plutot ‘chouette’ d’apprendre qu’elle est musicienne et de fait la marraine de ce nouveau voyage….
    Au passage, merci aux Trois petites notes pour cette interview !!

  274. Pour les fans de l’univers de Jane Austen, je vous invite à découvrir le dernier roman de Peter Cameron : Coral Glynn.
    Petit résumé : Engagée pour prendre soin d’une femme en fin de vie dans sa maison isolée, une jeune infirmière découvre que le manoir est également habité par le fils, vétéran blessé pendant la guerre. À la mort de sa mère, Clement, qui craint la solitude, propose à cette jolie – bien qu’un peu fade et rustre – jeune femme de l’épouser. Coral accepte. Mais une péripétie vient interrompre un bonheur de courte durée, puisqu’elle se retrouve soupçonnée de meurtre, un meurtre dont elle a effectivement été témoin mais qu’elle a tu par souci de bienséance.
    Avis aux amateurs de Raisons et sentiments !

  275. L’histoire du point de vue du célèbre et mystérieux M. Darcy, quel fan d’Orgueil et Préjugés n’en a pas rêvé ! Et bien Amanda Grange l’a fait en publiant : Le Journal de Mr Darcy, sortie prévue le 23 novembre. A voir, si le titre tient ses promesses…

    1. Je reviens à nouveau sur la chanson Jeanne. Elle m’évoque le livre de Didier Van Cauwelaert « La nuit dernière au XVème siècle ». Un amour impossible à cause de la séparation par le temps. Intéressant même si ce n’est pas pour moi le meilleur livre de DVC !

  276. C’est une démarche vraiment très intéressante : découvrir l’univers de la vigne et le partager avec ses lecteurs mais également inviter le vigneron à visiter son monde, celui de l’écriture, du dessin, de l’édition. Très belle initiative ! Quel beau projet !

  277. Il me semble que « Partons la mer est belle » est une chanson traditionnelle de Saint-Pierre et Miquelon ? Mais comme souvent lorsqu’il s’agit du répertoire traditionnel, il est parfois difficile d’en déterminer la véritable origine. En voici différentes interprétations :
    http://youtube.com/watch?feature=related&v=0oh39JNesD8

    Version instrumentale
    http://youtube.com/watch?feature=related&v=8tBotxVkWPQ

    Version à la Harpe :
    http://youtube.com/watch?feature=related&v=zGh8_IoPj6Q

    En chorale et en images, avec une mer démontée :
    http://youtube.com/watch?feature=related&v=1h3hOe-sGEM

    Enfin, voici les paroles :

    Amis partons sans bruit, la pêche sera bonne
    La lune qui rayonne, éclairera la nuit
    Il faut qu’avant l’aurore, nous soyons de retour
    Pour sommeiller encore, avant qu’il soit grand jour

    Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
    Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
    Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
    Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

    Ainsi chantait mon père, lorsqu’il quitta le port
    Il ne s’attendait guère, a y trouver la mort
    Par les vents par l’orage, il fut surpris soudain
    Et d’un cruel naufrage, il subit le destin

    Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
    Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
    Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
    Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

    Je n’ai plus que ma mère, qui ne possède rien
    Elle est dans la misère, je suis son seul soutien
    Ramons ramons bien vite, je l’aperçois là-bas
    Je la vois qui m’invite, en me tendant les bras

    Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
    Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
    Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
    Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots
    Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

    1. En effet, Jacques, l’origine de ce chant est un peu floue. Il serait « parti » du bocage vendéen pour la Gaspésie à la fin du XVIIème siècle avec des Filles du Roi et « revenu » fin XIXème-début XXème avec les jeunes pêcheurs de la région de Terre-Neuve. Ce qui expliquerait qu’il soit également très connu à Saint-Pierre-et-Miquelon !

      En ce qui concerne les paroles, il existe de nombreuses versions. En voici une autre qui propose quelques variantes.

      1. Amis, partons sans bruit,
      La pêche sera bonne,
      La pleine lune donne
      Le reste de la nuit.
      Je veux qu’avant l’aurore
      Nous soyons de retour,
      Pour embrasser encore
      L’objet de nos amours.

      Refrain :
      Partons, la mer est belle;
      Embarquons-nous, pêcheurs,
      Guidons notre nacelle
      Ramons avec ardeur
      Aux mâts hissons les voiles
      Le ciel est pur et beau
      Déjà la blanche étoile
      Guide nos matelots !

      2. Ainsi chantait mon père
      Lorsqu’il quittait le port
      Il ne s’attendait guère
      À y trouver la mort.
      Par une nuit d’orage,
      Il fut surpris soudain
      Et jeté au rivage
      par un fatal destin

      Refrain

      3. Je n’ai plus que ma mère
      Qui ne possède rien
      Elle est dans la misère
      N’a que moi pour soutien.
      Ramons, ramons bien vite,
      Je l’aperçois là-bas ;
      Je veux aller de suite
      Me jeter dans ses bras.

      Refrain

  278. Un excellent choix, les trois films sont magnifiques. Pour anecdote, Robert Redford avait un peu regretté d’avoir choisi Missoula pour la première de « Et au milieu coule une rivière ». Après le film en effet, nombre de gens fortunés se sont mis à prospecter des terres et de belles propriétés dans les environs de Missoula, au grand dam des locaux. Le Montana, victime de son succès…

  279. Ravie que l’association Fondu au Noir poursuive le voyage avec nous. J’ai eu l’occasion de les ‘rencontrer’ sur le salon Festi’malles à Liré (49) la semaine dernière : effectivement des gens passionnés de polars, passionnants par leur connaissance de cet univers et qui se mettent à la portée de tous les publics, averti ou néophyte….

  280. En réponse à votre question, très cher commissaire P. : oui je suis séduite par Caryl Férey et pas uniquement par ses airs de ‘sale gosse’ mais surtout par son univers !
    Je n’ai pas encore lu son dernier roman (Mapuche) mais je suis presque arrivée à la fin de Zulu et ……. waouh !!
    Zulu, ….. une intrigue sur fond de trafic de drogue, de crimes rituels, dans un pays gangrené par la corruption et la violence.
    Un policier très documenté (d’où une lecture attentive) qui nous éclaire sur l’Afrique du sud contemporaine et son histoire des bantoustans et du peuple Zoulou : malgré la fin de l’apartheid et l’espoir incarné par Mandela, Ferey nous dépeint un pays englué dans la violence des ‘townships’, l’affrontement des rivalités ethniques, où drogue, misère des ghettos et sida font le quotidien.
    Des personnages notamment les deux flics, englués dans leur histoires personnelles et les traumatismes de l’apartheid, qui oscillent entre fragilité et révolte.
    Un roman plein de bruit et de fureur, sur le fil de l’émotion
    Du polar à l’état brut….

  281. Je termine tout juste mon voyage en Sibérie à travers les mots de Sylvain Tesson. Un voyage inoubliable ! Petit extrait : « Je suis venu ici sans savoir si j’aurais la force de rester, je repars en sachant que je reviendrai. J’ai découvert qu’habiter le silence était une jouvence. J’ai appris deux ou trois choses que bien des gens savent sans recourir à l’enfermement. La virginité du temps est un trésor. Le défilé des heures est plus trépidant que l’abattage des kilomètres. L’oeil ne se lasse jamais d’un spectacle de splendeur. Plus on connaît les choses, plus elles deviennent belles ». « Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu ».

  282. Les aventures de Sophie continuent sur la page facebook de son voyage: http://www.facebook.com/ZAMphiBIE1000KilometresEnCanoeSurLeZambeze?ref=ts
    Extrait : « Chaque nuit depuis notre départ, nous avons droit à des orages et à de beaux éclairs. Nous bivouaquons sur des berges de sable blanc ou recouvertes de…savane.
    Beaucoup d’oiseaux peuplent les abords du Zambèze mais ce ne sont pas les seuls… Nous avons aperçu quelques traces d’hippopotames, vu un petit crocodile, un varan, un serpent… »
    Quelle chance de vivre une telle aventure!

  283. Pour les plus jeunes, un très bel album intitulé « Moi, Joshua Slocum, navigateur solitaire » a été édité à l’Ecole des Loisirs en 2011. C’est une belle façon pour les plus jeunes de découvrir les aventures de ce navigateur, trop peu connu aujourd’hui…

  284. Adèle, merci de nous faire (re)découvrir le duo Erwan Hamon & Janick Martin. Ils ont su donner un souffle nouveau à la musique traditionnelle bretonne et celte, et mettre à l’honneur bombarde, flûte traversière en bois et accordéon diatonique. Bravo !

    1. Je partage votre avis Belleduseigneur, l’idée de reprendre une mélodie classique dans un style musical totalement différent est intéressante et peut donner lieu à de vraies créations musicales. J’ai en tête l’album « Classic Mania » de Béatrice Ardisson qui est une compilation de créations du genre (on y trouve aussi d’autres genres musicaux mis à la « sauce » classique). Avec notamment un mix de Mozart et de mambo : http://www.deezer.com/track/868191
      Et aussi le Boys Don’t Cry du Groupe The Cure joué par le quatuor à cordes String Quartet : http://www.deezer.com/track/12036559

    2. Pour être complet, voici tout de même l’oeuvre originale de Tchaïkovski, Le Lac des Cygnes, interprété par l’orchestre du Bolchoï dirigé par Algys Juraitis :
      http://www.deezer.com/fr/search/le%20lac%20des%20cygnes#/album/261967
      et mieux encore, en vidéo, au Théâtre Mariinsky de Saint Petersbourg en 2006 (éblouissant !) :
      http://www.youtube.com/watch?v=UYFDcAr46Ko
      Merci pour tous ces échanges et découvertes !

    1. Madness ! Voilà bien effectivement un groupe emblématique des années 80. Mais trente ans plus tard ils existent toujours !!! Je crois même qu’ils sont à la veille de sortir un nouvel album ?
      Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer cette vidéo de One step beyond (car avec eux il n’y a pas que le plaisir des oreilles, leur bonheur sur scène est très communicatif !) :
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=xwbHLlwyQzc&list=SPC1F0D7A67783D792#t=28s

      Et malgré les années et la gloire, voici le live « Madstock » en 1992 :
      « One step beyond »
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=56JfHlzMItg&list=PL35F01814FDF0E74F#t=22s

      Enfin, j’ai aussi un faible pour le single « Night boat to Cairo » :
      http://www.youtube.com/watch?list=PL35F01814FDF0E74F&v=Al0zSy86Q3E&feature=player_detailpage#t=15s

  285. Merci et bravo pour cette contribution très personnelle, sincère et libre de Laurent Voulzy autour de l’expérience et du mystère de l’Amour ! Cela nous apprend aussi quelque chose de ce qui nourrit la créativité d’un artiste et permet de faire un lien avec le voyage Vie d’artistes… Comme j’aurai aimé pouvoir discuter ainsi avec lui !!!

  286. Ma parole ! Entre la musique ska des Oreilles en balade et les conseils très scientifiques du Monde à l’envers, les Voyageurs du Soir auraient-ils le pouvoir de faire revenir le soleil ?
    En tous cas, merci pour tous ces plaisirs qui font grandir et donnent le sourir 🙂

  287. Étant étrangère et même si j’habite en France depuis 17 ans le nom de Raymond Devos ne me disait rien. C’est donc sans apriori que j’ai ouvert ce livre et j’étais très rapidement conquise par l’humour de cette homme. Ma phrase préférée « Si vous voulez comprendre ce que je dis, ne m’obligez pas à m’expliquer clairement ! »

    1. Magnifique Raymond Devos ! Quel artiste ! Il a su manier la langue française avec tant de talent et de poésie que son oeuvre est remarquable et inégalable.
      Aussi, ramener son oeuvre sur le devant de la scène est une idée géniale afin de mieux la connaître, l’appréhender et s’en « régaler ».
      Merci aux Voyageurs du Soir.

  288. Merci de faire référence à cet excellent film de science-fiction, qui nous présente les dérives de la science, notamment du clonage. Même si certains éléments sont très futuristes, le fond du film est très actuel, le débat concernant les « bébés-médicaments » étant très vif. Très bonne idée pour ‘le DVD du mois’. Merci 🙂

  289. J’adore la chanson « Piensa en mi » !!! Et l’interprétation qu’en fait Luz Casal est réellement envoûtante ! Merci aux trois petites notes pour ces quelques secondes qui donnent envie de réécouter la discographie de Luz Casal.

    Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas la version originale de Piensa en mi par Agustin Lara : http://www.youtube.com/watch?v=jo_edUrXJzo

    J’ai aussi en tête deux autres reprises totalement différentes : par le groupe américain Pink Martini : http://www.youtube.com/watch?v=E-xCowkEKmY&feature=related et par la jeune chanteuse française Zaz : http://www.youtube.com/watch?v=TIH3yM433sI

  290. Bon, alors moi je me lance dans ce nouveau genre de lecture qu’est le polar.
    Une chose est sûre, c’est que je n’aurais sans doute jamais lu Zulu sans les Voyageurs du Soir!
    Je suis bien immergée dedans, même si je ne l’ai pas encore fini, et j’ai du mal à en décrocher même si parfois, selon les passages il faut être bien accrochée, je l’avoue…
    Merci pour cette découverte.
    Je vous dis ce que j’en ai pensé dès que je referme le livre.

    1. Cher Anne,
      Je l’avoue moi-même, je ne pensais pas accrocher à ce point à ce roman et cette intrigue. Mais, après avoir avaler cette lecture d’une traite, j’ai bien dû avouer que Caryl Férey a su m’embarquer dans cette aventure au coeur de l’Afrique du Sud. Il est vrai que c’est un roman très noir et assez violent mais quel plaisir de lecture ! J’ai hâte de découvrir votre ressenti dès que vous aurez terminé ce livre..
      A très vite, Commissaire P.

  291. Par ce jour de pluie, c’est du soleil, cette musique, chaleureuse, passionnée, souvent empreinte de gravité cependant. De passage à Grenade en 2009, j’ai eu la chance de vivre une soirée flamenco « pureza gitana » dans le tablao Flamenco Albayzin, pas loin de l’Alhambra. Inoubliable, tellement fort !

  292. Pa-ssio-nant!!! J’avoue avoir eu quelques réticences en lisant la 4ème de couverture, car l’Afrique du sud, apartheid..etc….pas envie de me plonger dans cet univers.. Eh! bien heureusement que je ne me suis pas écoutée : ce livre est très bien écrit, le rythme est celui d’un film, je le lis en « apnée » car l’intrigue est bouleversante d’émotion, emplie de personnages cassés, des anti-héros avec leurs faiblesses et leurs secrets qui les rend « authentiques ». En plus, cette culture qui nous est ,pour la plupart d’entre nous, inconnue est fascinante par sa complexité et ses rîtes ancestraux : Un livre à lire d’une traite (pour l’intrigue policière) et à relire (pour comprendre le mécanisme des tribus clans castes rîtes). merci pour cette vraie découverte d’auteur

  293. Dessin bien adapté à un scénario qui aurait mérité d’être développé en diptyque :
    approfondissement du cheminement intellectuel qui a abouti à la prise de décision
    des clones ; en l’absence de réaction des aliens, la remilitarisation éclair de l’humanité avait besoin d’une justification solidement étayée … si vis pacem, para bellum !

  294. Belle découverte. Ne pas donner à lire à des personnes dépressives !
    Belle écriture qui nous amène à prendre conscience de la nature et du devenir des « élèves », en même temps qu’eux. Qu’elle que soit son origine, l’être humain est façonné par son environnement ; par son évolution, l’individu doit donner un sens à sa vie, au-delà des espoirs déçus. En prolongeant la réflexion, on retombe sur l’éternelle opposition entre l’inné et l’acquis. Ne pas oublier de s’interroger sur les problèmes éthiques posés par certains domaines de la recherche scientifique ; on peut même aller jusqu’à s’intéresser aux trafics d’organes …

  295. Encore sur l’emprise de cette œuvre mélange de poésie et de terreur. Et toujours ces mêmes questions : qu’elle est la nature de l’humanité de l’homme ou réside notre âme ? Jusqu’où sommes nous capables d’aller pour le bien de la majorité ? Merci de m’avoir permis de découvrir ce livre.

  296. Le plus effrayant dans ce récit, au-delà de la société que dépeint Ishiguro, c’est peut-être et surtout la résignation de ces jeunes, futurs donneurs, et qui semblent accepter leur destin sans sourciller. Cet ouvrage suscite beaucoup d’interrogations…

  297. Merci pour cette idée de lecture! J’ai lu l’Homme qui murmurait… et j’ai vraiment apprécié cette histoire qui se passe si loin de nous mais qui nous parle quand même… Il ya des sentiments, des émotions qui restent universels !

  298. J’ai adoré le film que je regarde toujours quand il passe à la tv. Je ne savais pas que l’auteur y racontait l’histoire de sa famille. Merci pour ce conseil de lecture, vous m’avez vraiment donnée envie de le lire. Et un de plus…

  299. Livre très bien documenté (parfois trop) sur l’Afrique du Sud. Intrigue captivante, bien menée. Les trois personnages principaux sont bien campés, avec leurs secrets, leurs défauts, leurs fêlures… Au final, malgré quelques longueurs, un bon polar, très noir et très « saignant ».

  300. Un excellent film à voir ou revoir !! On est véritablement pris dans l’intrigue. Même si certains éléments nous font peu à peu comprendre que l’île n’est pas le paradis que l’on croit, je ne m’attendais pas à ce coup de théâtre !

  301. Etrange coïncidence que de retrouver ce livre parmi la sélection des ouvrages retenus pour les Carnets d’Orient, puisqu’il figure également dans la liste des lectures à découvrir pour notre prix littéraire 2013 dont le thème est « les voyages ».
    Mais, peut-être n’est-ce pas un hasard ? Seuls les grands esprits savent ….
    Difficile pour nous Occidentaux de ne pas penser au conflit avec le Tibet. Mais au delà de toutes questions diplomatiques le moteur de ce récit est la PASSION. Ce livre ne laisse pas indemne le lecteur. Il traverse le Tibet avec WEN, il trébuche, il se relève, il se sent épuisé, perdu, essoufflée… Mais quel bonheur de suivre WEN lors de son périple où elle fera souffler sur les hauts plateaux du Tibet et par-dessus les montagnes, un vent de tempête, lui permettant de soulever le voile sur la disparition de KEJUN.
    Chacun percevant différemment l’aventure de cette femme, il est très intéressant de pouvoir échanger sur ses impressions ressenties à la fin du livre … d’autant plus qu’on reste dans l’expectative !

    1. C’est vrai que Xinran a d’abord choisi de retranscrire cette incroyable amour qu’à Shu Wen pour son mari et qui la pousse à tous les sacrifices pour le retrouver, et n’apporte pas de réelle réflexion sur le conflit chino-tibétains qui sert de toile de fond à l’histoire. A tord ou à raison, chacun se fera son opinion…
      Mais comme vous le dites si bien, la PASSION porte l’histoire de bout en bout, et l’on comprend très bien pourquoi cet ouvrage fait parti de votre sélection pour votre prix littéraire ! 😉

  302. Pour celles et ceux qui ont cru qu’Alexandra David- Néel fut la première des grandes aventurières…détrompez-vous !

    Christel Mouchard, lors de sa conférence à la bibliothèque des Sables d’Olonne, le 20 octobre, a fait un exposé très documenté sur les femmes d’exception qui, même avant les années 1850, ont eu le goût du voyage et sont allées à la découverte de nouveaux horizons. L’auteur a semé son récit d’anecdotes sur ces femmes extraordinaires, issues de tous les milieux, qui ont quitté leur vie limitée pour les confins de l’Orient, de l’Afrique, de l’Australie etc.

    Alexandra Tinne, Ida Pfeiffer, Isabella Bird- quelques noms parmi tant d’autres à découvrir dans le livre d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard « Les Grandes Aventurières » 1850-1950

  303. Bonjour Rosa Candida,
    Une rencontre sera effectivement organisée avec Anne Montel, probablement au printemps prochain. Elle aura lieu dans l’une des bibliothèques du canton de Rocheservière, notre partenaire pour ce voyage Vies d’artistes.
    En attendant, je vous conseille de consulter son blog, qui est très intéressant : http://ahurie.blogspot.fr/.
    A bientôt

  304. J’ai fini…et j’attends la suite….Bon d’accord, je suis un peu frustrée dans ma mentalité d’occidentale que les méchants ne soient pas punis….Mais cette intrigue m’a littéralement « emportée » dans un pays qui ne m’a jamais attirée : la magie de la lecture : voyager dans son fauteuil!!! A lire et à recommander. Et, maintenant c’est quoi l’autre étape?
    En tous cas je vais aller à la bibliothèque et prendre tous les Caryl Ferey car apparemment ses « polars » se situent à chaque fois dans un pays différents (Nouvelle -Zélande…)et le talent de cet auteur est indéniable. merci pour cette découverte, moi qui avais abandonné quelque peu les « polars » au profit des intrigues historiques.

    1. Bonjour Hélène,
      Encore un peu de patience, le prochain titre de notre voyage sera bientôt dévoilé sur le blog. Une chose est sûre : ce sera cette fois la France qui défilera sous nos yeux à travers les pages !!
      Mais nous voyagerons tout autant ! En attendant, je vous conseille effectivement de découvrir les autres livres de Caryl Férey, qui vous feront découvrir d’autres parties du monde… Que ce soit avec « Utu » ou « Haka » en Nouvelle-Zélande ou avec son dernier roman « Mapuche » qui nous emmène en Argentine, Caryl Férey a ce don de nous emmener avec lui dans ses valises…
      A très vite pour notre prochaine lecture !!
      Commissaire P.

  305. Je m’attendais tellement peu au dénouement ! Je ne sais quel qualificatif employer…effrayant! Dans un langage actuel l’auteur sait très bien rendre ce moment de vie d’adolescentes inconscientes. La tension reste palpable tout au long de la lecture.
    A découvrir absolument. Il ne me reste plus qu’à lire d’autres livres de cet auteur.
    Françoise D

  306. Il est vrai que si tout le long du roman on est dans l’attente d’un évènement effroyable, je ne m’attendais pas non plus à ce rebondissement ! Et qu’en ont pensé les autres Voyageurs ? Faites-nous part de vos impressions sur le blog et/ou lors de la soirée du 23 novembre à la bibliothèque de Saint-Michel-le-Cloucq ! On vous attend nombreux.
    D’ici là si vous souhaitez découvrir d’autres livres du même auteur, vous avez notamment : La couronne verte, A suspicious river ou Les revenants.

  307. Merci Narcisse, quelle chance d’avoir pu assister à cette conférence et de partager des moments privilégiés autour de ce superbe livre avec son auteur.
    En lien avec ce livre et à la découverte de ces exploratrices d’exceptions, n’hésitez pas à cousulter l’article suivant des magazines l’Express et Lire
    http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-grandes-voyageuses_811246.html
    Très bien fait, dans cet article on retrouve le parcours de toutes ces femmes à la recherche d’aventures et des grands espaces.
    A très vite sur se blog…..

  308. Si l’on met à part le cas de Tommy, la résignation de ces jeunes peut s’expliquer par le formatage auquel ils ont été soumis : de propos délibéré, le moment de dire chaque chose est choisi avec soin, de telle sorte que les « élèves » sont toujours un peu trop jeunes pour comprendre correctement l’information la plus récente ; elle est saisie à un certain niveau, et avant longtemps toutes ces données sont assimilées sans qu’ils les aient jamais vraiment examinées ; la vérité sur ce qu’ils sont réellement, sur leur devenir, sur leur rôle dans la société, est occultée . Ce crime devient totalement odieux lorsqu’il laisse circuler les faux espoirs que sont les « rumeurs ».

  309. Mesdames les Trois Plumes,
    Vous me donnez très envie de lire ‘La mer noire’, en espérant qu’il me plaise autant que le (dernier ?) roman de Kéthévane Davrichewy que j’ai lu récemment, ‘Les séparées’ :
    un court roman qui sublime l’amitié, qui décrit avec force et émotion des relations de Cécile et Alice pendant les années Mitterrand. Elles vont se détester aussi intensément qu’elles ont pu s’aimer, entre la nostalgie de leur jeunesse et la difficulté à conserver la pureté de cette amitié exclusive. L’écriture est parfaite, les mots sonnent juste, les sentiments sont là… A lire vite…après ‘La mer noire’ bien sûr !!

    1. Merci belleduseigneur pour votre commentaire sur cet autre livre de Kéthévane Davrichewy (paru en janvier 2012). « La Mer Noire » puise dans les racines de l’auteur, ce qui fait sans doute sa force. N’hésitez pas à nous donner votre avis sur cette première proposition de lecture.

  310. ça y est, j’ai lu « la Mer Noire ». J’ai beaucoup aimé le parfum doux-amer qui s’en dégage (nostalgie de la Géorgie, nostalgie du premier amour…comme s’ils étaient indissociables). Je dirais que c’est un roman de l’attente. C’est un roman très bien écrit et très riche, on ne s’ennuie pas du tout.

  311. Très belle histoire en effet, qui raconte la découverte du monde adulte avec ses silences, ses mensonges et les secrets de famille, dans une petite ville du Montana. Ecriture simple allant à l’essentiel. Bravo aux éditions Gallmeister de nous faire découvrir ce livre.

  312. Tout en étant d’accord avec M Chiflet sur la difficulté de l’orthographe française j’ai trouvé ce livre trop inégale. Par moments il y a des traits de génie(les mots refusés) en d’autres occasions je le trouve plutôt ennuyeux (les avis de recherche).
    Au Printemps du Livre de Montaigu j’ai découvert un auteur Gordon Zola qui a fait du jeu de mots un art. Les enquêtes surréalistes du commissaire Suitaume sur des sujets toujours d’actualité sont assez décapantes. Il métamorphose les romans à succès tels « Harry Potter » ou le « Da Vinci Code » en des histoires hilarantes ou les jeux de mots se succèdent.

    1. Merci Carmen pour cet avis. Pour ma part je ne connaissais que très peu des figures de style qui font l’objet des avis de recherche de Jean-Loup Chiflet ; cela a donc été pour moi l’occasion de m’instruire sur ce sujet… en consultant un abécédaire des figures de style.
      Quant à Gordon Zola, c’est effectivement un auteur talentueux qui manie le jeu de mots, la parodie et le détournement comme personne. Il est également le créateur du Léopard Masqué ( http://www.leopardmasque.com/ ), maison d’édition consacrée exclusivement aux romans humoristiques. Pour l’anecdote, Gordon Zola a entrepris de parodier l’intégralité des albums de Tintin en publiant sous forme de saga romanesque « Les aventures de Saint-Tin et de son ami Lou » dont les couvertures et les titres sont particulièrement drôles. Le Léopard Masqué, assigné en justice pour contrefaçon par la société Moulinsart S.A., gagne en 2011 son procès en appel ( http://goo.gl/RLGlD ), une victoire pour la préservation en France du droit à la parodie.

      1. J’ai beaucoup apprécié le livre de Jean-Loup Chiflet ; sa façon de traiter les difficultés de la langue française m’a amusée, même si, effectivement, certains passages sont plus intéressants que d’autres.
        Tout comme Carmen, j’ai découvert Gordon Zola à Montaigu ; j’ai pu bavarder un peu avec lui ; ses parodies des aventures de Tintin sont en fait un hommage puisqu’il confesse avoir beaucoup aimé les BD de ce héros.

    1. Bonjour Mariejo,
      Nous sommes contents que ce roman vous ait plu. Pour découvrir ce récit d’une autre manière, nous vous invitons à venir à la soirée « Maux à mots » qui aura lieu le vendredi 30 novembre à 20h30 à la bibliothèque de Saint-André-Treize-Voies.

  313. Merci pour cet entretien très personnel de Laurent Voulzy avec les Voyageurs du Soir. J’aime beaucoup sa formule : « L’amour impossible a quelque chose de divin, d’angélique car il est au-dessus de tout. Il est éternel, je le crois ».
    Je vous recommande également la lecture de Jean Cocteau, plus particulièrement sa correspondance avec Marie Laurencin, son Amour impossible… :
    http://www.web-tv-culture.com/jean-cocteau-et-marie-laurencin-une-amitie-amoureuse-419.html

    1. « Deux êtres qui, toute leur vie, dans leur art comme dans leurs sentiments, recherchèrent la perfection au risque de la solitude » : je nuancerais, car la vraie solitude est parfois justement dans le tumulte du quotidien. Il vaut mieux une solitude libre et habitée qu’un désert subi et agité !

  314. En complément de son interview par François Busnel et pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur Mapuche :
    http://www.youtube.com/watch?v=CrmYKXLPIUM,
    sans oublier qu’un polar de Caryl Férey est toujours le fruit d’un travail d’investigation, un travail très documenté et fouillé (ici sur ‘les folles de mai’, ces grand-mères argentines qui se battent pour la reconnaissance de leurs petits-fils), avec cette obsession à s’imprégner d’un pays avant d’écrire, d’où le réalisme cru et violent qui se dégage de ses oeuvres..
    Pour preuve : Caryl Férey passe 6 mois par an à voyager !!

  315. Je viens de lire ce roman avec ma classe de collège. Je recommande aux amateurs d’aventure et de suspense ! Grâce à sa curiosité et à son courage, le jeune Jim parvient à s’en sortir au milieu d’une bande de pirates cruels qui passent leur temps à abuser de la confiance des autres.