Archives du mot-clé absurde

« Grammaire française et impertinente » de Jean-Louis Fournier

Vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les principales règles de grammaire française en vous amusant ?

Grâce à un manuel accessible, hilarant…et politiquement incorrect ?

Un manuel vous permettant de dire et écrire correctement bêtises et grossièretés ?

Et bien cet ouvrage de Jean-Louis Fournier est fait pour vous !!!

Collaborateur de Desproges pour la réalisation de l’émission « la minute de Mr Cyclopède », Jean-Louis Fournier, à partir des années 90, confirme son talent et sa créativité dans le domaine de l’humour décalé en publiant plusieurs essais : « la grammaire française et impertinente » en 1992, « l’arithmétique appliquée et impertinente » en 1993, notamment. On l’associe fréquemment à son confrère Jean-Loup Chiflet, avec qui il partage ce sens de la dérision et du comique, ce goût des mots de la langue française. En 1999, dans un autre registre, il aborde l’alcoolisme de son père dans « Il a jamais tué, personne, mon papa » et obtient le prix Femina 2008 pour « Où on va papa ? », un témoignage du handicap de ses fils.

A travers cet ouvrage, Jean-Louis Fournier nous propose une grammaire impertinente qui montre souvent le mauvais exemple, mais toujours la bonne règle ! Des personnages inhabituels dans un livre de grammaire – un condamné à mort, un gangster, un commandant de bord aveugle… – nous enseignent l’usage des prépositions et des conjonctions et conjuguent avec aisance le subjonctif imparfait des verbes les plus délurés !

Un humour efficace et savoureux, tout à fait absurde, qui n’est pas sans rappeler les jeux de mots d’un certain Raymond Devos !

Vous désirez découvrir cet ouvrage sans plus attendre, et bien voici un petit extrait :

« La ponctuation

La virgule (,)

Sépare certains éléments à l’intérieur de la phrase. C’est le signe de ponctuation le plus faible. Elle marque une pause assez courte.

Exemple : Pour ne pas briser la glace, les éléphants ont traversé le lac gelé sur la pointe des pieds.

Les éléphants, voyant le lac gelé, se sont concertés très rapidement, puis, après une pause assez courte, ont décidé de traverser le lac sur la pointe des pieds.

Les deux points  :

Annoncent une citation, une énumération ou un développement explicatif.

Exemple : Un sourire de béatitude irradiait le visage du pape : il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper.

Pourquoi le pape avait-il un sourire de béatitude ? Parce qu’il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper. Il s’agit ici d’un développement explicatif.

Les points de suspension(…)

Indiquent que la pensée reste inachevée.

Exemple : Jonas a eu une nuit agitée, sa baleine avait le hoquet…

On a tous compris qu’il est malaisé de dormir dans une baleine qui a le hoquet (la pensée peut rester inachevée) . »

Un autre exemple sur la fonction du sujet nous est donné ici, par Jean-Louis Fournier en personne…

Célia

[Source Photo : AlexanderStein-Pixabay- Couv. : Electre]

« L’erreur est humaine » de Woody Allen

Vous connaissez certainement Woody Allen comme acteur, scénariste ou encore réalisateur. Nous vous proposons de le découvrir en tant qu’écrivain avec son livre « L’erreur est humaine » publié en 2007.

Dix-huit nouvelles loufoques (et le mot est faible), composent cet ouvrage. Nous avons choisi de vous faire écouter la première nouvelle de ce recueil qui s’intitule « Recalé ». Vous pouvez retrouver cet enregistrement sur France Inter dans l’émission « Micro fiction ».

Nous attendons vos commentaires!

police« Sans foi ni matelas » est l’une des nouvelles. Je vous invite vivement à découvrir cette histoire irrésistiblement drôle aux allures d’enquêtes policières!

Tous les éléments d’un bon polar s’y trouvent : un couple en cavale, des policiers perspicaces, des victimes inconsolables, un témoin qui a plein de choses à raconter et un crime… complètement absurde !!!

En voici un extrait…

A la seconde où la gouvernante entra dans la chambre principale, elle sut qu’il manquait quelque chose. Soudain, elle comprit – elle n’en crut pas ses yeux ! Quelqu’un s’en était pris au matelas et avait découpé l’étiquette portant la mention :  » La loi interdit formellement aux personnes n’étant pas propriétaires de l’article d’en retirer l’étiquette. » Un frisson parcourut Tobias. Ses jambes se dérobèrent sous elle, elle eut envie de vomir.

Elias

(sources photos : Electre et gra3s-Pixabay)

Un demi, André !

A la base ce sont de petites phrases recueillies dans les cafés que Jean-Marie Gourio a patiemment collectées depuis les années 80. Ces brèves paraissent d’abord dans Hara-Kiri, un livre est édité en 1987 et rencontre un franc succès, puis elles sont adaptées pour le petit écran notamment dans Palace et au cinéma par Jean-Michel Ribes.  Brèves de comptoir  au cinéma, c’est notre billet du jour !

Ça se passe dans un bistrot, dans ce genre d’endroits qui tendent à disparaître en France. Les gens passent, vont et viennent, racontent leurs petites misères du jour ou de toujours sur un ton qui en général confère à l’absurde.

On y parle de tout, de la société, du chômage, du racisme, du changement d’heure…Après un long débat sur celui-ci, à savoir si on avance ou on recule la petite aiguille sur nos cadrans, on finit par conclure : « Au final, ça nous fait des journées de vingt-quatre heures, comme prévu. ».

Tous les sujets y passent :

–          le travail : « On est les seuls dans l’univers, et en plus, on bosse. »

–          le sport : « Si le Tour de France, c’est le tour de la France, qu’est-ce qui foutent dans le Massif Central ? »

–          la religion : « Moi je crois en Dieu. J’ai dit ˮ je crois ˮ, j’ai pas dit que j’étais sûre » ou encore « Jésus, Allah, Bouddha, moi je crois en tout…, je veux pas d’emmerdes après la mort »

Le tout est servi par d’excellent comédiens, pour certains qu’on ne voit pas assez sur nos écrans. On s’attache à ces personnages et on voudrait être avec eux, dans ce bistrot de l’amitié qui recueille tant et tant de confidences…

Voici la bande-annonce pour se mettre dans l’ambiance…

A bientôt pour de nouvelles aventures!

Célia

(Source image : Paolo Caruso-Flickr)

 

 

A vous de jouer les Têtes à claques !

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai décidé de rire ! Comme on dit « plus on est de fous plus on rit », alors en piste toute la troupe des Têtes à claques !

Peut-être connaissez-vous déjà ces personnages humoristiques complètement décalés aux situations cocasses. Si ce n’est pas le cas, j’espère que vous aimez l’humour absurde et l’accent québécois et je vous promets une bonne partie de rigolade !

maxresdefault

Crées en 2006 par Michel Beaudet sur un site internet humoristique québécois, les Têtes à Claques sont des personnages animés loufoques (des poupées avec les yeux et la bouche de leur créateur!). Le premier sketch que j’ai découvert était celui du « Willy Waller » : une super invention pour éplucher les pommes de terre… Pour le regarder c’est juste ici! Je vous mets au défi de ne pas sourire !

Puis, vient ensuite une envie irrésistible de visionner toutes les saynètes hilarantes et absurdes sur ces drôles de personnages. Vive l’humour décalé, un vrai régal ! En plus d’Internet, on peut retrouver les meilleures scènes des Têtes à Claques en coffret DVD présent dans nos bibliothèques. « Uuuunbelievable » comme dirait nos chers amis !

En bonus, cet autre lien qui concerne les Têtes à Claques à la bibliothèque (petite pensée pour mes collègues bibliothécaires). C’est par ici!

Bonne journée sous le signe de la rigolade et surtout bon visionnage ! A consommer sans modération…

Sunray

(sources images: Pixabay)

Devoirs de vacances avec le professeur Rollin

L’été est bien installé maintenant (enfin !) mais faut-il pour autant mettre de côté écriture, grammaire et autres devoirs de vacances pour ne pas perdre la main ?

Vous voulez être prêts pour la rentrée ?

Rien de mieux qu’un recueil de dictées à la sauce Rollin !

Découvrez dès à présent Les dictées loufoques du professeur Rollin aux Editions de La Martinière.

Les dictées loufoques du Professeur Rollin, photo source Electre

«Dictée du footballeur» (à l’orthographe… toute personnelle), «Voyage en Islande» (vous écrirez sans faute Myrdalsjökull), hommage aux «patates» (vitelottes ou rosevals, avec ou sans e)…

Chaque dictée est suivie d’une petite leçon de grammaire rollinisée : c’est-à-dire parfaitement exacte, et divinement absurde.

A vos dicos !

Luz

Avant de nous dire adieu…

Amis lecteurs, amies lectrices,

Alors que tu es sur la plage, en train de lire un gros pavé sur des crimes scandinaves ou des nuances de gris, nous t’écrivons pour la toute dernière fois. Ne pleure pas maintenant ! Avant de nous dire adieu, faisons ensemble le bilan de cette année :

– 12 livres dévoilés

– 62 articles publiés (dont 33 par les Frisettes)

– 82 commentaires

– 1 amour partagé de la lecture

– 369856 mots lus (si tu ne nous croies pas, tu peux vérifier !)

– 22,4 sourires par livre (moyenne)

– 6 paquets de chocapic (même si cela n’a rien à voir avec le blog)

– 12, 8 « ho ho ho »

– 3 soirées vendéennes

– 8 « hi hi hi »

– 2 ampoules aux doigts

– 362225 gâteaux apéro mangé lors des soirées

– Une traversée du gois de Noirmoutier

– 1 « hu hu hu »

– 2 disputes homériques sur le thème : « Est-ce qu’on se la pète quand on utilise l’adjectif homérique ?»

– 3 bibliothécaires au bord de la folie

Soit un total de 12369 trucs ce qui est un score très correcte pour une année de blog.

Et puisque les Frisettes aiment l’absurde (et qu’il n’y a rien de plus absurde qu’une notation de livre) voici, pour vous, le classement des livres dévoilés par les Frisettes :

Coucou Bouzon d’Anouck RICARD : 17/20

West Terne de Michel GALVIN : 16/20

Tout Desproges de Pierre DESPROGES : 15/20

Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) de Jérôme K JEROME : 14/20

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON : 14/20

Le nez et Le manteau de Nicolas GOGOL : 13/20

A se tordre d’Alphonse ALLAIS : 12/20

L’erreur est humaine de Woody ALLEN : 12/20

J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup CHIFLET : 10/20

Paroles de Jacques PREVERT : 8/20

Rêvons de mots de Raymond DEVOS : 5/20

Avec mes meilleures pensées de Pierre DAC : 3/20

Et oui, les deux premiers titres sont des BD ! Ce n’est pas parce que les Frisettes trouvent qu’il est plus facile de lire une bd qu’un livre (quoique) mais parce que celles-ci illustraient parfaitement l’absurde actuel  avec un second degré constant, un décalage et des jeux de langage qui s’intègrent dans l’histoire et sans en avoir l’air se moque de notre société et de ses a-prioris ! Les recueils d’aphorismes et de poésie sont moins du goût des frisettes.

Ca y est, vous pouvez pleurer maintenant car la suite de l’article est moins intéressant puisqu’il est consacré aux remerciements.

Nous remercions donc les bibliothèques de Vendée qui nous ont choisis comme parrain et permis de jouer notre spectacle dans de belles salles.

Nous remercions les bibliothécaires de Vendée, en particulier : Alexandre, Nicolas et Aline mais aussi Valérie qui nous accueilli à Pouzauges mais aussi Karine, Françoise, Audrey sans oublier Brandon, Beverly et Dylan.

Nous remercions tous les lecteurs qui nous ont suivis et ceux qui nous ont commentés.

Nous remercions le correcteur orthographique qui nous a permis de supprimer  un bon paké de fote.

Nous remercions notre metteur en scène (même si cette phrase est écrite sous la menace d’un couteau de boucherie).

Nous remercions nos mères de nous avoir faits si beaux et intelligents.

Nous remercions google et wikipedia qui nous ont servis de culture, dictionnaire, illustrateur…

Et enfin, nous nous remercions nous sans qui tout ça n’aurait jamais eu lieu.

Voilà, il ne nous reste plus qu’à nous dire adieu…

Nous te souhaitons, à toi, de rire, un peu, chaque jour, pour oublier l’absurdité du monde.

Image de prévisualisation YouTube

Si Camille me voyait… de Roland Dubillard

Pour notre pénultième article (depuis que nous avons lu Desproges, on aime utiliser des mots précieux), nous avons décidé de parler d’un livre jeunesse Si Camille me voyait… . Le monde étant l’avenir des jeunes (à vous de remettre tout ça dans le bon ordre), nous sommes allés piocher chez Folio junior la première pièce écrite par Roland Dubillard, l’auteur des Diablogues. Pourtant, après l’avoir lu, on se dit que c’est peut-être un peu trop « perché » et « bisou-gazou-coquinou » pour les enfants. Puis, on se dit que c’est peut-être nous qui avons perdu notre imagination quelque part entre notre treizième et notre quatorzième année de vie sur terre…. Enfin, en faisant quelques recherches internautiques, on s’aperçoit que cette pièce n’a pas été écrite pour les enfants mais qu’il s’agit d’une opérette radiophonique… Pour mieux comprendre venez ici.

Si Camille me voyait…  est donc une pièce en vers qui parle d’amour croisés entre quatre personnages (qui peuvent être plus ou moins, selon les métamorphoses) avec des bouquets de pipe, des femmes qui se promènent dans un carrosse remplit de lait puis se transforment en lune, de faux curés confesseurs, des chevaux parapluies, des bielles de voiture et on peut trouver cette présentation du comte sortant d’un bahut breton :

Monsieur d’Autrebane, c’est moi.

Je sors vivant de bahut.

Mort en mer, voilà ce qu’on croit

Que je suis, mais turlututu !

 

Je voulais surprendre Solange,

Mais elle ne me trompait pas.

Alors, j’ai mis sa vertu d’ange

A l’épreuve de mon trépas.

 

Depuis cinq ans déjà, je ruse

Afin de voir, dans notre lit,

Sa fidélité que rien n’use

Se laisser vaincre par l’oubli.

 

Et j’espère toujours qu’à force

D’être mort, Solange me trompe.

Ainsi j’obtiendrais le divorce.

Car enfin, il faut que je rompe.

 

Je veux épouser la fleuriste

Pour qui mon âme s’amenuise

Tellement je deviens triste.

Nous irons ensemble à Venise.

Paroles par les Frisettes Brother’s

Comme les Frisettes Brother’s sont des gens (même si certaines mauvaises langues prétendent que les Frisettes ne sont pas des gens mais des moutons avec de jolies fesses bien rebondies) très entreprenants, ils ont,  après avoir lu Paroles  (et non pas entendu Paroles comme on pourrait le croire à première vue (ou plutôt à première ouïe)), interviewé Jacques Prévert en exclusivité mondiale :

Les Frisettes : Jacques Prévert, bonjour.

Jacques Prévert : Bonjour, Messieurs Dames.

LF : Non, non, on est deux garçons…

JP : Pardon.

LF : C’est votre première interview depuis votre mort. Pourquoi êtes-vous enfin sorti de ce silence ?

JP : Parce que.

LF : Merci. Deuxième question. Nous avons  lu le recueil de poèmes Paroles et même le dossier de Yann Le Lay et on a pas tout compris… C’est normal ou c’est parce qu’on est un peu teubé ?

JP : Teu… quoi ?

LF : C’est du verlan, c’est le mot « bête » à l’envers.

JP : C’est amusant comme expression ! Moi aussi, j’aime jouer avec les mots, les mélanger, les secouer dans tous les sens ! C’est peut-être pour cela que vous n’avez pas tout compris…  Il faut se laisser aller, relire les poèmes, les dire à haute voix… Et puis, vous savez, j’ai commencé avec les surréalistes donc la compréhension, la logique, tout ça, ce n’est pas le plus important pour moi. C’est comme si on me demandait « A quoi ça sert un poème ? » Et bien à rien, mes chèrs amis, à rien ! Et c’est pour cela que les poèmes sont tellement importants !

LF : ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

Oh pardon ! Nous aussi, on fait des poèmes, vous voulez qu’on vous lise une de nos œuvres ?

JP : Je suis un peu pressé…

LF : Ça s’appelle : Le Mars et le Bounty

Un Mars dans son frigo faisait un gros dodo

Le Bounty arrive et se moque de lui :

«Ton petit caramel est vraiment riquiqui »

« Tu fais vraiment des blagues à la noix de coco !!!»

Répondit le Mars qui repartit

Alors, vous en pensez quoi ?

JP : C’est très bien ! J’en parlerai à Gallimard. Au revoir !

LF : Au revoir Jacques !

Après réflexion, les Frisettes Brother’s tiennent à s’excuser auprès de la famille de Jacques Prévert. Evidemment, les Frisettes n’ont pas interviewé Jacques Prévert puisqu’il est mort. En réalité, ils ont interviewé  Jean de La Fontaine.  Pour une meilleure compréhension de cet article, veuillez donc remplacer le nom « Jacques Prévert » par « Jean de La Fontaine ».

Merci et pardon.

Si vous voulez rire, vous pouvez aussi remplacer  « Mars » par « pipi » et « Bounty » par « caca », vous allez voir c’est très rigolo.

Les Frisettes n’ont peut-être pas de carte de presse mais ils ont lu Tintin !

PS : Si vous avez encore envie de rigoler, venez nous voir le 28 juin à 20h30  à la Vendéthèque de la Chataigneraie. C’est gratuit. Renseignements et réservations : 02 51 52 56 56.