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Les Deux vies de Baudouin, Fabien Toulmé

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »

Confucius, VIe-Ve siècles avant notre ère

Cette citation du philosophe chinois Confucius est l’épigraphe du dernier roman graphique de Fabien Toulmé, publié en février dernier aux éditions Delcourt. Trois ans après son bouleversant témoignage en tant que père d’une jeune fille trisomique dans Ce n’est pas toi que j’attendais, il nous emmène cette-fois à la rencontre de deux frères dont la vie va être bouleversée par la maladie de l’un.

 

Source : Delcourt

Deux frères, une maladie, une nouvelle vie

Luc et Baudouin sont deux frères que tout oppose. Tandis que Luc est un baroudeur hédoniste, Baudouin est quant à lui un sage juriste introverti et misanthrope, qui rêve de devenir rock star et d’envoyer paître son patron et son travail par la même occasion. Désabusé, il  a même fabriqué une machine lui permettant de compter les jours qui le séparent de sa retraite. Une promesse d’un avenir confortable et serein qui s’évapore lorsqu’il apprend qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre…

Dès lors, son frère Luc va prendre les rênes de sa vie et le pousser à tirer un peu sur ses quatre épingles et sur son costume trop étriqué. Au programme : du rock, de la chaleur et des plats épicés ! Baudouin va ainsi reprendre sa (fin de) vie en main, à moins que…

Rythme et couleurs

L’alternance du présent et du passé instaure un véritable rythme à ce récit, tant sur le plan narratif que visuel. Les souvenirs sont en effet traités en sépia, contrastant avec les couleurs vives du présent, l’occasion de souligner le très beau travail de la coloriste Valérie Sierro. Le dessin de Fabien Toulmé, clair et simple, n’en est pas moins efficace et juste. De fait, ce roman graphique se lit très rapidement, avec plaisir et tendresse, jusqu’à la chute, surprenante ou attendue selon les lecteurs !

Source : franceinfo Culturebox

Amour fraternel

Au-delà des clichés  traditionnels basés sur l’opposition entre des archétypes de l’hédonisme et de l’ascétisme, de l’optimisme et du pessimisme, ce récit traite une thématique très contemporaine : ce fameux vague à l’âme, cette impression de passer à côté de sa vie, et le courage qu’il faut, parfois, pour évoluer, prendre un nouveau chemin. L’histoire est sans doute inspirée de la vie de Fabien Toulmé. Après des études d’ingénieur en génie civil et urbanisme, celui-ci décide en effet de se consacrer à la bande dessinée après un voyage à l’étranger où il parcourt la Guyane, la Guadeloupe, le Brésil et le Bénin, que l’on retrouve d’ailleurs dans ces pages…

Sous la forme d’une fable, le récit met surtout en scène une belle histoire d’amour fraternel, traitée avec beaucoup de délicatesse.

 

TOULMÉ Fabien (scénariste et illustrateur), SIERRO Valérie (coloriste). Les Deux vies de Baudouin. Paris : Delcourt, 2017.  272 pages. (Collection Mirages).

Mathilde Chicaud
Mathilde l’Arbre-en-ciel

Chronosquad, tome 1: Lune de miel à l’âge du bronze

Lune de miel à l’âge du bronze, c’est le premier tome de la série Chronosquad écrite par Giorgio Albertini et illustrée par Grégory Panaccione.

Autant vous le dire tout de suite, le pitch de départ de l’éditeur, Delcourt, ne me faisait pas rêver:  Bloch vient de recevoir l’appel de sa vie : il va enfin intégrer la mythique Chronosquad pour une mission en Égypte antique ! Une banale fugue d’adolescents d’un centre de vacances que l’expérience de ses coéquipiers, Penn et Beylogu, devrait permettre de résoudre rapidement. Mais ce qui se présentait comme une balade temporelle de santé se transforme bientôt pour Bloch en voyage initiatique…

Et pourtant, et c’est bien là le talent de Panaccione et d’Albertini, j’ai été totalement embarqué dans cet univers décalé.

Bon, pour le moment, vous ne comprenez pas grand-chose, non ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire de chronosquad? En fait, il s’agit de la brigade chargée de faire respecter les règles du chronotourisme. Nous sommes au XXIème siècle et l’on peut désormais, pour les personnes les plus fortunées, voyager dans le temps. Les touristes peuvent alors choisir le pays et l’époque dans laquelle ils souhaitent se rendre. Saint-Pétersbourg en 1917? L’Egypte pendant la IVe dynastie?

Telonius Bloch, spécialiste du Moyen Age est recruté par le professeur Korais, responsable de la brigade, pour participer à une opération en Egypte antique, logique. Mais des événements inattendus et des enquêtes parallèles compliquent la tâche des chronosquads. En effet, le récit se déplace également au néolithique et à la Renaissance. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le lecteur navigue d’une époque à une autre avec une déconcertante facilité, sans jamais se poser la question de la faisabilité.

Je ne peux que vous conseiller la lecteur de cette bande dessinée complètement atypique. Il est difficile de la qualifier. Science-fiction? Policier? Drame? Elle est un peu tout cela à la fois. Le ton est léger, c’est souvent drôle notamment grâce aux maladresses du personnage principal.

Cette série est prévue en 4 tomes. Pour le moment, seuls les 3 premiers sont sortis. On attend donc le dernier tome avec impatience. Il devrait sortir au mois de septembre…

(Source: Electre et Pixabay)

Parker- Le chasseur de Darwyn Cooke

 

New York, 1962.

Parker est un criminel confirmé et Il arrive en ville pour régler une sale affaire. Certaines personnes l’ont trahi et ça, Parker ne peut l’accepter… Pire, on lui doit de l’argent, beaucoup d’argent…

L’histoire remonte à quelques mois. A l’époque, Parker préparait un gros coup, un braquage à 90 000 dollars. Lynn, la femme qu’il fréquentait alors, était aussi de la partie ainsi qu’un certain Mal Resnick. Mais ces derniers ont préféré se partager le butin à deux… Parker était de trop. Les deux complices ont donc planifié sa mort juste après le braquage.

Piégé, il est laissé pour mort dans une maison en feu. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Parker est du genre « dur à cuire ». Finalement, il s’en sort. Après plusieurs mois de vagabondage et de prison, le voici à New York…

Lynn et Resnick vont amèrement regretter leur mauvaise conduite. Parker est résolu à se venger et à récupérer sa part du magot, quitte à bousculer les représentants de la branche new-yorkaise de l’Organisation

Parker est un personnage de roman crée dans les années 60 par Richard Stark ( de son vrai nom Donald Westlake). Il faut attendre les années 2000 pour que les aventures de Parker soient adaptées en bandes dessinées. Le projet est confié à un auteur de comics renommé : Darwyn Cooke. La série est publiée en France chez Dargaud, elle se compose de 4 tomes dont le premier intitulé Le chasseur.

Darwyn Cooke possède un style graphique singulier, résolument vintage. Son dessin colle parfaitement à l’ambiance et à l’époque du récit. La bichromie des planches accentue cet effet rétro, ce qui est très plaisant !

Bonne lecture

Elias

Elias
Elias

(sources photos : electre, Bedetheque)

La trilogie de Riff Reb’s

 

Partons aujourd’hui à l’aventure avec Riff Reb’s !!!

Riff Reb’s est à la fois auteur de bande dessinée, illustrateur d’albums jeunesse et collaborateur occasionnel pour diverses parutions. Bref, c’est un artiste plutôt sollicité et créatif !

Riff Reb’s est aussi et surtout l’auteur d’une remarquable trilogie en BD dédiée à la littérature maritime. Chacun des tomes est en fait une adaptation en one-shot d’un roman ou de nouvelles.

Et pas des moindres !

Pêle-même, nous croisons au fil de ces trois BD les récits de Jack London, Robert Louis Stevenson, Victor Hugo, Pierre Mac Orlan

L’univers graphique de Riff Reb’s se marie à merveille avec chacun d’entre eux. L’utilisation de la bichromie participe à révèler les diverses ambiances animant ces histoires. Le trait semi-réaliste de Riff Reb’s rend le faciès des personnages très expressif. Ces individus rongés et usés par la vie en mer, apparaissent bien souvent sinistres et tourmentés quand ils ne sont pas en proie à la folie..

La mer s’immisce toujours en toile de fond dans les visuels et la narration. Tantôt déchaînée ou calme en apparence, elle semble toujours intimidante pour ne pas dire inquiétante et oppressante…

Voici une courte présentation de chaque tome :

A bord de l’Etoile Matutine (librement adapté du roman de Pierre Mac Orlan)

Nous suivons l’histoire d’un jeune voyou et criminel qui, pour échapper à la justice, décide d’embarquer à bord d’un navire. L’aventure commence pour lui…

 

Le loups des mers (librement adapté du roman de Jack London) :

La raison du plus fort : telle est la devise de Loup Larsen, capitaine de la goélette phoquière Le Fantôme. Recueilli à la suite d’un naufrage, Humphrey Van Weyden, un homme de lettres, va être contraint de vivre dans l’enfer de la goélette du violent Loup Larsen…

 

Hommes à la mer (huit nouvelles librement adaptées)

Huit récits graphiques tirés de nouvelles d’auteurs célèbres, dont l’action se déroule sur les océans et entrecoupés de doubles pages illustrées de grands textes : Kernok le pirate, Le sphinx des glaces…

 

Bonne lecture !

Elias

Elias
Elias

(sources visuels : electre)

Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro

 

Alors qu’il se présente à la caisse d’un magasin pour régler ses courses, Fabrice réalise l’impensable. Il a oublié sa carte de fidélité dans la poche de son autre pantalon !!! Comment a-t-il pu ??? Qui pourrait comprendre ???

Gardant tant bien que mal son sang-froid, il tente de s’expliquer auprès de la caissière. La tension monte d’un cran lorsqu’un vigile intervient. C’est clair désormais, Fabrice est dans de sales draps…

Le vigile tente de l’interpeller mais Fabrice réagit en s’armant d’un poireau tout juste acquis ! Puis, la situation dégénère complètement. Le vigile menaçant, annonce même au client qu’il s’apprête à réaliser une roulade arrière (figure qu’il maîtrise pourtant moyennement) mais en vain… Fabrice s’enfuit du magasin (en marchant très rapidement comme quelqu’un qui court).

En quelques secondes seulement Fabrice, auteur de BD sans histoires, est devenu l’ennemi public n°1…

Entamant une fuite effrénée (parfois en voiture mais plus souvent à pied), le fugitif solitaire part à la recherche d’une planque, dans un endroit perdu et coupé monde. Il choisit la Lozère…

Zaï Zaï Zaï Zaï (un titre qui parlera à tous les fans de Joe Dassin et ils sont nombreux) est un road movie farfelu délirant et jubilatoire!

Au fil des pages, Fabcaro nous inondent de répliques et de dialogues aussi absurdes qu’insensés pour notre plus grand bonheur! Chaque planche est prétexte à un nouveau gag mettant en scène Fabrice ou d’autres personnages en marge de l’histoire.

Le comportement et les commentaires de ces individus révèlent les travers de notre société. Avec Zaï Zaï Zaï Zaï, l’auteur se moque gentiment de ces concitoyens en détournant les grands débats qui animent la France d’aujourd’hui : impact des médias, oppositions politiques, intégrations des minorités, tensions sociales, individualisme…

Bref si vous appréciez l’humour absurde et la satire sociale (et Joe Dassin), je vous recommande vivement la lecture de cette bande dessinée d’humour!

Et puisque vous avez pris le temps de lire mon billet, voici une petite récompense, quelques planches de Zaï Zaï Zaï Zaï !!!

Bonne lecture !

Elias

Elias
Elias

(sources photos : electre – actuabd.com – BDZoom)

 

Bastien Vivès, jeune prodige de la bande-dessinée française.

 

Né le 11 février 1984, Bastien Vivès représente une nouvelle génération d’auteur de bande dessinée. Salué par la critique pour ses romans graphiques Le Goût du chlore et Polina, il entre en 2012 dans la collection « Shampooing » dirigée par Lewis Trondheim, aux éditions Delcourt.

Bastien Vivès y décline en plusieurs tomes des strips issus de son blog  « Comme quoi » des thèmes qui lui sont chers : les jeux vidéo, l’amour, la famille, la bande-dessinée…Il fait preuve de beaucoup d’autodérision et d’un humour décapant.

On y appréciera un dessin épuré et délicat, ce qui tranche parfois avec le propos de l’auteur qui tourne en dérision l’univers de la bande-dessinée, les auteurs confrontés à leurs obligations : dédicaces, conférences….On y devine les frustrations et complexes d’un  Bastien Vivès qui laisse ici libre cours à son imagination, parfois…débridée.

Il nous parle ici de sa façon de travailler.

Voici ce qu’il dit de son art :

« Je voulais raconter des histoires qui me tenaient à cœur, c’était mon cinéma du pauvre. Mais j’ai découvert une puissance différente des autres arts, celle de l’ellipse. On peut raconter la disparition du monde en deux vignettes. »

Un auteur de BD qui a 32 ans, a déjà reçu deux prix du festival d’Angoulême , en 2009 pour Le goût du chlore, l’album qui l’a fait connaître au grand public, puis de nouveau en 2015 pour la série Lastman co-écrite avec Balak et Michaël Sanlaville. Un jeune auteur prometteur donc dont on entendra encore  parler à coup sûr dans les prochaines années.

Célia

[Sources ill. : Le goût du chlore/Bastien Vivès-Electre]

Marjane Satrapi fait son cinéma

 

Le film dont je vais vous parler aujourd’hui est l’adaptation de la bande-dessinée éponyme Poulet aux Prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, parue en 2004 aux éditions de l’Association.

L’histoire

Nasser Ali Khan, violoniste et musicien reconnu n’a plus goût à la vie. En difficulté dans son couple, il décide de mettre fin à ses jours. Ne sachant comment y parvenir, il se met au lit et attend que la mort vienne à lui. Il laisse ses idées vagabonder et se remémore ce que fut sa vie, sa rencontre avec l’amour et la musique, ses enfants…

Une adaptation réussie

Marjane Satrapi nous avait déjà enchantés avec Persépolis. Elle nous surprend ici avec Poulet aux prunes, dont la narration et l’onirisme font penser à un conte oriental.

Lectrice de la première heure de Marjane Satrapi, je n’ai pas beaucoup aimé l’adaptation au cinéma de Persépolis car pour moi les quatre tomes de la série ne pouvaient être résumés en une heure et demie…Et le charme n’opérait pas.

Au contraire, il me semble que Poulet aux prunes  est une vraie réussite à tous points de vue : esthétique, narratif, interprétation des personnages par des acteurs bouleversants… Il faut quand même souligner la présence d’acteurs tels que Mathieu Amalric, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani, Eric Caravaca, et Isabella Rossellini…Le rôle du conteur revient à Edouard Baer qui nous berce de sa voix suave et chaleureuse.

C’est un conte oriental car la tragédie et l’humour  s’entremêlent avec volupté…Nous y découvrons aussi le secret du génie de Nasser Ali…Mais je ne vais pas tout vous raconter. Laissez le charme opérer… !

Célia

[Source ill. : Le Pacte-Pixabay/Uskyherz]

Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait que ce qu’elle veut

Avec sa belle couverture orange flamboyant, le tome 2 des Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, écrit et illustré par Pénélope Bagieu, est paru le 26 janvier dernier aux éditions Gallimard Bande dessinée. Tout comme le premier tome (à la belle couverture bleu azur), publié en septembre 2016, nous découvrons quinze portraits de femmes « culottées », à la personnalité bien trempée et au destin peu ordinaire. L’occasion de mettre en lumière leur auteure, Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait elle aussi que ce qu’elle veut.

 

©Mathilde Chicaud

Il était une fois…

Une vocation précoce

Pénélope Bagieu est née le 22 janvier 1982 dans le 14e arrondissement de Paris. Elle commence à dessiner dès qu’elle est en âge de tenir un crayon et se lance dans l’écriture de livres qu’elle confectionne de A à Z (jusqu’à la reliure au scotch ou à l’agrafeuse). Son avenir est déjà clairement défini : elle sera dessinatrice (elle ne divergera de cet objectif qu’entre 5 et 6 ans, en rêvant de devenir reine d’Amérique, souhait vite enterré pour revenir à ses premières amours graphiques…).

Une histoire de nez

Après des études à l’École nationale supérieur des arts décoratifs de Paris, puis au Central Saint Martins College of Art and Design, elle trouve rapidement un agent, sans doute subjugué par ses nombreux talents. La jeune femme possède en effet de nombreuses cordes à son ar[t], du dessin à l’animation en passant par le graphisme. Tout l’inspire : de la marque de produits surgelés à la lingerie, en passant par son quotidien qu’elle relate sur son blog « Ma vie est tout-à-fait fascinante », sous le pseudonyme de Pénélope Jolicoeur. Mais elle aime surtout croquer l’être humain dans sa diversité, par des personnages hauts en couleurs. Petit détail amusant : elle commence toujours par dessiner leur nez… un cap à passer sans doute… (« C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! ») !

Des culottées

Ses personnages sont à son image : modernes, pimpantes et déterminées à se battre pour s’émanciper des préjugés et des diktats, de Joséphine à Charlotte, en passant par le florilège des Culottées… Ces culottées, des femmes qui ont comme point commun d’avoir pris en main leur destin malgré les nombreux obstacles qui se sont dressés sur leur chemin, au-delà de leur époque, de leur culture, de leur nationalité, de leur métier. Des artistes, des impératrices, certes, mais aussi des gardiennes de phare, des travailleuses sociales, des gynécologues. Le tome 1 s’ouvre ainsi avec Clémentine Delait, femme à barbe née au XIXe siècle, ce qui introduit bien le propos selon l’auteure : des femmes qui ont des c… se considèrent à juste titre aussi libres que les hommes.

Ce projet, à l’origine sous la forme d’un blog hébergé par LeMonde.fr, lui a demandé des mois de documentation, de la lecture d’épaisses biographies au mince filet dans la presse locale. Autour, il a fallu broder une histoire, la mettre sur papier, sur quelques pages, en images. S’imaginer confrontée aux mêmes situations, se transporter dans un contexte parfois très différent de la sienne, incarner le personnage. Un exercice de taille, mais qui fait écho aux propres combats de Pénélope Bagieu. Armée de sa plume et de son bagou, elle n’hésite en effet pas à dénoncer le sexisme dans la profession et dans la société en général, la surexploitation des ressources terrestres ou encore le racisme. Sa plus grande fierté est de donner envie d’apprendre, d’en savoir plus, comme dans ses chroniques dynamiques promouvant la bande dessinée sur le site MadmoiZelle.com. En 2013, elle est ainsi nommée Chevalier des arts et des lettres lors du festival d’Angoulême par la ministre de la Culture. Parions que dans quelques années, quelques pages lui seront consacrées dans le dernier tome des Culottées !

Pour aller plus loin :

Le blog des Culottées
Pénélope Bagieu sur Twitter

Source des premières de couverture : Electre

 

Mathilde Chicaud
Mathilde l’Arbre-en-ciel