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Contes des sages cuisiniers

Avec Les Contes des sages cuisiniers, Pascal Fauliot et Patrick Fischmann nous entraînent à la découverte de 25 contes de tous les pays, tous reliés à la cuisine. 

Dans cet ouvrage, le lecteur découvre des traditions et des savoir-faire culinaires à travers les continents et les époques. Grâce à ces contes, il se retrouve aussi bien autour d’une table princière que dans un camp nomade ou une chaumière. Il visite les traditions de l’Inde, de l’Afrique, du Maghreb.

Un réel dépaysement, une ouverture sur des traditions gourmandes et des cultures variées.

Chaque conte est superbement illustré par une iconographie soignée et une frise différente pour chacun.

Quelques titres de contes vont vous donner l’eau à la bouche :
– les petits pains de l’impératrice
– un festival d’aubergines
– le chant du couscous
– le dîner des prétendants
– etc.

Voici un extrait magnifique qui vous fera penser à votre marché :

« Le grand bonheur de Ch’hâ consistait à déambuler au milieu des étals du vieux marché. Il s’extasiait devant les poivrons et les tomates, il les soupesait et les levait vers le soleil, choisissant ceux qui étaient gorgés de lumière. Gourmand, il jouait avec les gousses d’ail et les gros oignons blancs, dénichait dans les couches de peau des saveurs dissimulées au profane, faisait grande provision de citrons et d’olives marinés aux herbes et aux piments. »

Partez à la découverte d’autres contes de la collection Contes de sages au Seuil.

(source image :  Electre)

Epona

Jack et la Mécanique du cœur

Il était une fois… un jeune garçon nommé Jack, affublé d’une horloge à la place du cœur. Une mécanique fragile, qu’il doit remonter tous les matins, et dont le moindre sentiment un tant soit peu intense peut dérégler les rouages. Mais voilà que Jack tombe amoureux…

Source : Electre

Il était une fois…

18 avril 1874, Édimbourg. Le jour le plus froid du monde. Si froid que lorsque le petit Jack naît, son cœur, complètement gelé, se brise… Une mystérieuse sage-femme-horlogère-sorcière, le Docteur Madeleine, le recueille et le sauve en remplaçant son cœur glacé par une horloge. Dès lors, il doit suivre trois règles fondamentales :

« Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l’horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique du cœur sera brisée de nouveau. »

 MALZIEU Mathias, La Mécanique du cœur, Paris : J’ai lu, 2009, p. 32.

Choyé par sa mère adoptive, Jack n’octroie le droit de sortir de chez lui qu’à l’âge de 10 ans. Et c’est en ce jour d’anniversaire qu’il croise la route de Miss Acacia, petite chanteuse andalouse perchée sur talons aiguilles, et qui n’y voit rien à plus de 30 centimètres à la ronde. À partir de cet instant, son destin est scellé : il fera tout pour la revoir et la séduire, quitte à affronter le sombre Joe, son rival, et à parcourir monts et contrées jusqu’en Espagne, dans un parc d’attraction désertique. Heureusement, il peut compter sur un ami de taille : le fantasque George Méliès, qui le poussera à décrocher la lune.

Une œuvre triptyque

Cette histoire, sortie de l’imaginaire de l’auteur-chanteur-compositeur Mathias Malzieu, a donné lieu non pas à une, mais à trois créations : un roman, puis un album en 2007, et enfin un film d’animation en 2014. Une œuvre  triptyque, dont chacune des trois facettes nourrit l’histoire… Mathias Malzieu est coutumier du fait, puisque l’album Monsters in Love de son groupe de rock français Dionysos était déjà inspiré de son roman autobiographique Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, tous deux sortis en 2005 (et encore aujourd’hui avec le roman et l’album Vampire en pyjama). Mots mis en musique, mis en images, et réciproquement.

Le roman est un petit bijou, écrit tel un poème, ou plutôt une chanson, aux refrains rythmés et vibrants, et aux couplets plus mélancoliques. Il nous plonge dans une atmosphère « burtonienne », onirique et gothique, où le fantastique nourrit le réel. Les métaphores sont d’une rare finesse, elles nous font rêver autant que réfléchir. Un cœur-horloge (qu’est-ce que le temps a à voir avec les sentiments ?), une fille-acacia (« jeune-fille-en-fleurs… et en épines !), une colonne vertébrale xylophone…

Un conte initiatique, où le héros se bat avec ses émotions… Mais finalement, celles-ci ne sont peut-être pas des ennemies…

Source : AlloCiné

Le film d’animation, ponctué des chansons de l’album éponyme du groupe Dionysos, reprend assez fidèlement le récit originel, hormis quelques adaptations chronologiques et surtout, une fin différente, en suspens, laissant libre cours à notre imagination. Le décor et les personnages ont été remarquablement modélisés par la graphiste-illustratrice Nicoletta Ceccoli, qui a su retranscrire l’atmosphère du roman, entre lyrisme et romantisme noir.

Les personnages, longs et effilés, aux grands yeux expressifs, se situent entre Tim Burton et Rebecca Dautremer, tout en étant les doubles fictifs des membres de l’équipe du film :

  • Mathias Malzieu est Jack, reconnaissable à sa coupe de cheveux atypique (hérissé à l’arrière et aux longues pattes sur les joues) et à ses costumes queue-de-pie noirs.
  • Olivia Ruiz est Miss Acacia, petit oiseau andalou
  • Jean Rochefort est Georges Méliès, bondissant et à moustache
  • Grand Corps Malade est le sombre et inquiétant Joe

Le film regorge d’ailleurs de petits clins d’œil : extraits de chansons des précédents albums de Dionysos ou d’Olivia Ruiz, un groupe de squelettes musiciens s’appelle « Dionys-os » dans le train fantôme…

Davantage qu’une œuvre strictement définie par un début et une fin, Mathias Malzieu crée et vit dans un univers qui lui est propre, fait de magie, de rêve et de musique.

   

MALZIEU Mathias. La Mécanique du cœur. Paris : J’ai lu, 2009, p. 32.  (1re édition Flammarion 2007). 160 pages.

La Mécanique du cœur, 6e album du groupe de rock français Dyonisos, sorti le 5 novembre 2007.

Jack et la mécanique du cœur, film d’animation musical réalisé par Stéphane Berla et Mathias Malzieu. Sorti en salles le 5 février 2014. 1h34.

Source des images tirées du film : AlloCiné

Mathilde Chicaud
Mathilde L’Arbre-en-ciel

Rendez-vous conte : Les illustrateurs s’emparent des contes !!!

De Gustave Doré à Benjamin Lacombe

les illustrateurs s’emparent des contes…

Pour transmettre en image l’atmosphère du conte, allons faire un petit tour du côté de ces véritables artistes que l’univers féerique inspire. Je vous en présenterai seulement trois d’entre eux car cette sélection reste subjective comme toujours…A partir de quels critères ai-je sélectionné ces trois illustrateurs ? A vous de le deviner ?

Gustave Doré

Caricaturiste, illustrateur, graveur, peintre et même sculpteur, ce surdoué du dessin nous laisse un héritage artistique sans équivalent et à jamais gravé dans la mémoire collective.

En 1862,  à la demande de Pierre-jules Hetzel, il réalise des gravures fascinantes pour illustrer les contes de Perrault.

Les contrastes du noir et du blanc, l’aspect dramatique des scènes représentées nous donne à voir un Perrault saisissant proche du fantastique. A travers quarante planches souvent qualifiées d’hypnotiques, Gustave Doré reste le maître incontesté du merveilleux et a inspiré des générations d’artistes jusqu’au fameux personnage du chat potté dans « Shreck » .

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez-pas à jeter un œil ici

Jean Claverie

Il est Surnommé « le joueur d’images » car il partage son temps entre la musique (blues) et le dessin (aquarelliste hors pair). Auparavant il fut professeur à l’école des beaux-arts de Lyon et à l’école Emile Colhl (rien que cela). Cet amoureux des contes réalisera même son premier livre autour de la musique avec « Le joueur de flûte de Hamelin » en écho à une enfance bercée par Grimm, Andersen et Perrault.

Célèbre auteur-illustrateur, il interprète le conte à sa façon, propose des versions contemporaines voire urbaines, en rythme avec beaucoup d’humour.

Pour les contes de Perrault, il créé de magnifiques aquarelles. Son adaptation du petit chaperon rouge renouvelle le récit dans un ton plus coloré, moderne.

Pour vous immerger dans l’esprit conte de fées,  Il est encore possible d’écouter la visite sonore de l’exposition « Conte de fée »  qui a eu lieu  du 6 décembre au 6 avril 2015  au Palais lumière de la ville d’Evian en compagnie de Dominique Marny qui vous parle un peu de Jean Claverie ici.

Benjamin Lacombe

Diplômé de l’Enssad en 2001, il travaille très vite dans la publicité et l’animation. Déjà à 19 ans, il se fait remarquer par les critiques avec son projet de fin d’année, un album jeunesse intitulé  » Cerise Griotte ».

A la fois auteur et illustrateur, il incarne la nouvelle vague de l’illustration française grâce à une esthétique étrange à mi-chemin entre Gustave Doré et Tim Burton (on le compare souvent à eux). Du premier, il nous rappelle la beauté inquiétante (on peut dire presque gothique), l’inspiration « Burton » se construit surtout autour d’une ambiance teintée de couleurs sombres.

Mais son trait, virtuose, ne ressemble à aucun autre, entre réel et imaginaire, avec des portraits mélancoliques sublimes. Imprégné du romantisme du dix-neuvième, son culte du vintage, sa passion des contes se devinent entre les lignes, il sait réinventer le conte à sa façon.

Je vous conseille d’aller voir un peu de ce côté-ci.

 

Rendez-vous conte : Blanche-neige sous toutes les coutures

Miroir, miroir, dis-moi quelle Blanche-neige est la plus connue ?

Quid de cet icône qui n’existe pas uniquement dans les contes.

Blanche-neige n’est pas juste l’héroïne des frères Grimm. Elle voyage depuis toujours entre la littérature, le cinéma, la BD. On l’admire, elle fait rêver les petites filles, chanter les petits comme les grands.

Star indétrônable et immortelle,  sa biographie ne serait pas facile voire impossible à réaliser, avouons-le. C’est pourquoi je vous propose un rapide tour d’horizon de toute sa carrière sur tous les genres confondus (ne vous inquiétez pas, j’ai dit RAPIDE)…

TOP DES « BLANCHE-NEIGE » : ACTRICES

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TOP DES  « BLANCHE-NEIGE » : PERSONNAGES DE BD

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TOP DES  « BLANCHE-NEIGE » : SÉRIES- TELES – COMEDIES MUSICALES : ici ou la

   TOP DES  « BLANCHE-NEIGE » : DESSINS ANIMES : ici ou la ou ici

Rendez-vous conte : La psychanalyse des contes de fées

 

Aujourd’hui, une petite leçon documentaire…

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Il était une fois, « La psychanalyse des contes de fées » par Bruno Bettelheim.

« Contrairement à ce que l’on affirme trop souvent, les contes de fées ne traumatisent pas leurs jeunes lecteurs » 

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Bruno Bettelheim, un éminent psychologue pour enfants qui nous donne des clés pour mieux comprendre les contes.

« Psychanalyse », rien que le mot peut faire peur, mais pourtant, croyez-moi, ce livre est à mettre entre toutes les mains (bon, vous n’allez pas le lire en une soirée non plus, il ne faut pas exagérer)…

Avec une partie théorique sur les fondements du conte et une partie plus pratique, Bruno Bettelheim nous parle simplement (je vous assure que vous n’avez pas besoin de reprendre des études de psychologie). De plus, il nous apprend qu’on a enfin le droit de rêver aux contes sans passer pour un naïf (ouf, j’adore ça) et qu’en plus il a des vertus thérapeutiques (si, si) sur les enfants mais aussi sur les parents (Ahhhh !)…

On découvre, entre autre, que le conte est un rite de passage entre l’univers de l’enfance et le monde des adultes et surtout qu’il aide à développer l’imagination…Pour finir, il offre une belle analyse du monde qui nous entoure en passant par le merveilleux …Je n’en dirai pas plus, j’espère avoir aiguisé votre curiosité…

Alors pour en savoir plus sur le mythe oedipien de Blanche-neige ou le problème de rivalité fraternelle de Cendrillon, n’hésitez pas à venir l’emprunter dans votre bibliothèque !

 

 

Le monstre de Nix

Chers Voyageurs,

C’est l’été et pour certain c’est les vacances, le temps de la détente, de la découverte. Aujourd’hui nous vous proposons de vous laisser charmer par ce petit film d’animation :

Le monstre de Nix de Rosto.

Résumé : Willy est un jeune garçon qui habite avec sa grand-mère dans le village féerique de Nix. Un matin, il découvre que celle-ci a disparue et qu’un monstre terrifiant sévit à Nix en dévorant tout sur son passage. Willy décide de partir dans la forêt à la recherche de ce soi-disant monstre pour le combattre. Mais le voyage qui l’attend est des plus inattendus…

Savoureux mélange d’un monde digne de Tim Burton avec des chansons qui nous replongent avec plaisir dans l’ambiance de « Charlie et la Chocolaterie »  et de l’univers de Terry Pratchett, ce film d’animation nous entraîne dans un univers fantastique à la fois gothique et poétique. Un étrange voyage plein d’émotion …

Alors, chers voyageurs, allez-vous, à l’image de Willy, partir en terre inconnue et affronter le monstre ?

Nous espérons que oui…

Le monstre de Nix 2

Pour avoir accès au film depuis la plateforme e-médi@, cliquez sur l’image. 

Couverture du roman "La clé des vents" de Stephen King

La Clé des vents de Stephen King

Chers voyageurs,

Il arrive que les auteurs de fantasy inventent des légendes et des contes créant alors un passé et un folklore propres à leur univers littéraire.

C’est le cas de Stephen King avec son roman La Clé des vents. Ce livre s’inscrit dans la saga « La Tour sombre » évoquée dans notre précédent voyage Incroyable Fantasy. Mais, nul besoin d’avoir lu les tomes composant cette saga pour apprécier La Clé des vents.

Couverture du roman "La clé des vents" de Stephen King

Cet ouvrage est construit sur le principe des poupées gigognes. Dans un monde en pleine décadence, Roland, un pistolero poursuivant une quête, raconte un pan de son passé à ses compagnons de voyage : une enquête sur un changeur de formes menée dans sa jeunesse. Et, au cours de cette histoire passée, Roland prend sous son aile un jeune garçon auquel il raconte un conte de son enfance : La Clé des vents. Ce conte merveilleux et mélancolique suit l’histoire d’un petit garçon, Tim Ross, dont le père vient de mourir dans d’étranges circonstances. Sa mère se remarie à un homme violent qui, à force de mauvais traitements, la rend aveugle. Tim s’enfonce alors dans la sombre forêt bordant son village en quête d’un remède…

Les deux histoires haletantes composant ce roman foisonnent de personnages hauts en couleurs dépeints avec une plume efficace et acérée. La Clé des vents confirme que Stephen King est un conteur hors normes. A dévorer de toute urgence !

Entre contes et légendes

Chers voyageurs, avant de faire cap vers le pays des légendes, arrêtons nous un instant sur une oeuvre bien particulière. Dans notre précédent voyage nous vous avions parlé des différents genres de la fantasy et notamment  de la light fantasy (fantasy humoristique).

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Quand les dieux Buvaient de Catherine DUFOUR, que l’on compare bien souvent à Terry Pratchett, est une série complètement décalée et pleine d’humour.

Résumé : Tous les contes commencent par « il était une fois » et finissent par « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Oui mais… et après ? Et si le  miroir magique était devenu complètement gâteux,  Blanche Neige complètement dictatoriale et vindicative, Peau d’âne une jeune femme au  tempérament bien trempé et Merlin un ange chanteur ??

Imagination foisonnante, situations cocasses, personnages hauts en couleur… vous laisserez vous emporter dans cet univers ??