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Une BD : Western de G.Rosinski et J.Van Hamme

Western de G.Rosinski et J.Van Hamme, Le Lombard

1858, Wyoming. Ambrosius Van Deer, un gros éleveur, a promis la somme faramineuse de 1000 dollars à qui lui ramènerait son neveu enlevé par les Sioux. Alléché, Jess Chisum tente un coup de bluff: faire passer son propre frère pour l’enfant tant recherché. Bien mal lui en prend: accusé de meurtre et amputé d’un bras, le jeune homme ne pourra plus compter que sur son habileté au colt pour que vive la légende du cow-boy manchot.

Superbe bande dessinée du duo d’auteurs de Thorgal, le graphisme et les couleurs nous propulsent directement dans le far west du 19ième et jouent pour beaucoup dans mon coup de coeur pour cet album.  Une ambiance western sombre et sans pitié, là où ni la nature ni les hommes ne vous font de cadeaux. Le scénario est bien construit et ne manquera pas de vous surprendre jusqu’au coup de théâtre final !

Et pour voir le travail de l’artiste c’est en cliquant ici!

(source photo : Electre)

Zabo

lonesome dove

Lonesome Dove – Larry McMurtry

En route pour le Texas !! C’est là que vous allez découvrir la vie des cow-boys. Larry McMurtry est un romancier, essayiste et scénariste américain. Son roman, Lonesome Dove, que nous avons choisi de vous présenter a reçu le prix Pulitzer en 1986 et a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique. 

   A Lonesome Dove, Texas, les héros sont fatigués. Augustus McCrae et Woodrow Call ont remisé leurs armes après de longues années passées à combattre les Comanches. En cette année 1880, pourtant, l’aventure va les rattraper lorsqu’ils décident de voler du bétail au Mexique et de le convoyer jusque dans le Montana pour y établir un ranch. Commence alors un périple inédit de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Ouest. 

 De nombreuses épreuves attendent encore le convoi lors de cet extraordinaire périple à travers l’Ouest. Les hommes devront tour à tour affronter les éléments déchaînés, des pillards et leurs propres démons. Quand, au bout d’un piste longue et périlleuse, ils arriveront enfin dans le Montana, certains manqueront à l’appel. 

Notez que Lonesome Dove a été réédité par les éditions Gallmeister en 2011 et à nouveau en 2017 dans la collection Totem. Nous vous conseillons avec enthousiasme cette maison d’édition qui effectue un travail éditorial passionnant pour les amoureux de littérature américaine. C’est par ici.

Vous trouverez un article sur l’auteur ici et un article sur la série TV ici.

  
Lonesome Dove est un roman dont on a dû mal à se séparer. Les personnages sont attachants, authentiques et truculents. Du Nouveau-Mexique au Montana on est littéralement transporté dans les grand espaces américains. Mais je n’en dirais pas plus, je vous laisse le soin de juger par vous-même…

Bonne traversée de l’ouest et bonne lecture!

Zabo 

(source: electre)

Le Signal de Ron Carlson

Pour poursuivre votre découverte de l’ouest américain, voici un livre qui devrait vous passionner. Le Signal de Ron Carlson met en scène un couple qui part en expédition dans les montagnes du Wyoming.

Pour la dernière fois, Mack et sa femme partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Cette randonnée est un moment de complicité retrouvée.
Pour Mack, cette expédition est aussi la dernière mission qu’il exécute pour le compte d’un intermédiaire douteux afin de sauver son ranch de la faillite. Mais cette mission se révélera bien plus périlleuse que prévu : il doit retrouver une mystérieuse balise égarée lors d’un survol de la région.

Dans ce roman, Ron Carlson nous invite à découvrir le Wyoming grâce aux magnifiques descriptions. De plus, les 6 jours de randonnée sont ponctués de flash-back qui nous aident à comprendre le couple et pourquoi il vient à se séparer.  C’est un roman qu’on lit d’une traite, où le suspens est garanti.

Bonne lecture !

Epona et Belly Boat

(sources images : Wikipedia / Electre pour la couverture)

 

3h10 pour Yuma

 

affiche-3h10-pour-yumaCette semaine, place à un très bon western et chose notable, il ne date pas de l’âge d’or du genre (années 50 et 60). Non le film 3h10 pour Yuma de James Mangold a été réalisé en 2007. Pour la petite histoire, c’est un remake du film homonyme datant de 1957.On y retrouve deux pointures d’Hollywood, Christian Bale (The Dark Knight) et Russell Crowe (Gladiator).

3h10 pour Yuma est une confrontation entre deux modes de vies radicalement différents que l’univers du Far West a engendré, d’un côté l’humble paysan qui s’épuise à subvenir aux besoins de sa famille et de l’autre, le dangereux hors la loi prêt à tout pour assouvir sa soif d’or et de liberté…

Christian Bale incarne le rôle du fermier Dan Evans et Russell Crowe, celui du bandit Ben Wade. Deux esprits que tout oppose, si ce n’est la quête d’une rédemption…

3h10 pour Yuma est un film sobre, rythmé, efficace, bien interprété et surtout captivant jusqu’à la dernière seconde! Voici le synopsis :

mexico-79215_960_720Rien ne pouvait préparer Dan Evans à cette rencontre inoubliable. Alors qu’il s’occupe de son bétail avec ses fils, il assiste, impuissant à l’attaque d’une diligence. La bande de Ben Wade vient encore de frapper. Le coup est une réussite. Pourtant, peu de temps après son forfait, le chef de bande est interpellé par le Shérif. L’arrestation n’est pas dû au hasard, c’est Dan Evans, homme de principe et loyal, qui alerte les autorités et participe à sa capture.

Malgré cet acte, la situation du fermier est toujours aussi misérable. Il doit de l’argent, beaucoup d’argent. Il a beau se tuer à la tâche, ses terres ne rapportent rien. Acculé et méprisé de toute part, Dan est dans l’impasse. Même au sein de sa famille, la situation se complique. Son fils se détourne de lui et sa femme ne le regarde plus vraiment…

Malgré tout, cette arrestation peut changer la donne…

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C’est officiel, Ben Wade sera pendu à la prison du comté. Pour cela, une escorte est constituée au pied levé pour conduire le bandit à la gare de Yuma. Une récompense en dollar est promise à chacun. Dan Evans se porte volontaire sans hésitation même si l’aventure s’annonce bien trop dangereuse pour un simple paysan, estropié qui plus est… L’argent l’intéresse bien sûr, mais là n’est pas le plus important. Cette affaire est devenue un affaire d’honneur et de dignité pour lui.

Il veut montrer à son fils qu’il est un homme courageux et valeureux et jusqu’où il est capable d’aller pour assurer une vie décente à sa famille…

Mais la route à destination de Yuma est longue et Ben Wade n’a pas dit son dernier mot… Il n’y a pas de temps à perdre…

Le moindre retard du « 3h10 à destination de Yuma » pourrait être fatal!

Cliquez ici pour accéder à la bande annonce.

Elias

(sources photos : allociné, Skeeze-Pixabay, tpsdave-Pixabay)

 

Connaissez-vous Pete Fromm ?

Qui d’autre pourrait aussi bien parler de Pete Fromm que son ami éditeur Olivier Gallmeister ?

« C’est un agent qui m’a fait découvrir Pete Fromm. Il était publié dans la même maison que John Voelker, Kathleen Dean Moore, Jim Tenuto et son agent a pensé que le livre m’intéresserait. Il m’en a donc envoyé une copie,  un exemplaire à la couverture affreuse comme souvent les livres aux Etats-Unis. J’ai mis six mois à me plonger dedans et ai évidemment compris tout de suite que c’était un livre parfait pour les éditions Gallmeister.

Quelques mois après, j’ai téléphoné à Pete Fromm pour l’inviter à venir passer quelques jours en France. Son agent ne l’avait pas encore averti que son livre avait été traduit et Pete m’a pris pour un fou. Vérification faite, il a compris qui j’étais et est venu en France avec sa femme Rose : ce fut le début d’une belle amitié. Je vais chez lui à Missoula pratiquement tous les étés depuis.

indian

Il y a deux ans, au cours d’un voyage aux Etats-Unis, nous avons été, la famille de Pete et la mienne, visiter Indian Creek où il avait passé cet hiver à garder les saumons. Dans la cabane où Pete allait pour se laver à quelques miles de là (et qui est aujourd’hui en location pour 50$ la nuit), nous avons trouvé un exemplaire d’Indian creek, annoté par de nombreux visiteurs qui laissaient la trace de leur passage sur le livre. Quand nous nous sommes approché du lieu où était planté sa tente, nous avons croisé un garde qui se tenait là. Avec un air de guide touristique, il nous dit : « Vous venez probablement voir le lieu dont parle Pete Fromm dans son livre ?

–          Euh, oui…en réalité, c’est moi Pete Fromm, a répondu Pete.

Le garde était enthousiaste ! Visiblement, le lieu était devenu une sorte de pèlerinage pour les amateurs de littérature et de grands espaces.

En réalité, Indian creek, le livre de Pete qui a eu le plus de succès aux Etats-Unis (on a même réalisé une édition de ce livre avec couverture dorée à la feuille d’or !), était un livre de commande. Ce qui intéresse Pete en tant qu’auteur est la rédaction de ses nouvelles dont il a d’ors et déjà publié 5 recueils aux Etats-Unis (deux ont été traduits en français). Pete écrit en se laissant porter par sa plume, sans bien savoir où il va, pendant quelques heures à partir de 5 heures du matin. S’il n’en a pas fini avec les personnages imaginés à l’issue de la nouvelle, il prolonge le récit dans un roman (il en a déjà écrit 3). La prose de Pete est à mon avis encore plus belle et plus travaillée dans ces textes même si Indian creek est un petit récit plein d’humour qui comme il le dit lui-même si bien : « est une version bis d’Into the wild, sauf qu’à la fin, le crétin ne meurt pas. » »

Oliver Gallmeister

Un petit extrait pour vous donner encore plus envie de le découvrir :

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
– Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important je me lançai :
– Heu… C’est quoi, une corde de bois?

Luz

{Source photo : Electre}

Quand la nature inspire les écrivains

On le sait tous, la nature a fortement inspiré un bon nombre d’écrivains. Dans le formidable ouvrage « Quand la nature inspire les écrivains » paru en 2015, l’auteur Elisabeth Combres nous entraîne dans une promenade au fil des siècles et nous montre à quel point Dame nature a influencé les hommes de lettres du monde entier.

quand  nature inspire

De Virgile à Michel Tournier, en passant par Jean-Jacques Rousseau, Robert Louis Stevenson et Albert Camus, l’auteur nous présente 50 écrivains du monde entier. Chaque présentation a la même structure :
– portrait-paysage réalisé à l’aquarelle par Titwane
– pensée et parcours de l’auteur (2 pages)
– extrait (2 à 3 pages)

La partie consacrée à Jim Harrison s’intitule « Nature apaisante et sauvage« . On y apprend à quel point cet auteur est passionné par la nature qui l’entoure. Elevé dans une ferme du Michigan, il est véritablement en colère contre son pays qui a défiguré les grands espaces. L’extrait de Dalva qui suit est tout à fait approprié et nous emmène dans la campagne du Wisconsin.

C’est un document remarquable à la typographie élégante, qui met réellement en avant la nature et les auteurs. On savoure ici des textes qui donnent envie de lire ou relire certains auteurs.

Cliquez ici pour parcourir une partie de l’ouvrage.

En novembre 2015, à la sortie de ce document, Elisabeth Combres a donné une interview sur France Inter. A parcourir ici.

Epona

(source image : Electre)

La consolation des grands espaces de Gretel Ehrlich

Aujourd’hui, découvrons l’Etat le moins peuplé des Etats-Unis, le Wyoming, au travers d’un roman beau et contemplatif : La Consolation des grands espaces.

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À la suite d’un deuil, Gretel Ehrlich, scénariste à Hollywood, part à la recherche d’un lieu où abriter sa douleur. Ce sera le Wyoming. De cette existence au cœur d’une nature presque intacte, en compagnie de bergers et de cow-boys auprès desquels elle va redonner un sens à sa vie, est née La Consolation des grands espaces. À la manière de Walden ou la Vie dans les bois de Thoreau ou de Pèlerinage à Tinker Creek d’Annie Dillard, cette peinture d’une Amérique insoupçonnée est aussi le récit d’une expérience essentielle, d’une renaissance bouleversante, vécue dans le souffle vivifiant d’espaces vierges où l’auteur découvre enfin le sentiment de faire partie d’un tout.

Et voici un extrait pour amorcer le voyage :

« Ce que dissimule ce laconisme, c’est de la timidité. Il n’y a pas de mots pour exprimer les sentiments. Ce n’est pas de l’inhibition, car toujours on perçoit un solide caractère sous cette réserve, comme si le vent qui laboure la terre du Wyoming avait emporté les voix de ses habitants, mais que tout le reste s’était fortifié dans l’épreuve.J’ai passé des heures dans un pick-up qui montait à un campement, à l’aube, sans qu’aucune parole ne soit échangée ; j’ai connu des repas où les seuls mots prononcés étaient : « Merci, m’dame » marmonnés à la fin du dîner. Le silence est profond. Plutôt que des paroles, c’est un regard que l’on partage. Observé avec intensité, le monde se transforme. »

Bonne Lecture !

Calamity

(Crédit photo : Falkenpost – pixabay / Couverture : Electre)

Voyage au coeur de Brokeback Moutain…

Amis voyageurs,

Prenons de l’altitude afin de respirer le grand air frais des montagnes !

Tous en selles, direction Brokeback Mountain. Pour ceux qui ne connaissent pas l’excellent film d’Ang Lee « Le Secret de Brokeback Moutain » (2005), un petit résumé s’impose.Brokeback_mountain

Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys sont engagés pour garder ensemble un troupeau de mouton à Brokeback Moutain. Isolés au milieu d’une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu’inattendue. A la fin de la saison de la transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée Alma, tandis que Jack épouse Laureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l’amour né à Brokeback Mountain.

Adapté de la nouvelle « Brokeback Moutain » d’Annie Prouxl, ce film est brillant par sa beauté époustouflante, une véritable invitation au voyage. En effet, Ang Lee nous emmène au cœur de paysages éblouissants de pureté. On ne peut que saluer le jeu d’Heath Ledger et de Jake Gyllenhaal, tous les deux formidables dans leurs rôles. Leurs personnages sont à fleur de peau, inquiets, passionnés, amoureux. Le silence reste maître jusqu’au bout dans ce film où nos deux cow-boys n’osent avouer leurs sentiments . Ang Lee joue principalement sur les émotions de ses acteurs. Sa réalisation est en effet très sobre mais permet de sonder au plus profond des âmes d’Ennis et Jack.

Pas étonnant que ce film ai remporté de nombreuses récompenses comme le lion d’or à la Mostra de Venise, l’oscar du meilleur réalisateur, du meilleur scénario adapté et l’oscar de la meilleure musique.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir ou redécouvrir la bande annonce de ce film si émouvant : c’est par ici !

Voilà donc un film incontournable emprunt de sensibilité et d’émotion. Je le conseille à ceux qui ont envie et besoin de s’évader pour un temps.

Bon visionnage,

Sunray

[Source photos : Paysage de montagnes : TpsDave/Pixabay — Affiche :CVS]