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Le Signal de Ron Carlson

Pour poursuivre votre découverte de l’ouest américain, voici un livre qui devrait vous passionner. Le Signal de Ron Carlson met en scène un couple qui part en expédition dans les montagnes du Wyoming.

Pour la dernière fois, Mack et sa femme partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Cette randonnée est un moment de complicité retrouvée.
Pour Mack, cette expédition est aussi la dernière mission qu’il exécute pour le compte d’un intermédiaire douteux afin de sauver son ranch de la faillite. Mais cette mission se révélera bien plus périlleuse que prévu : il doit retrouver une mystérieuse balise égarée lors d’un survol de la région.

Dans ce roman, Ron Carlson nous invite à découvrir le Wyoming grâce aux magnifiques descriptions. De plus, les 6 jours de randonnée sont ponctués de flash-back qui nous aident à comprendre le couple et pourquoi il vient à se séparer.  C’est un roman qu’on lit d’une traite, où le suspens est garanti.

Bonne lecture !

Epona et Belly Boat

(sources images : Wikipedia / Electre pour la couverture)

 

3h10 pour Yuma

 

affiche-3h10-pour-yumaCette semaine, place à un très bon western et chose notable, il ne date pas de l’âge d’or du genre (années 50 et 60). Non le film 3h10 pour Yuma de James Mangold a été réalisé en 2007. Pour la petite histoire, c’est un remake du film homonyme datant de 1957.On y retrouve deux pointures d’Hollywood, Christian Bale (The Dark Knight) et Russell Crowe (Gladiator).

3h10 pour Yuma est une confrontation entre deux modes de vies radicalement différents que l’univers du Far West a engendré, d’un côté l’humble paysan qui s’épuise à subvenir aux besoins de sa famille et de l’autre, le dangereux hors la loi prêt à tout pour assouvir sa soif d’or et de liberté…

Christian Bale incarne le rôle du fermier Dan Evans et Russell Crowe, celui du bandit Ben Wade. Deux esprits que tout oppose, si ce n’est la quête d’une rédemption…

3h10 pour Yuma est un film sobre, rythmé, efficace, bien interprété et surtout captivant jusqu’à la dernière seconde! Voici le synopsis :

mexico-79215_960_720Rien ne pouvait préparer Dan Evans à cette rencontre inoubliable. Alors qu’il s’occupe de son bétail avec ses fils, il assiste, impuissant à l’attaque d’une diligence. La bande de Ben Wade vient encore de frapper. Le coup est une réussite. Pourtant, peu de temps après son forfait, le chef de bande est interpellé par le Shérif. L’arrestation n’est pas dû au hasard, c’est Dan Evans, homme de principe et loyal, qui alerte les autorités et participe à sa capture.

Malgré cet acte, la situation du fermier est toujours aussi misérable. Il doit de l’argent, beaucoup d’argent. Il a beau se tuer à la tâche, ses terres ne rapportent rien. Acculé et méprisé de toute part, Dan est dans l’impasse. Même au sein de sa famille, la situation se complique. Son fils se détourne de lui et sa femme ne le regarde plus vraiment…

Malgré tout, cette arrestation peut changer la donne…

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C’est officiel, Ben Wade sera pendu à la prison du comté. Pour cela, une escorte est constituée au pied levé pour conduire le bandit à la gare de Yuma. Une récompense en dollar est promise à chacun. Dan Evans se porte volontaire sans hésitation même si l’aventure s’annonce bien trop dangereuse pour un simple paysan, estropié qui plus est… L’argent l’intéresse bien sûr, mais là n’est pas le plus important. Cette affaire est devenue un affaire d’honneur et de dignité pour lui.

Il veut montrer à son fils qu’il est un homme courageux et valeureux et jusqu’où il est capable d’aller pour assurer une vie décente à sa famille…

Mais la route à destination de Yuma est longue et Ben Wade n’a pas dit son dernier mot… Il n’y a pas de temps à perdre…

Le moindre retard du « 3h10 à destination de Yuma » pourrait être fatal!

Cliquez ici pour accéder à la bande annonce.

Elias

(sources photos : allociné, Skeeze-Pixabay, tpsdave-Pixabay)

 

Connaissez-vous Pete Fromm ?

Qui d’autre pourrait aussi bien parler de Pete Fromm que son ami éditeur Olivier Gallmeister ?

« C’est un agent qui m’a fait découvrir Pete Fromm. Il était publié dans la même maison que John Voelker, Kathleen Dean Moore, Jim Tenuto et son agent a pensé que le livre m’intéresserait. Il m’en a donc envoyé une copie,  un exemplaire à la couverture affreuse comme souvent les livres aux Etats-Unis. J’ai mis six mois à me plonger dedans et ai évidemment compris tout de suite que c’était un livre parfait pour les éditions Gallmeister.

Quelques mois après, j’ai téléphoné à Pete Fromm pour l’inviter à venir passer quelques jours en France. Son agent ne l’avait pas encore averti que son livre avait été traduit et Pete m’a pris pour un fou. Vérification faite, il a compris qui j’étais et est venu en France avec sa femme Rose : ce fut le début d’une belle amitié. Je vais chez lui à Missoula pratiquement tous les étés depuis.

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Il y a deux ans, au cours d’un voyage aux Etats-Unis, nous avons été, la famille de Pete et la mienne, visiter Indian Creek où il avait passé cet hiver à garder les saumons. Dans la cabane où Pete allait pour se laver à quelques miles de là (et qui est aujourd’hui en location pour 50$ la nuit), nous avons trouvé un exemplaire d’Indian creek, annoté par de nombreux visiteurs qui laissaient la trace de leur passage sur le livre. Quand nous nous sommes approché du lieu où était planté sa tente, nous avons croisé un garde qui se tenait là. Avec un air de guide touristique, il nous dit : « Vous venez probablement voir le lieu dont parle Pete Fromm dans son livre ?

–          Euh, oui…en réalité, c’est moi Pete Fromm, a répondu Pete.

Le garde était enthousiaste ! Visiblement, le lieu était devenu une sorte de pèlerinage pour les amateurs de littérature et de grands espaces.

En réalité, Indian creek, le livre de Pete qui a eu le plus de succès aux Etats-Unis (on a même réalisé une édition de ce livre avec couverture dorée à la feuille d’or !), était un livre de commande. Ce qui intéresse Pete en tant qu’auteur est la rédaction de ses nouvelles dont il a d’ors et déjà publié 5 recueils aux Etats-Unis (deux ont été traduits en français). Pete écrit en se laissant porter par sa plume, sans bien savoir où il va, pendant quelques heures à partir de 5 heures du matin. S’il n’en a pas fini avec les personnages imaginés à l’issue de la nouvelle, il prolonge le récit dans un roman (il en a déjà écrit 3). La prose de Pete est à mon avis encore plus belle et plus travaillée dans ces textes même si Indian creek est un petit récit plein d’humour qui comme il le dit lui-même si bien : « est une version bis d’Into the wild, sauf qu’à la fin, le crétin ne meurt pas. » »

Oliver Gallmeister

Un petit extrait pour vous donner encore plus envie de le découvrir :

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
– Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important je me lançai :
– Heu… C’est quoi, une corde de bois?

Luz

{Source photo : Electre}

Quand la nature inspire les écrivains

On le sait tous, la nature a fortement inspiré un bon nombre d’écrivains. Dans le formidable ouvrage « Quand la nature inspire les écrivains » paru en 2015, l’auteur Elisabeth Combres nous entraîne dans une promenade au fil des siècles et nous montre à quel point Dame nature a influencé les hommes de lettres du monde entier.

quand  nature inspire

De Virgile à Michel Tournier, en passant par Jean-Jacques Rousseau, Robert Louis Stevenson et Albert Camus, l’auteur nous présente 50 écrivains du monde entier. Chaque présentation a la même structure :
– portrait-paysage réalisé à l’aquarelle par Titwane
– pensée et parcours de l’auteur (2 pages)
– extrait (2 à 3 pages)

La partie consacrée à Jim Harrison s’intitule « Nature apaisante et sauvage« . On y apprend à quel point cet auteur est passionné par la nature qui l’entoure. Elevé dans une ferme du Michigan, il est véritablement en colère contre son pays qui a défiguré les grands espaces. L’extrait de Dalva qui suit est tout à fait approprié et nous emmène dans la campagne du Wisconsin.

C’est un document remarquable à la typographie élégante, qui met réellement en avant la nature et les auteurs. On savoure ici des textes qui donnent envie de lire ou relire certains auteurs.

Cliquez ici pour parcourir une partie de l’ouvrage.

En novembre 2015, à la sortie de ce document, Elisabeth Combres a donné une interview sur France Inter. A parcourir ici.

Epona

(source image : Electre)

La consolation des grands espaces de Gretel Ehrlich

Aujourd’hui, découvrons l’Etat le moins peuplé des Etats-Unis, le Wyoming, au travers d’un roman beau et contemplatif : La Consolation des grands espaces.

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À la suite d’un deuil, Gretel Ehrlich, scénariste à Hollywood, part à la recherche d’un lieu où abriter sa douleur. Ce sera le Wyoming. De cette existence au cœur d’une nature presque intacte, en compagnie de bergers et de cow-boys auprès desquels elle va redonner un sens à sa vie, est née La Consolation des grands espaces. À la manière de Walden ou la Vie dans les bois de Thoreau ou de Pèlerinage à Tinker Creek d’Annie Dillard, cette peinture d’une Amérique insoupçonnée est aussi le récit d’une expérience essentielle, d’une renaissance bouleversante, vécue dans le souffle vivifiant d’espaces vierges où l’auteur découvre enfin le sentiment de faire partie d’un tout.

Et voici un extrait pour amorcer le voyage :

« Ce que dissimule ce laconisme, c’est de la timidité. Il n’y a pas de mots pour exprimer les sentiments. Ce n’est pas de l’inhibition, car toujours on perçoit un solide caractère sous cette réserve, comme si le vent qui laboure la terre du Wyoming avait emporté les voix de ses habitants, mais que tout le reste s’était fortifié dans l’épreuve.J’ai passé des heures dans un pick-up qui montait à un campement, à l’aube, sans qu’aucune parole ne soit échangée ; j’ai connu des repas où les seuls mots prononcés étaient : « Merci, m’dame » marmonnés à la fin du dîner. Le silence est profond. Plutôt que des paroles, c’est un regard que l’on partage. Observé avec intensité, le monde se transforme. »

Bonne Lecture !

Calamity

(Crédit photo : Falkenpost – pixabay / Couverture : Electre)

Voyage au coeur de Brokeback Moutain…

Amis voyageurs,

Prenons de l’altitude afin de respirer le grand air frais des montagnes !

Tous en selles, direction Brokeback Mountain. Pour ceux qui ne connaissent pas l’excellent film d’Ang Lee « Le Secret de Brokeback Moutain » (2005), un petit résumé s’impose.Brokeback_mountain

Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys sont engagés pour garder ensemble un troupeau de mouton à Brokeback Moutain. Isolés au milieu d’une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu’inattendue. A la fin de la saison de la transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée Alma, tandis que Jack épouse Laureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l’amour né à Brokeback Mountain.

Adapté de la nouvelle « Brokeback Moutain » d’Annie Prouxl, ce film est brillant par sa beauté époustouflante, une véritable invitation au voyage. En effet, Ang Lee nous emmène au cœur de paysages éblouissants de pureté. On ne peut que saluer le jeu d’Heath Ledger et de Jake Gyllenhaal, tous les deux formidables dans leurs rôles. Leurs personnages sont à fleur de peau, inquiets, passionnés, amoureux. Le silence reste maître jusqu’au bout dans ce film où nos deux cow-boys n’osent avouer leurs sentiments . Ang Lee joue principalement sur les émotions de ses acteurs. Sa réalisation est en effet très sobre mais permet de sonder au plus profond des âmes d’Ennis et Jack.

Pas étonnant que ce film ai remporté de nombreuses récompenses comme le lion d’or à la Mostra de Venise, l’oscar du meilleur réalisateur, du meilleur scénario adapté et l’oscar de la meilleure musique.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir ou redécouvrir la bande annonce de ce film si émouvant : c’est par ici !

Voilà donc un film incontournable emprunt de sensibilité et d’émotion. Je le conseille à ceux qui ont envie et besoin de s’évader pour un temps.

Bon visionnage,

Sunray

[Source photos : Paysage de montagnes : TpsDave/Pixabay — Affiche :CVS]

Truckee Lake de Christopher Hittinger

Bonjour chers Voyageurs,

truckeelane

Aujourd’hui nous allons suivre un convoi de familles de pionniers parties pour un périple d’Independence (Missouri) à Fort Sutter (côte ouest) grâce au Docu-BD Truckee Lake de Christopher Hittinger. Comme vous l’aurez compris, l’histoire décrite est réelle. Et je vous préviens tout de suite : elle est mortifère.

Au printemps 1846, un groupe de 81 pionniers, appelé convoi ou expédition Donner du nom d’un pionnier qui sera leur chef, part du Missouri pour rejoindre la côte ouest. Ils veulent rejoindre avant les premières neiges Fort Sutter. Après plusieurs semaines de voyage et pour rattraper leur retard, ils empruntent le raccourci Hastings, qui se révélera beaucoup plus périlleux et difficile qu’anticipé. Obligés d’abandonner chariots et bétails, ils continuent d’avancer pour ne pas périr en plein hiver. Bloqués dans la Sierra Madre, le convoi se retrouve dans une situation inextricable.

Le livre suit comme un journal la lente agonie de ces familles parties pour un avenir meilleur mais qui se trouvent confrontées à l’implacabilité de la nature. Absolument bouleversant, ce livre met en lumière les sacrifices de personnes prêtes à tout pour survivre. Si le dessin des visages peut paraître étonnant, le format à l’italienne avec les dessins pleines pages rend l’histoire encore plus immersive sans jamais être voyeuriste.

Bonne lecture !

Corisande

(Source photo : hellowsun – Pixabay / bedetheque.com)

A la découverte de l’Ouest américain

L’ouvrage Sur les routes de l’Ouest : sur les traces de l’expédition Lewis et Clark retrace le parcours de la première exploration officielle des Etats-Unis. L’auteur du livre, Françoise Perriot, a décidé de suivre le tracé de l’expédition pour ressentir l’émotion des premiers aventuriers.

routes de l'Ouest

A la suite de la cession de la Louisiane en 1803 par Bonaparte, les Etats-Unis doublent d’un coup leur superficie. La Louisiane de l’époque ne correspond pas à l’Etat que l’on connaît aujourd’hui : elle allait de la Louisiane actuelle jusqu’au Canada. Après cet événement, le président Thomas Jefferson envoie deux jeunes capitaines, Lewis et Clark, avec pour mission de découvrir une voie fluviale qui, remontant le Missouri, conduirait jusqu’au Pacifique. Cette expédition changea la destinée de la nation américaine.

Cet ouvrage retrace le parcours de l’expédition, allant de St Louis à Astoria sur la côte Pacifique, en passant par les grands espaces du Montana. Grâce à ses cartes très claires, ses illustrations nombreuses et les explications de l’auteur, on découvre la richesse et la beauté de ces territoires.

Découvertes et dépaysement garantis !

Epona

(Source images : Pixabay et Electre)