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Délices d’automne

L’automne est certainement la plus poétique des saisons.

Les arbres se parent de leurs plus beaux atours avant de s’effeuiller pour s’assoupir, enfin.

La clarté vespérale s’éteint prestement laissant nos foyers étinceler un à un.

L’automne est une bien belle saison, une période où la cuisine change, elle devient plus chaleureuse, plus réconfortante.

Pour vous permettre de profiter de cette saison, je vous propose tout un assortiment de plats à déguster.

Les soupes :

Velouté de champignons à la crème fraîche

Soupes à l’oignon, comté avec sa tranche de pain de campagne

Velouté de cresson

Soupe de carottes au cumin

Soupe aux choux fleurs et aux poireaux

Soupe de potimarron au lait de coco

Les plats principaux :

Pintade rôtie aux pommes de terre et châtaignes sautées

Parmentier de haddock à l’ail

Dinde, purée de patates douces et épis de maïs (inspiré du Thanksgiving américain)

Filet de volaille à la normande et sa fondue de poireaux

Lapin à la moutarde aux salsifis poêlés

Limande aux amandes avec ses pommes de terre persillées

Gratin de chou-fleur, pommes de terre et crème fraîche

Gratin d’endives au jambon

Lasagnes aux champignons

Quiche aux cêpes

Potée  aux choux

Tarte aux oignons confits et sa croûte fromagère

Les desserts :

Tarte normande aux pommes

Carpaccio de poires et sa sauce aux deux chocolats

Compote pommes et cannelle aux éclats de meringues

Tarte aux citrons meringuée

Fromage frais et son coulis de fruits rouges

Pain d’épices au glaçage d’automne

Cake au potimarron et sa crème anglaise

Mousse de marron sur son lit de pommes caramélisées

Pour vous donner d’autres idées de plats, voici une petite sélection de livres de cuisine :

Je ne pouvais pas vous laisser sans vous proposer d’écouter l’Automne de Vivaldi

Je vous souhaite à tous un bel automne !

Bastet

[Sources : Pixabay pour les coloquintes (Alexas_Fotos) et les feuilles d’automne (Cocoparisienne)]

De l’été aux couleurs de l’automne

Tomates d’hier et d’aujourd’hui

Documentaire de Louis Albert de Broglie et de Dominique Guérault

Photos de Marc Dantan

Editions HOEBEKE, disponible à la Bibliothèque départementale : 635.6 BRO

Cette ouvrage, centré sur la tomate présente ce fruit sous différents aspects : une grande voyageuse évoquant l’histoire et le chemin parcouru à travers les continents, un lieu où elle est mise en avant « Le Conservatoire de la Tomate de la Bourdaisière », son aspect botanique, sa culture, les différentes variétés, les tomates d’aujourd’hui et sans oublier un chapitre avec de délicieuses recettes. La préface écrite par Jacques Puisais, vice-Président de l’Institut du Goût, est un très beau texte qui nous met en appétit, il peut être lu lors d’animations sur la gourmandise estivale dans les bibliothèques. En voici un extrait en guise d’apéritif :

ça fleure bon la tomate !

L’usage de ce fruit s’est spontanément et tranquillement répandu dans le temps sur l’ensemble de notre terre sans avoir besoin de recourir aux publicités tapageuses. Il s’est fait connaître très simplement par ses propriétés caractéristiques, par le plaisir qu’il procure, par son goût aux riches sensations polysensorielles. Son aspect est varié, puisqu’il peut ressembler à une cerise, donnant envie de jouer avec ces petites billes enfantines, ou à un gros melon (on cite un record de poids dépassant les 3 kilos !). Par ses formes des plus diverses, cette tomate vous attire, elle peut être ronde, aplatie allongée, côtelée, ovoïde…

Les couleurs ne sont pas en reste et si le rouge cerise est la variété la plus répandue, on rencontre une large gamme de nuances chatoyantes, allant du jaune plus ou moins safrané à l’orangé de l’abricot, du rose pourpré au garance, du pourpre royal au laqué carminé, voire des teintes bistrées. En conséquence, un fruit qui s’éloigne de toute monotonie. Mais en le touchant, alors on rencontre une similitude par le contact avec une peau lisse, un grain extrêmement fin conduisant vers un incomparable glissant.

Tout ceci nous donne envie de couper ce fruit en deux. On découvre alors une masse colorée, aux apparences pulpeuses, juteuses, luisantes de loges qui peuvent être nombreuses (allant jusqu’à douze). A l’intérieur de chacune d’elles, selon les variétés, un liquide albuminoïde entoure des petites graines légèrement translucides.

Alors se dégagent des odeurs : ça fleure bon la tomate ! L’intensité est variable selon les espèces qui doivent être adaptées à la nature des sols et du climat de l’endroit, car c’est le milieu qui est le véritable porteur du goût authentique. 

En bouche, la tomate nous propose des saveurs plus ou moins sucrées ou acides, selon le stade de maturité. La structure peut être accompagnée d’une certaine astringence, mais c’est par son « toucher » que la tomate nous séduit. Elle est charnue avec une chair fine se déclinant selon les diverses natures de fermeté. Parfois se devine un caractère farineux, mais dans tous les cas les impressions de « juteux », parfois de « moelleux » vont libérer progressivement les arômes de la tomate, cela est certain. On pourra également reconnaître des notes rappelant celles du foin frais, de la groseille à maquereau, de la pomme de terre (rien d’étonnant puisque ces plantes appartiennent à la même famille), sans oublier les notes musquées ou muscadées.

Oui, la tomate est bavarde, lorsqu’elle a pu mûrir entre ciel et terre sans ces artifices qui conduisent à des satisfactions plus quantitatives que qualitatives. Nous dirons que cet ensemble de propriétés organoleptiques de la tomate nous satisfait par ses apports rafraîchissants, voir apéritifs. Mais ce fruit qui est le plus souvent utilisé comme légume aime s’abandonner à des mains expertes pour de multiples et délicieuses préparations.

Tout d’abord, la simplicité avec le sel, ce sel de la vie qui exhausse les caractères sensoriels et fait sourire la tomate. Puis en salade ou sel et acidité viennent compléter la palette des saveurs ; ou encore cuites, favorisant la perte de l’eau de végétation rendant le fruit plus moelleux et vif, rehaussant ainsi nos plaisirs de table. Que la tomate soit servie froide ou chaude, elle demeure un acteur très présent de la gastronomie, pouvant se présenter dans tous ses états : sautée, gratinée, soufflée, farcie, confite, en sorbet, en potage, en jus, séchée selon les circonstances et les saisons.

Ainsi on comprend pourquoi ce fruit « facile », qui engendre gaieté, bonté et gourmandise, est appelé « pomme d’amour » dans le Midi de la France et « pomme d’or » en Italie.

Texte extrait de la préface par Jacques Puisais, vice-Président de l’Institut du Goût

Et si vous cuisiniez des monstres ? : « Gloutons et dragons » de Kui Ryoko

« Gloutons et dragons » est le 1er tome d’une série créée par une talentueuse mangaka japonaise : Ryoko Kui.

Ne cherchez pas la vraisemblance du récit, il n’y en a pas, et franchement, ce n’est pas important !

Une jeune équipe combat un dragon dans un donjon, malheureusement, un de leur copain se fait lentement digérer par ledit dragon. Il va bien sûr falloir le combattre et sauver le malheureux compagnon d’une absorption lente et douloureuse. Mais il y a un mais ! Comment trouver de l’énergie quand les estomacs de nos héros sont désespérément vides !

[Attention pour l’extrait de BD qui va suivre, comme c’est un manga, on lit à l’envers !]

Grâce aux talents culinaires d’un nain gastronome rencontré en chemin, couplé avec un système Débrouille efficace, notre valeureuse équipe pourra se régaler des nombreuses bêbêtes plus ou moins féroces qu’elle rencontrera en chemin.

Cette petite équipe perpétuellement affamée est terriblement attachante, et, brin de persil sur museau gluant, vous serez  non seulement étonnés par le nombre incroyable des êtres vivants comestibles plus ou moins prêts à être consommés (plutôt moins que plus), mais aussi par l’humour qui imprègne chaque page, nous laissant un rictus bête et permanent sur le visage tout au long de notre lecture !

En phrase bilan, je dirai que j’attends la suite avec impatience, que ce manga d’heroic-fantasy est très très sympathique et que, feuille de romarin sur dard mortel mais goûteux, cela nous donne envie de manger équilibré (le nain ne transigeant pas sur la quantité de légumes et sur l’importance des protéines).

Bastet

[Sources : Couverture du manga : Electre // 1ère page de BD : Manganews // 2ème page de BD : Bodoi.info // image de notre courageuse équipe : Mangamag]

 

Désir de chocolat de Care Santos

Si comme moi vous aimez le chocolat, vous apprécierez le roman de l’auteure espagnole Care Santos, Désir de Chocolat. A travers trois personnages, on retrouve l’histoire du chocolat, des Temps modernes jusqu’à sa grande vogue, au XVIIIe siècle.

Dans ce roman, on fait la connaissance de trois femmes qui, à trois époques bien différentes, ont possédé un même objet : un chocolatière fabriquée au XIIIe siècle. Passant de main en main, la chocolatière nous fait entrer dans l’histoire de Sara, Cándida et Mariana.

Sara, propriétaire d’une boutique de chocolat au coeur de Barcelone, a une aventure avec le meilleur ami de son mari.
Cándida, jeune fille de bonne famille, vit a la fin du XIXe siècle. Elle épouse le fils d’un chocolatier qui reprend les rênes de la boutique familiale. En quête de sensations fortes, elle s’enfuit avec un ténor napolitain.
Mariana tient une boutique de chocolat à Barcelone sous le règne de Louis XV. Cette femme lutte pour garder sa boutique alors que son mari est décédé. Elle devient la cible d’une série de complots quand les rois de France et d’Angleterre veulent s’approprier sa merveilleuse machine à broyer les fèves de cacao.

Dans Désir de chocolat, la chocolatière apparaît comme un objet liant 3 histoires différentes. Ce roman très documenté nous apprend aussi beaucoup sur l’histoire du chocolat et comment il a été apprécié depuis son arrivée en Europe.

(sources images : Electre, fontaine à chocolat Pixabay/vargazs, chocolatière wikipédia)

Epona

Epona

Je ne sais pas quoi faire de mes blancs d’œufs, qu’œuf dois-je faire ?

Le problème avec les œufs, c’est qu’on n’utilise pas forcément et le blanc et le jaune.

Le jaune sert par exemple à dorer une tourte, à faire des palets bretons, certains biscuits, de la crème pâtissière, des gnocchis mais c’est aussi un bon liant pour la peinture, le saviez-vous (on l’appelle la tempera)?

Quand vous et moi nous décidons de réaliser notre recette avec jaune d’œuf intégré (réussie forcément, on est des champions) inévitablement, on finit par regarder bêtement nos blancs d’œufs en se disant : bon, petite chose gluante, que vais-je faire de toi ?

Et là, plusieurs choix s’offrent à nous, saurez-vous choisir les bons ? :

  • les jeter dans l’évier (intéressant de voir que ça ne s’écoule pas, ben oui, c’est visqueux quand même).
  • Ouvrir ta fenêtre et les balancer sur la tête du premier quidam qui passe (mieux s’il n’a ni chapeau, ni casquette, +1 pour un brushing).
  • Faire un masque visage pour rendre ta peau fraîche et belle (penser tout de même à l’enlever, la momie-face n’étant pas à la mode en 2017).
  • Les congeler en notant la quantité de blancs et la date de congélation.
  • Les cuisiner : faire des financiers, de délicieuses meringues  (notez les références culturelles), des rochers coco, des amaretti, des pavlova, ou encore des langues de miaou, etc.

Pour cuisiner les blancs d’œufs, je vous conseille un ouvrage chez Hachette cuisine « Recettes anti-gaspi », il vous apprendra aussi à cuisiner les restes de toutes sortes.

J’espère vous avoir aidé un peu, évidemment, les deux premiers choix ne sont pas forcément les meilleurs, mais je me suis limitée dans ma bêtise, je n’ai parlé ni de batailles d’œufs, ni de pièges visqueux dans les chaussures.

Bastet (on a l’humour qu’on a)

[Sources : Pixabay -> Buecherwuren_65 pour les oeufs et Azkia_am pour le poussin; Fanpop.com pour Bob l’éponge; Electre pour la couverture du livre]

C’est bientôt l’été : vive les barbecue et plancha !

Rien de tel qu’un barcebue pour profiter pleinement de l’été. Dans le livre Plancha et barbecue, vous trouverez 50 recettes pour agrémenter vos plats estivaux. Des recettes facilement réalisables, pour lesquelles il ne faut pas hésiter à utiliser les marinades proposées.

Brochettes de porc aux pommes

Ingrédients :
-500 g de filet mignon ou rôti de porc
– 4 pommes rouges
– sel, poivre

et Marinade :
– 5 feuilles de basilic hachées
– 5 brins de coriandre hachés
– 15 cl de jus de citron
– 15 cl d’huile de tournesol

Il faut laisser la marinade agir 1 heure au réfrigérateur avant de cuire les brochettes 5 min de chaque côté.

Cabillaud au curry et épinards frais

Ingrédients :
– 500 g de cabillaud
– 150 g de pousses d’épinards
– 1 cuillerée à café de curry
– le jus d’un citron
– 10 cl d’huile de tournesol
– sel, poivre

Coupez le poisson en gros tronçons sur lequel on ajoute la marinade. Ensuite, cuire le poisson 5 minutes en le retournant régulièrement. Quant aux épinards, une minute sur la plancha suffit.

On peut aussi préparer des brochettes de fruits ou des bananes flambées au rhum pour un dessert plus copieux pour les plus groumands.

(sources images : Electre et Pixabay-moerschy et thephilippena pour les brochettes)

Epona

Epona

Cupcakes Paris-Brest – La recette

Cupcakes Paris-Brest, préparation pour 12 à 15 cupcakes

(préparation 45′, attente 4h, cuisson 25′, préchauffer le four à 160°C (th. 5-6))

Ingrédients pour la pâte à gâteau :

120 g de beurre

180 g de sucre roux

3 oeufs

90 g de yaourt brassé nature

180 g de farine avec levure incorporée

70 g d’amandes effilées

90 g de praliné en poudre

Ingrédients pour la ganache :

200 g de chocolat au praliné

17 cl de crème liquide

40 g de mascarpone

60 g de praliné en poudre

60 g d’amandes effilées

Préparer la ganache :

Portez la crème à ébullition, puis versez-la sur le chocolat concassé, couvrez et réservez pendant 3 minutes. Mélangez avec une spatule souple, en soulevant bien le chocolat, et laissez reposer au réfrigérateur pendant environ 3 heures. Ajoutez alors le mascarpone et fouettez la ganache jusqu’à ce que vous obteniez une mousse légère. Réservez au frais jusqu’au montage.

Préparer la pâte à gâteau :

Fouettez le beurre avec le sucre. Incorporez les œufs, puis ajoutez le yaourt et la farine. mélangez et ajoutez 40 g d’amandes effilées ainsi que le praliné en poudre. Versez la préparation dans les moules à cupcake, répartissez dessus 30 g d’amandes, enfournez et faites cuire environ 20 minutes. Au terme de la cuisson, laissez refroidir complètement avant d’ajouter la ganache avec l’aide d’une poche munie d’une douille cannelée.

L’amande sur le gâteau :

Faites dorer dans un poêle à sec les 60 g d’amandes effilées pendant quelques minutes, en les remuant et en veillant à ce qu’elles ne brûlent pas. Ajoutez le praliné en poudre sur la  ganache, ainsi que les amandes grillées.

Bonne dégustation !

Vous avez aimé la recette mais vous avez encore faim ?

Lisez donc ce livre où vous pourrez vous faire plaisir 45 fois :

Bastet

[Les sources photos viennent de Pixabay : Begobego pour le cupcake en Une, The BRMan pour le cupcake de l’article, et Alexas-fotos pour le cupcake tenu par une grenouille; la couverture du livre vient d’Electre]

Contes des sages cuisiniers

Avec Les Contes des sages cuisiniers, Pascal Fauliot et Patrick Fischmann nous entraînent à la découverte de 25 contes de tous les pays, tous reliés à la cuisine. 

Dans cet ouvrage, le lecteur découvre des traditions et des savoir-faire culinaires à travers les continents et les époques. Grâce à ces contes, il se retrouve aussi bien autour d’une table princière que dans un camp nomade ou une chaumière. Il visite les traditions de l’Inde, de l’Afrique, du Maghreb.

Un réel dépaysement, une ouverture sur des traditions gourmandes et des cultures variées.

Chaque conte est superbement illustré par une iconographie soignée et une frise différente pour chacun.

Quelques titres de contes vont vous donner l’eau à la bouche :
– les petits pains de l’impératrice
– un festival d’aubergines
– le chant du couscous
– le dîner des prétendants
– etc.

Voici un extrait magnifique qui vous fera penser à votre marché :

« Le grand bonheur de Ch’hâ consistait à déambuler au milieu des étals du vieux marché. Il s’extasiait devant les poivrons et les tomates, il les soupesait et les levait vers le soleil, choisissant ceux qui étaient gorgés de lumière. Gourmand, il jouait avec les gousses d’ail et les gros oignons blancs, dénichait dans les couches de peau des saveurs dissimulées au profane, faisait grande provision de citrons et d’olives marinés aux herbes et aux piments. »

Partez à la découverte d’autres contes de la collection Contes de sages au Seuil.

(source image :  Electre)

Epona