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Les bonbons : douceurs et délices

Place à la poésie avec un poème de Roland Topor tout en gourmandise, Les bonbons. Le recueil Poèmes de notre enfance rassemble des poèmes aux thématiques variées : famille, nuit, travail, animaux, mais aussi gourmandises.


Voici une poésie du XIXe siècle qui nous rappelle notre enfance :

Les bonbons 

J’aime mieux les bonbons
que le gigot de mouton.

J’aime mieux la cannelle
que les vermicelles.

J’aime mieux les gâteaux
que la soupe aux poireaux.

J’ai des confitures
sur toute la figure
et du chocolat
du haut jusqu’en bas.
Moustache de chat
filet de foie gras.

(source images : Pixabay-Skeeze / Pixabay-Daria Yakovleva)

Epona
Epona

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Partons à présent à la découverte des dorayaki, célèbre pâtisserie japonaise, avec Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa, une ode à la cuisine et à la vie.

Sentarô, le personnage principal, gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser une dette.
Seul dans sa petite échoppe, en face d’un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki, une des plus anciennes pâtisseries du Japon. Il accepte d’embaucher Tokue, une vieille femme aux doigts déformés, en qui il n’a pas vraiment confiance.

Tokue est experte en cuisine et elle l’initie à l’art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés. La clientèle afflue mais le rêve va tourner court. La vieille femme cache un secret et disparaît du jour au lendemain.

En lisant ce roman, on entre dans un autre monde plein de délicatesse et de poésie. L’histoire s’articule autour de trois personnages extrêmement attachants, Sentarô, Tokue et une adolescente. On découvre également tout un pan méconnu de l’histoire du Japon.

Ce roman a été adapté au cinéma dans un film remarquable réalisé par Naomi Kawase en 2015.  On y retrouve tout la douceur et la simplicité présentes dans le roman.

Cliquez ici pour voir la bande annonce !

Pour les gourmands, voici la recette des dorayaki (pour 6 dorayaki de 9 cm de diamètre)

Préparation: 25 minutes.

Ingrédients :
2 œufs
100 g de sucre
1 ½ cuillère à soupe miel
1 cuillère à soupe d’huile
1/3 cuillère à café de bicarbonate de soude (mélangé à autant d’eau)
1 cuillère à soupe de mirin
150 g de farine
40-60 cc d’eau
300 g d’azuki en boîte

  1. Battez à la main les œufs dans un saladier et ajoutez y progressivement le sucre, miel, l’ huile, le bicarbonate de soude et enfin le mirin.
  2. Ajoutez la farine tamisée en deux fois en remuant bien.
  3. Ajoutez de l’eau en mélangeant jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.
  4. Recouvrez avec un film et laissez reposer 15 minutes dans le frigo.
  5. Chauffez la poêle à feu moyen, une fois la poêle chaude, retirez la et baissez le feu. Une fois la poêle refroidie, remettez la au feu et huilez à l’aide une serviette.
  6. versez 2/3 de louche de pâte dans la poêle en forme de rond. Couvrez immédiatement.
  7. Cuire à feu doux jusqu’à ce que des bulles apparaissent sur la surface de la pâte.
  8. Tournez la pâte et cuire l’autre face.
  9. Mettez 50 g d’azuki entre deux pâtes.

Bonne dégustation

(source image : Electre, wikipédia)

Epona
Epona

Omelette aux truffes

 

Recette de l’omelette aux truffes

Ingrédients :

12 gros œufs bio

1 cuillère de crème fraîche épaisse

1 échalote

4 truffes bien fraîches et humides

Sel rose de l’Himalaya

Poivre noir au moulin

5 g de beurre salé fermier

Pas à pas :

Préparer les blancs en neige dans un saladier.

Dans un autre saladier, mélanger les jaunes d’œufs, la crème fraîche, le sel et le poivre.

Mélanger les deux préparations.

Dévisser la truffe de 4 chiens en pleine santé, mettez en une autre en plastique à la place, ça fera bien l’affaire (nb : ils auront peut-être un peu moins d’odorat par la suite).

Emincer les truffes et l’échalote, les faire ensuite poêler au beurre à feu moyen, puis à feu doux pendant 5 minutes.

Ajouter la préparation aux œufs dans la poêle, mais laisser l’intérieur de l’omelette légèrement humide.

A accompagner avec une compotée d’oignons sucrés et une salade de roquette au vinaigre balsamique.

Bon appétit !   

(nb : Si vous n’avez pas de chiens sous la main, vous pouvez toujours utiliser de vraies truffes voire même des champignons classiques, à vous de voir ^^)

Bastet 

[Sources des images : Wikipédia, Wikimédia et Pixabay-cegoh]

Anecdotes historiques et gourmandes

Mais au fait, savez-vous comment se crée une recette ? Comment les soeurs Tatin on inventé la tarte du même nom ? Comment Rossini composa son tournedos ? D’où vient la pêche Melba ? Vous découvrirez tout cela et bien d’autres anecdotes gourmandes encore dans le livre Petites histoires de derrière les fourneaux de Florence Noiville. 

 

Entrée : le vol-au-vent
On doit l’invention du vol-au-vent au brillant pâtissier Antonin Carême (1783-1833).
Alors qu’il est au service du prince de Condé, particulièrement gourmand de tartes, Antonin se met à la recherche d’une pâte légère. Il fait plusieurs essais puis met au four deux cercles de pâte réunis par un ruban de pâte feuilletée. Une fois enfournée, la pâte s’élève dans les airs. Un cuisinier dit « Antonin, regarde ! Ta tourte vole au vent. » Ainsi est née la croûte du vol-au-vent. Après, il suffit de la garnir de champignons.
Ensuite, Antonin Carême poursuit son ascension et devient cuisinier personnel de la famille Rothschild.

 

Plat : le poulet Marengo
Marengo est une petite ville située au nord-ouest de l’Italie. Nous sommes en 1800 et la bataille fait rage entre les Autrichiens et les Français emmenés par Bonaparte. Le combat s’enlise puis on finit par donner la charge : voici les Autrichiens en déroute. Mis en appétit, Bonaparte demande un repas fastueux mais catastrophe : les fourgons de ravitaillement sont lien derrière.
Le cuisinier décide d’utiliser tout ce qu’il pourra réquisitionner sur place : poulets, tomates, champignons, huile d’olive, persil, herbes. Il arrose le tout d’un vin blanc récupéré chez les Italiens. On dit que Bonaparte trouva ce repas délicieux. C’est depuis ce jour devenu un classique.

 

Dessert : la pêche Melba
Avant de désigner un dessert, la Melba était d’abord une femme, une grand cantatrice : Nelly Melba, connue pour interpréter superbement les opéras de Wagner. En 1893, un soir, elle rentre dans son hôtel à Londres et le célèbre cuisinier de l’époque, Escoffier, a préparé un grand dîner en son honneur. Comme il est question d’un cygne dans l’opéra qu’elle vient d’interpréter, il a voulu reproduire l’animal avec une demi-pêche dans de la glace à la vanille, le tout nappé d’une purée de framboises légèrement sucrées. Ainsi, la pêche Melba était née.

 

Et vous, vous connaissez d’autres anecdotes gourmandes ?

Epona

(sources images : Electre, vol au vent : Cuisine AZ, poulet : Pixabay/RitaE, pêche : Flickr)

A table avec les grands personnages de l’Histoire d’Eric Birlouez

 

Comme le souligne la citation de Brillat-Savarin « Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », le contenu de nos assiettes en dit long sur nous, sur nos modes de vies et plus globalement sur la société dans laquelle nous vivons !

A travers les âges, de nouvelles pratiques alimentaires sont apparues. Elles ont reflété  chacune en son temps, l’évolution des mœurs des populations mais également celles des grands de ce monde !

Les personnalités politiques ont d’ailleurs toujours entretenu un relation ambiguë avec l’art culinaire. Tantôt objet de gourmandise, tantôt instrument de pouvoir, la gastronomie a constamment suscité l’intérêt et l’engouement des dirigeants au cours de l’Histoire ! Et ce, aux quatre coins du monde !

En clair, pour cerner l’un d’entre eux, il faut se pencher sur « la carte des menus » de ses repas !

En tout cas, Eric Birlouez est convaincu de cela. Il en a écrit un livre : A table avec les grands personnages de l’Histoire.

Dans cet ouvrage, l’auteur nous dresse le portrait de plusieurs grandes figures de l’Histoire mondiale en axant ses propos sur leurs rapports entretenus avec la gastronomie. Il précise également le contexte dans lequel ces personnages s’inscrivent et quel rôle jouait alors la cuisine dans le quotidien de leurs semblables ou sujets.

Et « cerise sur le gâteau » pour chaque présentation, Eric Birlouez nous propose des recettes 100% authentiques datant de l’époque des personnalités !!!

Du coup, une fois que vous aurez achevé la lecture du chapitre consacré à Toutankhamon, vous pourrez vous concocter un délicieux « fois gras poêlé aux figues » à l’aide d’une fiche recette !

Une manière plutôt sympa de découvrir le vie quotidienne des égyptiens au XIVème av JC !!!

(source photo : Electre)

Elias

Encore une bouchée monsieur le Président ? : Les saveurs du palais

Les saveurs du palais est un film délicieux réalisé en 2012 par Christian Vincent. Le casting est aux petits oignons, comprenez que Catherine Frot, Jean d’Ormesson et Hippolyte Girardot font une fricassée des plus goûteuses !

Le film s’intéresse à Danièle-Mazet-Delpeuch , une cuisinière à la vie fort singulière ! :  des tables d’hôtes dans le Périgord noir aux cours de cuisine aux Etats-Unis, elle se voit recommandée par Joël Robuchon à François Mitterrand en 1988. Elle va devoir, pendant 2 ans, satisfaire les papilles du président et de ses invités.

Le film laisse entrevoir la personnalité forte et joyeuse de la maître es cuisine, si vous souhaitez en savoir plus, lisez les deux ouvrages de la prêtresse du foie gras : ils évoquent la vie de la cuisinière avant, pendant et après le fameux passage à l’Elysée. Anecdotes, pensées , vous saurez tout sur sa vie trépidante qui ne correspond à aucun schéma d’autres cuisiniers connus !

Comprenez qu’elle peut tout faire, s’adapter à tous les challenges : chambres d’hôtes, cuisine d’excellence, cantinière de luxe pour des scientifiques en Antarctique et j’en passe !!!

Ses livres nous permettent de la suivre au fil du temps, de la connaître et surtout de mettre la main sur ses recettes les plus savoureuses !

Comme par exemple, le Gâteau aux noix de M. Pecouyoul :

8 oeufs frais

200g de chocolat noir

2 verres de lait entier

1 verre de sucre

250 g de noix

1 sachet de levure

Battre les jaunes avec le lait, ajouter la moitié d’un paquet de levure.

Monter les blancs en neige avec le sucre.

Ajouter aux blancs les noix hachées finement mais pas broyées, le chocolat râpé et la levure restante.

Dans un moule à bords hauts (26 cm) huilé ou beurré, déposer la moitié de l’appareil jaunes d’œufs, puis le mélange à base de blancs et enfin l’autre moitié de l’appareil jaunes d’œufs.

Enfourner à four doux (160°C), mettre le plat dans un bain-marie tiède et laisser cuire 30 à 40 minutes.

[Sources : La base Electre, Allociné, Wikipédia, romansgourmands.com]

Bastet

 

Anthologie : les mets par le menu

Bonjour chers Voyageurs,

Je vous emmène aujourd’hui pour un petit voyage gustatif chez différents auteurs, anciens, contemporains, français, étrangers… Comment ? Mais grâce à une anthologie évidemment ! Et pas celle que vous croyez : celle-ci s’intitule Les Mets par le menu.

Dans ce livre, Sandrine Fillipetti permet aux lecteurs de picorer tout un repas chez les grands auteurs . De la soupe (du matin ou au caillou, au choix), en passant par les pâtés à la russe, les écrevisses cardinalisées, le filet de porc à la caraïbe pour finir par l’Angélique de Niort à la sybarite, vous pourrez lire toute la gastronomie dans ce livre. Que cela soit sous forme de dialogues entre protagonistes, de scènes descriptives ou de poème à la gloire de la noix (et pourquoi pas ???), ce recueil met autant en lumière de grands textes classiques que la beauté de la gourmandise sous toutes ces formes.

Je ne résiste pas à vous faire profiter du début du texte sur « La bouillabaisse du père Micoulin » d’Emile Zola :

C’était toute une histoire que cette bouillabaisse en plein air. D’abord, Micoulin rentra dans la barque et alla retirer seul ses jambins, qu’il avait placé la veille. Quand il revint, Naïs avait rattaché des thyms, des lavandes, un tas de buissons secs suffisant pour allumer un grand feu. Le vieux, ce jour-là, devait faire la bouillabaisse, la soupe au poisson classique, dont les pêcheurs du littoral se transmettent la recette de père en fils. 

Vous voulez en savoir plus sur cette bouillabaisse du père Micoulin ? Je vous invite alors à parcourir ce magnifique recueil autour de la gastronomie et à me faire partager vos lectures préférées !

Bonne dégustation (par pages interposées !)

Corisande

(Crédits photos : Couverture : Electre / Piyalis14 – Pixabay)

Le chocolat : c’est facile à comprendre de Aurore Guillemette

 

choco

Vous me direz avant tout : le chocolat c’est surtout facile à manger !

Certes mais pas que.

S’il est bien un ingrédient qui accompagne un individu de sa plus tendre enfance à l’âge adulte et au-delà, c’est bien le chocolat ! Il existe autant de recettes que de goûts, autant de présentations que d’idées pour ce mets aux déclinaisons infinies. La raison est simple : le chocolat est l’aliment préféré des Français. Mais que connaissez-vous vraiment de la « boisson des dieux » ? Savez-vous que l’histoire du cacao et du chocolat remonte à presque 4000 ans ? Ou que le cacao jouait un rôle important comme monnaie dans les cultures Mayas et Aztèques ? Qui étaient Quetzalcoatl ou encore Moctezuma ? Quelle est l’origine du chocolat chaud ? Un médecin vous a-t-il déjà prescrit du chocolat pour vous guérir ? Et Christophe Colomb, dans tout ça ? À travers ce livre, découvrez ou redécouvrez l’histoire du plus apprécié des aliments, et comblez vos papilles avec 10 recettes insolites et intemporelles dont le maître mot demeure : « plaisir » !

Avec une police de caractères adaptée pour les lecteurs dyslexiques.

Régalez-vous !

Luz

Source : Mollat et Electre