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L’Amérique des écrivains

Passionnée de l’Amérique et de ses écrivains, je vous propose de les découvrir à travers plusieurs ouvrages et films particulièrement réussis, tous sous forme de road trip. 

Avec tout d’abord L’Amérique des écrivains : road trip, de Pauline Guéna et Guillaume Binet, paru en 2014 aux éditions Robert Laffont.

Ici, le couple est parti un an en camping-car avec ses quatre enfants à la recherche des lieux fréquentés ou célébrés par 26 écrivains américains.

Pauline Guéna est romancière et Guillaume Binet photographe, avec une prédilection pour le grand reportage. Tous deux ont formé un binôme pendant un an, à la découverte des écrivains américains ; des arbres du Maine de Richard Ford au studio de Santa Monica de Dennis Lahane, en passant par la cabane des collines des Adirondacks de Russell Banks. On trouve également la formidable Laura Kasischke, Richard Ford ou encore Ron Rash.

Le document commence par une carte récapitulant leur périple. Puis chaque portrait d’écrivain comporte une interview de 6 à 8 pages et des photographies magnifiques de chaque écrivain, de paysages et de scènes de vie. Des encarts réguliers sur le voyage de la famille en lui-même viennent compléter ce document. Le tout forme un ensemble très cohérent et véritablement passionnant et loin des clichés.

Un road trip familial au plus près de l’Amérique !

Autre document tout aussi intéressant, également sous forme de road trip : Amérique des écrivains en liberté, de Jean-Luc Bertini et Alexandre Thiltges, par chez Albin Michel en 2016.

Plus de 40 000 kilomètres parcourus sur cinq ans en pick-up Ford : c’est le voyage un peu fou qu’ont entrepris Alexandre Thiltges et Jean-Luc Bertini pour aller à la rencontre des grands auteurs de l’Ouest américain. En une trentaine de portraits, ils nous font partager l’intimité d’écrivains célèbres : Jim Harrison, Richard Ford, Donald Ray Pollock, Laura Kasischke, Louise Erdrich,  Philipp Meyer, David Vann, , Annie Proulx, Craig Johnson …

Cette fois-ci, le portrait de chaque écrivain se présente sous la forme narrative et non pas sous forme d’interview. Ils évoquent leurs racines, leurs influences littéraires, leurs rituels d’écrivains, ou encore les thèmes qui traversent leurs oeuvres. De superbes photos jalonnent l’ouvrage.

Un road trip fascinant qui mêle récit de voyage, entretiens, amour de la littérature et photographies magnifiques de l’Amérique d’aujourd’hui. Une entreprise gigantesque pour un formidable résultat !

Pour compléter notre voyage à travers l’Amérique des écrivains, je vous propose Les Carnets de route de François Busnel. Et oui, on ne peut pas évoquer ces écrivains sans la vision et l’expertise de François Busnel, véritable spécialiste de cette littérature nord-américaine.

Diffusés d’octobre 2011 à mai 2012 sur France 5 et sortis en DVD fin 2012, ce sont 8 documentaires qui retracent le voyage de François Busnel à la rencontre des écrivains américains. Écrits par François Busnel, ces films documentaires présentent un portrait inédit de l’Amérique au début du XXIe siècle, sous forme de road movie.

On y retrouve Paul Auster à New York, Joyce Carol Oates dans le New Jersey ou encore Jim Fergus en Arizona, etc.

Retrouvez ici une bande annonce d’une de ces émissions.

Epona

Epona

(sources images : Electre)

La Dernière fugitive, Tracy Chevalier

Après la peinture et la tapisserie, Tracy Chevalier nous fait découvrir un autre art, la couture, et plus spécifiquement l’art du quilt, à ne pas confondre avec le fameux kilt écossais. Le quilt est en fait le terme anglo-saxon pour désigner une courtepointe, ou couvre-lit, réalisé selon différentes techniques, de l’appliqué au patchwork. Autour de cet art manuel exigeant rigueur et concentration, Tracy Chevalier nous plonge dans l’Amérique du milieu du XIXe siècle, marquée par l’industrialisation et l’esclavage, à travers les yeux d’une jeune quaker, Honor Bright.

Source : Electre

Honor Bright est une couturière prodige anglaise appartenant à la Société Religieuse des Amis, un mouvement religieux fondé en Angleterre au XVIIe siècle par des dissidents de l’Église anglicane, et dont les membres sont communément appelés « quakers », littéralement « trembleurs » en anglais. Ce terme ferait référence aux Écritures, mais aussi à l’état de transe et d’extase qui pouvait saisir certains fidèles au cours des cultes.

Abandonnée par son fiancé britannique, Honor décide de suivre sa sœur Grace en Amérique, celle-ci devant épouser un jeune Anglais émigré dans l’Ohio. Malheureusement, elle se retrouve vite seule au sein de ce Nouveau Monde, si différent de sa terre natale, tant au niveau des mœurs que de l’environnement. Même l’art du quilt est différent, l’appliqué  – où les fragments sont cousus directement sur un même tissu – étant privilégié au patchwork, où les morceaux de tissus sont assemblés un à un pour former une seule et même pièce. Néanmoins, le quotidien de la jeune quaker, partagé entre couture, tâches domestiques et prière, est perturbé par la découverte du « chemin de fer clandestin », un réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada. Tiraillée entre le désir d’aider les fugitifs, les recommandations de neutralité de sa nouvelle famille et son attirance envers Donovan, un chasseur d’esclaves sans scrupules mais amoureux d’elle, Honor Bright apprend petit-à-petit à se forger ses propres convictions et sa propre pensée.

Tracy Chevalier mêle de nouveau avec doigté et brio faits historiques et destins individuels, avec ce souci du détail et de l’authenticité qui la caractérise, tout comme un style narratif clair, fluide et très sensoriel. Les personnages sont tous dépeints avec beaucoup de délicatesse, même les plus sombres d’entre eux. Les femmes occupent en outre une place prépondérante, comme dans ses autres ouvrages. De fil en aiguille, Honor Bright s’émancipe, et finit par trouver sa place au sein de ce Nouveau Monde, telle une pièce d’un patchwork.

CHEVALIER Tracy. La Dernière fugitive. Paris : Quai Voltaire/Les Éditions de la Table Ronde, 2013. 384 pages.

Mathilde Chicaud
Mathilde L’Arbre-en-ciel

 

Une BD : Western de G.Rosinski et J.Van Hamme

Western de G.Rosinski et J.Van Hamme, Le Lombard

1858, Wyoming. Ambrosius Van Deer, un gros éleveur, a promis la somme faramineuse de 1000 dollars à qui lui ramènerait son neveu enlevé par les Sioux. Alléché, Jess Chisum tente un coup de bluff: faire passer son propre frère pour l’enfant tant recherché. Bien mal lui en prend: accusé de meurtre et amputé d’un bras, le jeune homme ne pourra plus compter que sur son habileté au colt pour que vive la légende du cow-boy manchot.

Superbe bande dessinée du duo d’auteurs de Thorgal, le graphisme et les couleurs nous propulsent directement dans le far west du 19ième et jouent pour beaucoup dans mon coup de coeur pour cet album.  Une ambiance western sombre et sans pitié, là où ni la nature ni les hommes ne vous font de cadeaux. Le scénario est bien construit et ne manquera pas de vous surprendre jusqu’au coup de théâtre final !

Et pour voir le travail de l’artiste c’est en cliquant ici!

(source photo : Electre)

Zabo

Bye-bye Maggie de Jaime Hernandez

Un auteur ?

Jaime Hernandez est scénariste et dessinateur de bande dessinée. Il a créé avec ses frères, Gilbert et Mario, la série Love and Rockets au début des années 80. Mais c’est avec Gilbert qu’il signe la plupart de leurs comics sous le nom « Los Bros ». Les 2 frères travaillent à contre-courant de l’époque, préférant partager l’affiche. Jaime s’est plus particulièrement concentré sur la série Locas, dont Bye-bye Maggie est issue. Véritable phénomène aux Etats-Unis, le duo continue d’influencer de nombreux auteurs de bande dessinée.Le récit d’une vie

Issue de la série Love & Rockets, l’héroïne de Locas, Maggie a désormais la cinquantaine. Elle vit seule et souhaite s’installer à son compte en tant que mécanicienne. En recherche d’un bonheur lié à une vie simple, elle renoue avec Ray, un ancien amour. Elle fait également la connaissance d’un artiste, Reno et souhaite plus que tout aider son amie Hopey dans son envie de maternité.  Quant à son frère Calvin, sans-abri, il veille sur elle dans l’ombre.

Deux époques

L’histoire est entrecoupée de flashbacks racontant une partie de l’enfance de Maggie et son frère. Episodes durs et traumatisants, ils nous éclairent sur le présent de ces 2 personnages. Récit émouvant et attachant, Bye-bye Maggie plaira autant aux fans de la série Locas qu’à ceux qui la découvrent.

Pour en savoir un peu plus sur Jaime Hernandez et ses formidables histoires, cliquez ici.

Bonne lecture!

Zabo

(source photo: electre)

Mille femmes blanches, Jim Fergus

« Si vous êtes une jeune femme en bonne santé, prête au mariage, et en âge de donner la vie, si vous aimez l’aventure, l’exotisme et les voyages, présentez-vous à l’adresse suivante mardi matin, douzième jour du mois de février de l’année 1875 de Notre Seigneur, à 9 heures précises. »

Jim Fergus, Mille femmes blanches, le cherche midi éditeur, 2000, p. 49.

Cette petite annonce, apparemment tirée du courrier rose d’un journal, inaugure en fait un programme atypique lancé par les autorités américaines à la fin des années 1870 : le FBI, ou « Femmes Blanches pour les Indiens » (BFI, « Brides For Indians » dans la version originale). En 1875, une vaste campagne de « recrutement » de mille femmes blanches a en effet lieu aux États-Unis. Mille femmes blanches tenues d’épouser un homme indien, dans le but officiel de sceller ainsi la paix entre les peuples, et dans celui officieux de civiliser les « Sauvages » en leur inculquant les valeurs des Blancs. Mais bien peu de véritables volontaires acceptent l’aventure, et le gouvernement américain est contraint de se tourner vers les prisons et asiles psychiatriques, où les femmes internées se voient proposer le mariage en échange de leur liberté…

Source : Electre

Une galerie de portraits de femmes

Ce premier roman de Jim Fergus prend la forme d’un journal intime, les carnets de la jeune May Dodd. Internée par sa propre famille à Chicago, celle-ci accepte en effet de partir vivre dans le Grand Ouest américain parmi le peuple cheyenne. Là, elle devient la troisième épouse du chef de la tribu, Little Wolf. Un personnage ayant réellement existé, et qui a effectivement rencontré le président Ulysses S. Grant au début des années 1870, bien qu’il n’existe aucune trace de leur échange.

À sa parole se mêlent les voix de ses compagnes d’aventure, l’occasion pour Jim Fergus de peindre une galerie de portraits de femmes singulières et attachantes. À travers leurs yeux, l’auteur nous fait découvrir les mœurs et les coutumes de la civilisation indiennes, au cœur des plaines de l’Ouest américain.

Un autre rapport à la nature

Au-delà des différences avec les « Blancs » (avec des principes  parfois étonnantes, comme l’obligation pour une femme respectable de s’asseoir les pieds tournés vers la droite dans un tipi), il nous révèle une autre façon de voir et d’appréhender l’Autre, qu’il soit animal, végétal ou inerte.

« Franchement, vu la façon dont j’ai été traitée par les gens dits « civilisés », il me tarde finalement d’aller vivre chez les sauvages. »

Jim Fergus, Mille femmes blanches, le cherche midi éditeur, 2000, p. 60.

Les Indiens entretiennent ainsi un tout autre rapport avec la nature : ils savent reconnaître et utiliser les plantes sauvages, tant en cuisine, en médecine ou en peinture, ils considèrent l’être humain non comme un être supérieur, mais comme un être parmi les autres êtres de la nature, où les frontières entre les espèces s’efface. Deux sœurs jumelles irlandaises sont assimilées à des renardes de par leur chevelure rousse et leur malice, et May Dodd à une hirondelle après un spectaculaire plongeon dans la rivière.

Les jeunes femmes se voient d’ailleurs affublées de nouveaux noms indiens, à la fois pragmatiques et poétiques, telles des paraphrases descriptives :

  • Mesoke, ou « l’Hirondelle », pour May Dodd,
  • « Celle qui tombe par terre », pour Martha, la douce mais maladroite amie de May,
  • « Celle qui peint les oiseaux », pour Helen Flight, une britannique naturaliste passionnée par les oiseaux, aux talents de peintre à faire pâlir Audubon
  • « Parle avec une voix forte » pour la solide et robuste Gretchen.

 

Renaissance de femmes, fin d’un peuple

Ces femmes, malgré ou grâce à leurs doutes, leurs appréhensions, leurs interrogations, s’adaptent peu-à-peu à leur nouvelle vie, et acquièrent courage, abnégation et respect. Une renaissance même, pour certaines, comme la jeune Sara, muette après une terrible épreuve, qui réapprend à parler auprès de sa famille indienne, ou de Phemie, ancienne esclave noire, qui devient une figure forte et admirée de tous.

Cet ouvrage, prix du Premier roman étranger en 2000 en France, met cependant en lumière une véritable tragédie : la disparition des peuples indiens. Des 12 millions présents au XVe siècle, il n’en restait plus que 200 000 en 1900, leur « liberté » contenue dans des réserves créées pour les recevoir. Une tragédie que l’auteur dépeint plus en détails dans la suite de ce premier opus, La Vengeance des mères…

FERGUS Jim. Mille femmes blanches : les carnets de May Dodd. (Traduction de Jean-Luc PININGRE). Paris : le cherche midi éditeur, 2000. 396 pages. (Collection Romans).

Mathilde Chicaud
Mathilde L’Arbre-en-ciel

Homesman de Glendon Swarthout

Homesman

Aujourd’hui nous nous tournons vers l’ouest des Etats-Unis. Sauvage et extrême, cette région inhospitalière, où la nature est omniprésente, est le passage obligé de tous ces pionniers partis chercher le bonheur promis à l’Ouest.

Homesman traite de ce sujet sous un angle particulier en narrant le destin de femmes déracinées qui quittent l’Ouest.

Résumé : le lecteur suit Mary Bee Cuddy dans son périple pour ramener vers l’est quatre femmes ayant perdu la raison. En effet la vie qu’elles ont découvertes à l’Ouest ne correspondait en rien à la vie qu’on leur avait promis. Ce voyage retour marque aussi une étape importante pour elle car elle rencontre un malfrat qui décidera de les accompagner.

Cette histoire magnifique est intéressante parce qu’elle met en avant la détresse des épouses soumises à la recherche de prospérité de leurs maris. Ce récit se pose en porte-à-faux du rêve américain. Il nous montre l’envers du décor et le difficile, voire impossible, retour à la civilisation.

Alors montez sur votre cheval et pour une fois galopez vers l’est.

Et si vous souhaitez poursuivre cette aventure passionnante, nous vous invitons également à découvrir l’adaptation en long-métrage du roman !

Un excellent film réalisé par Tommy Lee Jones s’il vous plait! On y retrouve Tommy Lee Jones dans le rôle du malfrat et Hilary Swank (Million dollar baby) dans celui de Mary Bee Cuddy.

Zabo et Elias

(Sources images : Jing – Pixabay, Editions Gallmeister, Allociné)

Connaissez-vous Pete Fromm ?

Qui d’autre pourrait aussi bien parler de Pete Fromm que son ami éditeur Olivier Gallmeister ?

« C’est un agent qui m’a fait découvrir Pete Fromm. Il était publié dans la même maison que John Voelker, Kathleen Dean Moore, Jim Tenuto et son agent a pensé que le livre m’intéresserait. Il m’en a donc envoyé une copie,  un exemplaire à la couverture affreuse comme souvent les livres aux Etats-Unis. J’ai mis six mois à me plonger dedans et ai évidemment compris tout de suite que c’était un livre parfait pour les éditions Gallmeister.

Quelques mois après, j’ai téléphoné à Pete Fromm pour l’inviter à venir passer quelques jours en France. Son agent ne l’avait pas encore averti que son livre avait été traduit et Pete m’a pris pour un fou. Vérification faite, il a compris qui j’étais et est venu en France avec sa femme Rose : ce fut le début d’une belle amitié. Je vais chez lui à Missoula pratiquement tous les étés depuis.

indian

Il y a deux ans, au cours d’un voyage aux Etats-Unis, nous avons été, la famille de Pete et la mienne, visiter Indian Creek où il avait passé cet hiver à garder les saumons. Dans la cabane où Pete allait pour se laver à quelques miles de là (et qui est aujourd’hui en location pour 50$ la nuit), nous avons trouvé un exemplaire d’Indian creek, annoté par de nombreux visiteurs qui laissaient la trace de leur passage sur le livre. Quand nous nous sommes approché du lieu où était planté sa tente, nous avons croisé un garde qui se tenait là. Avec un air de guide touristique, il nous dit : « Vous venez probablement voir le lieu dont parle Pete Fromm dans son livre ?

–          Euh, oui…en réalité, c’est moi Pete Fromm, a répondu Pete.

Le garde était enthousiaste ! Visiblement, le lieu était devenu une sorte de pèlerinage pour les amateurs de littérature et de grands espaces.

En réalité, Indian creek, le livre de Pete qui a eu le plus de succès aux Etats-Unis (on a même réalisé une édition de ce livre avec couverture dorée à la feuille d’or !), était un livre de commande. Ce qui intéresse Pete en tant qu’auteur est la rédaction de ses nouvelles dont il a d’ors et déjà publié 5 recueils aux Etats-Unis (deux ont été traduits en français). Pete écrit en se laissant porter par sa plume, sans bien savoir où il va, pendant quelques heures à partir de 5 heures du matin. S’il n’en a pas fini avec les personnages imaginés à l’issue de la nouvelle, il prolonge le récit dans un roman (il en a déjà écrit 3). La prose de Pete est à mon avis encore plus belle et plus travaillée dans ces textes même si Indian creek est un petit récit plein d’humour qui comme il le dit lui-même si bien : « est une version bis d’Into the wild, sauf qu’à la fin, le crétin ne meurt pas. » »

Oliver Gallmeister

Un petit extrait pour vous donner encore plus envie de le découvrir :

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
– Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important je me lançai :
– Heu… C’est quoi, une corde de bois?

Luz

{Source photo : Electre}

A la découverte de l’Ouest américain

L’ouvrage Sur les routes de l’Ouest : sur les traces de l’expédition Lewis et Clark retrace le parcours de la première exploration officielle des Etats-Unis. L’auteur du livre, Françoise Perriot, a décidé de suivre le tracé de l’expédition pour ressentir l’émotion des premiers aventuriers.

routes de l'Ouest

A la suite de la cession de la Louisiane en 1803 par Bonaparte, les Etats-Unis doublent d’un coup leur superficie. La Louisiane de l’époque ne correspond pas à l’Etat que l’on connaît aujourd’hui : elle allait de la Louisiane actuelle jusqu’au Canada. Après cet événement, le président Thomas Jefferson envoie deux jeunes capitaines, Lewis et Clark, avec pour mission de découvrir une voie fluviale qui, remontant le Missouri, conduirait jusqu’au Pacifique. Cette expédition changea la destinée de la nation américaine.

Cet ouvrage retrace le parcours de l’expédition, allant de St Louis à Astoria sur la côte Pacifique, en passant par les grands espaces du Montana. Grâce à ses cartes très claires, ses illustrations nombreuses et les explications de l’auteur, on découvre la richesse et la beauté de ces territoires.

Découvertes et dépaysement garantis !

Epona

(Source images : Pixabay et Electre)