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Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait que ce qu’elle veut

Avec sa belle couverture orange flamboyant, le tome 2 des Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, écrit et illustré par Pénélope Bagieu, est paru le 26 janvier dernier aux éditions Gallimard Bande dessinée. Tout comme le premier tome (à la belle couverture bleu azur), publié en septembre 2016, nous découvrons quinze portraits de femmes « culottées », à la personnalité bien trempée et au destin peu ordinaire. L’occasion de mettre en lumière leur auteure, Pénélope Bagieu, une femme qui ne fait elle aussi que ce qu’elle veut.

 

©Mathilde Chicaud

Il était une fois…

Une vocation précoce

Pénélope Bagieu est née le 22 janvier 1982 dans le 14e arrondissement de Paris. Elle commence à dessiner dès qu’elle est en âge de tenir un crayon et se lance dans l’écriture de livres qu’elle confectionne de A à Z (jusqu’à la reliure au scotch ou à l’agrafeuse). Son avenir est déjà clairement défini : elle sera dessinatrice (elle ne divergera de cet objectif qu’entre 5 et 6 ans, en rêvant de devenir reine d’Amérique, souhait vite enterré pour revenir à ses premières amours graphiques…).

Une histoire de nez

Après des études à l’École nationale supérieur des arts décoratifs de Paris, puis au Central Saint Martins College of Art and Design, elle trouve rapidement un agent, sans doute subjugué par ses nombreux talents. La jeune femme possède en effet de nombreuses cordes à son ar[t], du dessin à l’animation en passant par le graphisme. Tout l’inspire : de la marque de produits surgelés à la lingerie, en passant par son quotidien qu’elle relate sur son blog « Ma vie est tout-à-fait fascinante », sous le pseudonyme de Pénélope Jolicoeur. Mais elle aime surtout croquer l’être humain dans sa diversité, par des personnages hauts en couleurs. Petit détail amusant : elle commence toujours par dessiner leur nez… un cap à passer sans doute… (« C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! ») !

Des culottées

Ses personnages sont à son image : modernes, pimpantes et déterminées à se battre pour s’émanciper des préjugés et des diktats, de Joséphine à Charlotte, en passant par le florilège des Culottées… Ces culottées, des femmes qui ont comme point commun d’avoir pris en main leur destin malgré les nombreux obstacles qui se sont dressés sur leur chemin, au-delà de leur époque, de leur culture, de leur nationalité, de leur métier. Des artistes, des impératrices, certes, mais aussi des gardiennes de phare, des travailleuses sociales, des gynécologues. Le tome 1 s’ouvre ainsi avec Clémentine Delait, femme à barbe née au XIXe siècle, ce qui introduit bien le propos selon l’auteure : des femmes qui ont des c… se considèrent à juste titre aussi libres que les hommes.

Ce projet, à l’origine sous la forme d’un blog hébergé par LeMonde.fr, lui a demandé des mois de documentation, de la lecture d’épaisses biographies au mince filet dans la presse locale. Autour, il a fallu broder une histoire, la mettre sur papier, sur quelques pages, en images. S’imaginer confrontée aux mêmes situations, se transporter dans un contexte parfois très différent de la sienne, incarner le personnage. Un exercice de taille, mais qui fait écho aux propres combats de Pénélope Bagieu. Armée de sa plume et de son bagou, elle n’hésite en effet pas à dénoncer le sexisme dans la profession et dans la société en général, la surexploitation des ressources terrestres ou encore le racisme. Sa plus grande fierté est de donner envie d’apprendre, d’en savoir plus, comme dans ses chroniques dynamiques promouvant la bande dessinée sur le site MadmoiZelle.com. En 2013, elle est ainsi nommée Chevalier des arts et des lettres lors du festival d’Angoulême par la ministre de la Culture. Parions que dans quelques années, quelques pages lui seront consacrées dans le dernier tome des Culottées !

Pour aller plus loin :

Le blog des Culottées
Pénélope Bagieu sur Twitter

Source des premières de couverture : Electre

 

Mathilde Chicaud
Mathilde l’Arbre-en-ciel

 

 

Margaret Keane, ou le destin d’une femme incroyable

Chers voyageurs,

Les Dames d’Art ont très envie de vous faire découvrir une artiste hors du commun,  Margaret Keane. C’est à travers les yeux de Tim Burton, et son film Big Eyes, que vous pourrez découvrir l’histoire de cette femme, peintre, et à qui son mari a volé la gloire en s’attribuant le mérite de son travail.

big-eyes-dvd-cover-00Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier !

Un film à découvrir de toute urgence !

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Jeanne Lanvin : une exposition à visiter !

Chers voyageurs,

Une nouvelle semaine, une nouvelle découverte ! Les Dames d’Art vous emmènent à la Capitale ! En effet, jusqu’au 23 août, le Musée de la Mode Paris Galliera accueille la première rétrospective consacrée à la plus ancienne maison de mode encore en activité, la maison Jeanne Lanvin.

Pour plus d’informations sur l’exposition, ça se passe ici. Et pour vous donner un avant-goût de cette magnifique exposition …

http://www.dailymotion.com/video/x2m33s2

Quand Joséphine parle aux enfants

Chers voyageurs,

imageUne fois n’est pas coutume, les Dames d’Art voulaient absolument vous parler d’un magnifique documentaire jeunesse sur la vie de Joséphine Baker, intitulé « Joséphine : Joséphine Baker, la danse, la Résistance et les enfants » (Editions Rue du Monde). 

Ecrite par Patricia Hruby Powell, cette biographie de Joséphine Baker permet aux enfants de découvrir la vie de cette femme au destin incroyable. L’ouvrage met également en lumière la ségrégation raciale aux États-Unis et l’engagement de cette femme étonnante et courageuse tout au long de sa vie.

Ponctué de nombreuses citations de Joséphine Baker, un livre pour les enfants dès 8 ans.

 « Quand j’ai vu tous ces visages qui me regardaient, un vertige s’est emparé de moi … J’ai laissé la musique me transporter loin d’eux. Le public a sifflé de joie et applaudi. »

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« Jules et Jim », un classique incontournable du cinéma français

Chers voyageurs,

Profitons de cette pause estivale pour (re)découvrir un classique du 7ème art, « Jules et Jim ». Réalisé par François Truffaut en 1962, il va faire éclater le talent de Jeanne Moreau. Récompensé par le Grand Prix de l’Académie du cinéma. François Truffaut lui-même parlera de son film en ces termes : « Jules et Jim est un hymne à la vie et à la mort, une démonstration par la joie et la tristesse de l’impossibilité de toute combinaison amoureuse en dehors du couple ».

L’histoire : Paris, avant la Première Guerre mondiale. Jim, un Français, et Jules, un Autrichien, sont des amis inséparables. Ils tombent amoureux de la même femme, Catherine, mais c’est Jules que Catherine épouse. Après la guerre, Jim rejoint le couple en Autriche. Catherine avoue qu’elle n’est pas heureuse avec Jules, lequel accepte que sa femme prenne Jim pour amant. Mais Catherine est éternellement insatisfaite et change sans cesse d’avis sur son choix amoureux.

Quand on pense à Jules et Jim, on ne peut s’empêcher de penser à cette scène culte …

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Découvrez ce film sur notre plate-forme numérique e-medi@ en cliquant sur l’image :

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Si vous n’avez pas encore d’identifiant  ou de mot de passe, cliquez ici.

Chanel news : un site à découvrir

Chers voyageurs,

C’est avec grand plaisir que les Dames d’Art viennent vous saluer, et vous proposent quelques découvertes pour cet été !

Pour commencer notre voyage au coeur des femmes et des arts, nous vous invitons à visiter le site chanel news. Faites le plein d’infos sur Coco Chanel, et suivez toute l’actualité de la maison Chanel ! Musique, films, il y en aura pour tous les goûts !

coco

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Romy Schneider et « L’enfer d’Henri-Georges Clouzot »

RomyOn ne peut parler des femmes et du cinéma français du XX ème siècle sans parler de cette grande actrice Romy Schneider (1938-1982). Belle, talentueuse, Romy demeure dans toutes les mémoires cette femme toute aussi éblouissante que fascinante. C’est en 1964, que le réalisateur Henri Georges Clouzot tourne le film « L’enfer », un drame conjugal avec Romy Schneider et Serge Reggiani comme acteurs principaux. Pour des raisons de santé du réalisateur ce film ne voit pas le jour mais il sera adapté près de 40 ans plus tard.

L'enfer Romy Schneider

  • Un film inachevé puis complété et adapté: Durant le tournage, une chaleur étouffante empêche le bon déroulement des prises de vue. Après de nombreuses avaries, le réalisateur fait un infarctus. Clouzot, le cinéaste n’a jamais réussi à reprendre la réalisation de ce qu’il envisageait comme être son chef-d’oeuvre. Mais les images tournées ont été retrouvées et rassemblées… Ces images sont surprenantes et touchantes. Elles racontent un film unique, la folie, la jalousie et l’histoire d’un tournage maudit  où Romy Schneider est  plus éblouissante que jamais.

Et c’est grâce à Serge Bromberg et Ruxandra Medrea que ces images sont dévoilées. Ils réussissent en 2009 avec ce film « L’enfer d’Henri Georges Clouzot » un nouveau film qui raconte l’histoire de ce naufrage magnifique et qui permet à ces images prises 40 ans plus tôt de voir le jour.

Alors, sans plus  attendre cliquez sur new-logo-emedia4pour découvrir ce film.

Et pour redécouvrir Romy Schneider cliquez-sur « Les Fabuleuses Destinées. »

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« Ma double vie » de Sarah Bernhardt

sarahSurnommée « La voix d’or » par Victor Hugo, « Le monstre sacré » par Jean Cocteau mais aussi « La Divine« , « Mère la chaise » ou « L’impératrice du théâtre« , Sarah Bernhardt est la première star française ayant connu une renommée internationale. Née en 1844, elle devient rapidement une actrice de théâtre au talent acclamé par les plus grands de son époque. Pour découvrir cette femme extraordinaire, quoi de mieux que de la laisser nous raconter sa vie trépidante ? Les Dames d’art vous proposent de vous plonger dans ses mémoires dans l’autobiographie « Ma double vie » signée par Sarah Bernhardt elle-même.

  • Une femme moderne et libre

Sarah_Bernhardt_by_Félix_Nadar_2 (2)Le plus beau symbole de réussite pour Sarah Bernhardt : être autant détestée qu’adorée ! Se destinant à devenir religieuse, elle se découvre un vrai talent d’actrice. Après un premier succès dans Ruy Blas de Victor Hugo (dont on dit qu’il fut un de ses nombreux amants), elle crée sa propre compagnie et achète le Théâtre de la Renaissance. Sarah Bernhardt jouera dans plus de 120 pièces de théâtre, mais aussi dans quelques films, sous la direction de Sacha Guitry notamment.

« Mes goûts un peu fantastiques, ma maigreur, ma pâleur, ma façon toute personnelle de m’habiller, mon mépris de la Mode, mon j’m’enfichisme de toutes choses, faisaient de moi un être à part. »  Sarah Bernhardt

  • Une vie de roman

William_Downey_(1829-18_),_Sarah-BenhardtDès sa jeunesse, Sarah Bernhardt ne laisse personne lui dicter sa vie. Admise à 18 ans à la Comédie Française, des rivalités avec une autre comédienne lui font quitter celle-ci au bout de quelques mois. Elle commande des pièces à Oscar Wilde, soutient Emile Zola lors de l’affaire Dreyfus et rend visite aux soldats dans les tranchées pendant la Première Guerre Mondiale. Son jeu d’actrice est unique : elle joue aussi bien des rôles masculins ou féminins, elle aime mettre en scène ses agonies, une déclamation au style baroque  … Elle joue avec les faux semblants, allant même jusqu’à subir un lifting chirurgical, en 1912 !

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