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Les Shadocks

Dans les années 60, de petits animaux sont apparus dans le poste de télévision; ils s’appelaient les Shadocks. Ils ressemblaient à de gros poulets pas très malins. D’ailleurs, les seuls mots qu’ils connaissaient, étaient : « Ga, Bu, Zo, Meu ». Dès leur apparition, ils ont fait rire une partie de la France. L’autre moitié s’offusquait de cet humour absurde.

En exclu pas mondiale, voilà les deux premiers épisodes de la saison 1.  Eh ben oui ! (on peut dire «eh ben », on est en Vendée) les Shadocks, c’est comme une série américaine d’aujourd’hui, il y a un arc narratif et un résumé des épisodes précédents !Image de prévisualisation YouTube

Le petit plus des Frisettes :

Si vous voulez tout savoir sur les Shadocks, cliquez ici. En revanche, si vous préférez ne rien savoir sur les Shadocks, cliquez .

Les Frisettes

Avant de nous dire adieu…

Amis lecteurs, amies lectrices,

Alors que tu es sur la plage, en train de lire un gros pavé sur des crimes scandinaves ou des nuances de gris, nous t’écrivons pour la toute dernière fois. Ne pleure pas maintenant ! Avant de nous dire adieu, faisons ensemble le bilan de cette année :

– 12 livres dévoilés

– 62 articles publiés (dont 33 par les Frisettes)

– 82 commentaires

– 1 amour partagé de la lecture

– 369856 mots lus (si tu ne nous croies pas, tu peux vérifier !)

– 22,4 sourires par livre (moyenne)

– 6 paquets de chocapic (même si cela n’a rien à voir avec le blog)

– 12, 8 « ho ho ho »

– 3 soirées vendéennes

– 8 « hi hi hi »

– 2 ampoules aux doigts

– 362225 gâteaux apéro mangé lors des soirées

– Une traversée du gois de Noirmoutier

– 1 « hu hu hu »

– 2 disputes homériques sur le thème : « Est-ce qu’on se la pète quand on utilise l’adjectif homérique ?»

– 3 bibliothécaires au bord de la folie

Soit un total de 12369 trucs ce qui est un score très correcte pour une année de blog.

Et puisque les Frisettes aiment l’absurde (et qu’il n’y a rien de plus absurde qu’une notation de livre) voici, pour vous, le classement des livres dévoilés par les Frisettes :

Coucou Bouzon d’Anouck RICARD : 17/20

West Terne de Michel GALVIN : 16/20

Tout Desproges de Pierre DESPROGES : 15/20

Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) de Jérôme K JEROME : 14/20

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON : 14/20

Le nez et Le manteau de Nicolas GOGOL : 13/20

A se tordre d’Alphonse ALLAIS : 12/20

L’erreur est humaine de Woody ALLEN : 12/20

J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup CHIFLET : 10/20

Paroles de Jacques PREVERT : 8/20

Rêvons de mots de Raymond DEVOS : 5/20

Avec mes meilleures pensées de Pierre DAC : 3/20

Et oui, les deux premiers titres sont des BD ! Ce n’est pas parce que les Frisettes trouvent qu’il est plus facile de lire une bd qu’un livre (quoique) mais parce que celles-ci illustraient parfaitement l’absurde actuel  avec un second degré constant, un décalage et des jeux de langage qui s’intègrent dans l’histoire et sans en avoir l’air se moque de notre société et de ses a-prioris ! Les recueils d’aphorismes et de poésie sont moins du goût des frisettes.

Ca y est, vous pouvez pleurer maintenant car la suite de l’article est moins intéressant puisqu’il est consacré aux remerciements.

Nous remercions donc les bibliothèques de Vendée qui nous ont choisis comme parrain et permis de jouer notre spectacle dans de belles salles.

Nous remercions les bibliothécaires de Vendée, en particulier : Alexandre, Nicolas et Aline mais aussi Valérie qui nous accueilli à Pouzauges mais aussi Karine, Françoise, Audrey sans oublier Brandon, Beverly et Dylan.

Nous remercions tous les lecteurs qui nous ont suivis et ceux qui nous ont commentés.

Nous remercions le correcteur orthographique qui nous a permis de supprimer  un bon paké de fote.

Nous remercions notre metteur en scène (même si cette phrase est écrite sous la menace d’un couteau de boucherie).

Nous remercions nos mères de nous avoir faits si beaux et intelligents.

Nous remercions google et wikipedia qui nous ont servis de culture, dictionnaire, illustrateur…

Et enfin, nous nous remercions nous sans qui tout ça n’aurait jamais eu lieu.

Voilà, il ne nous reste plus qu’à nous dire adieu…

Nous te souhaitons, à toi, de rire, un peu, chaque jour, pour oublier l’absurdité du monde.

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Si Camille me voyait… de Roland Dubillard

Pour notre pénultième article (depuis que nous avons lu Desproges, on aime utiliser des mots précieux), nous avons décidé de parler d’un livre jeunesse Si Camille me voyait… . Le monde étant l’avenir des jeunes (à vous de remettre tout ça dans le bon ordre), nous sommes allés piocher chez Folio junior la première pièce écrite par Roland Dubillard, l’auteur des Diablogues. Pourtant, après l’avoir lu, on se dit que c’est peut-être un peu trop « perché » et « bisou-gazou-coquinou » pour les enfants. Puis, on se dit que c’est peut-être nous qui avons perdu notre imagination quelque part entre notre treizième et notre quatorzième année de vie sur terre…. Enfin, en faisant quelques recherches internautiques, on s’aperçoit que cette pièce n’a pas été écrite pour les enfants mais qu’il s’agit d’une opérette radiophonique… Pour mieux comprendre venez ici.

Si Camille me voyait…  est donc une pièce en vers qui parle d’amour croisés entre quatre personnages (qui peuvent être plus ou moins, selon les métamorphoses) avec des bouquets de pipe, des femmes qui se promènent dans un carrosse remplit de lait puis se transforment en lune, de faux curés confesseurs, des chevaux parapluies, des bielles de voiture et on peut trouver cette présentation du comte sortant d’un bahut breton :

Monsieur d’Autrebane, c’est moi.

Je sors vivant de bahut.

Mort en mer, voilà ce qu’on croit

Que je suis, mais turlututu !

 

Je voulais surprendre Solange,

Mais elle ne me trompait pas.

Alors, j’ai mis sa vertu d’ange

A l’épreuve de mon trépas.

 

Depuis cinq ans déjà, je ruse

Afin de voir, dans notre lit,

Sa fidélité que rien n’use

Se laisser vaincre par l’oubli.

 

Et j’espère toujours qu’à force

D’être mort, Solange me trompe.

Ainsi j’obtiendrais le divorce.

Car enfin, il faut que je rompe.

 

Je veux épouser la fleuriste

Pour qui mon âme s’amenuise

Tellement je deviens triste.

Nous irons ensemble à Venise.

Paroles par les Frisettes Brother’s

Comme les Frisettes Brother’s sont des gens (même si certaines mauvaises langues prétendent que les Frisettes ne sont pas des gens mais des moutons avec de jolies fesses bien rebondies) très entreprenants, ils ont,  après avoir lu Paroles  (et non pas entendu Paroles comme on pourrait le croire à première vue (ou plutôt à première ouïe)), interviewé Jacques Prévert en exclusivité mondiale :

Les Frisettes : Jacques Prévert, bonjour.

Jacques Prévert : Bonjour, Messieurs Dames.

LF : Non, non, on est deux garçons…

JP : Pardon.

LF : C’est votre première interview depuis votre mort. Pourquoi êtes-vous enfin sorti de ce silence ?

JP : Parce que.

LF : Merci. Deuxième question. Nous avons  lu le recueil de poèmes Paroles et même le dossier de Yann Le Lay et on a pas tout compris… C’est normal ou c’est parce qu’on est un peu teubé ?

JP : Teu… quoi ?

LF : C’est du verlan, c’est le mot « bête » à l’envers.

JP : C’est amusant comme expression ! Moi aussi, j’aime jouer avec les mots, les mélanger, les secouer dans tous les sens ! C’est peut-être pour cela que vous n’avez pas tout compris…  Il faut se laisser aller, relire les poèmes, les dire à haute voix… Et puis, vous savez, j’ai commencé avec les surréalistes donc la compréhension, la logique, tout ça, ce n’est pas le plus important pour moi. C’est comme si on me demandait « A quoi ça sert un poème ? » Et bien à rien, mes chèrs amis, à rien ! Et c’est pour cela que les poèmes sont tellement importants !

LF : ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

Oh pardon ! Nous aussi, on fait des poèmes, vous voulez qu’on vous lise une de nos œuvres ?

JP : Je suis un peu pressé…

LF : Ça s’appelle : Le Mars et le Bounty

Un Mars dans son frigo faisait un gros dodo

Le Bounty arrive et se moque de lui :

«Ton petit caramel est vraiment riquiqui »

« Tu fais vraiment des blagues à la noix de coco !!!»

Répondit le Mars qui repartit

Alors, vous en pensez quoi ?

JP : C’est très bien ! J’en parlerai à Gallimard. Au revoir !

LF : Au revoir Jacques !

Après réflexion, les Frisettes Brother’s tiennent à s’excuser auprès de la famille de Jacques Prévert. Evidemment, les Frisettes n’ont pas interviewé Jacques Prévert puisqu’il est mort. En réalité, ils ont interviewé  Jean de La Fontaine.  Pour une meilleure compréhension de cet article, veuillez donc remplacer le nom « Jacques Prévert » par « Jean de La Fontaine ».

Merci et pardon.

Si vous voulez rire, vous pouvez aussi remplacer  « Mars » par « pipi » et « Bounty » par « caca », vous allez voir c’est très rigolo.

Les Frisettes n’ont peut-être pas de carte de presse mais ils ont lu Tintin !

PS : Si vous avez encore envie de rigoler, venez nous voir le 28 juin à 20h30  à la Vendéthèque de la Chataigneraie. C’est gratuit. Renseignements et réservations : 02 51 52 56 56.

Alphonse Allais by les Frisettes Brother’s

Un petit « Début de siècle »

((Très) librement inspiré de « Un petit « Fin de siècle » (page 122))

-Dis donc, mon oncle ?

-Mon ami…

-Qu’est-ce que ça veut dire « Allais à se tordre » ?

-Allais, c’est le nom d’un humoriste qui écrivait dans les journaux il y a plus de 130 ans. Son petit nom s’était Alphonse. Et « A se tordre » c’est le…

-Un humoriste ? Comme les Frisettes Brother’s ? Il portait aussi une cagoule rigolote et mettait des tartes à la crème ?

-Non, lui, il écrivait des nouvelles absurdes de une à deux pages. C’était des textes faits pour être récités devant un public dans les cabarets. C’est la raison pour laquelle on retrouve souvent des monologues et…

-Un cabaret, c’est l’endroit où l’on fait pipi ?

-Non ça c’est un cabinet… Je disais donc qu’on retrouve des histoires bien troussées avec des jeux de langages, ou les personnages ne sont pas ceux que l’on croît, des combles et des devinettes et aussi de nombreux jeux de mots parfois coquins…

-Est- ce qu’il y a aussi des homophonies ?

-Comment tu connais ce mot à ton âge ?

-C’est dans le spectacle des Frisettes Brother’s !

-Bon, je suis en train de t’expliquer. Alors, s’il te plaît, cesse de m’interrompre… Hum hum… Bien sûr, depuis Alphonse Allais, le monde a changé. Son humour est un peu old school avec ces histoires de cocus, de farceurs, d’idiots du village, de potaches du quartier latin, de conscrits…

– ……

-Tu ne me demandes pas ce qu’est un conscrit ?

-Non. Un conscrit, c’est un jeune homme qui va bientôt faire son service militaire. Pourquoi ?

-Donc pour conclure, même si le titre « A se tordre » est un peu hyperbolique, on appréciera la légèreté de certaines histoires et surtout un style, car l’humour est un style et non un thème, qui inspirera jusqu’aux humoristes d’aujourd’hui…

-Comme les Frisettes Brother’s !!! Qui dans leur blog font parfois dialoguer plusieurs personnages afin de faire un commentaire de livre sans en avoir l’air !

-Je pensais plutôt à Desproges ou Jean Loup Chiflet ; (tentons le point-virgule !) mais si tu y tiens oui. Je peux reprendre ma lecture maintenant ?

– Dis tonton ? Tu m’emmèneras voir les Frisettes Brother’s le 15 juin à la salle des Salorges de Noirmoutier ?

(Le bruit d’un coup de pied dans le derrière retentit.)

« Trois hommes dans un bateau » par les Frisettes Brother’s

Nous sommes en 1889, à Londres. Alors que  l’austère establishment britannique maintient dans son corset la société victorienne, trois lords, trois gentlemen, engoncés dans leurs vêtements et dans leurs préjugés plus étroits que le chas d’une aiguille, accompagnés de leur chien qui ne peut être qu’un fox terrier, vont partir à l’aventure : ils vont naviguer sur la Tamise !

Ce récit, écrit à la première personne, est avant tout un prétexte pour parler pour le plaisir de parler (ou plutôt écrire pour le plaisir d’écrire). Le narrateur, un peu à la manière d’un Edouard Baer ou d’un François Rollin, se complaît dans les longues phrases amphigouriques ponctuées de digressions où il s’emballe dans des considérations sur le monde, la vie, l’histoire, puis s’aperçoit soudain qu’il a perdu le sens de son récit. On assiste ainsi à un discours parodique (qui atteint parfois la limite entre le pastiche et le sincère pour rejoindre la belle phrase) du romantisme victorien. Ainsi, si l’on veut être un lord, on se doit de s’enthousiasmer pour la beauté de la nature, de déclamer ses grands sentiments généreux et de se passionner pour l’histoire. Ces oisifs sont les rois de la mauvaise foi (notamment pour en faire le moins possible et accuser les autres de fainéantise). Ils multiplient les actions les plus viles et les aventures les plus ridicules, toujours avec un flegme britannique. Le lecteur s’amuse ainsi du décalage entre la réalité prosaïque, souvent décrite avec beaucoup d’euphémismes (des aventures ou leur bêtise et leur couardise les amènent à tomber dans l’eau ou à se ridiculiser) et la justification permanente du narrateur qui se drape dignement dans les apparences, les conventions et les préjugés.

Bref c’est rigolo même si, des fois, c’est un peu long !

En bonus ce petit extrait étonnant de « Trois hommes dans un bateau » où notre lord digresse sur son époque (n’oubliez pas que nous sommes en 1889) :

En sera-t-il de même dans l’avenir ? Les trésors précieux d’aujourd’hui seront-ils toujours les bagatelles à bon marché de la veille ? Verra-t-on des rangées de nos assiettes à fleurs s’aligner au-dessus des marbres de cheminées chez les gens cossus de l’an 2000 et quelques ? Et les tasses blanches à filet d’or avec au fond la jolie fleur (d’espèces inconnue), que notre petite bonne casse maintenant à plaisir, figureront-elles, après de soigneux raccommodages, sur un piédestal où ne les époussettera que la maîtresse de maison ? (…) Le « modèle » que la fille aînée a brodé en classe deviendra « tapisserie du siècle de Victoria » et sera d’une valeur quasi inestimable. Les pichets de faience bleus et blancs des auberges campagnarde d’aujourd’hui seront recherchés, tout craquelés et ébréchés, et vendus au poids de l’or, les gens riches s’en serviront comme de verre à bordeaux… 

L’absurde en article

Un frisé : Oh mon dieu ! On est déjà mardi et on n’a encore rien écrit pour le blog !

Un autre frisé : Et si on faisait un article sur Pôle Emploi ? C’est ça le vrai monde de l’absurde! Ils t’envoient des documents pour te dire que t’es radié,  puis après des heures de téléphone, ils te répondent : « C’était juste un message automatique… »

Un autre frisé : J’adore ton idée, elle est vraiment géniale ! Mais non, on ne fait pas ça, c’est vraiment nul.

Un troisième frisé : Et si on faisait un article sous forme de discours entre deux frisés qui n’ont pas d’idée pour leur prochain article ?

Un frisé : Non, c’est un concept qu’on a déjà vu mille fois! Et puis, t’es qui toi d’abord ? Il n’y a que deux frisés, il y a moi…

Un autre frisé : Et moi !

Un troisième frisé : Pardon, j’ai vu des bouclettes alors je suis entré…

Un frisé : Bon, on fait quoi ?

Un autre frisé : Si on allait à la plage ? Je vais chercher mon surf !

Un frisé : Mais non ! Pour le blog…

Un autre frisé : J’ai une idée ! Je vais taper sur mon ami Google et contrairement à toi, lui, quand je le tape, il m’aide ! Donc… A B S U R D E…  et voilà monsieur : les morts les plus absurdes du monde selon Google !

1992, Isère : en 1932, pour ses 6 ans, la petite Rolande plante un arbre dans son jardin. 60 ans plus tard, l’arbre lui tombe sur la tête et la tue.

1995, Alabama : un sexagénaire meurt écrasé en prenant son bain. Le plafond s’effondre sous le poids des 4 tonnes d’ongles de pied qu’il entreposait au grenier depuis 40 ans.

Un frisé : Non, c’est trop noir comme humour… Et pis, tu vois que j’avais raison quand je t’ai dit que c’était dangereux de collectionner tes rognures d’ongles de pieds !

Un autre frisé : Attends ! Le thème du blog c’est le monde à l’envers ? Donc, si on écrit le monde à l’envers ça fait : « edmon ». On va faire la biographie de tonton Edmon !

Un frisé : Trop bien.

«Tonton Edmon »

Tonton Edmon est né il y a longtemps.

 Il est mort hier, en mangeant une Knacki de travers.

Entre-temps, il a vécu. Poil au zébu.

Un autre frisé : C’est bon, on peut aller faire du surf ? Il y a des bonnes vagues en plus !

Un frisé : Attends ! Je relis pour voir si notre dialogue est assez long …

Un autre frisé : Oui, on parlera de Dubillard ou de Ionesco une autre fois… Par contre, au retour du surf on devrait peut être passer faire un petit coucou à l’enterrement de Tonton Edmon…