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« Rubrique-à-brac » de Marcel Gotlib

Aujourd’hui (ou demain, si vous lisez ces quelques mots demain), les Frisettes vous proposent de découvrir le monde de l’absurde, à travers la Rubrique-à-brac de Marcel Gotlib !!!

« Ils ne se tracassent pas trop pour faire leurs articles ces frisés !!! » se dit intérieurement monsieur Jesuisjamécontent (attention longue parenthèse ! Monsieur Jesuisjamécontent n’est pas un vrai lecteur du blog. Ce nom va nous servir pour croquer, de façon croquignolette, les travers de nos concitoyens qui râlent en permanence. De plus, pour ne pas accabler ce monsieur, un nom d’emprunt lui a été attribué, son véritable nom étant Jean Laguiole et il habite : 8 rue de la Mogette Souriante au Poiré sur vie (Juste derrière le Super U, c’est la maison avec des roses blanches)).

 « Ils font un article sur des BD, comme ça, c’est vite lu !!! Et pouf !! Ils pondent un article en deux-deux !!! Moi, j’attends toujours la critique sur Les Frères Karamazov !!!» reprend ce brave monsieur qui habite, rappelons-le, la maison derrière le Super U avec les roses blanches devant.

Premièrement, monsieur Jesuisjamécontent, nous ne voyons pas pourquoi dans un blog sur l’absurde nous parlerions de joueurs de handball qui trichent (Pour les gens qui n’ont pas compris cette blague, veuillez faire comme tout le monde en riant poliment.) Deuxièmement, ce n’est pas parce que c’est une bande dessinée que c’est facile !!! La richesse des personnages de Gotlib : de la coccinelle, au professeur Burp, en passant par Monsieur Newton, en fait l’une des œuvres phares de la littérature mondiale.

« Laissez-moi rire !!! » se re-dit intérieurement monsieur Jesuisjamécontent (qui aime bien, en plus des roses blanches, faire des phrases qui finissent par trois points d’exclamation) « La « bédé », c’est juste des petits coups de crayon, hop, hop, hop. Ça fait rire les enfants, ça fait chanter les abeilles mais ce n’est pas de la littérature !!! »

Mais vous avez fini à la fin ! C’est drôlement bien Gotlib, c’est plein de références, c’est subtil (pas toujours ok…) c’est provocateur et il a réussi à imaginer un univers digne des grands créateurs. En plus, c’est l’une des personnes qui a le plus subverti la bd dans les années 60 et 70 !

« Oui, c’est vulgaire quoi !!! Moi, la vulgarité, je ne supporte pas. Ça me casse les … » ne finit pas monsieur Jesuisjamécontent parce que ce blog est aussi lu par des enfants de moins de 3 ans. Il fallait bien, qu’à un moment, un frisé aille chez lui pour lui briser la nuque et en profite aussi pour prendre les roses afin d’aller les apporter à sa maman qui est à l’hôpital.

Bien, maintenant que nous sommes débarrassés de monsieur Jesuisjamécontent, nous pouvons dire, à l’instar de Gai-Luron, le célèbre chien immortalisé par Gotlib :

« En route pour de nouvelles aventures mon brave Milou !!! »

PS : Pour savoir ce qu’il est advenu du frisé qui a apporté des roses blanches à sa jolie maman, veuillez écouter la chanson suivante :

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« Avec mes meilleures pensées » selon les Frisettes

Bien, bien, bien… On ne voudrait pas passer pour les mauvais trublions de ce blog, mais les Frisettes n’ont pas vraiment méga trop kiffé (petite litote de djeun’s) ce livre.

Ce n’est pas parce que les références sont datées, notamment les modèles politiques, les phrases en latin ou la misogynie tranquille des années 50 (mince, on s’enfonce…) car nous avons aimé « Trois hommes en bateau » de Jérôme K Jérôme et « A se tordre » d’Alphonse Allais dont les références sont beaucoup plus anciennes.

Le problème de ces aphorismes de Pierre Dac regroupés en thèmes (premières pensées, pensées politiques, pensées à juger) c’est qu’il nous faut deux lectures : une première pour s’apercevoir qu’on ne comprend pas, une deuxième pour chercher où se cache le jeu de mots et les doubles (voire triples) sens et enfin, un instant pour se dire… tien je n’ai pas ri ! On passera sur les moments où il faut chercher dans le dictionnaire les mots compliqués (ça, ce n’est pas très grave) ou notre perplexité face à certains aphorismes que l’on ne comprend pas  même après plusieurs lectures. Donc, c’est souvent ennuyeux et parfois répétitif.

Mais comme il y a du bon en tout, regardons les points positifs du livre. Les phrases sont bien écrites, ce monsieur a une très grande culture et de plus il a été résistant à Londres (ce qui n’a rien à voir avec ce livre). Et puis, lorsqu’on quitte le domaine des maximes pour entrer dans de vraies histoires (grosso modo, tout ce qui fait plus de trois lignes à la suite) on apprécie les qualités de conteur loufoque du monsieur. Ainsi, l’histoire du pharmacien Lopez, qui ne veut pas être de garde, ou certaines biographies (entre autre, Jules César Cardegnaule) nous ont bien amusées. En plus, c’est préfacé par Eric Nauleau (mince, on aurait dû ranger cette phrase dans les points négatifs).

Et puisqu’on est sympa, voici les meilleures maximes qu’on a lues (en réalité, surtout celles que l’on a compris). De la sorte, si un jour vous êtes invités aux « Grosses Têtes » de Philippe Bouvard vous pourrez répondre « C’est de Pierre Dac ! ».

« Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que son slip pour une tasse à café » (Celle-là, on l’aime bien parce qu’il y a le mot slip dedans.)

« La dissolution de l’Assemblée nationale dans de l’acide sulfurique ne peut être considérée que comme une solution de désespoir. » (En hommage à Jacques Chirac.)

« Il faut se méfier des restaurants qui annoncent en devanture : « Ici, on mange comme chez soi. » Si c’est pour manger comme chez soi, ce n’est pas la peine d’aller ailleurs. »

« Une bonne grippe ne vaut guère mieux qu’une mauvaise et réciproquement » (Il utilise souvent « et réciproquement » à la fin de ses phrases.)

« Si Galilée revenait sur terre, il s’écrierait devant une mauvaise comédienne : « Et pourtant, elle tourne » »

« Je me suis souvent demandé, et me le demande encore, ce qui peut bien différencier une bonne grippe d’une mauvaise, ainsi qu’une mauvaise bronchite d’une bonne. » (Parfois, il se répète…)

 « Les disciples de Lesbos, à l’encontre et en dépit des ragots antiques, n’étaient pas toutes des mauvaises langues, tant s’en faut » (C’est cochon, hein ?)

« Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège, pas plus qu’un concubin n’est automatiquement un abruti de nationalité cubaine » (A lire deux fois.)

« Celui qui, dans la vie, est parti de zéro pour n’arriver à rien dans l’existence n’a de merci à dire à personne. » (Elle est connu celle-là !)

 « La mort n’est, en définitive, que le résultat d’un défaut d’éducation puisqu’elle est la conséquence d’un manque de savoir-vivre. »

Et comme nous aimons faire participer nos gentils lecteurs, nous organisons à nouveau un grand jeu « Peux-tu expliquer le sens de ces aphorismes de Pierre Dac ? ». Les gagnants recevront un Pin’s Frisettes Brother’s qu’un certain B. Obama ne souhaite plus garder chez lui. A vos dictionnaires, à vos méninges et bonne exégèse !

« Les grévistes féminines de l’amour aristophanesque furent, en leurs temps antiques, les inconditionnelles de la Vème république de Lysistrata »  

« Le service de l’amour n’est actif que dans la mesure où il possède suffisamment de réserves pour ne pas être versé dans la territoriale. »

« La marée haute est une marée condescendante et la marée basse est une marée déférente. »

« Les limandes-soles sont des poissons de mer indécis qui ne savent pas qu’ils veulent. »

« L’enthousiasme est au peuple ce que le croissant de lune est au petit déjeuner des dieux. »

« L’erreur est humaine » par Les Frisettes Brother’s

Souhaitez-vous un scoop ? Les Frisettes Brother’s sont deux ! Et parfois, ils ne sont pas d’accords. Ils peuvent ainsi débattre longtemps sur le choix du programme télé, la meilleure façon de réussir une mayonnaise ou pour savoir qui est le chevalier du zodiaque le plus cool.

Ainsi, ayant apprécié de façon différentes le livre de Woody Allen « L’erreur est humaine », ils ont décidés, à l’instar de Télérama, de faire une double critique : une bonne et une mauvaise.

 Effectivement, l’erreur est humaine…

En ce lundi, lendemain du dimanche et jour de reprise du travail pour de nombreux êtres humains de notre planète, je débute ma semaine en transmettant mon sentiment sur ce recueil de nouvelles humoristiques écrit par Woody Allen. Vous remarquerez, chers lecteurs, que ma phrase d’introduction tente d’être aussi longue et pompeuse que de nombreuses phrases croisées dans ce livre, intitulé : « L’Erreur est humaine ». En effet l’Erreur est humaine !! Cette suite de courtes histoires en est une démonstration.

Je suis convaincu qu’un certain Brother’s va s’insurger contre cette analyse. Un Brother’s, tellement consensuel qu’il ne peut accepter un avis aussi tranché.

Alors oui, certains passages font sourires, Woody Allen sait écrire, quelques idées de nouvelles sont originales…. Oui, oui, bien sûre ! Mais, je me suis ennuyé, ennuyé, ennuyé… Chaque nouvelle est construite de la même façon, traite des mêmes thèmes : un individu souhaite réussir mais l’orgueil, la bêtise et la cupidité l’entraîne dans une déchéance totale.

Beaucoup d’idées mais pas d’invention avec assez d’épaisseur pour rendre les nouvelles intéressantes pour un lecteur basique tel que moi.

Signé : Frisettes.

 Funny Woody

FFF

Woody Allen  renoue avec ses jeunes années d’humoriste à travers ce recueil de dix-huit nouvelles absurdes. On retrouve les thèmes chers à l’auteur : New-York, le judaïsme, une pointe de psychanalyse et un personnage/narrateur à chaque fois différent et conforme à l’archétype créé par Woody lui-même : un petit personnage complexé et névrosé baignant dans le monde bobo culturel new-yorkais.

Vous remarquerez, chers lecteurs, que dans ce petit paragraphe d’introduction, je n’essaye pas de me moquer du style de Woody Allen. Pour faire cela, il faudrait être un peu présomptueux voir snob. Car Woody Allen à un style drôle, léger avec des phrases qui finissent toujours à mille lieux de l’endroit attendu :

« Son sang se figea dans ses veines : une immense ombre menaçante se découpait dans le couloir. Son cœur se mit à battre la chamade. Elle voulut hurler. Puis elle comprit que cette ombre était la sienne. Elle décida de se mettre au régime et appela les autorités. »

ou

« La terre est arable et se trouve principalement au sol »

Sans vouloir être consensuel, mais en reconnaissant tout simplement le talent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les nouvelles sont assez courtes et très agréables à lire.

Peut-être que certaines personnes, habituées à lire Oui-oui ou Guillaume Muso peuvent être perturbées par des phrases construites avec un peu style.

Enfin chaque nouvelle ne suit pas le même schéma. Certaines sont de véritables histoires alors que d’autres, et c’est pour cela qu’elles sont moins bonnes, ne sont qu’un prétexte. Prétexte à mélanger deux univers opposés afin de créer un décalage. L’effet « exercice de style » ou « systématisons une idée » rend la chose peu intéressante.

Exemples : « Théories des cordes et désaccords », où Woody juxtapose la vie quotidienne et la physique quantique. Dans « Mortelles papilles » la nourriture est comparée à des diamants. Enfin dans « A Vienne que pourra » tout le monde intellectuel de la Vienne du début du siècle passe au moulinet de la comédie musicale.

De plus, bien que l’on soit souvent dans le milieu bobo newyorkais les thèmes sont variés : les écoles maternelles, les entrepreneurs de travaux, les producteurs de théâtres, la religion…

Finalement, bien que certaines références soient inaccessibles aux petits « frenchies » que nous sommes, voilà un recueil amusant qu’un lecteur basique (ou plutôt pas assez attentif (par manque de travail approfondi ?)) pourra peut-être trouver redondant mais qui est plutôt rafraîchissant.

Signé : Brother’s.

Droit de  réponse de Frisettes :

La différence entre vous et moi est tellement évidente. Vous avez lu cet ouvrage comme un analyste littéraire de bas étage. Vous vous pavanez avec vos extraits, vos exemples et vos formules toutes faîtes. Vous ressemblez tellement à ces chroniqueurs transparents d’émissions télévisuelles, diffusées entre 12h et 13h sur ces chaînes que personne ne regarde. Sans caractère, sans âme, sans esprit. Ces critiques littéraires qui utilisent 4 formules apprises à l’école des journalistes et qui nous les resservent « revisitées ».

Un peu de corps, s’il vous plaît !

Je suis lecteur, je ne travaille pas !! J’ouvre cet ouvrage de Woody Allen pour me divertir, me délecter, rire, passer du bon temps. Et rien de tout ça n’arrive. Alors j’en conclu, en tant que lecteur que, pour moi, ce livre est plat et ennuyant.

Et, par respect pour Woody Allen, je me dis que c’est raté et je ne cherche pas 2 formules intéressantes parmi les 18 nouvelles, pour justifier du talent de ce grand monsieur du cinéma.

Enfin, et toujours par respect pour Woody Allen, je n’ai pas le PRESOMPTION de l’appeler Woody. Comme si, cet ouvrage était tellement « normal » qu’il vous permettait d’appeler son auteur par son prénom…

Monsieur Brother’s, arrêtez les faux semblants et parlez nous vraiment !

Signé : Frisettes.

A suivre…

Boris Vian « Le goûter des généraux »

Lundi 17 mars 8h22 (et oui on se lève tôt !!!)

Cher Blog,

Après le succès rencontré par notre article sur Boris Vian, qui a quand même récolté un commentaire fait par nos soins, nous aimerions te présenter une autre pièce de théâtre de Boris Vian.

Signé : Les Frisettes Brother’s

 

 

Lundi 17  mars 10h21

Chers Frisettes,

C’est très gentil, mais pourriez-vous nous dire quelle est cette pièce et pourquoi vous l’avez choisie ?

Signé : Le blog

Lundi 17 mars 10h34

Cher Blog,

Nous sommes bêtes, on avait oublié ! Donc, la pièce s’appelle « Le goûter des généraux ». C’est l’histoire d’un général qui habite chez sa maman qui s’occupe bien de lui. Un jour, il reçoit la visite du président du conseil (c’est l’ancien nom du premier ministre) qui veut relancer l’économie grâce à une bonne guerre.

Au début, il n’a pas trop envie, car pour un militaire la paix est bien plus confortable que la guerre, et puis surtout, « à la dernière guerre, il y a quand même eu des généraux de tués ». Finalement, il accepte car c’est un ordre et il est couvert par le président du conseil et puis un militaire, ça obéit et c’est tout ! Pour préparer la guerre, il invite ses amis généraux à un goûter et sa mère lui fait un quatre-quarts, même si elle n’est pas très contente après lui parce qu’il a bu de l’alcool avec le président du conseil, et en plus il n’a pas le droit ! Le goûter se passe très bien quand soudain il s’aperçoit qu’il ne sait pas contre qui faire la guerre…

On a aimé le cocasse de la situation, le général qui nous fait rire parce qu’il agit comme un enfant, la dénonciation de l’absurdité de la guerre (car les Frisettes Brother’s sont contre la guerre !!), la moitié de la pièce qui se passe en discussions inutiles et puis le rigorisme et la raideur de leurs traditions, associé à leurs prétentions, provoquent chez nous une contraction des muscles du visage vers le haut.

Enfin, ces généraux qui ont tous les défauts (à côté d’eux on se sent fort, courageux, intelligent, mature !!!) se cachent derrière l’histoire de France pour ne rien faire et à mots couverts ils vénèrent le général Pétain.

Signé : Les Frisettes Brother’s

 

Lundi 17 mars 10h78

Chers Frisettes,

Merci, tout simplement, merci.

Signé : le blog

PS : Suite à un problème involontaire à notre volonté, il semble que la dernière photo illustrant cet article ne soit pas de Boris Vian mais de Boris Elstine.

La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti par Edouard Baer.

En 2006, pour son premier one-man-show, Edouard Baer (ce génie) invite une trentaine d’artistes sur scène. Il y avait des comédiens, des chanteurs, des danseurs, des artistes de cirque, un oiseau bleu et même Carlos.

On suit ainsi la vie de Luigi (incarné par Edouard Baer) qui naît à 40 ans en même temps que ces 40 frères. Evidemment, tout l’intérêt du spectacle et le plaisir pour le spectateur, reposent sur Edouard Baer. Il manie, comme un jongleur sur un fil avec un bandeau sur les yeux, les mots ; toujours proche du précipice sans jamais tomber. Les expressions toutes faîtes, les modes, les références obligatoires sont toutes revisitées.

C’est une sorte de spectacle total avec un comédien total qui s’amuse dans un grand foutoir fellinien de music-hall.  On rit à cet esprit, à ce sentiment que tout est improvisé, ce sentiment d’être en permanence « bord ligne » et pourtant tout se suit, tout s’enchaîne. Comment fait-il ? Il peut ainsi s’extasier devant un mouvement de pied et s’exclamer : « C’est tellement sublime que des gens veulent racheter le billet qu’ils ont déjà acheté ! ».

Le maelstrom est ponctué de références pointues, d’envolées lyriques coupées par les ruptures tranchantes du cynisme de l’homme moderne. Et puis, il y a la poésie mais décrire ou commenter la poésie n’est pas possible.

En 2012, Edouard Baer joue « A la française » avec le même mélange d’humour, de délire verbale, de music-hall. Mais ça ne fonctionne plus. Il y a toujours des formules drôles et bien vues mais la magie n’est plus là. Avec des spectacles comme ceux-là, la limite est toujours ténue entre le bazar génial  et le bordel décousu. Quand on est un jongleur sur un fil avec un bandeau sur les yeux, parfois on tombe.

Pierre Repp

Dimanche dernier, alors que maman faisait des crêpes, elle nous dit :

-Vous qui parlez de l’absurde dans votre blog vous devriez faire un article sur le monsieur là… vous savez, celui de la recette de crêpe…

-Qui ça ? Répondions-nous en nous battant pour le pot de fontipure euh… de conpurefit euh… de marmelade…

-Mais si ! On le voyait souvent chez Michel Drucker. Il avait une petite moustache, les cheveux très noirs et il bafouillait sur tous les mots. Qu’est-ce que c’était rigolo ! S’esclaffa maman en envoyant valser une crêpe au plafond.

Alors on dit à notre maman qu’on ne mangerait pas la crêpe du plafond et aussi qu’on avait moins de 80 ans et que les moustaches et Michel Drucker ne nous intéressaient pas plus que ça. Mais, comme on est gentil et pour faire plaisir à maman (et aussi pour avoir le droit de lécher le fond du pot de telanu euh… nuletta.. euh de pâte à tartiner), on tapa sur Google : « humoriste qui confond ses mots » et on tomba sur ça :

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Le petit monsieur avec sa moustache et ses problèmes d’écolution euh… d’allocut euh… pour s’exprimer nous fit bien rire. Il s’appelait Pierre Repp et il a aussi joué dans des films avec Louis de Funès. A la fin, on l’a applaudit de nos quatre mains car réussir un exercice avec un texte pareil (on peut vous le dire, on est entre nous) ça paraît facile et bien ce n’est pas du tout le cas.

Après? On s’est endormis devant la télé alors que Michel Drucker recevait Dave sur son canapé rouge.

« Modeste proposition… » de Jonathan Swift

Jonathan Swift, l’auteur des « Voyages de Gulliver » avait aussi un sacré sens de l’humour (enfin, on espère qu’il s’agit d’humour…) dans un texte de 1729, intitulé simplement :        « Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public », il propose une solution simple : les manger. Ce texte court est accessible en cliquant ici :

Modeste proposition…

Sa réflexion est solide, argumentée, logique et méthodique. Le style est précieux et mondain. Cet humour noir (la cousine de l’humour absurde ?) nous donne  des frissons dans le dos. Et si ce n’était pas une blague, et si de bons citoyens, désireux de bien faire, décidaient d’appliquer cette méthode ?

On ne lira plus les Voyages de Gulliver comme avant…

Grand jeux «Le monde à l’envers »

Lecteurs, Lectrices, Lectmoiselles, nous arrivons déjà à la moitié de notre voyage « Le monde à l’envers » et à l’instar des marins et autres aventuriers traversant le monde en quête de sensations fortes et de découvertes exotiques, il est grand temps de faire une pause. Profitons donc de cet instant de répit pour soulager nos vessies et ouvrir le frigo afin de voir ce qu’on pourrait bien grignoter. Profitons-en aussi pour regarder le chemin parcouru… Que voyons-nous ? Des dizaines d’articles, des livres dévoilés, des vidéos drôles et insolites, des idées de lecture, des envies d’ailleurs, des auteurs encensés, d’autres auteurs insensés, des jeux de mots en veux-tu en voilà, des adverbes comme s’il en pleuvait et des virgules à tire-larigot.

Faisons un peu de tri dans tout ça et commençons par l’article « La Finlande à l’honneur avec Arto Paasilinna» publié le 19 janvier par Monsieur Cyclopède et remettons les mots de cet article en ordre alphabétique :

1975 ««»»………: ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’?() à à à abandonne absurdes accidentellement agricole aimé Alors âme ancien anniversaire aromatiques Arto Arto Arto auteur auteur aux avec avec avec avez ayant ayant bienvenue Biologique camp campagne ce ces cet champignons champignonnières connus corps couleur culture dans dans dans dans dans d d d d d d d de de de de de de de de de de de de de de décalé décalées découvre découvrirez Depuis dernier des des des des des des des devenu drôles échappé échappé écologique écrivains également embarque en en en en en en en en enquêter enquêteur entrain entreprise envoyé est est et et et et et étrange exploitation exploitation fait fêter fille finlandais finlandaise finlandaise florissante folles forcé française genre griffes hauts herbes heurte histoire histoire histoires humour humour humour Il il immenses insolites inspecteur inspecteur inventeur Jalmari Jonas Jonasson journaliste justice Jyllänketo kolkhoze L L l l l l l l l l l l la la la la la la la la la la la la Laponie Le Le Le le le les les les lièvre lièvre lisez livre mais malfaiteurs malfrats mettant mission monde nationale ne nouveau objets œuvre où Paasilinna Paasilinna Paasilinna par par partie partir parution parution pas patronne patronne pendaison personnages personnnages peu peu philosophie pleine plus plus potager pour pour pour principal projet qu que qui qui raconte rangée réalité reconverti roman roman roman romans rumeurs s sa scène Sécurité Séduit séquestre singuliers situations souvent Son son son sont spécialisée sur traduction travail travers Un un un un un un un une une univers univers Vatanen vie vieux voiture voulait Vous vous y

 Et maintenant place à notre grand jeu :

« Avez-vous bien lu les articles « Du monde à l’envers » » ?

 1/ La première soirée « Du monde à l’envers » s’est déroulée :

A- Le 1 avril 2013 à Choubiroux sur Vie

B- Le 24 décembre 2012 à Copacabana

C- Le 11 janvier 2013 à Chavagnes-les-Redoux

2/ Parmi ces grands auteurs, lequel n’a pas eu l’honneur d’un article dans « Le monde à l’envers » ?

A- Raymond Devos

B- Jean-Marie Bigard

C- Nicolas Gogol

3/ Quelle est la principale qualité des Frisettes Brother’s ?

A- Leur beauté diaphane

B- Leur intelligence diabolique

C- Savoir faire les courses chez Dia

4/ Dans l’article intitulé « Message à caractère informatif » publié le 30 novembre 2012 par Monsieur Cyclopède, combien y a-t-il de mots ?

A- 2

B- 235 685 654,4

C- Les Frisettes ne vont pas s’amuser à compter les mots des articles !

5/ Parmi les objets introuvables de Jacques Carelman, lequel n’a-t-il pas inventé? :

A- Le fauteuil radiateur

B- La brioche fourrée aux mogettes, arrosée de Trouspinette sur son lit de Préfou.

C- Les chaussons ramassent miettes

6/ Le 19 janvier 2013 à 20h17, Djibril a écrit « Je n’ai pas encore lu ce dernier livre de …………. mais je sens que cela ne va pas tarder » Compléter cette phrase :

A Paassilinna

B Paasilinna

C Paasilina

 7/ Dans la bande dessinée Coucou Bouzon, le patron de l’entreprise est un (e) :

A- Truite bleue

B- Caniche Blanc

C- Epervier rouge

8/ Quelle phrase n’est pas extraite du recueil de Raymond Devos “Rêvons de mots” ?

A- Qui prête à rire n’est jamais sûr d’être remboursé

B- Les ressorts dramatiques d’un vaudeville ne sont dans la plupart des cas que des ressorts de sommier

C- Il est beau, le progrès ! Quand on pense que la police n’est même pas fichue de l’arrêter…

9/ Les Robins des bois sont :

A- Une association écologique

B- Un groupe d’humoristes

C- On ne dit pas « Les robins des bois » mais Robin des bois !!!

10/ La meilleure question de ce jeu était :

A- Celle parlant des Frisettes

B- Vous appelez ça un questionnaire !!!!!!!

C- J’ai abandonné à la deuxième question…

Si vous souhaitez gagner un pin’s parlant « Frisettes Brother’s », envoyez le coupon réponse (ou une lettre !) à :

Mr Obama Barack

4 rue de la Maison Blanche

85 170 Washington DC

Réponses au prochain numéro…

PS : Les Frisettes Brother’s ne sont pas encore en mesure de faire une critique subjective et complète du livre « Tout Desproges ». En effet, ils n’ont atteint (pour le moment avec un grand plaisir) que la page 590. Ils n’ont donc lu que 40,71 % du livre.