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Les covers -ou reprises- à ne pas manquer

Les artistes s’inspirent de leurs rêves, de leurs difficultés, de leurs goûts ou encore de la société qui les entoure, mais ce n’est pas tout : les artistes aiment également s’inspirer des œuvres des artistes qu’ils aiment et leur rendre hommage en reprenant avec leur style propre les musiques qui les ont marqués.

En anglais, on appelle la reprise d’une chanson d’un artiste par un autre une cover, nous avons donc décidé de vous faire découvrir les covers d’artistes célèbres ou non qui nous ont plu.

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Les White Stripes reprennent le morceau « Jolene » de Dolly Parton.

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À 1’54 Rodrigo y Gabriela reprennent la chanson de cet été « Get lucky » des Daft Punk.

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Les Creedence Clearwater revival reprennent « I put a spell on you » de Screamin Jay Hawkins.

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Le titre « Live and Let Die » écrit et interprété par Paul Mc Cartney pour le 8eme opus de la série de films James Bond a été repris par les Guns’n’roses en 1991.

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Le titre « Feeling good » interprété ici par Muse est originalement chanté par Nina Simone.

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 La chanson « Somebody That I Used to Know »  de Gotye est reprise ici par l’excellent collectif Walk Off The Earth dont les performances et l’ingéniosité font un ovni de la scène musicale actuelle.

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Andy Rehfeldt, un musicien américain est un spécialiste de l’exercice, il s’évertue à changer systématiquement le genre original des titres qu’il reprend, pour nous sa « masterpiece » est sans conteste la chanson « Enter Sandman » de Metallica dont il a fait une version smooth jazz des plus relaxantes !

Certains guitaristes inspirés par leur culture classique ont fait des reprises assez inattendues :

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Autre jeune guitariste français surdoué, Matt Rach signe ici sa propre interprétation du « Canon » de Johann Pachelbel à la guitare électrique.

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Le bassiste Américain Stuart Hamm reprend aussi bien le célèbre « Prélude en ut majeur » de J.S. Bach que la « Sonate au clair de lune » de Ludwig van Beethoven.

Il arrive qu’une « cover » ait un tel succès qu’elle en occulte l’original au point que le public ne l’associe plus à son auteur mais à l’interprète de la reprise ! C’est probablement le cas des titres suivants :

http://www.dailymotion.com/video/x7zuq

Jimi Hendrix reprend « All Along The Watchtower«  de Bob Dylan.

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« The Man Who Sold The World » de David Bowie repris par Nirvana sur l’excellent album MTV Unplugged in New York de 1994.

La « Red Special » : une guitare mythique

‘The Red Special’ est la guitare personnelle de Brian May
– Qui ?
– Mais si, Brian May c’est le guitariste frisé derrière Freddy Mercury !
– Derrière qui ?
– Freddy Mercury ! Le chanteur du groupe Queen !
– Le groupe Queen ?
– … vous le faites exprès ?

La Red Special, qui est donc le sujet de cet article, doit son existence et surtout son côté « spécial » à trois facteurs principaux : le coût élevé des guitares Fender et Gibson dans les années 60, le souhait de son créateur de posséder un instrument qui satisfasse tous ses besoins et … le linteau en acajou d’une cheminée bicentenaire.

L’histoire de cet instrument débute en août 1963 à Hampton en Angleterre. Brian May, alors âgé de 16 ans, joue de la guitare et du piano depuis sa plus tendre enfance. Possesseur d’une guitare acoustique qu’il a déjà modifiée lui-même, il ne parvient pas à reproduire les mélodies qu’il entend à la radio. Peu satisfaits des très convoitées ‘Strats’ et ‘Les Paul’ de l’époque, et n’ayant de toute manière pas les moyens de s’en offrir une, Brian et son père Harold transforment alors une pièce de la maison familiale en atelier de lutherie et se lancent tous deux dans la confection de leur propre interprétation de la parfaite guitare électrique. La fabrication de l’instrument durera 18 mois.
Red SpecialLa majorité du bois utilisé provient du linteau d’une cheminée qu’un ami de la famille s’apprêtait à jeter ce qui conférera plus tard à la guitare l’un de ses surnoms : ‘Fireplace’. Travailler le manche à la main à partir de ce morceau de bois ne fut pas chose aisée (du propre aveu de Brian May, il reste encore à l’heure actuelle deux trous de vers dans sa guitare). Les inserts ont été réalisés à la main à partir de boutons de nacre récupérés dans la boîte à couture de maman May, leur disposition est assez inhabituelle : deux inserts aux 7e et 19e frettes, et trois aux 12e et 24e. Le corps est constitué de chêne, d’acajou et de contreplaqué latté, faisant de la Red Special une sorte de guitare semi-acoustique. Le système de vibrato est construit dans le but de réduire la friction, afin de limiter les problèmes de désaccordage. Il est constitué d’une lame de couteau en acier trempé sur laquelle pivote le bloc d’attache des cordes, maintenu par deux ressorts de soupape de motocyclette. Le bras du vibrato provient du support d’une sacoche de vélo et l’extrémité de celui-ci d’une aiguille à tricoter ! Côté électronique, cette guitare possède 6 interrupteurs qui autorisent l’ouverture et la fermeture indépendante de ses trois micros ainsi que l’inversion de leur phase, cela permet de changer rapidement de configuration, mettant en valeur au choix : les basses et les médiums ou bien les médiums et les aigus.
Au total, Brian May aurait dépensé seulement 17,50£ pour fabriquer sa ‘Old Lady’.
Depuis, la Red Special et Brian May sont devenus célèbres respectivement en tant que guitare et guitariste du groupe britannique Queen ! Mais si le créateur n’a jamais été copié, l’instrument, lui, l’a été !
La première copie de la Red Special a été réalisée par John Birch au milieu des années 70 et fut utilisée pour le vidéoclip de la chanson « We Will Rock You ». La première réplique fut fabriquée par GRECO au japon en 1981. La première réplique officielle fut fabriquée par GUILD en 1984. La réplique officielle la plus ressemblante fut la « BM Ltd Signature model », fabriquée par GUILD en 1993. Enfin, trois répliques exactes ont été fabriquées spécialement pour Brian par Greg Fryer en 1996, elles ont pour noms John, Paul, et Georges Burns.

Pour finir, nous vous proposons d’écouter et admirer l’artiste et son instrument, tous deux à l’oeuvre dans ce solo d’anthologie !

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Pour la petite histoire, en 2007, Brian May qui avait délaissé ses études en 1974 pour se consacrer au groupe Queen, a soutenu, à l’âge de 60 ans, sa thèse en astrophysique… et obtenu son doctorat ! Depuis 2008, un astéroïde porte son nom : (52665) Brianmay.

Et vous, quel est votre solo de Red Special préféré ?

Leçon de guitare sommaire

Leçon de guitare sommaire : Bobby Lapointe

Avec Bobby Lapointe, la guitare s’amuse…
Il égrène calembours et jeux de mots pour notre plus grande joie.
Sa leçon de guitare sommaire est un sommet d’humour à découvrir et à redécouvrir.

« Ceci est une guitare…

Je ne joue pas de la guitare classique.

Je ne joue pas du Flamenco.

Je joue de la guitare sommaire.

Je suis professeur de guitare sommaire.

Je ne suis pas ici pour distraire,

Mais pour instruire.

Maintenant, s’il y en a que ça amuse de rire,  je peux aussi distraire…

Je peux instruire en « distraisant »…  treize ans et demi maximum…

Après je prends ma retraite.

Petit cours de guitare sommaire :

Une guitare… est un instrument… en forme de guitare… qui comporte six cordes.

Si l’on partage la guitare en deux par le milieu (ce qui n’est pas à conseiller…),

On obtient deux moitiés de guitare… et… 3 cordes d’un côté… 3 cordes de l’autre.

Ces 3 cordes du haut s’appellent par conséquent les basses… en guitare « classique » !

En guitare « sommaire » on ne les appelle pas : on les ignore !

La grosse difficulté de la guitare sommaire est d’éviter de toucher à ces cordes du haut qu’on appelle « les basses. »

Pour ce : ne tripotons pas la guitare avec tous les doigts…

Servons-nous uniquement du pouce…

Comme son nom l’indique « Pouce » ça ne compte pas.

Pouce, c’est pour rire : Ah! Ah! Ah! Ah!…

Assez ri : 1ère leçon :

Les deux accords : en guitare sommaire, nous avons deux accords.

C’est beaucoup… Ce n’est pas trop.

Pour effectuer ces deux accords, nous avons une main gauche avec un pouce (qui ne compte pas… ah! ah!) et un index.

Avec l’index, nous viendrons appuyer sur les cordes à proximité (c’est-à-dire pas trop loin).

Soit sur cette corde-ci (que nous appellerons la corde « si »), soit sur cette corde-là

que nous appellerons donc la corde « mi » et, nous obtiendrons les deux accords suivants :

bling ! et blang !
C’est très facile : bling !… (c’est facile mais il ne faut pas toucher la corde à côté…)
Bling !... et blang !… (comme j’ai montré tout à l’heure).
Exercice pour la prochaine fois.
Sur un cahier propre : dix lignes de « bling »  et dix lignes de « blang » !  »

Boby Lapointe

Ce titre est extrait de l’album : Comprend Qui Peut : anthologie parue chez Mercury en 1989 qui  inclut l’intégrale studio de 1960 à 1969

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La jeune génération

the derek trucks bandDerek Trucks est un jeune guitariste prodige né en 1979 à Jacksonville en Floride.

Il apprécie particulièrement la guitare slide et s’inspire du blues-rock, du jazz, du be bop ou encore de l’expérimental pour créer ses morceaux.

Il débute sa carrière avec le « The Derek Trucks band », au fur et à mesure des années, il sera également membre à part entière de deux autres groupes : « The Allman Brothers band » et « The Tedeschi Trucks Band ».

jake bugg

Jake Bugg est un auteur-compositeur, chanteur et guitariste né en 1994 près de Nottingham en Angleterre.

Il découvre la guitare folk à 12 ans et ne cesse de composer depuis, s’inspirant du folk, de la country et du blues.

Il se fait connaître en envoyant une démo en 2010 à BBC introducing, un site de la BBC qui met au jour les nouveaux talents. Il se produira en 2011 au festival de Glastonbury et signera dans la foulée avec Mercury Records. Son premier album « Jake Bugg » est co-écrit avec Iain Archer du groupe Snow Patrol. Le public comme la critique feront un très bon accueil à ce jeune talent très prometteur.

 

valerie juneValerie June est née à Jackson dans le Tennessee en 1982. Elle est chanteuse, auteure compositeur et multi-intrumentiste. Son enfance a été baignée par les influences musicales paternelles allant du gospel au  R’n’B en passant par la soul.

Elle apprend la guitare, le banjo et la lap steel guitar à 19 ans et compose elle-même ses propres morceaux, à dominante blues, gospel et folk. Après trois albums auto-produits, elle sort l’album « Pushin’ against a stone » qui comprend quelques titres écrits avec Dan Auerbach des Black Keys.

 

 

 

Les Guitaristes influents : dernière partie

eric-claptonEric Clapton (1945-…) est un guitariste, compositeur et chanteur d’origine anglaise. Très inspiré par le blues, il a joué dans plusieurs groupes (The Yardbirds, The Bluesbreakers, le fameux Cream…), il démarre sa carrière solo en 1974. C’est à ce moment-là qu’il décide d’être reconnu comme auteur-compositeur et non plus seulement comme un guitariste prodige. Il collabore avec les plus grands artistes de son époque : B.B.King, Chuck Berry, Georges Harrison, Stevie Ray Vaughan, Keith Richards…

 

joao gilbertoJoao Gilberto (1931-…) est un chanteur et guitariste brésilien. C’est avec Antonio Carlos Jobim qu’il donne naissance à un nouveau genre musical : la bossa nova. Les titres les plus emblématiques sont Bim-Bom ou encore Chega de Saudade. Il a collaboré avec des artsites prestigieux comme Caetano Veloso, Gilberto Gil ou encore Chico Buarque. Mais l’une de ses collaborations les plus importantes est avec le saxophoniste Stan Getz. Leur album Getz/Gilberto restera un classique du genre.

andres_segovia

 

Andrès Segovia (1893-1987) était un guitariste classique espagnole. Il a toujours eu pour leitmotiv de propulser la guitare au même rang de reconnaissance que les instruments de musique classique comme le violon ou le piano. C’est avec le luthier Hermannn Hauser Sr. qu’il crée la guitare classique actuelle. Il débute son apprentissage à 4 ans et donne son premier concert à 16 ans. Il arrange lui-même les grandes oeuvres classiques et apporte sa technique personnelle. Il gratte les cordes avec les ongles et la pulpe des doigts. Il a reçu 2 Grammy Award dont un en 1958 pour son album Segovia Gloden Jubilee.

Jack White : des White Stripes à Dead Weather

jack-white1Jack White est l’un des meilleurs guitaristes de tous les temps selon le classement du magazine Rolling Stone. Malgré son jeune âge, il a déjà derrière lui plus de 20 ans de carrière et a collaboré avec de nombreux artistes.

Adepte de son garage, il choisit avec soin sa guitare afin qu’elle ait suffisamment d’aspérités. Nous pouvons notamment citer celle qu’il a utilisé pour « Seven nation army », la « Airline Res-o-Glass » du luthier Valco. Sa particularité est que le corps est en fibre de verre, c’est ce qui donne ce son de distorsion si particulier.

A la fin des années 90, il commence à jouer de la guitare avec un ami de Detroit Dan John Miller. Mais c’est en 1997 avec le fameux groupe de rock The White Stripes que l’artiste se fera vraiment connaître du grand public. Cette formation ne comporte que 2 artistes : lui-même et sa femme Meg White. Le groupe se sépare en 2011.

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Parallèlement, il créé The Raconteurs, accompagné de 3 amis musiciens de Detroit : Brendan Benson (guitariste), Jack Lawrence (bassiste) et Patrick Keeler (batteur). L’extrait suivant vous permettra d’apprécier le jeu des guitares:

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En 2009, Jack White forme un autre groupe The Dead Weather avec Alison Mosshart (The Kills), Dean Fertita (Queens of the stone age) et Jack Lawrence (The Raconteurs). Nous vous proposons d’écouter « Blue blood blues »

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Jack White est un multi-instrumentiste qui non seulement compose ses propres titres, mais qui sait aussi collaborer avec des artistes de tous horizons, permettant ainsi à son inspiration de continuellement se renouveler, pour notre plus grand plaisir.

Et vous, quelle est donc votre chanson préférée de Jack White ? (moi, c’est « Icky Thump » pour les curieux !)