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Les Shadocks

Dans les années 60, de petits animaux sont apparus dans le poste de télévision; ils s’appelaient les Shadocks. Ils ressemblaient à de gros poulets pas très malins. D’ailleurs, les seuls mots qu’ils connaissaient, étaient : « Ga, Bu, Zo, Meu ». Dès leur apparition, ils ont fait rire une partie de la France. L’autre moitié s’offusquait de cet humour absurde.

En exclu pas mondiale, voilà les deux premiers épisodes de la saison 1.  Eh ben oui ! (on peut dire «eh ben », on est en Vendée) les Shadocks, c’est comme une série américaine d’aujourd’hui, il y a un arc narratif et un résumé des épisodes précédents !Image de prévisualisation YouTube

Le petit plus des Frisettes :

Si vous voulez tout savoir sur les Shadocks, cliquez ici. En revanche, si vous préférez ne rien savoir sur les Shadocks, cliquez .

Les Frisettes

Ces « choses » que l’on ne regarde pas…

Un humour de mise à distance

Jacques A. Bertrand a forgé son humour à force d’observation, d’épreuves et de distance – humour indissociable d’un sens aigu de la langue, de la littérature et de la culture. Il en témoigne régulièrement dans l’émission  Des papous dans la tête sur France culture, une émission dont je vous recommande fortement l’écoute ! Avec ses comparses, ils tordent la langue dans tous les sens et nous font apprécier sa subtilité. Bref retournons à notre Brève histoire des choses. 

Comme il le dit dans la première « histoire » : « On célèbre régulièrement l’imprimerie, la locomotive à vapeur, la montgolfière, le fusil à répétition et toute une théorie d’inventions mortifères, mais il n’est jamais fait mention du parapluie dans les manuels d’histoire de l’industrie. »

Les « Journées de… »

Avec tout son talent, Jacques A. Bertrand nous parle des choses de notre quotidien, auxquelles on ne porte plus d’attention tant elles paraissent insignifiantes…Il passe ainsi en revue les petites histoires du savon, du rond-point, des prévisions météorologiques, du fonds sonore ou encore des « Journées de » ,  à propos desquelles il dit : « Naturellement, il est difficile de penser à penser tous les jours. Cette année,  j’ai encore oublié de penser à l’oubli lors de la Journée internationale contre l’Oubli ».

A propos du savon : « Rien ne ressemble plus à l’Homo sapiens sapiens que le savon (…) leurs carrières sont parallèles. Tous eux commencent à exhaler une certaine fraîcheur. On prend plaisir à les caresser. Rapidement, ils en profitent pour se faire mousser. Ils font des bulles.(…) Inexorablement, l’Homme et le savon vont en diminuant. Ils moussent de moins en moins. Ils deviennent tous mous. Ou alors ils sèchent. Ils se fendillent (…). Bref ils n’ont plus forme humaine. (…)On embaume l’Homme. On jette le savon. »

Jacques A. Bertrand parvient à détourner le quotidien, s’en amuser et nous faire rire. Il a reçu le prix Alexandre Vialatte en 2015 pour ces Brèves histoires des choses. De quoi adopter un autre regard, sur  ces objets modestes du quotidien que nous appelons simplement « choses ».

Célia

[Sources ill : Pixabay/Pexels-Electre]

The autobiography of me too de Guillaume Bouzard

 

Si vous êtes amateur de bande dessinée, la sortie du tout nouvel album de Lucky Luke en janvier dernier ne vous a certainement pas échappé.

Entre nous, se voir confier l’une des aventures de « L’homme qui tire plus vite que son ombre » ne doit pas être une mince affaire pour un auteur de BD ! Mieux vaut avoir une bonne expérience du métier, quelques albums de qualité à son actif et du talent (au moins un peu)!

Pas de doute Guillaume Bouzard, la référence de la BD underground française, était l’homme de la situation ! Dans son album Jolly Jumper ne répond plus, il nous offre une vision inédite et drôle de Lucky Luke. On y retrouve la touche personnelle de l’auteur, son style bien à lui. Mais quel est-il ?

Réponse, le style de Guillaume Bouzard c’est :

-Un style graphique moderne et spontané

-Une bonne dose d’humour (dans le scénario et le dessin). Un humour inspiré, absurde, présent à chaque case et super efficace!

-des références rock de -ci de-là (et que du bon : Motörhead, The Ramones…)

Pour découvrir un peu plus l’univers de Guillaume Bouzard, je vous conseille la lecture de The autobiography of me too :

C’est une trilogie en trois volumes (ce qui est tout à fait cohérent) dans laquelle Guillaume Bouzard nous confie les péripéties de son quotidien, le tout avec beaucoup d’humour et de dérision !

A noter la présence incroyable d’un chien doué de la parole nommé Floppi !!!

Bref, un moment de lecture bien sympathique !

Elias

Jeux de planches de Jean-Paul Alègre

 

Jean-Paul Alègre , né en 1951, est l’un des auteurs de théâtre les plus joués en France. Ses pièces sont représentées dans 40 pays, traduites dans 25 langues et elles sont souvent reprises dans des anthologies et des ouvrages scolaires. Alègre plaît, touche, séduit par sa sincérité et l’amour qu’il porte aux gens rencontrés sur son chemin.

« Jeux de planches » fait suite à « La Ballade des planches » publié en 1997, dont le principe était simple : sept courtes scènes qui parlent toutes du théâtre et des situations absurdes qui peuvent advenir au théâtre, sont séparées par des « chants ». Le chant du tube de fond de teint, qui voudrait bien que l’on ne le rebouche pas avant l’entrée en scène, le chant du projecteur qui se refroidit dans le théâtre désert, le chant de la petite planche qui craque au centre du plateau….

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Ici dans « Jeux de planches » Jean-Paul Alègre reprend ce principe de saynètes, il triture le théâtre dans tous les sens, adopte un regard décalé sur cet univers. Il met par exemple en scène Le Premier Mot, Le Corps du texte et le Mot de la fin où chacun exprime ses difficultés propres à son rôle, et finit par se disputer… le dernier mot !

Dans une autre saynète, Jean Lauteur (auteur dramatique), Pascal Lejuge (critique) et Mlle Aumône (fonctionnaire) entament une conversation, où chacun essaie de s’expliquer sur son travail mais cela tient plutôt du dialogue de sourd.

Il est drôle de voir Mlle Aumône se présenter, « Guillemette Aumône, sous-directrice au troisième secteur du deuxième bureau du secrétariat adjoint à la direction du Théâtre et Autres Activités Peu Rentables au ministère de la Culture, de Ce qu’il en reste, des Loisirs et du Temps Perdu», puis décrire où se trouve son bureau (il faut s’ imaginer un labyrinthe pour y parvenir) et à quel moment il est possible de la voir (là aussi accrochez-vous !).

Après avoir longuement détaillé à Jean Lauteur que toutes les pièces devant constituer son dossier de demande de subvention étaient bien dans les règles, elle lui annonce, satisfaite et enthousiaste, que sa demande n’a pas été retenue, puisqu’il commence à se faire un nom et qu’il n’a donc pas besoin de leur aide !!!

On le voit, Jean-Paul Alègre prend un ton caustique mais plein d’humanité pour décrire ce milieu qu’il connaît bien.

Célia

[Source image: Pixabay-PIRO4D et Electre]

Riche, pourquoi pas toi ?

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La bande dessinée « Riche, pourquoi pas toi ? » vaut le détour si vous aimez rire et apprendre simultanément (preuve irréfutable que nous sommes tous capables de faire deux choses en même temps). Le rire vient clairement de l’illustratrice (Marion Montaigne) et la connaissance de M. et Mme Pinçon.

Petit focus sur les auteurs :

Marion Montaigne est certainement la personne la plus drôle de France (objective moi ?, ‘connais pas ce mot), elle a un blog magnifique (tu mourras moins bête : non seulement hilarant, mais également instructif), des BD tordantes (« La vie des très bêtes », « Panique organique », « Tu mourras moins bête » …),  elle est aussi illustratrice pour des documentaires (« Les bêtes qui rôdent, qui rongent, qui rampent à la ville », « Le net et toi : la toile après Steve Jobs », etc.) … Enfin, ses planches de « Tu mourras moins bête » ont été la base pour un dessin animé de 30 épisodes qui est passé sur Arte et qui est toujours disponible sur le site.

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont deux anciens directeurs du CNRS, ils ont tous les deux dédiés leurs carrières de sociologues à l’étude des classes les plus fortunées.

La bande dessinée « Riche, pourquoi pas toi? » est une oeuvre commune qui explique clairement et avec beaucoup d’humour tout ce que revêt le mot « Riche ».

En parlant de richesse, saviez-vous qu’être riche n’a rien à avoir avec le fait d’avoir de l’argent ????? Et pourtant, c’est vrai !

Si vous ne me croyez pas, Jetez donc un oeil sur cette interview des 3 auteurs initiée par les éditions Dargaud ! clique-moi dessus

Ah, et j’ai une question pour vous : que feriez-vous si vous gagniez le jackpot au loto ? (répondez, ne soyez pas timides !)

bastetBastet

 

[Sources des images : le site des éditions Dargaud]

« A boire et à manger » de Guillaume Long

 

Cette semaine, je vous présente une série de bande dessinée dédiée à l’art culinaire et ses secrets:

« A boire et à manger » de Guillaume Long.

Avec cette série, l’auteur relève un défi audacieux : faire de ses lecteurs de fins gourmets et de brillants cordons bleus à l’aide d’une centaine de planches et d’une bonne dose d’humour!

Un pari osé, mais réussi selon moi ! Car oui, on passe un très bon moment à la lecture de ces BD tout en découvrant de petites infos utiles et insoupçonnées sur la gastronomie :

Par exemple, savez-vous que le bananier n’est pas un arbre mais une sorte… d’herbe???

Et lorsque vous achetez un homard (la classe!), savez-vous qu’il faut choisir celui avec les plus longues antennes??? (La raison? et bien lisez le tome 3 « Du pain sur la planche » pour la connaitre!)

A boire et à manger

Au fil des pages, Guillaume Long révèle également quelques unes des recettes dont il a le secret et pleins d’autres choses : des plats (et desserts!!!) faciles à réaliser, d’autres un peu moins, les erreurs communes à éviter, les termes et le langage à utiliser… comment draguer les filles efficacement en dévoilant ses connaissances culinaires…

Bref, on rigole en se mettant en appétit ! Plutôt sympa comme concept !

Chacun achèvera la lecture en se promettant d’accomplir une petite recette ( à sa portée bien sûr!). Pour ma part, j’envisage sérieusement de tenter la recette des « petites tartes tatin à la mangue » et celle de « l’os à moelle façon pot-au-feu »!

A cœur vaillant, rien d’impossible !

Le tome 3 « Du pain sur la planche »  est disponible en format numérique depuis la plateforme e-medi@ en cliquant sur l’image.

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Poursuivez votre découverte avec notre sélection de contenus dans la rubrique Voyages

(source photo : Electre)

« Grammaire française et impertinente » de Jean-Louis Fournier

Vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les principales règles de grammaire française en vous amusant ?

Grâce à un manuel accessible, hilarant…et politiquement incorrect ?

Un manuel vous permettant de dire et écrire correctement bêtises et grossièretés ?

Et bien cet ouvrage de Jean-Louis Fournier est fait pour vous !!!

Collaborateur de Desproges pour la réalisation de l’émission « la minute de Mr Cyclopède », Jean-Louis Fournier, à partir des années 90, confirme son talent et sa créativité dans le domaine de l’humour décalé en publiant plusieurs essais : « la grammaire française et impertinente » en 1992, « l’arithmétique appliquée et impertinente » en 1993, notamment. On l’associe fréquemment à son confrère Jean-Loup Chiflet, avec qui il partage ce sens de la dérision et du comique, ce goût des mots de la langue française. En 1999, dans un autre registre, il aborde l’alcoolisme de son père dans « Il a jamais tué, personne, mon papa » et obtient le prix Femina 2008 pour « Où on va papa ? », un témoignage du handicap de ses fils.

A travers cet ouvrage, Jean-Louis Fournier nous propose une grammaire impertinente qui montre souvent le mauvais exemple, mais toujours la bonne règle ! Des personnages inhabituels dans un livre de grammaire – un condamné à mort, un gangster, un commandant de bord aveugle… – nous enseignent l’usage des prépositions et des conjonctions et conjuguent avec aisance le subjonctif imparfait des verbes les plus délurés !

Un humour efficace et savoureux, tout à fait absurde, qui n’est pas sans rappeler les jeux de mots d’un certain Raymond Devos !

Vous désirez découvrir cet ouvrage sans plus attendre, et bien voici un petit extrait :

« La ponctuation

La virgule (,)

Sépare certains éléments à l’intérieur de la phrase. C’est le signe de ponctuation le plus faible. Elle marque une pause assez courte.

Exemple : Pour ne pas briser la glace, les éléphants ont traversé le lac gelé sur la pointe des pieds.

Les éléphants, voyant le lac gelé, se sont concertés très rapidement, puis, après une pause assez courte, ont décidé de traverser le lac sur la pointe des pieds.

Les deux points  :

Annoncent une citation, une énumération ou un développement explicatif.

Exemple : Un sourire de béatitude irradiait le visage du pape : il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper.

Pourquoi le pape avait-il un sourire de béatitude ? Parce qu’il venait de gagner quatre parties gratuites au flipper. Il s’agit ici d’un développement explicatif.

Les points de suspension(…)

Indiquent que la pensée reste inachevée.

Exemple : Jonas a eu une nuit agitée, sa baleine avait le hoquet…

On a tous compris qu’il est malaisé de dormir dans une baleine qui a le hoquet (la pensée peut rester inachevée) . »

Un autre exemple sur la fonction du sujet nous est donné ici, par Jean-Louis Fournier en personne…

Célia

[Source Photo : AlexanderStein-Pixabay- Couv. : Electre]

La potion miracle : La minute vieille

Bonjour docteur, snif, snif !

Bonjour monsieur X, bienvenue dans mon cabinet, que vous arrive-t-il ?

Et bien, je me sens triste, snif … (il se mouche bruyamment dans son mouchoir en tissu)

Je vous prescris une minute vieille par jour, autre chose ?

Je suis un peu morose aussi (une larme cristalline perle sur sa joue).

Bon, on va passer à deux minutes vieilles, quoi d’autre ?

J’ai des idées noires des fois (le menton tremblote, mais il regarde le docteur avec espoir).

Ah, je vois, je pense qu’avec trois minutes vieilles par jour on devrait vous remettre sur pied.

Merci docteur, ça fait combien ? (ses joues rosissent, il se sent déjà mieux)

Un petit sourire et on n’en parle plus, oui je sais, je suis généreux !

Aparté : Vous ne connaissez pas la Minute vieille et vous aimez la franche rigolade, et bien cliquez ! En teaser, la description de la série par Arte : « Quand nos grand-mères nous racontent une sale blague, ça donne la Minute Vieille. »

bastetBastet

[Sources : Le site d’Arte]