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Matthew Thomas écrivain du Queens

Les romans, dont la fiction se déroule New York en général, ont en particulier Manhattan pour cadre. Un peu Brooklyn. Et très rarement le Queens. Aujourd’hui, nous souhaitons vous présenter un roman de la rentrée littéraire de janvier 2015, dont l’histoire se déroule dans cet arrondissement de New York : « Nous ne sommes pas nous même » de Matthew Thomas.

Résumé :

Eileen Tumulty vit son enfance dans un minuscule appartement du Queens, entourée d’un9782714457226,0-2488703 père camionneur idole du quartier et d’une mère alcoolique et dépressive. De cette période, elle se fait une promesse : toujours viser plus haut, ne jamais renoncer à sortir de sa condition. Elle va obtenir son diplôme d’infirmière, trouver du travail, se marier avec Ed. De cette union naîtra Connell, à qui Eileen transmettra sa soif d’ambition. Sur 50 ans, voici le portrait de cette femme qui a des rêves pour elle, pour sa famille et aucune intention de les brader.

Avis :

Nous avons aimé en toile de fond de ce roman le portrait de l’American Dream dans le New York des années 1940 aux années 90. Nous avons aimé découvrir la vie d’Eileen, héroïne à la fois ordinaire, sublime, et bouleversante dans sa soif de devenir quelqu’un. Nous avons aimé l’écriture juste et limpide que nous nuancerons par la longueur du livre (787 pages).

AVT_Matthew-Thomas_1065L’auteur :

Matthew Thomas est né dans le Bronx mais a été élevé dans le Queens. Professeur de collège, à 40 ans, « Nous ne sommes pas nous même » est le premier roman de Matthew Thomas. Fiction maîtrisée, histoire parfaitement charpentée, il aura fallu dix ans à son auteur pour écrire ce roman. Celui-ci a été sélectionné pour le prix du 1er roman de Flaherty-Dunnan et pour le prix du 1er livre du Guardian. En espérant que ce ne sera pas son dernier, car la littérature américaine vient de voir naître un nouveau talent.

Nous vous invitons à découvrir Matthew Thomas qui présente son livre dans cette vidéo :

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Bonne lecture à tous !

Brooklyn fait son cinéma

Nous avons déjà évoqué Brooklyn dans la littérature, et Brooklyn en musique. La part belle est faite aussi à cet arrondissement de New York dans le cinéma. Et ceci dans des réalisations en tout genre : film réaliste avec « Le petit fugitif », film policier avec « L’élite de Brooklyn », ou encore film de gangster avec « Les affranchis ». 

« Le petit fugitif » de Morris Engel

A Brooklyn, dans les années 50, alors que leur mère doit s’absenter, Lennie doit s’occuper de son petit frère, Joey. Embêter par cela, Lennie joue un mauvis tour à Joey. Ce dernier s’enfuit alors à Coney Island, immense plage de Brooklyn. Il va y passer 1 journée et 1 nuit d’errance et d’amusement au milieu de la foule et des attractions.

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Ce film a été tourné en 1953 en décors réels, avec des acteurs amateurs, et en caméra discrète placée parmi les badauds inconscients de prendre part à un tournage. « Le petit fugitif » est un monument du cinéma « réaliste » et du cinéma indépendant américain d’après-guerre, qui influencera « La nouvelle vague » française.

« L’élite de Brooklyn » d’Antoine Fuqua

Eddie, Sal et Tango sont trois policiers du 65ème district, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn. Travaillant dans des brigades différentes, ces trois flics n’auraient jamais dû se croiser. Jusqu’à cette nuit, où la violence ordinaire, devient dantesque dans cette zone de Brooklyn…

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Le tournage, qui a duré 41 jour, s’est principalement déroulé sur place dans l’East Brooklyn, dans le quartier de Brownsville, où la violence et la corruption règnent. Antoine Fuqua : « Les policiers ne voulaient pas nous laisser aller dans le quartier parce qu’ils disaient que c’était un endroit où régnaient la violence et la corruption. (…) Je voulais filmer dans le quartier et rendre l’histoire la plus réaliste possible. ». En ressort un polar maîtrisé et ultra-tendu du début à la fin.

« Les affranchis » de Martin Scorsese

Henri Hill rêve de devenir gangster et d’appartenir à la mafia. Il adule la famille Luchese, une famille de gangsters de son quartier ouvrier de Brooklyn. Il commence à travailler pour ces affranchis et est pris sous l’aile du parrain de la pègre locale, Paulie Cicero et son proche associé, Jimmy Conway. De 1955 à 1980, l’histoire retrace l’ascension et la chute, d’associés des Luchese, d’Henry Hill et ses amis.

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Ce film raconte l’histoire vraie d’Henry Hill, gangster américain né à Brooklyn en 1943, et associé à la famille Luchese, l’une des cinq familles de la Cosa Nostra des Etats Unis. Ce film est basé sur le livre « Wiseguy » de Nicholas Pileggi.

Pour finir, évoquons le dernier film de Sergio Leone « Il était une fois en Amérique ». Une des scènes les plus célèbres du film est la mort d’un des adolescents de la bande, Dominic, au pied du pont de Manhattan, à l’angle de Water Street et d’Adams Street, scène sublimée par la musique d’Ennio Morricone et le ralenti.

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Avec une affiche du film inspirée de cette séquence, les touristes viennent nombreux se photographier. Actuellement, ce quartier de Brooklyn, Dumbo, devenu culte grâce au film, offre un accès limité aux touristes et diverses sociétés de production.

affiche il était une fois en amérique

 

 

brooklyn boogie

Brooklyn Boogie – Paul Auster et Wayne Wang

« Brooklyn Boogie » est un film de Paul Auster et Wayne Wang sorti en 1995.Voici un film drôle, touchant et étonnant qui s’attache à nous décrire ce quartier de New York. Ce film reflète également l’affection particulière de l’écrivain Paul Auster pour les habitants de Brooklyn.

Brooklyn BoogieSitué au coeur de Brooklyn, le débit de tabac d’Auggie Wren est le rendez-vous favori des amateurs de cigares, des turfistes, des grandes gueules et des âmes perdues du quartier le plus truculent de New York. C’est l’endroit où l’on vient refaire le monde, échanger des heures durant des tuyaux, potins et anecdotes croustillantes dans une ambiance masculine, rude et conviviale. C’est un défilé de personnages hauts en couleurs à l’intérieur du magasin tenu par Auggie. C’est une chronique d’un quartier de New York par ses habitués.

On a beaucoup aimé la description de Brooklyn par les habitants, la galerie de personnages plus vrai que nature et les situations burlesques qui font de « Brooklyn Boogie » une véritable petite perle. Un film plein d’humanité !

Voici un aperçu de ce film:

http://www.dailymotion.com/video/xam2ws

Et si vous aussi vous souhaitez manger des gaufres belges à NY, vous saurez tout en cliquant ici.

Brooklyn et la culture

Brooklyn est l’un des 5 boroughs de New York. Voisin de Manhattan, arrondissement sans doute le plus célébré dans la culture de Big Apple, Brooklyn n’en subit pas d’ombrage pour autant et joue un rôle important en la matière. En voici la preuve !

Brooklyn dans la littérature

Tout comme Manhattan, Brooklyn est le lieu central de bon nombre de fictions.

« Brooklyn » de Colm Toibinbrooklyn toibin

L’auteur évoque l’exil à Brooklyn, dans les années 1950, d’une jeune chômeuse irlandaise, Eilis. D’abord déracinée, elle réussit, à force de volonté, à se reconstruire une vie. Tout est de nouveau bousculé quand elle doit rentrer précipitamment en Irlande au chevet de sa soeur. D’un exil obligé, prendra-t-elle la décision d’un exil choisi et retournera-t-elle à Brooklyn ?

last exit to brooklyn« Last exit to Brooklyn » d’Hubert Selby Junior

L’auteur dresse le portrait halluciné de marginaux new-yorkais de Brooklyn qui évoluent dans un monde fait de violence. Il leur rend hommage en plongeant au coeur de leur détresse et retranscrit, au plus près, la façon dont leur vie se déroule.

« Brooklyn follies » de Paul Austerbrooklyn follies

Un homme d’une soixantaine d’années revient à Brooklyn pour mourir. Il avait quitté la ville avec ses parents à l’âge de trois ans. Tombé sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il décide d’écrire ses mémoires…

On pourrait citer encore beaucoup de romans où Brooklyn joue un rôle central : « Le lys de Brooklyn » de Betty Smith, « Brooklyn requiem » de Ken Bruen, « Dernier tango à Brooklyn » de Kirk Douglas,  » Frères de Brooklyn » de Jason Starr, « Les filles de Brooklyn » de Jessie Elliott

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Brooklyn dans la musique

Brooklyn occupe également une place importante dans la musique. On la retrouve dans différents genres musicaux que se soit le rock, le jazz ou encore la hip hop.

« Brooklyn Baby » de Lana Del Rey

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« Brooklyn » Bridge de Franck Sinatra

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« Brooklyn zoo » d’Ol’Dirty Bastard

 

Un prochain billet nous permettra de vous présenter Brooklyn dans le cinéma. En attendant, rendez-vous dans la bibliothèque la plus proche de chez vous où vous pourrez vous procurer les différents ouvrages.

 

L’autre côté des docks – Ivy Pochoda

 « L’autre côté des docks », roman d’Ivy Pochoda, se passe à Red Hook dans Brooklyn. Ce quartier fut un des premiers à former cet arrondissement. Il a été un port d’envergure pour les Etats-Unis durant des décennies. Longtemps coupé du reste de la ville, Red Hook se désenclave petit à petit depuis les années 90, notamment par sa vue sur la statue de la liberté et la pointe de Manhattan, point de départ de « L’autre côté des docks ».

l'autre côté des docks

June et Val, deux amies adolescentes, habitent à Brooklyn. Un soir
d’été, elles vont s’aventurer sur les docks malfamés et décider de monter à bord d’un canot pour observer la ville depuis l’East River. Depuis la rive, un jeune Noir, Cree, voit qu’elles sont entraînées par les courants. Val sera retrouvée inconsciente le lendemain, mais June a disparu. Une enquête est ouverte.

Un roman à quatre voix qui décrit avec beaucoup de poésie et de magie l’évolution et la complexité du quartier de Red Hook à Brooklyn. Ivy Pochoda nous offre une mosaïque de sentiments humains ; de la culpabilité à la solidarité ; de l’incompréhension au cheminement de l’âme. La force de ce roman est de nous faire entrevoir la diversité de ce quartier. 

Pour vous parler de « L’autre côté des docks » qui de mieux placée que son auteure, interviewée par la librairie Mollat à l’occasion du festival America : 

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Et si vous souhaitez voir des photos de ce quartier de Brooklyn, nous vous conseillons d’aller visiter ce site (véritable mine d’or si vous partez en vacances à NY) en cliquant ici.

Manhattan fait son cinéma

New York et le cinéma ? C’est une incroyable histoire d’amour ! La Grosse Pomme a inspiré bon nombre de cinéastes. New York est de tous les films et de tous les genres cinématographiques. Voici un tour d’horizon, non exhaustif, des films qui incarnent New York et plus particulièrement Manhattan.

« New York New York » de Martin Scorsese (1977)

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« Manhattan » de Woody Allen (1979)

Scénariste de télévision, Isaac Davis est un homme désabusé. À 42 ans, sa vie professionnelle le laisse insatisfait. Aussi passe-t-il le plus clair de son temps à réécrire son roman. Sa vie privée est plus que chaotique. Sa deuxième épouse, qui l’a quitté pour une autre femme, est sur le point de publier son autobiographie où Isaac tient une bonne place. Il fréquente aussi Tracy, une jeune fille de 17 ans avec laquelle il ne se voit aucun avenir. La situation se complique lorsque Yale, son meilleur ami, lui présente sa maîtresse, Mary, dont il ne tarde pas à tomber amoureux.

« New York I love you » de Mira Nair, Nathalie Portman, Yvan Attal et autres réalisateurs (2009)

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« 2 days in New York » de Julie Delpy (2012)

Marion, française, habite à New-York avec Mingus, son nouveau compagnon, et deux enfants qu’ils ont eu lors de relations antérieures. Marion prépare une exposition de photos. Elle invite alors sa famille à venir pour le vernissage à New York. Leur arrivée va provoquer un véritable choc des cultures.

« Le loup de Wall Street » de Martin Scorsese (2013)

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A ce tout petit aperçu, on peut ajouter : « Kramer contre Kramer », « West side story »,  » Shaft », « King Kong », « Le parrain », « Les affranchis », « Quand Harry rencontre Sally », « Avengers », « Taxi Drivers »… et encore beaucoup !

Pour le jeune public, les cinéastes ne sont pas en reste non plus avec des films tels que « Madagascar », « Maman, j’ai raté l’avion, « Il était une fois », « La nuit au musée ».

Et les scénaristes de séries télévisées, n’hésitent pas à croquer New York et Manhattan, qui, au fil des saisons, devient alors un personnage à part entière de la série : « Sex and the city », « Friends », « Mad men », « Seinfeld », « Gossip girl », et bien d’autres encore !

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Pour compléter cet aperçu, nous vous conseillons ce livre : « New York fait son cinéma » de NY fait son cineBarbara Boespflug et Béatrice Billon, paru en 2014 aux éditions Du Chêne. Cet ouvrage présente 60 adresses mythiques de New York qui ont inspiré le cinéma et où des films cultes ont été réalisés.

Que vous soyez cinéphile ou non, voici une version originale de découvrir New York et Manhattan !

Bon visionnage !

 

New York Melody – John Carney

« New York Melody », film de John Carney, se déroule à Manhattan. Ce film vous fera découvrir l’ambiance de l’arrondissement le plus connu de New York. La fin d’une histoire d’amour, une rencontre improbable et un projet farfelu, voilà les ingrédients qui vous feront apprécier ce film.

New York MelodyGreta et son petit ami viennent de débarquer à NY. La ville est d’autant plus magique pour les deux Anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une attachée de presse. 
Greta décide de rentrer en Angleterre. Lors de sa dernière soirée à New York, à l’invitation de Steve son ami, elle interprète une de ses créations sur scène, où Dan Mulligan, un producteur de musique alcooliquedépressif et sur le déclin l’entend chanter.  Il lui propose alors de produire son album… 

On a aimé la bande son de ce film, que ce soit les chansons ou les ambiances de la ville et l’utilisation de Manhattan comme studio d’enregistrement en plein air.

 

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Manhattan et le 9ème art

Par le biais de leurs crayons et pinceaux, les bédéistes croquent un New York historique ou contemporain ; réel ou fabulé… De Will Eisner à Peter Kuper, découvrez cette sélection de bandes dessinées, qui par l’image, vous emmènera à New York, Manhattan et ses quartiers mythiques.

Eisner, Kuper, Nathalie Ferlut, Djief et Art Spiegelman
Eisner, Kuper, Nathalie Ferlut, Djief et Art Spiegelman

NY trilogie

« New York trilogie » de Will Eisner

Sans conteste l’un des plus grands auteurs du 9ème art américain, Will Einser a croqué sa ville natale dans ce roman graphique composé de 3 tomes. « La ville » s’attache aux décors urbains de New York. « L’immeuble » rapproche la caméra pour suivre quatre fantômes, anciens habitants d’un immeuble ressemblant au Flatiron Building (mythique immeuble triangulaire de Manhattan). « Les gens » pose un regard sur les anonymes qui composent la foule humaine et urbaine de New York. Dans « New York trilogie », Will Eisner brosse les quartiers de la Grosse Pomme et de leurs habitants révélant les facettes de la société américaine en pleine mutation.

 

« Les carnets d’un new-yorkais » de Peter Kuper9782916207773, 0-1469300

Cet ouvrage est un panorama graphique de New York réalisé par un new-yorkais d’adoption. C’est une ode à cette ville unique avec ses ombres et sa lumière. Un livre hybride et surprenant mélange de bandes dessinées, illustrations, photos et collages. Il n’en fallait pas moins pour dresser le portrait d’une ville dont l’histoire ne cesse de s’écrire !

 

9782203066397, 0-1726710« Eve sur la balançoire : conte cruel de Manhattan » de Nathalie Ferlut

Cette bande dessinée montre l’effervescence du New York du début du XXè siècle, alors mégalopole en pleine explosion économique, autour du personnage d’ Evelyn « Eve » Nesbit. Tirée d’une histoire vraie, l’ascension d’Eve est aussi fulgurante que sa chute sera sordide. Nathalie Ferlut invite le lecteur dans le New York de la Belle Epoque où le rêve américain peut virer au cauchemar en un tir de pistolet…

 

« Broadway : une rue en amérique » de Djief9782302038394, 0-2089177

On plonge en 1929. Les années folles ont imposé leur modernité faite de lumière, rythme, frénésie. Une avenue de New York, plus précisément de Manhattan, matérialise cet idéal : Broadway. Djief convie le lecteur à découvrir cette artère urbaine new-yorkaise par le prisme de ses cabarets et spectacles. Cette avenue de la Grosse Pomme est un des symboles d’une Amérique historique en plein essor.

 

9782203370067, 0-215615« A l’ombre des tours mortes » d’Art Spiegelman

Cette bande dessinée, au grand format cartonné, est une réflexion de l’auteur sur les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center (situé dans le quartier de Lower Manhattan), symbole de la puissance américaine et icône de New York. Il y développe aussi l’impact que cela a eu sur le comportement des américains, dont l’artiste lui-même.