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Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro

 

Alors qu’il se présente à la caisse d’un magasin pour régler ses courses, Fabrice réalise l’impensable. Il a oublié sa carte de fidélité dans la poche de son autre pantalon !!! Comment a-t-il pu ??? Qui pourrait comprendre ???

Gardant tant bien que mal son sang-froid, il tente de s’expliquer auprès de la caissière. La tension monte d’un cran lorsqu’un vigile intervient. C’est clair désormais, Fabrice est dans de sales draps…

Le vigile tente de l’interpeller mais Fabrice réagit en s’armant d’un poireau tout juste acquis ! Puis, la situation dégénère complètement. Le vigile menaçant, annonce même au client qu’il s’apprête à réaliser une roulade arrière (figure qu’il maîtrise pourtant moyennement) mais en vain… Fabrice s’enfuit du magasin (en marchant très rapidement comme quelqu’un qui court).

En quelques secondes seulement Fabrice, auteur de BD sans histoires, est devenu l’ennemi public n°1…

Entamant une fuite effrénée (parfois en voiture mais plus souvent à pied), le fugitif solitaire part à la recherche d’une planque, dans un endroit perdu et coupé monde. Il choisit la Lozère…

Zaï Zaï Zaï Zaï (un titre qui parlera à tous les fans de Joe Dassin et ils sont nombreux) est un road movie farfelu délirant et jubilatoire!

Au fil des pages, Fabcaro nous inondent de répliques et de dialogues aussi absurdes qu’insensés pour notre plus grand bonheur! Chaque planche est prétexte à un nouveau gag mettant en scène Fabrice ou d’autres personnages en marge de l’histoire.

Le comportement et les commentaires de ces individus révèlent les travers de notre société. Avec Zaï Zaï Zaï Zaï, l’auteur se moque gentiment de ces concitoyens en détournant les grands débats qui animent la France d’aujourd’hui : impact des médias, oppositions politiques, intégrations des minorités, tensions sociales, individualisme…

Bref si vous appréciez l’humour absurde et la satire sociale (et Joe Dassin), je vous recommande vivement la lecture de cette bande dessinée d’humour!

Et puisque vous avez pris le temps de lire mon billet, voici une petite récompense, quelques planches de Zaï Zaï Zaï Zaï !!!

Bonne lecture !

Elias

Elias
Elias

(sources photos : electre – actuabd.com – BDZoom)

 

Born to be wild !

route 66

Qu’évoquent pour vous l’Ouest américain ? L’épopée des pionniers lors de la ruée vers l’or probablement? Un western opposant cowboys et tribus indiennes? Ou peut-être tout simplement des paysages grandioses?

L’Ouest américain, c’est tout cela et bien plus encore ! C’est aussi une quête d’espace, de rencontres nouvelles et une soif de liberté!

Certains vont l’assouvir au volant d’un bolide en sillonnant les états de long en large sur des routes rectilignes et démesurées. Pour eux, la route est devenue un style de vie…

Le cinéma s’est inspiré du phénomène et en a fait un genre particulier : « le road movie ». L’Ouest américain avec ses vastes étendues sauvages se prête tout à fait à ce genre d’aventures motorisées !

Officiellement, le premier « road movie » est « Easy Rider » réalisé par Dennis Hopper en 1969.

Deux motards sans histoire entreprennent un long périple à moto jusqu’à La Nouvelle-Orléans. Partant de San Diego, ils empruntent donc à rebours le trajets de leurs ancêtres colons… Un clin d’œil symbolique de rejet de l’American way of life… Ces hippies marginaux seront confrontés au cours de leur voyage à la violence d’une société profondément  conformiste et intolérante…

Autre film, autre classique du genre : « Point limite zéro ». Ce film datant du début des années 70 participe également à cet esprit de contestation sociale en vogue à l’époque. L’histoire est sensiblement la même qu’« Easy Rider » : un homme solitaire et épris de liberté cherche à fuir un monde qu’il ne comprend plus et où il n’a pas de place.

A bord d’une Dodge Challenger RT (une pony car mythique!), Kowalski doit parcourir plusieurs centaines de kilomètres en un week-end, de Denver à San Francisco. L’histoire dégénère suite à une banale infraction de la route et se conclue tragiquement à Cisco en Californie…

Bien d’autres films ayant pour cadre l’Ouest américain ont ponctué l’histoire du « road movie » depuis les années 60 parmi lesquels : « Macadam à deux voies » de Monte Hellman, « Thelma et Louise » de Ridley Scott, « Un monde parfait » de Clint Eastwood »…

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce genre cinématographique, je vous conseille le livre suivant :

« Road movie, USA » de Bernard Benoliel et Jean-Baptiste Thoret aux éditions Hoëbeke, paru en 2011.

Road movie, USA

Ce documentaire richement illustré propose une immersion inédite dans l’univers du « road movie » sous différents angles.

Et pour conclure sur une note musicale, je vous propose d’écouter un morceau mythique du groupe de rock Steppenwolf extrait de la bande originale du film « Easy Rider » : « Born to be wild »

Elias

(sources photos : missie26870-Pixabay et Oldiefan-Pixabay)